Derop AG Zweigniederlassung Essen
Les agrégats financiers et industriels disponibles au début 2026 portent sur Deutsche Rohstoff AG, société cotée à Mannheim dont le cœur du chiffre d’affaires est la production d’hydrocarbures aux États-Unis — pas sur une « Derop AG Zweigniederlassung Essen » distinctement documentée dans les bases ouvertes : sans fusion abusive entre étiquettes et bilan…
À propos de Derop AG Zweigniederlassung Essen
1. Modèle économique
La société mère structure cotée décrite par Deutsche Rohstoff pilote des filiales américaines (production et développement dans les Rocky Mountains). Le groupe revendique une production récente de plus de 13 500 barils équivalent-pétrole par jour en 2025 et environ 800 millions de litres équivalent par an, avec quelque 195 millions d’euros de chiffre d’affaires 2025 et une soixantaine de salariés au niveau consolidé présenté sur son site corporate. Pour le dernier exercice publiquement détaillé dans la presse spécialisée, compte annuel 2024 cite 235,4 M€ de CA (+20%) et une montée forte du débit ( 14 750 BOEPD en moyenne annuelle contre 12 700 en 2023 ). Les résultats sur neuf mois 2025 font état de 150,1 M€ de CA sur cette fenêtre. La croissance financière et la stratégie d’investissement reposent quasi exclusivement sur pétrole et gaz, avec exposition directe aux prix du brut — MarketScreener relève début 2026 une fourchette de CA visée 260–280 M€ pour 2026, un capex massif de 215–235 M€, un cash-flow opérationnel autour de 130 M€, une trésorerie disponible montée à 69,3 M€ fin 2025, une dette nette ramenée à ~146 M€, une proposition de dividende à 2,25 € par action et un programme de rachat d’actions de 7,5 M€. Sur le terrain, communiqué Les Échos du groupe via leur flux finance décrit une consolidation à 65 000 acres dans le Powder River Basin, avec production nette opérée de l’ordre de 7 300 BOPD fin 2024, réduction des coûts de forage sous les 10 M$ par puits Niobrara, 25 nouveaux puits en 2024 dont une partie en joint-venture avec Occidental Petroleum.
2. Impact réel
L’empreinte climatique du modèle est celle de l’extraction fossile à grande échelle — quelques gains operationnels sur les émissions scopes 1–2 ne changent pas la nature du flux carbone vendu au marché. Le pages Durabilité du groupe insiste sur l’électrification des sites, la réduction du diesel, des barrières anti-bruit, la surveillance des fuites de méthane et un procédé baptisé « green flowback » pour limiter torchage et rejets lors du mise en production — mesures sérieuses sur le périmètre local, mais sans diversification hors hydrocarbures dans les volumes vendus. Vu depuis la France, ce schéma entre en tension avec une programmation pluriannuelle de l’énergie qui cherche à réduire la dépendance aux combustibles fossiles importés et à accélérer les vecteurs décarbonés ; les avis récents de l’ADEME sur les leviers de transition robustes face aux dépendances matériaux et géopolitiques rappellent que sortir du fossile passe par sobriété, efficacité et renouvelables/nucléaire — peu compatibles avec une valeur boursière fondée sur le baril américain. Sur les terrains fédéraux, Connaissance des Énergies relevait déjà une mécanique de renchérissement réglementaire du coût d’accès aux gisements sur les terres publiques — contexte où les acteurs Rockies naviguent entre opportunité de flux et friction administrative.
3. Innovations / partenariats
Au-delà du storytelling « durable », les innovations observables sont opérationnelles : forage plus économique, joint-venture avec Occidental, pipeline pour réduire camions et torchage, générateurs au GNC sur certains chantiers (durabilité Rohstoff). Les indicateurs de production trimestriels confirment une montée des volumes livrés au marché — proximité industrielle avec ce que Connaissance des Énergies documente sur la dynamique schiste américaine au niveau macro.
4. Greenwashing / zones grises
Le couple « green » + hydrocarbures mérite scepticisme : « green flowback » reste un traitement de fracture hydraulique, avec intensité en eau et additifs même lorsque les fuites sont mieux contenues (durabilité Rohstoff). La revue mensuelle climat-juridique du Sabin Center rapporte que la justice fédérale a cassé fin février 2026 l’étude d’impact du projet gazier/pétrolier de Converse County (Wyoming, Powder River Basin) pour alternatives climat caduques, rouvrant un risque procédural majeur pour tout ce qui s’appuie sur cette autorisation — signal rare mais brutal pour les externalités « hors bilan » des majors régionales. Parallèlement, MarketScreener note une très forte exposition aux hypothèses de prix WTI dans les prévisions — le récit actionnarial peut virer au rouge si le baril décroche, quel que soit le vernis opérationnel.
5. Positionnement stratégique
La stratégie affichée est double : réinvestissement massif sur le champ américain (enveloppes capex et outlook 2026) et rendement aux actionnaires (dividende, buybacks) alors que la plate-forme corporate fixe aussi une valorisation boursière indicative ~450 M€ début avril 2026 — posture typique des mid-caps européennes US-focused qui surfent une fenêtre géopolitique favorable aux États-Unis tout en stockant du risque juridique climat domestique.
Verdict WattsElse
Tant que « Derop AG Essen » reste invisible dans les publications cotées, la lecture utile pour votre radar reste Deutsche Rohstoff AG : machine allemande à valoriser du Powder River, financièrement dopée pour 2026, sous épée de Damoclès réglementaire et climatique suspendue au rétablissement de dossiers NEPA pas aussi « verts » que leur titre.
Sources : rohstoff.de · anleihen-finder.de · zonebourse.com · ch.marketscreener.com · lesechos-comfi.lesechos.fr · rohstoff.de · info.gouv.fr · ademe.fr · connaissancedesenergies.org · zonebourse.com · connaissancedesenergies.org · climate.law.columbia.edu
Données clés
Identifiants publics
- Wikidata
- Q107125963
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
SunBorne Energy Gujarat
Une SPV solaire née sous la première marée du Gujarat ne vit pas d’éclat médiatique : elle vit de tarifs, de disponibilité et de bilan.
Voir la ficheMainstream Renewable Power
Développeur d’éolien et de solaire à gros gabarit, Mainstream Renewable Power a longtemps incarné l’agressivité des pure players sur le marché mondial.
Voir la ficheGIT
Git n’est ni un producteur d’électricité ni un acteur hydrogène : c’est un logiciel libre de gestion de versions, né en 2005 pour le développement du noyau Linux, dont la vitrine publique est Git.
Voir la ficheHanwha Group
Le géant Hanwha a mis son segment renouvelables au sommet en 2025, tout en déchantant dans la pétrochimie.
Voir la ficheCEZ Bulgaria
Racheté avec les actifs tchèques en 2021, l’ex-ČEZ bulgare incarne aujourd’hui le distributeur ouest Electrohold** : milliards à moderniser le réseau, records de rentabilité en maison mère — et, en contrepoint, hiver 2024 marqué par des coupures massives qui ont forcé le régulateur à l’indemnisation des foyers.
Voir la ficheEmba Elektrİk Üretİm Anonİm Şİrketİ
Le nom juridique retient l’accent turc des capitales ; dans les faits, Emba Elektrik Üretim Anonim Şirketi est l’opérateur de la centrale Hunutlu (1 320 MWe) sur la côte de la province d’Adana, au cœur d’un investissement sino-turc record et d’une tempête qui mêle finance chinoise, plainte à la Convention de Berne et débats sur la qualité de l’air en baie…
Voir la ficheENERGIAS AMBIENTALES DE SOMOZAS S.A.
Somozas, en Galice, incarnateur du repowering à l’espagnole : quatre-vingt-onze petites turbines retirées, neuf machines neuves financées avec des milliards européens, et des comptes d’entreprise qui racontent autre chose qu’un simple tableau de bilan d’utility.
Voir la ficheRENER
À première vue, le nom fait penser à un producteur d’électricité verte ; en réalité, il désigne surtout une ingénierie technique au sud de la métropole d’Aix‑en‑Provence, à cheval entre bureau d’études thermiques et slogan « EnR » hérité du projet fondateur.
Voir la ficheUNIVERSITY COLLEGE LONDON
Ce n’est pas une utility ni un développeur d’éoliennes : UCL est une méga-université dont la trajectoire climatique devient un cas d’école — objectifs ambitieux, chiffres audités, mais friction ouverte avec une partie des étudiants sur les carrières fossiles.
Voir la ficheWindflow Technology
Constructeur bibale et boîtier original de Christchurch : Windflow aura marqué l'éolien mondial avant de s'éteindre en liquidation en 2019, puis officiellement du registre en 2025.
Voir la ficheKarsholms Gods AB
Le domaine scanien ne se contente plus de forêts et d’Angus : il s’apprête à accueillir l’un des plus vastes parcs solaires de Suède, porté par un développeur spécialisé.
Voir la ficheYunus Energy Limited
Au Pakistan, Yunus Energy Limited incarne une IPP éolienne « de manuel » : 50 MW sur le corridor de Jhimpir, turbines Nordex, contrat d’achat d’État.
Voir la ficheEnergy Investment
Elle investit bien dans le « vert », mais le nom Energy Investment prête au quiproquo avec fonds ou sociétés homonymes hors Tchéquie.
Voir la ficheChina Clean Energy
Ancien nom branché de la “clean tech” côté Wall Street, China Clean Energy incarne aujourd’hui surtout une usine du Fujian : oléochimie à partir d’huiles résiduaires, résines et acides pour l’industrie — loin de l’étiquette pétro-gazière, mais proche d’un modèle tiraillé par le coût des approvisionnements et par la confiance des marchés.
Voir la ficheCGC Overseas Construction Group
Le groupe CGCOC (ex-CGC Overseas Construction Group) vend du béton, de l’eau potable et des routes sur un continent où chaque kilomètre de tuyau compte.
Voir la ficheAlectoris Energía Sostenible 3, SL - Forestalia
Société anonyme espagnole de Madrid, Alectoris Energía Sostenible 3 incarne la mécanique juridique d’un méga-projet qui marie gaz et vent dans l’Aragon — pile au moment où l’alliance avec Forestalia bascule dans une enquête pénale sur la régularité des autorisations environnementales.
Voir la ficheÅlands Vindenergi Andelslag
La coopérative Ålands Vindenergi Andelslag incarne trois décennies d’État d’élection local : petite structure en façade, ramifications dans le gigawatt-hours qui alimentent l’autonomie des îles.
Voir la ficheInterconexión Eléctrica S.A.
Leader régional des réseaux haute tension, ISA encaisse des marges record tout en portant le même fardeau qu’une autorité critique : quand le courant coupe, le regard des régulateurs et des tribunaux se pose sur ses postes de conduite.
Voir la ficheEnergias Ambient. de Novo
Identité d’abord : aucune société française ou autre sous le libellé exact « Energias Ambient.
Voir la fichePerpetum Energy
Longtemps identifié comme un bon exécutant du solaire industriel belge, PerPetum Energy est en train de se reprogrammer en opérateur intégré de décarbonation: solaire, stockage, flexibilité, bornes, contrats long terme.
Voir la ficheElectrocentro S.A.
Electrocentro porte un double masque : celui du service public électrique dans le centre du Pérou, et celui d’un opérateur qui doit solder le thermique tout en sécurisant barrages et lignes.
Voir la ficheG-Power Source Co Ltd
Trois parcs Thai du début du grand boom photovoltaïque, une actionnariat équilibré entre un équipementier-énergéticien en Bourse et une holding électrique historique : G-Power Source Co Ltd (GPS) est un condensé de tout ce qui a rendu séduisantes — puis traîtresses — les subventions pré-FIT.
Voir la ficheManergy
On parle ici de Manergy, le groupe français d’ingénierie et de conseil en transition énergétique — pas de MAN Energy Solutions, le motoriste allemand dont la grammaire industrielle n’a rien à voir avec ce cabinet.
Voir la ficheSolutherm (France, grossiste chauffage & clim)
Grossiste français en chauffage et climatisation depuis 2000, promouvant plus de 30 000 références comme s’il vendait de l’air chaud… et un peu d’énergie.
Voir la fiche