EOLICAS DE EUSKADI S.A.
Filiale d’Iberdrola dans la communauté autonome basque — vérifiée : Eólicas de Euskadi S.A., éolien terrestre, Espagne —, la société porte aujourd’hui le pari d’un nouveau cycle industriel après des années de quasi-stagnation régionale.
À propos de EOLICAS DE EUSKADI S.A.
1. Modèle économique
La structure fonctionne comme véhicule d’actifs éoliens dans l’orbite d’Iberdrola : les bases de données d’entreprises espagnoles la situent comme filiale à 100 % du pôle renouvelables du groupe, avec un chiffre d’affaires en baisse de 16 % entre 2023 et 2024 (fiche DatosCif). Les agrégats dérivés des comptes déposés font état, pour 2024, d’une rentabilité économique à 3,34 % après 10,31 % un an plus tôt, d’un EBIT en contraction de 67,5 % sur l’exercice et d’une rentabilité financière qui retomberait à 3,67 % (synthèse Einforma) — lecture à manier avec la prudence d’usage pour une filiale non cotée, mais signal fort de compression des marges. L’effectif exact n’est pas isolé dans les extraits grand public consultés ici ; le positionnement dans le classement national du secteur (CNAE 3519) autour de la 126ᵉ place en 2024 (évaluation sectorielle) confirme une échelle moyenne, très dépendante du groupe-mère pour financement, achats et exploitation.
2. Impact réel
L’impact climat se lit d’abord en injection d’électricité renouvelable sur le réseau. Iberdrola et les sources institutionnelles basques indiquent environ 143 MW éoliens aujourd’hui sur quatre parcs (Oiz, Elgea, Urkilla, Badaia), et une extension majeure avec Labraza — 40 MW, 99 679 MWh/an annoncés, équivalents 30 000 foyers selon les communicateurs du projet (parc basque ; déclaration d’utilité publique ; annonce du gouvernement basque). Pour un lecteur français, les bilans carbone précis relèvent du mix espagnol évité plutôt que du cadre français PPE ; aucune fiche ADEME ou dossier GreenUnivers ne cible nommément cette société à notre recherche — contrairement aux objectifs territoriaux d’EnR que la presse spécialisée met en parallèle avec les projets en cours (cadrage régional).
3. Innovations / partenariats
Labraza concentre l’argument technico-industriel : 59 M€, huit turbines Siemens Gamesa, mise en service visée été 2026, et ≈ 90 emplois durant la construction selon le promoteur (communiqué Labraza) — chiffres reprise aussi côté EVE (note conjointe). Sur la supply chain, Iberdrola met en avant des permis pour acheminer des pales avec un portique incliné à 65° sur routes étroites (logistique « blade lifter »). En parallèle, la coentreprise Aixeindar (60 % Iberdrola / 40 % EVE) vise 160 MW de nouveaux développements (lancement officiel), tandis que le volet Ferosca I obtient une autorisation administrative préalable pour 27 MW fin janvier 2026 (bulletin BOPV).
4. Greenwashing / zones grises
La critique n’est pas tant l’habillage marketing que le fossé entre discours d’accélération et réalité comptable : rentabilité économique divisée par le trois en 2024 d’après Einforma, chiffre d’affaires en recul de 16 % selon DatosCif. Parallèlement, Arabako Mendiak Aske aurait porté Labraza devant le tribunal supérieur de justice du Pays basque, en pointant un déficit d’information publique et d’études d’impact — fait rapporté et contextualisé par la presse spécialisée citée (article JIEC). Au-delà du contentieux, la gouvernance partagée avec l’EVE (40 % dans Aixeindar) expose stratégiquement les calendriers aux priorités publiques locales (structure Aixeindar). Pour le contrepoint pédagogique sur acceptabilité et externalités de l’éolien — sans l’attribuer à cette filiale —, voir la fiche énergie éolienne.
5. Positionnement stratégique
Eólicas de Euskadi concentre la capacité à rouvrir le chapitre éolien dans une région à forte empreinte industrielle et souveraineté énergétique limitée selon les indicateurs cités dans la presse sectorielle (cadrage régional). Le signal financier « macro » d’Iberdrola côté Euskadi — impact et fiscalité régionale agrégés — rappelle que la bataille se joue aussi en comptabilité territoriale (retombées rapportées par Deia), au-delà du seul périmètre de la filiale. Stratégiquement, la société doit faire coexister capex (Labraza, Ferosca, Aixeindar) et comptes resserrés de 2024 : soit les MW sortent de terre à l’été 2026, soit les juges et les marchés continueront de dicter la métrique qui compte.
Verdict WattsElse
Trois pour cent de rentabilité économique et trente mille foyers promis : Iberdrola parie que le juge laissera passer le vent — pas seulement les chiffres.
Sources : datoscif.es · einforma.com · empresas.economiadigital.es · iberdrolaespana.com · iberdrolaespana.com · irekia.euskadi.eus · ecologie.gouv.fr · jiec.fr · eve.eus · iberdrolaespana.com · iberdrolaespana.com · euskadi.eus · connaissancedesenergies.org · deia.eus
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Rueda Sur Solar, 1 SL
Sur les registres, Rueda Sur Solar 1 SL ressemble à une coquille juridique — capital minimal, siège à Saragosse — mais elle incarne une espèce très contemporaine du marché européen des renouvelables : la société-projet qui porte une portion du volet photovoltaïque d’un ensemble vendu comme fleuron avant même la mise en service commerciale.
Voir la ficheSolarigo Systems / Lumme
Le duo Solarigo Systems et Lumme Energia incarne une même équation nordique : produire et vendre du renouvelable sous marques différentes, tout en restant accrochés aux agrégats électricité — avec leur lot de paradoxes carbone et de chantiers sur zones sensibles.
Voir la ficheÄlvsborgsvind AB (publ)
** Petite holdings éolienne née dans les années 1990, Älvsborgsvind AB (publ) incarne une génération d’OPF scandinaves : quelques dizaines de mégawatts bien localisés, une gouvernance « club » après une entrée tardive dans le capital-investissement de masse via une place de marché non cotée.
Voir la ficheAUSTRALO Alpha Lab MTÜ
Petite association estonienne née en 2021, AUSTRALO Alpha Lab MTÜ incarne une couche souvent invisible des grands projets de transition : la communication, la dissémination et le rapprochement des parties prenantes autour de programmes européens à plusieurs millions d’euros.
Voir la ficheİçdaş Çelİk Enerjİ Tersane Ve Ulaşim Sanayİ Anonİm Şİrketİ
İçdaş Çelik Enerji Tersane ve Ulaşım Sanayi A.Ş.
Voir la fichePetroVietnam Technical Services Coporation
Sous bannière "énergie", PTSC avance sur deux jambes qui ne vont pas au même rythme.
Voir la ficheABB (United Kingdom)
La filiale britannique d’ABB joue à la fois carte locale — quelque 500 millions de livres sterling de solutions vendues par an pour une présence nationale dense — et carte mondiale : elle déploie les briques techniques du Net Zero londonien quand le groupe affiche 33,2 milliards de dollars de chiffre d’affaires et une croissance comparable à deux chiffres…
Voir la ficheKronospan
Le panéliste mondial accélère le photovoltaïque, le stockage et l’électrification de sa flotte, porté par un financement européen massif.
Voir la ficheBixia Byggvind AB
Filiale suédoise « sans salarié » sur le papier mais au cœur d’une grosse part du parc éolien de Sunne, Bixia Byggvind AB a publié en 2024 des comptes qui feraient pâlir bien des utilities : volume d’affaires en forte traction, marge nette vertigineuse, dividende massif vers la maison mère.
Voir la ficheGPPI EV THINK TANK FUR GLOBALE POLITIK
Le sigle brut « GPPI e.V., think tank für globale Politik » recoupe le Global Public Policy Institute (GPPi), Verein à but non lucratif basé à Berlin — pas WPPI aux États-Unis, pas une filiale de réseau.
Voir la ficheRural Power Company Limited
Filiale d’État née en 1994 pour porter l’électrification des campagnes, Rural Power Company Limited est aujourd’hui au cœur d’un pari industriel de toute autre ampleur : un 1 320 MW au charbon à Patuakhali, financé majoritairement à la dette, alors que des projets solaires peinent à sortir de terre.
Voir la ficheDr Ssk ltd
Le libellé Dr Ssk ltd ne correspond pas, dans l’état des bases accessibles, à une forme sociétaire identifiable : il est vraisemblable qu’il s’agisse d’une erreur de saisie ou d’un titre accolé à un dirigeant, pas d’un company number.
Voir la ficheLMU MUENCHEN
La Ludwig-Maximilians-Universität (LMU) de Munich n’est ni un opérateur de réseau ni un distributeur d’énergie au sens marché — mais son empilement de campus, d’hôpital universitaire et de clusters d’excellence en fait un gestionnaire d’infrastructures énergétiques territoriales à l’échelle d’une petite ville.
Voir la ficheManh Nam Pressure Mechanical JSC
Une raison sociale en anglais, un statut « JSC » et une spécialité « pression » évoquent en priorité une coentreprise vietnamienne de conception ou de fabrication de matériel sous pression.
Voir la ficheVNG – Verbundnetz Gas
VNG n’est pas un « pure player » vert : c’est un pilier de l’approvisionnement gazier allemand, avec des comptes qui tiennent quand le marché tremble.
Voir la ficheRas Ghareb Wind Energy
Ras Ghareb Wind Energy (RGWE) n’est pas une start-up marketing : c’est la société de projet du premier parc éolien privé (IPP) d’Égypte, sur le Golfe de Suez, avec 262,5 MW opérationnels et 125 éoliennes Siemens Gamesa.
Voir la ficheGenie Energy
Genie Energy n’est ni un pure player EnR ni un grand intégré pétrolier classique : c’est un holding américain dont le cœur bat au rythme de la vente d’électricité et de gaz aux particuliers et PME, avec une couche « transition » (solaire, services) et un passif d’exploration au Proche-Orient.
Voir la ficheNUOVO PIGNONE
Nuovo Pignone n’est pas une start-up de la transition : c’est une plaque tournante industrielle centenaire que Baker Hughes mobilise pour tout ce qui fait tourner le gaz, le GNL, l’hydrogène…
Voir la ficheSENA SAS (commerce de gros de produits électroniques et télécoms, Serris)
La petite équipe de Serris distribue des équipements de communication qui façonnent la sécurité des mobilités légères ; en coulisses, la maison mère peaufine sa croissance industrielle pendant que ses marges subissent l’IPO et la géopolitique commerciale.
Voir la ficheShenhua Guohua Elec Power Corp
Shenhua Guohua Elec Power Corp n’est pas une start-up européenne affichée sur un stand à Paris : le nom regroupe les filiales et unités thermiques qui produisent l’électricité du géant China Shenhua Energy, lui-même rattaché à CHN Energy.
Voir la ficheHOPIUM
Elle a survécu à la Machina, au tribunal de commerce et aux OCABSA.
Voir la ficheMuratlı Karton Kağıt San.ve Tic. A.Ş.
Papetier turc pilier du giron Bera Holding, Muratlı Karton fabrique du carton couché à partir de fibres 100 % recyclées — et vient d’accrocher près de 10 MW de photovoltaïque à Muratlı (Tekirdağ).
Voir la ficheQatalum
Le tag « pétrole & gaz » tombe à côté du marquage : Qatalum est une fonderie titan du primaire, pas un producteur d’hydrocarbures.
Voir la fiche