Diego Almagro Solar 3 S.A
Le nom file l’esprit vers le désert d’Atacama, mais la traçabilité administrative place Diego de Almagro Solar 3 S.A.
À propos de Diego Almagro Solar 3 S.A
1. Modèle économique
La société apparaît comme titulaire de la déclaration d’impact du projet « Parque Solar Recoleta » dans le système d’évaluation environnementale chilien (DIA déposée le 23 novembre 2017, RCA n°101/2018 du 26 novembre 2018) ; le dossier vise la construction et l’exploitation d’un parc photovoltaïque d’au plus 9 MW sur environ 31 hectares, avec 32 220 modules d’environ 325 Wp chacun, selon les vistos d’une résolution du Service d’évaluation environnementale qui reprend la RCA n°101/2018. La presse sectorielle et les autorités régionales chiffrent l’investissement annoncé à ≈18 millions de dollars et décrivent un huitième parc photovoltaïque homologué dans la région en 2018 (GORE Coquimbo, Revista Nueva Minería & Energía). En mai 2022, le ministère de l’Énergie du Chili relie explicitement le chantier aux PMGD de 9 MW, à ≈18 M$ US et au promoteur Solar Pack (Ministerio de Energía) : fonction économique typique d’une SPV d’actif, revenus attendus issus de la vente d’électricité injectée au Système Eléctrico Nacional, avec forte exposition au cadre tarifaire et de raccordement des PMGD (plafond de puissance, règles de distribution). On n’a pas retrouvé, en sources ouvertes interrogées pour cette note, de chiffre d’affaires consolidé ou d’effectif social publié pour la seule Diego de Almagro Solar 3 S.A.
2. Impact réel
Le projet se présente comme un générateur EnR classé parmi les énergies renouvelables non conventionnelles (ERNC) dans l’objectif déclaré du dossier, avec puissance maximale égale au plafond PMGD (9 MW) (résolution SEA citée). Les communications publiques équivalent cette taille à l’alimentation d’environ 9 000 foyers sur un an (GORE Coquimbo, Ministerio de Energía, 17 mai 2022) ; le ministère précise en outre ≈27 000 panneaux bifaciaux et un gain de rendement annoncé de l’ordre de 20 % par rapport à une technologie standard, ce qui affecte le productible réel sans en livrer le GWh/an audité dans l’article. Pour contextualiser l’échelle nationale, le Chili a continué d’installer du solaire à un rythme élevé (≈1,65 GW neufs en 2023 selon pv magazine France) : ce parc reste marginal en capacité mais emblématique du maillage PMGD. Aucun bilan public vérifié de t d’équivalent CO₂ évité n’a été identifié spécifiquement pour Recoleta dans les sources citées ici ; on évite donc d’en extrapoler sans facteur d’émission et courbe de charge documentés pour ce site.
3. Innovations / partenariats
Au-delà des métadonnées du permis, le 17 mai 2022, la Seremi de l’Énergie décrit une phase finale de construction avec panneaux bifaciaux et le raccordement via une ligne d’environ 1 km vers le réseau CGE (Ministerio de Energía). Côté « deal » institutionnel pur, la filiale d’évaluation a traité en 2020 une consultation de pertinence sur un réajustement de tracé de ligne après RCA n°101/2018, avec correspondance du représentant légal Jaime Solaun Bustillo (même PDF) : signal que l’ingénierie de raccordement structure souvent autant la valeur que le champ de modules. Dans la presse 2018, Solar Pack est présentée comme partenaire developer du parc et acteur déjà implanté au Chili (Revista Nueva Minería & Energía). Aucune mention repérée dans des contenus ADEME, PPE3 ou Connaissance des Énergies nommant cette SPV (recherche ciblée sans résultat au stade de cette fiche).
4. Greenwashing / zones grises
La première zone grise n’est pas une « affaire » mais un écorché technique : la DIA approuvée prévoit, pour l’alimentation de secours des équipements critiques (automates, suiveurs, télémétrie), deux groupes électrogènes de 55 kVA en parallèle de deux onduleurs UPS, tel que reproduit dans les extraits cités le 30 juillet 2020 par le Service d’évaluation environnementale (résolution consultable). Ce résiduel fossile auxiliaire est légalement encadré, mais il borne la pureté narrative « 100 % soleil » lorsque la communication publique tasse les services internes du poste. Deuxième tension : les surfaces et composants diffèrent entre permis (≈31 ha, 32 220 modules dans les sources 2018) et compte rendu de chantier 2022 (≈9 ha, ≈27 000 bifaciaux) (Ministerio de Energía) : sans clarification d’emprise totale vs zone de panneaux, le lecteur international risque l’amalgame; on relève aussi un risque d’homonymie avec d’autres actifs « Diego de Almagro » au Chili (Atacama), sans confondre leurs chiffres avec ceux de Recoleta.
5. Positionnement stratégique
Le parc se situe dans la dynamique PMGD qui concentre, selon les billes chilènes de branche, quelques milliers de MW de solaire PMGD à l’échelle nationale (ordre de grandeur suivi par la presse locale, ex. electroindustria/minería déclinant le segment). Consolidation possible du portfolio via structures ad hoc — écho lointain des cessions d’actifs Solarpack suivies par la presse française sur d’autres lots chiliens (L’Echo du Solaire) — sans qu’on puisse lier catégoriquement Recoleta à ces transactions sans prospectus ou communiqué nommant l’actif. Signal récent utile au lecteur européen : la montée en puissance du solaire chilien 2023 (pv magazine France) élève la barre concurrentielle pour les PMGD « au plafond », où chaque MWh se joue à la finesse du raccordement et du curtailment réseau.
Verdict WattsElse
Diego de Almagro Solar 3 S.A. illustre le Chili des SPV : derrière un nom historique grand format, un permis qui détaille encore deux diesel de 55 kVA pour tenir les nerfs du poste. La vraie question n’est pas « est-ce vert ? », mais « à quel prix de vérité documentaire parle-t-on du réseau, du soutien fossile résiduel et du promoteur affiché ? »
Sources : pertinencia.sea.gob.cl · gorecoquimbo.cl · nuevamineria.com · energia.gob.cl · pv-magazine.fr · electromineria.cl · lechodusolaire.fr
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Moshanir
Moshanir incarne depuis des décennies la « mémoire technique » de l’Iran électrique : études, maîtrise d’œuvre et supervision de grands projets, dans un pays où chaque mégawatt synchronisé est une gageure politique.
Voir la fiche2CRSi
Serveurs haute performance, low energy, et une pincée de mondialisation sous contraintes écolo – la recette d’un French Tech qui ne dort jamais.
Voir la ficheGuixi Power Generation Co Ltd
Centrale historique du Jiangxi, Guixi Power Generation incarne le décalage entre la communication « transition » de State Power Investment (SPIC) et la réalité carbone d’un site dont l’outil industriel reste dominé par le charbon supercritique.
Voir la ficheWissol Petroleum
Filiale pétrolière d’un conglomérat qui se présente en « leader de l’énergie » sur son marché domestique, Wissol Petroleum incarne l’alliance d’un réseau de stations le plus dense du pays, d’importations massives de produits pétroliers et de procédures récurrentes en droit de la concurrence.
Voir la ficheKorea Power Exchange
La Corée du Sud veut passer pour un hub technologique ; sur le fil électrique, elle reste un îlot continental bridé par le charbon, le gaz et une obédience délicate entre opérateur de marché et mastodonte KEPCO.
Voir la ficheAVEVA
AVEVA est l’éditeur britannique (Cambridge) dont dépend une partie invisible mais stratégique de la transition industrielle : modélisation d’usines, données temps réel, optimisation énergétique des lignes.
Voir la ficheVafabmiljö
Syndicat intercommunal suédois, Vafabmiljö transforme flux de déchets, biométhane et cogénération en électricité et chaleur pour le territoire — tout en assumant une facture parmi les plus lourdes du royaume.
Voir la ficheUnited Group Solar
Le nom évoqué suggère United Solar Group, développeur revendiquant une emprise mondiale — pas le United Group des Balkans ni une « United Group Solar » identifiable dans les registres publics consultés.
Voir la ficheGEMSA - HIDROCUYO SA
Deux raisons sociales argentines, pas une « super-société » : Generación Mediterránea S.A.
Voir la ficheValdenoceda Hidráutlica, S.L.
Une micro-société espagnole inscrite au registre des sociétés comme productrice hydroélectrique, calée entre Valladolid et le salto castillan sur l’Èbre, navigue dans le même coup de boutoir que tout le secteur : fin de concessions, enchères publiques et risque physique du terrain.
Voir la ficheETC Sol
À Stockholm, ETC Sol incarne une voie rare : produire du photovoltaïque en s’appuyant sur des milliers d’épargnants plutôt que sur une banque classique—jusqu’au moment où un poste de transformation ou une date d’E.on décide du rythme réel du chantier.
Voir la fichePlanta de Reserva Fría de Generación Éten S.A.
Dans le nord du Pérou, une centrale ne « vend » pas tant de l’électricité au quotidien qu’une disponibilité : celle de rallumer le réseau en quelques minutes quand le système vacille.
Voir la ficheLinköpings stifts prästlönefond
À première vue banal, ce placement mixte soutient réellement une Église-région : capitaux financiers prudentiels côté fonds, électricité verte et arbres géants dans un même dossier Lommegöl.
Voir la ficheGuizhou Dafang Power company
Le Guizhou multiplie les records en énergies renouvelables, mais ses baseload restent assis sur le thermique.
Voir la ficheISANATUR
Isanatur Spain SL n’est pas une « licorne » des marchés carbone : c’est une PME de Puente la Reina (Navarre, Espagne) qui joue la carte de la bioraffinerie circulaire sur filières oléicoles et agroalimentaires.
Voir la ficheFortum Power & Heat Power
Fortum incarne une électricité très bas-carbone sous drapeaux nordiques : le récit vert se lit sur le mix, là où le récit géopolitique et tarifaire joue encore sur fond de marchés volatils, de dossiers russes ouverts et de combustibles encore fossiles hors courbe « électricité seule ».
Voir la ficheZilo Énergie
Une start-up française qui propose du solaire sur abonnement, idéal pour celles et ceux qui aiment un toit photovoltaïque sans se ruiner d’un coup – parce que payer petit à petit, c’est plus trendy.
Voir la ficheAUDI Mexico
Un milliard d’euros pour transformer Puebla en avant-poste des Q8 e-tron ; à côté, un parc solaire de 4,2 MW qui peine à livrer toute sa promesse sans friction avec l’administration.
Voir la ficheImerys
Imerys n’est pas une start-up verte: c’est un vieux groupe minier et industriel, né au XIXe siècle, qui tente de se refaire une centralité dans l’économie de la transition.
Voir la ficheAGES
L’Österreichische Agentur für Gesundheit und Ernährungssicherheit (AGES) est une pièce maîtresse de l’État autrichien — analyse, contrôle, veille sanitaire — mais son sigle croise en ligne des « doubles » énergétiques.
Voir la ficheERINN INNOVATION
PME irlandaise née en 2017, ERINN Innovation fait le lien entre projets européens, médias et décideurs : ce n’est pas une énergie, c’est la colonne vertébrale administrative et cognitive de la transition à l’échelle du budget européen.
Voir la ficheAmos Energo
Installateur né en 2008 à Nový Bydžov avec une vocation claire pour le « solaire », AMOS energo vit aujourd’hui un paradoxe rude : même quand vos panneaux produisent de l’électricité verte, vos marges peuvent encore être dévorées par une politique qui remet aux enchères une promesse vieille de seize ans du paysage énergétique tchèque.
Voir la ficheLPNU
Inner London incarne une rare concentration de besoins simultanés : sur un réseau en grande partie souterrain, tout incident devient vite politique ; tout euro de capex manquant devient vite « audit Ofgem ».
Voir la ficheCeraPhi Energy
Transformer des trous de pétrole en chaudrons géothermiques, voilà l'idée ingénieuse de CeraPhi Energy... et elle chauffe plutôt bien.
Voir la fiche