Énergie Partagée Étude
Énergie Partagée Études est la coquille juridique « amont » du mouvement : sa raison d’être affichée au greffe, ce sont recherche, études de faisabilité, développement et, au besoin, exploitation d’unités de production EnR — un rôle souvent absorbé par la coopérative Énergie Partagée dans l’image publique, alors que le reste du récit médiatique et financier…
À propos de Énergie Partagée Étude
1. Modèle économique
L’activité déclarée d’Énergie Partagée Études est celle d’un bureau d’études / holding de développement EnR (fiche greffe), avec une convention collective Syntec bureau d’études — logique cohérente pour une entité censée porter risques et structuration avant financement massif. Mais les agrégats financiers récents que suivent les épargnants et la presse spécialisée concernent surtout Énergie Partagée Investissement : rapport annuel de gérance 2024-2025 avec 44,15 M€ de bilan au 30 juin 2025, 545 k€ de résultat net et 38,33 M€ de capital social (+4 % sur un an). Les revenus du mouvement côté grands publics viennent de la collecte d’épargne en actions, des dividendes distribués (1,20 € brut/action voté en novembre 2025, valorisation d’action à 129 € selon l’annonce sur les dividendes et la valorisation), et des flux d’investissement dans des opérations (éolien Féeole 12,9 MW, ombrières Glèbe, chaleur-bois, opérateur Forestener — synthèse dans le bilan d’une année 2025 « exceptionnelle »). Pour Énergie Partagée Études elle-même, aucun chiffre d’affaires post-2021 n’est ressorti dans les bases consultées ici : la transparence publique passe visiblement par d’autres entités du groupe.
2. Impact réel
L’impact climatique ne se lit pas dans le micro-bilan d’Études mais dans le volume d’EnR financé : la couverture théorique évoquée par le mouvement atteint 824 000 personnes une fois les projets en service (chiffres clés citoyenne), avec un ordre de grandeur de 31,5 GWh/an pour Féeole seul (communiqué 2025). Ce pan montre un maillage territorial (électricité, autoconsommation collective, chaleur renouvelable avec 2,54 M€ engagés sur la filière bois en 2025 selon la reprise par Tecsol du communiqué EP) compatible avec la montée en puissance des modèles citoyens que la presse scientifique grand public relie aux enjeux d’acceptabilité des EnR (éolien citoyen chez Connaissance des Énergies). Dans le cadre national, les collectivités sont orientées vers sobriété, EnR et projets de territoire par les fiches ADEME « Énergies », tandis que le projet de PPE3 fixe le cap d’ensemble : les opérateurs citoyens y gagnent en visibilité, mais restent cernés par la concurrence du gigawatt, les délais et le coût du capital.
3. Innovations / partenariats
L’innovation institutionnelle majeure du réseau ces dernières années reste EnRciT, outil de co-financement amont des projets citoyens repris pleinement par Énergie Partagée en 2022 après cession par Banque des Territoires, Ircantec et Crédit Coopératif — décrypté par pv magazine France. Côté levée et diversification des souscripteurs, janvier 2026 sonne le glas du pur self-service militant : GreenUnivers décrit une montée en gamme vers Crédit Mutuel AM, family offices et circuit CGP, avec une fourchette 4–6 M€ de collecte visée pour 2026 — en parallèle des dossiers citoyens historiques. Sur le volet « études », la marque Énergie partagée reste l’intermédiaire de référence entre territoires et financeurs ; les partenariats sectoriels (bois-énergie, autoconsommation) se lisent dans les opérations 2025 citées plus haut.
4. Greenwashing / zones grises
Premier risque : mélanger impact climat et performance financière. Le DIS et le discours AMF rappellent un risque de perte en capital : la « bonne nouvelle » EnR ne neutralise pas la valo d’actifs longs et la liquidité limitée du non-côté. Deuxième point : la filiale ENRCIT affiche un résultat net de –191,7 k€ au 30 juin 2025 tout en bénéficiant d’une intégration fiscale pour absorber les pertes (rapport de gérance) — signal que la phase développement coûte cher et que la solidarité de groupe est un outil comptable, pas une promesse de rente. Troisième tension : hausse des sorties d’actionnaires (561 k€ en 2025) liée au vieillissement de la base historique, et nouvelles provisions pour non-recouvrement (224 k€) — le modèle citoyen doit digérer le reflux de cash comme n’importe quel fonds fermé. Quatrième zone grise : diversification « pro » (institutionnels, CGP) : même avec de bonnes intentions, elle rapproche l’ADN coopératif des standards de la distribution patrimoniale — terrain propice aux malentendus marketing si la narration « 100 % citoyen » n’est pas recalibrée. Enfin, biomasse et chaleur bois : utiles à la décarbonation des réseaux de chaleur, elles ne sont pas une ressource infinie : le risque de surestimer le « renouvelable » local existe dès que la soutirage forestier dépasse le seuil écologique — sujet structurant dans toute stratégie EnR, pas une particularité EP mais un filet de règles et de bilan carbone à surveiller.
5. Positionnement stratégique
Énergie Partagée Études se présente comme la fabrique juridique du mouvement : lieu des mandats croisés avec les coopératives Énercoop régionales visibles au greffe (Pappers), garant d’une légitimité mutualiste dans la chaîne amont. La dynamique 2025–2026 est claire : industrialiser le catalogue de projets (records bois-éolien-solaire), verrouiller la liquidité par une base élargie d’investisseurs, et continuer à payer des dividendes pour cimenter la confiance — le tout sous le pare-balles réglementaire AMF. Dans un pays qui accélère les EnR tout en rognant les marges sur les permis et le réseau, la valeur stratégique d’une « boîte à études » tient moins à son CA microscopique qu’à sa capacité à verrouiller des partenariats territoriaux avant que le grand capital n’entre en lice.
Verdict WattsElse
Énergie Partagée Études n’est pas là où ça « clique » sur le tableau de bord — c’est le soufflet des statuts qui alimente la machine à porter les risques du développement ; le vrai récit 2026, lui, se joue sur la tension entre épargne citoyenne et tickets institutionnels, sous surveillance AMF et sous pression réseau. En une phrase : *citoyen au cœur, pro en coulisse — le modèle avance, mais le masque narratif doit suivre le bilan.*
Sources : energie-partagee.org · pappers.fr · energie-partagee.org · pappers.fr · energie-partagee.org · energie-partagee.org · energie-partagee.org · energie-partagee.org · tecsol-quotidien.fr · connaissancedesenergies.org · agirpourlatransition.ademe.fr · concertation-strategie-energie-climat.gouv.fr · pv-magazine.fr · greenunivers.com · energie-partagee.org
Données clés
- Forme
- société par actions simplifiée
- Fondée
- 2008
- Siège
- Paris, France ↗
Identifiants publics
- SIREN
- 509401576
- Wikidata
- Q110066128
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Mantle8
Start-up grenobloise née avec l’exploration « bottom-up » de l’hydrogène géologique, Mantle8 incarne la course au permis et à la preuve par le forage : imagerie 3D, financements publics et privés, premier forage visé vers 2028.
Voir la ficheSPARC Solar Powered Agri-Rural Communities Corporation
On la croise sous l’acronyme SPARC* (Solar Powered Agri-Rural Communities Corporation*), mais son histoire se lit surtout à Manille : filiale quasi-exclusive de NexGen Energy Corp., elle opère déjà près de 14 MWp sur Luzon et capitalise le segment « agri-solaire » dans un pays qui sévit désormais contre les promesses photovoltaïques non tenues.
Voir la ficheCentral Hidroelectrica del Ter
Sur le Ter, la « central hidroeléctrica » n’est pas qu’une ligne dans un bilan : c’est une chaîne de barrages et d’ouvrages qui articulent électricité, eau potable et crises climatiques.
Voir la ficheInvenergy Wind Canada
Le nom « Invenergy Wind Canada » renvoie, dans les faits publics, au déploiement canadien du groupe américain Invenergy — producteur indépendant d’électricité, actif sur l’éolien, le solaire, le stockage, le gaz naturel et les réseaux — et non à une entité française ou à un homonyme local.
Voir la ficheEnergy Development Projects (Australia) Pty Ltd
Le nom « Energy Development Projects (Australia) Pty Ltd » ne correspond à aucune occurrence reprise telle quelle sur l’Australian Business Register : l’acteur aligné avec le secteur Pétrole & gaz (gaz naturel, biométhane, gaz de mine) et basé au Queensland est Energy Developments Pty Limited (ABN 84 053 410 263), la maison mère de la marque EDL.
Voir la ficheTrigu Energy
** Ingénierie, audit et EPC « full package » pour moteurs diesel et gaz : Trigu Energy vend de la puissance fossile là où le réseau crie famine.
Voir la ficheHSB Vind Umeå Ekonomisk Förening
Quinze ans après une mise en service en fanfare, HSB Vind Umeå** tient encore debout un modèle d’électricité « auto-détenue » par des citadins du nord de la Suède — mais le cycle financier de la turbine et le climat politique autour de l’éolien terrestre rappellent que l’« ownership » local ne suffit pas à conjurer le risque réglementaire ni la baisse des…
Voir la ficheOctopus Energy
L’Octopus dont parle l’encyclopédie, ce n’est pas seulement une promesse de tentacules : c’est d’abord un fonds d’investissement international, installé à Londres et lancé le 19 avril 2000 — un socle capitalistique qui, pour le lecteur de la transition, pose la question de l’arbitrage entre finance et rôle sur les réseaux et la conso.
Voir la ficheEnergy Infratech Private Limited
Consultante pour géants de l’hydro en Inde et en Afrique, Energy Infratech vend de la rigueur technique — mais son historique d’intervention sur des méga-barrages État-chinois place l’entreprise au cœur des débats sur les surcoûts, la gouvernance et la résilience face aux crues glaciaires.
Voir la ficheErikstad Vind AB
Au sud de Mellerud, sur la plaine du Dalboslätten, des kilowattheures de vent croisent une gouvernance participative — et un paysage politique qui, en 2025, dit non aux cartes d’extension.
Voir la ficheEdisun Power AG
Le producteur solaire suisse a publié en 2025 des comptes qui crient « urgence de trésorerie » pendant qu’il bande sa communication sur un méga-projet madrilène pour data centers.
Voir la ficheTeollisuuden Voima Oyj
Teollisuuden Voima Oyj (TVO), créée en 1969, est l’acteur nucléaire finlandais derrière trois tranches à Olkiluoto (Eurajoki, littoral ouest — à ne pas confondre avec l’homonyme médiatico-canadienne « TVO »).
Voir la ficheEtenorte
Le nom Etenorte ne désigne pas le distributeur argentin Edenor : vous parlez du socle de transport d’électricité en 220 kV et 138 kV racheté en 2020 par ISA au sein d’Orazul Energy Perú — périmètre aujourd’hui noyé dans la consolidante ISA Perú.
Voir la ficheNUCLEAR PHYSICS INSTITUTE OF THE CAS VVI
Ce que vous croyez être une « entreprise » du réseau électrique est autre chose : les trois lettres VVI désignent en réalité une veřejná výzkumná instituce — une institution publique de recherche — rattachée à l’Académie des sciences de République tchèque.
Voir la ficheGR Tamarugo
GR Tamarugo SpA n’est pas une « entreprise » au sens grand public : c’est une coquille chilienne dans laquelle Grenergy empile permis, actifs et financements dans le nord du pays.
Voir la ficheMEDIZINISCHE UNIVERSITAET WIEN
L’Université médicale de Vienne (MedUni Wien), autonome depuis 2004 entre Länder et Ville dans un géant sanitaire mondial (AKH ), profite comme peu d’un tissu urbain chauffée–froid déjà très investi pour refroidir des milliers de m² neuves tout en poursuivant une course au label vert.
Voir la fichePeninsula Electric Cooperative
Filiale d’un archipel de plus de 150 opérateurs de distribution, la coopérative Peninsula Electric Cooperative (PENELCO) tient l’isthme côtier de Bataan — pas les centrales nationales, mais chaque raccordement, chaque kilomètre de ligne et chaque achat d’énergie.
Voir la ficheRio Tinto Alcan
Le nom « Alcan » s’est effacé des façades, pas des comptes climatiques : la filière aluminium de Rio Tinto reste un géant de la métallurgie dont la stratégie passe par la récupération massive d’électricité renouvelable — hydro au Québec, PPAs solaires et batteries en Australie — tout en traînant sur le Saguenay un dossier de rejets récurrents devant les…
Voir la ficheSaesa Sur
Le « Sur » n’est pas un mirage cartographique : c’est le terrain où Saesa enrôle plus d’un million de raccordements entre volcans, fjords et forêts.
Voir la ficheSALTOS Y CENTRALES DE CATALUNYA S.A.
Saltos y Centrales de Catalunya S.A.
Voir la ficheDistrocuyo
Transporteur électrique historique du Cuyo, Distrocuyo S.A.** taille les antennes des parcs solaires et éoliens tout en restant collée au pas cadencé de l’ENRE — et au soupçon, côté pétrole, de servir aussi l’extractif.
Voir la ficheLMP Solar
Le nom « LMP Solar » recouvre, selon toute vraisemblance, une confusion graphique avec LM Soleil, EPC français du solaire chez l’industriel, l’agriculteur et les collectivités.
Voir la fiche