CTGNE Pishan power Generation Co. Ltd.
** Sous le nom anglais « CTGNE Pishan power Generation Co.
À propos de CTGNE Pishan power Generation Co. Ltd.
1. Modèle économique
L’entité visée est bien 三峡新能源皮山发电有限公司 (CTGNE Pishan) : créée le 29 mai 2012, elle est une filiale à 100 % de China Three Gorges Renewables (CTGNE), lui-même volet « EnR » coté de China Three Gorges Corporation (présentation de la société). Son capital social enregistré est de 111 millions de yuans (fiche d’immatriculation). Le périmètre déclaré couvre l’investissement et l’exploitation d’électricité issue du vent, du solaire et du gaz naturel, avec vente de l’énergie et prestations techniques (présentation de la société). À l’échelle locale, le revenu se résume à la production vendue au réseau : la société indique 40 MW de photovoltaïque déjà raccordés et une production annuelle d’environ 51,96 GWh (présentation de la société). Aucun compte publié distinct pour cette filiale n’a été repéré dans les sources consultées ; en revanche, le groupe CTGNE a publié pour l’exercice 2025 un chiffre d’affaires de 28 399 millions CNY contre 29 717 millions l’année précédente, et un résultat net de 3 669 millions CNY contre 6 111 millions en 2024 (résultats annuels relayés).
2. Impact réel
Les 40 MW en service évitent, en principe, des MWh produits au charbon sur le même réseau, avec un ordre de grandeur de production annuelle autour de 52 TWh·h en production brute déclarée — utile pour le bilan carbone local mais dérisoire face aux gigaprojets du groupe (présentation de la société). Le site est répertorié comme ferme PV en exploitation à Pishan (préfecture de Hotan) par le suivi indépendant Global Energy Monitor (fiche parc solaire_solar_farm)). Côté groupe, CTG met en avant des mises en service massives côté hydraulique — par exemple 840 MW sur le bassin du Jinsha avec une production annuelle attendue de 1,91 milliard de kWh (communiqué CTG). Pour le lecteur européen, l’enjeu n’est pas de « comparer » Pishan à la PPE française, mais de rappeler que la sécurisation des chaînes PV conditionne la crédibilité climatique des importations de modules, thème sur lequel l’AIE s’est exprimée via des relais comme Connaissance des Énergies, et que la France a documenté la criticité des minerais des bas-carbone dans un rapport interadministratif incluant l’ADEME (rapport sur les ressources minérales critiques).
3. Innovations / partenariats
À l’échelle du groupe coté, la stratégie industrielle parle d’au-delà de 42 GW installés début 2025 et d’une cible d’environ 70 GW fin 2026, avec un plan d’investissement de 150 milliards CNY sur 2025-2027 financé notamment par obligations vertes et d’une montée en puissance d’éoliennes offshore de classe 18 MW (analyse de trajectoire). Sur l’international, CTG suit des actifs hydrauliques comme San Gaban III (209 MW) au Pérou, entré en phase de tests fin avril 2025 (point d’étape CTG). Pour Pishan, le volet « innovation » reste classique : un parc PV échelonné ; le groupe avait structuré historiquement le développement en dix tranches pour viser 200 MW au total (dépêche de chantier CTG).
4. Greenwashing / zones grises
Trois tensions documentées : (1) chaîne solaire et Xinjiang — la coalition End Uyghur Forced Labour indique qu’en 2025, 26,3 % du polysilicium mondial est produit dans la région ouïghoure, avec des documents de consultation publique américains cités en appui (page « critical minerals ») ; un actif PV local à Pishan se situe au cœur de cette géographie d’approvisionnement, ce qui renforce le risque de Scope 3 pour tout observateur occidental, sans présumer du fournisseur précis des modules. (2) Sanctions et investissements — le département du Trésor américain a publié des listes de « Communist Chinese Military Companies » incluant explicitement China Three Gorges Corp (publication OFAC / CCMC) ; le cadre juridique a évolué depuis, mais la réputation de conformité reste un filtre pour financements et partenariats transatlantiques. (3) Écart entre discours « 100 % EnR » et architecture électrique — Reuters décrit un méga-projet intérieur de 16 GW mêlant solaire, éolien, stockage et 4 GW de charbon pour le réglage de fréquence, porté par China Three Gorges Renewables (article Reuters). Ce n’est pas Pishan, mais c’est le même groupe-mère : la promesse de pureté bas-carbone se lit donc à l’aune des arbitrages réseau chinois.
5. Positionnement stratégique
CTGNE Pishan reste un avant-poste régional dans la politique d’« aide industrielle » du Three Gorges au Xinjiang, avec un actif PV opérationnel modeste mais emblématique (dépêche de chantier CTG). Le signal macroéconomique vient de la cote : en 2025, la rentabilité nette du groupe CTGNE plonge d’environ 40 % en un an au regard des chiffres consolidés communiqués (3 669 MCNY contre 6 111 MCNY) (résultats annuels relayés), alors que la feuille de route affiche toujours une accélération de capacité vers ~70 GW et des capex massifs (analyse de trajectoire). La lecture stratégique : croissance d’actifs vs compression de marge — classique des utilities EnR chinoises en fin de subventions et en plein boom de l’investissement.
Verdict WattsElse
Pishan incarne le paradoxe chinois du solaire : quelques dizaines de mégawatts réels sur le terrain, une pression boursière et géopolitique qui se joue ailleurs, en gigawatts et en chaînes de valeur. Petit parc, grandes tensions.
Sources : ctgne.com · ctgne.com · hk.marketscreener.com · gem.wiki · ctg.com.cn · connaissancedesenergies.org · ecologie.gouv.fr · matrixbcg.com · ctg.com.cn · ctg.com.cn · enduyghurforcedlabour.org · treasury.gov · reuters.com
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Hungarowind Szélerőmű Üzemeltető Kft.
Le site qui porte encore le nom Hungarowind renvoie aujourd’hui vers la « colonne vertébrale » EnR du groupe public MVM.
Voir la ficheLihir Gold Ltd.
Fiche ciblant Lihir Gold au sens des opérations aurifères de l’île de Niolam (PNG), rattachées au groupe minier américain Newmont après la prise de contrôle de l’ex‑Newcrest — et non un producteur d’électricité « pur » au sens d’un opérateur EnR classique.
Voir la fichePT. Star Energy
Sous l’étiquette PT Star Energy, c’est en réalité le cheval de bataille géothermique du groupe Barito Renewables (BREN) qui accélère en Indonésie — près de 926 MW au parc en 2026, cap sur le gigawatt avant fin d’année.
Voir la ficheBorg Manufacturing Pty Limited
À ne pas amalgamer : Borg Manufacturing Pty Limited n’est pas un acteur catalogué sous « pétrole & gaz » au sens européen d’une major ; ses comptes se lisent sous le capot « Australian Panels » : MDF, stratifiés, panneaux de particules, portes et cuisines intégrées en Australie.
Voir la ficheTUM
Pas une « EnR française » cotée sous sigle trompeusement court : la Technische Universität München (TUM) est avant tout une université d’État bavaroise.
Voir la ficheWWS
** Derrière le sigle WWS, le lecteur croise tout : un opérateur américain de maintenance éolienne et solaire racheté par Pearce, des homonymes européens, voire l’acronyme académique « Wind-Water-Solar » — et une société française au nom proche en cessation.
Voir la ficheUnited Group Solar
Le nom évoqué suggère United Solar Group, développeur revendiquant une emprise mondiale — pas le United Group des Balkans ni une « United Group Solar » identifiable dans les registres publics consultés.
Voir la ficheDutch Bangla
Pilier commercial des importations de GNL sécurisées par la Banque mondiale, la Dutch-Bangla Bank incarne à Dhaka ce paradoxe du « développement durable » bankable : inclusion financière massive, profits sous tension, filière fossile au centre du dispositif.
Voir la ficheIOW
Ce que les flux « IOW » peuvent indexer n’est pas une PME française du catalogue WattsMonde : selon les éléments disponibles (hub public iowa.gov, entrée en union en 1846), il s’agit de l’État américain de l’Iowa.
Voir la ficheTurku Energia
Turku Energia incarne le basculement brutal des réseaux nordiques : sortie du charbon bouclée fin 2024, chiffre d’affaires sous la pression des prix de gros, et un mur d’incertitudes sur ce que signifie vraiment « neutre en carbone » quand le cœur du système reste la combustion — bois, déchets, appoints fossiles.
Voir la ficheRetour de l'Industrie en France (RIF)
Think tank né à l’X et entré dans le débat national sur les chaînes d’approvisionnement, le Retour de l’Industrie en France orchestre cinquante grands projets et un manifeste 2025 à vingt-deux mesures — avec une ligne rouge assumée : l’industrie de masse, pas la vitrine startup.
Voir la fichePower Grid Corporation of India
Monopole public du haut-tension, PowerGrid tient les fils d’un pays en surchauffe : des milliards d’euros d’actifs, des records de bénéfice, et des réseaux qui peinent encore à avaler l’énergie solaire qu’ils disent vouloir intégrer.
Voir la ficheAppolo Solar Development Pakistan Limited
Derrière Appolo Solar Development Pakistan Limited — orthographe retenue dans les bases sectorielles, parfois « Apollo » dans les fiches anglophones — se cache l’une des tranches historiques du Quaid-e-Azam Solar Park : 100 MW au sol, un PPA long, et un tarif devenu variable politique dans la crise des paiements de capacité.
Voir la ficheSolvay Indupa
Ancienne vitrine sud-américaine de Solvay dans le PVC et l’électrolyse, l’entité aujourd’hui portée par Unipar s’inscrit dans un groupe qui transforme l’usine tandis que le marché argentin s’effrite.
Voir la ficheABE
Le producteur indépendant ABEI Energy capitalise sur un bundle solaire–stockage et sur l’agrivoltaïsme, porté par une gouvernance d’IPP capable de faire entrer des centaines de millions d’euros en financement de projet.
Voir la ficheALSTOM Transportation Germany
Alstom Transportation Germany incarne la façade industrielle du groupe en République fédérale : matériel roulant, services, signalisation et « Digital Rail ».
Voir la ficheOviBar
Une marque présentée comme bar à eau connecté et désormais mini-minibar hôtelier capte une demande brute : mieux hydrater tout en désamorçant la peau des contaminants et du plastique à usage unique.
Voir la ficheVarbergsortens Elproduktion AB
Coopérative historique, parc mixte, grande fiche solaire sur friche : Varbergsortens Elproduktion AB incarne le renouvelable « à la suédoise » — avec des comptes 2024 qui crissent et un éolien local sous pression.
Voir la ficheAlfa Laval (Norway)
Le géant suédois de l’échange thermique et du génie fluide joue à Oslo et sur les côtes une partition à deux temps : à Holsnøy, une « usine du futur » et des milliards pour l’aquaculture et l’offshore ; dans les chiffres du groupe, une division Énergie qui encaisse encore un quart de prises de commandes côté fossile.
Voir la ficheIberdrola Renowables
Le nom Iberdrola Renowables n’est pas une entité isolée bien séparée du groupe : il recouvre, dans les faits, la filière énergies renouvelables d’Iberdrola (souvent désignée Iberdrola Renovables / dimension internationale, après absorption de l’ex-société cotée en 2011).
Voir la ficheDost Enerji
Producteur indépendant turc, Dost Enerji capitalise sur vingt ans de mises en service éoliennes puis accélère son industrialisation digitale—au prix d’un pari sur les marchés de l’électricité que les chiffres publics rendent lisible au millième de dollar le kilowattheure.
Voir la ficheGrupo Industriale Maccaferri
Le nom « Grupo Industriale Maccaferri » ne correspond pas, dans les bases ouvertes, à une raison sociale isolée et autosuffisante : selon les éléments disponibles sur les publications officielles du groupe Maccaferri, il s’agit du périmètre italien Officine Maccaferri S.p.A., équipementier mondial de solutions géotechniques et géosynthétiques, présent aussi…
Voir la ficheDesarrollos Agronómicos Industriales 5, SL - Forestalia
Le groupe Forestalia incarne l’hypercroissance des EnR ibériques…
Voir la ficheSofia Tech Park JSC
Ce n’est pas une entreprise « vert pur » au sens énergétique étroit : Sofia Tech Park JSC est une société par actions majoritairement détenue par l’État bulgare, opérateur du premier grand campus R&D du pays — calcul intensif, IA et laboratoires dont la « green energy » est un axe affiché parmi d’autres.
Voir la fiche