Da Nhim - Ham Thuan - Da Mi Hydropower JSC.
En 2025, la Công ty Cổ phần Thủy điện Đa Nhim – Hàm Thuận – Đa Mi (code DNH, site corporate DHD) a surfé sur une pluie et un débit favorables pour battre des records de production.
À propos de Da Nhim - Ham Thuan - Da Mi Hydropower JSC.
1. Modèle économique
L’entité visée ici est bien l’opérateur vietnamien des complexes Đa Nhim, Hàm Thuận et Đa Mi (secteur énergies renouvelables – hydroélectricité), coté UPCOM sous le ticker DNH, distinct d’autres sociétés hydro du groupe EVNGENCO1 comme VPD. Le cœur du métier : produire de l’électricité à partir d’aménagements hydroélectriques et en commercialiser le flux dans le cadre national, avec une gouvernance fortement intégrée au pole public : la documentation de marché recense un contrôle d’environ 99,93 % par Power Generation Corporation 1 (EVNGENCO1) (profil EMIS). Sur l’exercice 2025, la presse financière rapporte un chiffre d’affaires d’environ 2 285 milliards de VND (+10 % sur un an) et un résultat net après impôt d’environ 948 milliards de VND (+5 %), avec des fonds propres est. 5 795 milliards de VND pour une dette financière est. 1 627 milliards et une trésorerie/dépôts bancaires évalués à ~2 061 milliards de VND (article DNSE sur le bilan 2025). L’effectif rapporté dans les bases entreprises est de 240 salariés au 09/01/2026 (profil EMIS). Les comptes audités 2025 et le reporting annuel sont publiés côté DHD avec des dates annoncées en mars–avril 2026 (rubrique rapports financiers, rubrique rapports annuels).
2. Impact réel
Le bilan énergétique s’articule autour du grand hydro vietnamien : en 2025, la société declare une production de l’ordre de 3 203 GWh, soit environ 111 % de l’objectif annuel, attribuée explicitement à une situation hydrologique favorable (AGM 2026). Foncièrement, l’entreprise capitalise massivement ses ouvrages : les immobilisations sont évaluées à ~4 290 milliards de VND dans une note de marché recensée par FiinPro (détail d’actifs), cohérent avec un métier où le stock carbone « opérationnel » de la kWh livrée est bas par rapport aux centrales thermiques au charbon ou au gaz dans le même réseau. En l’état des extraits consultés pour cette fiche, aucun chiffre d’émissions évitées, pas de ratio public de disponibilité et pas d’articulation avec la PPE3 ou avec les outils français type ADEME ou Connaissance des énergies, qui cadrent des contextes géographiques différents : la lecture climat doit donc rester qualitative–hydro comme levier majeur du mix national, tout en gardant une loupe séparée sur les dommages environnementaux potentiels des réservoirs (aucun litige précis retrouvé dans les sources ouvertes citées ci–contre pour ce dossier précis).
3. Innovations / partenariats
Le panneau « innovation » se lit surtout en organisation et pilotage : le compte rendu annuel cite 242 orientations résolution du conseil pour 2025, et décrit comme priorité pour 2026 le bouclage des « problèmes en suspens » sur les investissements et une phase d’extension ou de construction, ce qui peut recouvrir des renouvellements d’équipements, des téléconduites ou du sur–aménagement, mais sans nomenclature technologique fine dans cet extrait (AGM 2026). Côté relations territoriales, le site corporate relaye une distinction Lâm Đồng liée à la sécurité publique sur l’exercice 2025 (communiqué DHD): message de stabilité d’exploitation plus que de rupture techno. Aucun partenariat R&D international mis en évidence, pas de brevet valorisé et pas d’« exit » financier, au sens start–up, dans ces fils directs.
4. Greenwashing / zones grises
Au–delà du cliché « l’hydro vert », la zone grise tient à la conjonction de vérités matérielles. D’une part la hydrologie : la société associe elle–même la surperformance de 2025 à des conditions favorables, ce qui peut se retourner en sous-production lorsque le cycle pivote. D’autre part, la mécanique de marché domestique fait plier la marge après impôt : au quatrième trimestre 2025, le CA passerait environ 647 milliards de VND (–plus de 14 % par rapport au T4 2024 ) et le résultat net environ 303 milliards (– environ 24 % sur un an) , motif explicitement invoquée: des prix moyens sur le marché de l’électricité « inférieurs à ceux de 2024 », soit une exposition directe qui neutralise, en partie, le vernis « renouvelable » du label (analyse DNSE) . Le profil EMIS signale en parallèle une marge nette en repli d’environ 2 , 05 point en 2025 malgré la croissance du CA (profil EMIS) . Le risque « image » n’est donc pas le greenwashing de plate forme classique , mais un ** « vert opérationnel , rouge comptable » lié à la formation des prix .
5. Positionnement stratégique
La tension stratégique se lit dans un paradoxe : record de production et dividende annuel proposé à 20 % validé en AGM avril 2026 (AGM 2026) , alors que le dernier trimestre 2025 montre la vulnérabilité aux prix spot ou contractuels du marché (analyse DNSE) . La capitalisation boursière est évaluée à environ 23 696 milliards de VND au 27 / 01 / 2026 dans une note de marché (analyse Vietstock) , ce qui ancre le titre dans une logique d’ actif infrastructurel long terme : forte valeur comptable d’ immobilisations , rendement actionnarial explicite et dépendance à la réforme continue du marché électrique national .
Verdict WattsElse
DHD incarne le producteur hydro vietnamien à la fois indispensable au décarbonage du réseau et prisonnier d’ un thermomètre financier que la pluie ne régule pas : tant que les prix de marché mordront le T4 , le vert du bilan énergétique ne suffira pas à verdir toutes les lignes du compte de résultat .
Sources : emis.cn · dnse.com.vn · dhd.com.vn · dhd.com.vn · vietnam.vn · fiinpro.com · ecologie.gouv.fr · ademe.fr · connaissancedesenergies.org · dhd.com.vn · vietstock.vn
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Nobel Oil Group
L’entité que vous indexez sous « Nobel Oil Group » (pétrole et gaz, pays non précisé dans votre cache) correspond à la firme aujourd’hui appelée Nobel Energy* : ex-Nobel Oil Services*, filiale énergie du conglomérat NEQSOL Holding, ancrée sur la Caspienne et présente à l’international — à ne pas confondre avec Noble Corporation (offshore drilling, cotée…
Voir la ficheBan QLDA ĐIện Lực Dầu Khí Sông Hậu 1
Ce n’est pas une « entreprise » au sens d’une société cotée européenne : c’est le Ban quản lý dự án (direction de projet) qui portait le NMNĐ — centrale thermique au charbon — Sông Hậu 1, désormais intégré dans la nouvelle structure « électricité spécialisée » de PVN.
Voir la ficheWCMC
Le sigle barre trois mondes qui n’ont rien en commun : une radio américaine (fiche Wikidata Q7947913 reliée à un site web manifestement hors-sujet sur le plan énergétique), un opérateur privé parfois cité comme « WCM » dans la sphère pétrole‑carbone, et surtout le Centre mondial de surveillance pour la conservation de la nature porté par le PNUE…
Voir la ficheOrenburg Branch of PJSC "T Plus"
Le filiale Orenburg Branch of PJSC « T Plus » n’est ni une start-up ni un opérateur pétrolier classique : c’est, selon les sources ouvertes cohérentes avec l’adresse, le contact info-oren@tplusgroup.ru et la page territoriale du groupe, l’antenne régionale du producteur russe d’électricité et de chaleur T Plus dans l’oblast d’Orenbourg (Russie).
Voir la ficheBurns and Roe Worley
Burns & Roe Worley désigne une coentreprise passée avec le groupe américain Burns & Roe, absorbée au profit de Worley au milieu des années 2000.
Voir la ficheOAO Kaliningrad Generation Company
L’AO « Kaliningradskaya generiruyushchaya kompaniya » (Kaliningrad Generation Company, KGK) est le cœur industriel d’un exclave russe contraint à l’autonomie énergétique depuis la sortie des États baltes du BRELL : pas de « transition » à l’européenne ici, mais une ingénierie de la continuité — turbines, stockages, GNL — au prix d’un mix quasi entièrement…
Voir la ficheJohnson Controls International plc
Multinationale centenaire qui vend des solutions pour rendre les bâtiments « intelligents » et parfois casse-tête pour les bilans énergétiques.
Voir la ficheMitsubishi Motors
Constructeur de niche dans la tempête du secteur, Mitsubishi Motors vend surtout du SUV et capitalise sur l’hybride rechargeable, tout en externalisant ses futures voitures 100 % électriques.
Voir la ficheSM Energy
L’E&P américain SM Energy a franchi en 2025 un palier de production, puis a bouclé en janvier 2026 l’acquisition de Civitas Resources, creusant l’écart entre scale industrielle et promesses de baisse d’intensité carbone.
Voir la ficheYeşilyurt Demir Çelik
Yeşilyurt Demir Çelik n’est pas un « pure player » de l’éolien ou du photovoltaïque : c’est un lamineur et sidérurgiste (four à arc) dont le pari public le plus visible, ces dernières années, est un parc solaire massif en province de Şanlıurfa.
Voir la ficheSantiago Solar S.A.
Des panneaux à portée de Santiago, une gouvernance franco-chilienne, et un marché électrique qui écrase parfois le kilowattheure à zéro : Santiago Solar S.A.
Voir la ficheJEMSE - Jujuy Energía y Minería Sociedad del Estado
Bras financier et technique du nord argentin sur les batteries vertes, Jujuy Energía y Minería Sociedad del Estado capitalise sur le lithium et les PV tout en absorbant les chocs sociaux du désert central-andin : votre cathode européenne n’a peut‑être jamais eu une narration nationale aussi courte entre slogan climatique et friction territoriale.
Voir la ficheCIAT
CIAT vend du confort thermique comme une promesse de performance : centrales de traitement d’air, groupes froids, pompes à chaleur, services — et une ligne « Énergie & Environnement » qui parle biogaz, hydrogène et décarbonation.
Voir la ficheCosan
2025 a été l’année où le groupe brésilien a choisi l’assainissement du bilan plutôt que le sauvetage de sa co-entreprise Shell : recapitalisation massive, pertes record, et une coque climatique affichée qui contraste avec la tempête financière de la bioénergie distribuée.
Voir la ficheTomakomai Solar Power Station
Le nom anglais peut évoquer une centrale unitaire ; en réalité, Tomakomai (préfecture de Hokkaidō, au Japon) concentre des parcours industriels différents — du géant voisin historique SoftBank jusqu’aux projets portuaires pilotés avec JAPEX — qu’il faut garder bien séparés pour ne pas mélanger mégawatts ni promesses locales.
Voir la ficheEnvusa
En avril 2026, la coentreprise Anglo American–EDF met en lumière le cluster Koruson 2 : 520 MW d’éolien et de solaire pour décarbonner, à grande échelle, l’électricité des mines — un pari sud-africain sur le wheeling et les PPA** long terme, dans un pays où le réseau reste le maillon faible.
Voir la ficheUNI JENA
** Ce n’est pas une scale-up photovoltaïque : l’Université Friedrich Schiller d’Iéna incarne l’Allemagne « EnR d’abord », avec un campus acheté en électricité 100 % renouvelable depuis 2014 et une trajectoire « net zéro » affichée pour 2030.
Voir la ficheSTOA Infra & Energy
STOA Infra & Energy, c’est le nom du fonds d’infrastructure à finalité d’impact lancé en 2017 par la CDC et l’AFD pour porter des participations en fonds propres dans les pays émergents — pas une start-up ni une industriel homonyme.
Voir la ficheBeinlausn i Bydalen AB
En 2024, une turbine de montagne, symbole local de l’autoproduction, s’arrête — pas faute de vent, mais faute d’économie.
Voir la ficheHögsby energi
Sous le label « 100 % renouvelable », une régie suédoise alimente le centre-ville au bois — avec derrière elle un mur de secours au fioul aussi puissant que la chaudière principale.
Voir la ficheRoGBC
Le logement ne se contente plus d’un classement énergétique affiché en vitrine : ce qui compte, c’est le dossier que la banque peut mettre sous le nez d’un comité de risques.
Voir la ficheElectricité Travaux Techniques (ETT)
Pas de storytelling vert fluo ici: Electricité Travaux Techniques prospère là où l’électricité devient infrastructure, contrainte de sûreté et colonne vertébrale des grands sites publics.
Voir la fichePT. Paiton Energy Corp
Installé à l’est de Java, PT Paiton Energy incarne le paradoxe des grands producteurs indépendants (IPP) : une part massive de l’électricité de l’île, une industrialisation de la « transition »…
Voir la fiche