SunBorne Energy Gujarat
Une SPV solaire née sous la première marée du Gujarat ne vit pas d’éclat médiatique : elle vit de tarifs, de disponibilité et de bilan.
À propos de SunBorne Energy Gujarat
1. Modèle économique
Il s’agit avant tout d’un véhicule de projet autour d’une centrale au sol de 15 MW développée sous la politique solaire du Gujarat (phase I), avec un contrat d’achat d’électricité conclu avec Gujarat Urja Vikas Nigam (GUVNL) à partir de 2012 : le revenu se structure donc sur la facturation régulée (MWh livrés, disponibilité, événuellement ajustements contractuels), pas sur une offre B2B ou une plateforme logicielle. Les archives de marché de 2011 retracent un bouclage financier incluant environ 140 crores ₹ de dette pour ce dossier gujarati, au sein d’un consortium bancaire — une somme qui, à l’époque, reflétait le coût du capital solaire et la confiance dans les premiers tarifs bouclage financier de 2011, dettede 140 Cr ₹. Côté personnes, les bases d’agrégation font état d’une tête sociale très réduite (de l’ordre de trois salariés déclarés à mi-2024 selon Tracxn), ce qui est cohérent avec une société d’exploitation d’actif pilotée par peu de permanents et externalisant EPC/O&M à des prestataires. La société est incorporée depuis le 24 mars 2009 (identifiant légal `U74900GJ2009FTC056422`) et est tenue juridiquement active, avec une AGM en août 2024 selon Tofler.
2. Impact réel
L’impact « thermes évités » se lit moins dans un reporting RSE au format européen que dans la physique du réseau : une centrale de 15 MW, mise en service en juin 2012, alimentant l’équivalent d’environ 10 000 foyers d’après les profils techniques agrégés fiche centrale. À l’époque, le dispositif a aussi été porté dans le Mécanisme de développement propre (MDP/CDM) des Nations unies — un point d’ancrage carbone historique plus qu’une novation 2026 projet MDP. Pour le lecteur français, la ligne de comparaison « PPE / mix national » est indirecte : l’intérêt climatique de ces MW se juge au moment t sur le marge réellement décarbonée qu’ils imposent dans un pays où le charbon reste structurel — sans qu’une SPV indienne publie, à notre connaissance, un inventaire GES au format CSRD. Aucune mention spécifique de cette entité n’a été repérée dans les canons français type ADEME ou Connaissance des Énergies : le niveau d’information reste indien et de marché**, pas bruxellois.
3. Innovations / partenariats
L’« innovation » a été surtout financière et institutionnelle au début des années 2010 : structuration debt+equity pour un actif PV à tarif régulé, entrée d’un IPP (Eoxis) au capital du projet partenariat Eoxis, et appui IFC sur l’écosystème de projets SunBorne à la même période financement IFC annoncé. Depuis 2024-2026, la veille ouverte ne met pas en avant de nouvelle unité ou d’extension de capacité attachée à cette société : on est plutôt sur la gestion d’un actif vieillissant dont le cycle d’investissement a été bouclé il y a plus d’une décennie.
4. Greenwashing / zones grises
Le risque n’est pas tant un packaging marketing qu’une cohérence comptable : les agrégateurs qui recoupent les comptes indiens font état, pour l’exercice récent, d’une chute brutale du chiffre d’affaires (ordre de -56,8 % en glissement annuel sur données resynthétisées 2025) et d’un EBITDA compressé (baisse de l’ordre de 78 % sur la même lecture), ce qui est rarement compatible avec une exploitation « normative » inchangée sans facteur exogène profil financier EMIS. Une autre base fait état d’un revenu d’environ 13,6 crores ₹ avec une dégradation marquée en glissement annuel pour une lecture voisine fiche juridique Tracxn. Ces chiffres ne disent pas *pourquoi* (production, tarif, provisions, restructuration) : ils obligent à une lecture prudente, mais documentée. Autre zone grise « gouvernance Indian Inc. » : une entrée d’indexation au nom exact de la société figure dans les archives du tribunal sociétaire fiche NCLT archivée — signal factuel à croiser avec le contenu procédural, pas un arrêt résumé ici. Enfin, confondre cette SPV gujaratie avec d’autres marques « Sunborne » hors EnR reviendrait à polluer l’analyse : l’identité retenue est exclusivement celle du producteur d’électricité solaire lié au parc Eoxis–SunBorne fiche centrale.
5. Positionnement stratégique
Le marché solaire indien d’aujourd’hui est piloté par enchères, coûts de capital plus bas et parc d’actifs gigantesques : une unité de 15 MW de 2012 peut rester stratégiquement pertinente (cash-flow régulé, actif amorti) tout en perdant le relatif face aux nouvelles grilles tarifaires. La tenue juridique (AGM 2024, société active selon Tofler) coexiste avec des agrégats 2025 qui crient l’alerte sur la pérennité économique selon EMIS. L’« ambition » n’est donc probablement plus le développement mais la défense du contrat et la discipline financière sous contrôle actionnarial restreint.
Verdict WattsElse
Le photovoltaïque de Kutch a été un pari de policy avant d’être un objet de communication ESG : aujourd’hui, les comptes 2025 racontent une histoire plus tranchante que tout discours vert — celle d’un actif historique qui peut tenir sur le réseau tout en décrochant sur le bilan.
Sources : m.economictimes.com · projectstoday.com · tracxn.com · tofler.in · power-technology.com · cdm.unfccc.int · pv-tech.org · renewablesnow.com · emis.com · archive.nclt.gov.in
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
MANCHASOL-2 CENTRAL TERMOSOLAR DOS S.L.
À Alcázar de San Juan, une SPV biberonnée aux tarifs régulés des années 2000 tient encore la barre — mais le réseau espagnol, saturé de photovoltaïque, lui coupe désormais une part croissante des heures utiles.
Voir la ficheVedanta Ltd
Puissance thermique domestique sous couvert de transition, tableau de résultats en surchauffe sous la loupe critique : Vedanta incarne cette Inde industrielle où l’argent et le charbon tournent encore ensemble, jusqu’aux frontières légales du territoire minier qui alimente les fours.
Voir la ficheUNIVERSIDAD DE ZARAGOZA
L’Universidad de Zaragoza incarne ce que l’Espagne sait faire de mieux en transition : industrialiser les renouvelables tout en cherchant à épargner le gaz là où les bâtiments vieillissants résistent.
Voir la ficheAMSOLUTIONS
AM Solution vend l’argument de la « transition » par la matière : polymères de spécialité, upcycling R-PET et mousses par fluide supercritique, avec une usine désignée à Hwaseong (Gyeonggi).
Voir la fichePROLOG - ESTONIAN SUPPLY CHAIN ASSOCIATION
Une association logistique n’est pas un producteur d’énergie : tant mieux pour la clarté.
Voir la ficheSeverní Energetická
Severní energetická porte un nom tchèque et un marketing international en chiffre : Sev.en.
Voir la ficheLagoven
** Pendant vingt et un ans, Lagoven a incarné le pétrole d’État vénézuélien, héritière des actifs Créole avant de disparaître au profit d’une PDVSA recentralisée.
Voir la ficheKorea Oil & Petroleum Association
Elle ne produit quasiment pas de pétrole, mais elle en raffine des volumes massifs pour le monde.
Voir la ficheSoftbank Takasago Solar Park
Planté sur une friche municipale de Hyōgo, ce méga-parc portait encore le nom de SoftBank au début des années 2020 ; il raconte aujourd’hui autre chose : un actif photovoltaïque de taille modeste happé par la consolidation japonaise du renouvelable, entre trading industriel et agrégation énergétique.
Voir la ficheEkium
Ekium ne vend pas une énergie, mais la capacité à faire tourner les usines, les réseaux et les grands chantiers qui doivent survivre à la décennie carbone.
Voir la ficheRégion Nouvelle-Aquitaine
Première région française du solaire, la Nouvelle-Aquitaine a verrouillé dans ses comptes 2026 une enveloppe conséquente pour la transition — tout en sérrant la vis des investissements hors transports.
Voir la ficheENERGIA COYANCO S.A.
— Douze mégawatts exploités sous le parapluie d’Innergex, seize de plus qui attendent encore le bulldozer : Energía Coyanco incarne l’hydraulique « passe » sous contrainte sociale.** Entre cours d’eau restituées et monastères, elle illustre le décalage entre la feuille de route EnR chilienne et le coût politique réel du mégawatt.
Voir la ficheAnhui Huainan Pingwei Power Generation Co Ltd
À Huainan, dans l’est de l’Anhui, Anhui Huainan Pingwei Power Generation Co Ltd désigne bien l’exploitant de la méga-centrale de Pingwei : géolocalisation, filière et périmètre industriel correspondent, sans plausible homonyme sectoriel équivalent hors Chine continentale dans les sources publiques consultées.
Voir la ficheBeşiktepe Üretim ve Ticaret A.Ş.
Derrière un nom de société à consonance de holding, c’est un parc emblématique qu’on discute : le Kıyıköy RES, passé de la traction familiale au montage financier de fonds turcs, puis à l’échelle industrielle du duo Borusan EnBW.
Voir la ficheJACOS
Le nom Japan Canada Oil Sands Limited (JACOS) sonne encore comme une coentreprise nippo-canadienne des années bitume ; en réalité, depuis 2021, l’opérateur du site Hangingstone a basculé dans Greenfire Resources, qui pilote aujourd’hui une production thermique (SAGD) coincée entre déclin de fond de patrimoine, incidents de puits et une histoire récente de…
Voir la ficheRinghals AB
À Varberg sur la côte ouest, deux tranches pressurisées encore en ligne produisent de l'électricité bas carbone mais le plan d’avenir ne tient sans un État propriétaire et des dizaines de milliards garantis ou injectés — la « transition » suédoise de Ringhals se joue désormais autant à Solna qu’aux barres de combustible.
Voir la ficheKonar Enerji
Konar Enerji est en Turquie l’épine dorsale « solaire » du groupe Kontek Enerji (siège Izmir/Istanbul selon ses contacts corporate), où elle est née en 2013 pour porter tout le métier EPC photovoltaïque et la production en propre.
Voir la ficheElektra Generación S.A.
Ce que les bilans « verts » du système électrique chilien laissent souvent en arrière-plan, Elektragen l’incarne au pied du mur : cinq îlots de puissance fossile, calibrés pour la disponibilité, coincés entre une trajectoire nationale de décarbonisation et des normes d’émission qui se resserrent.
Voir la fichePHYCOWORKS
Trois ans après une levée qui mettait le mot « climat » en avant, puis une visibilité médiatique rare pour une très jeune équipe en biotech, Phycoworks Ltd a basculé en procédure d’administration judiciaire au Royaume-Uni le 19 mars 2025 — au terme d’une trajectoire typique du capital-risque + subventions dans la deeptech.
Voir la ficheEnercitif
Le nom plaît, le modèle tient la route — mais le GPS broute : selon les éléments publics disponibles, Enercitif n’apparaît pas comme opérateur industrialo-portuaire à Anvers, alors que la documentation la cite comme première coopérative parisienne de production d’électricité renouvelable sur toits urbains.
Voir la ficheEnel France
Sous le nom Enel France, on cherche aujourd’hui moins un champion industriel hexagonal qu’une trace locale d’un groupe européen immense.
Voir la ficheBullerforsens Kraft AB
Le nom Bullerforsens Kraft AB pointe vers l’aménagement hydroélectrique des Tunaforsarna sur le Dalälven (Suède) ; les comptes sociétaires récents retrouvables dans les bases ouvertes portent sur Nya Bullerforsen Kraft AB, filiale Fortum Sverige AB — ce n’est pas un homonyme hors énergies renouvelables, mais la couche juridique qui capte aujourd’hui le…
Voir la ficheGuoneng Shenhua Jiujiang Power Generation Co Ltd
Le réacteur nucléaire du débat climatique, ici, c’est un duo d’ultra-supercritiques mis à l’eau en 2025.
Voir la fiche