FUNDACION BEGIRUNE FUNDAZIOA
La Fundación Begirune / Begirune Fundazioa figure dans WattsMonde sous « Autres énergies », pays non précisé : après recoupement des registres et du site corporatif, l’entité documentée est une fondation espagnole — siège à Bilbao (Bizkaia), immatriculation F-447 au registre des fondations du Pays basque — dont la vocation publique porte sur la recherche…
À propos de FUNDACION BEGIRUNE FUNDAZIOA
1. Modèle économique
Selon les statuts et la fiche registrale, la fondation est créée le 17 janvier 2019 et inscrite le 19 juin 2019, avec un objet légal centré sur l’investigation, la coopération au développement et des activités analogues, dont des études sociologiques comme axe principal (registre officiel). Son site décrit un instrument de collaboration avec institutions vascaises (gouvernement, députations, municipalités), monde associatif et entreprises pour produire et transférer du savoir sur les trajectoires migratoires à l’échelle du Pays basque, de l’Espagne et de l’UE (organisation).
Les comptes déposés publiquement éclairent la structure financière : en 2024, les produits d’activité propre s’élèvent à 505 319,17 €, pour 179 376,39 € de charges de personnel et 208 284,55 € d’« autres charges d’activité » ; l’excédent avant impôts est de 3 493,27 €. En 2023, la même ligne de résultat global affiche une perte de 76 556,66 €, après 385 040,48 € de produits d’activité propre — swing brutal qui typifie une petite structure sous tension de trésorerie et de calendrier contractuel (comptes 2024, comptes 2023). Au bilan 2024, le total actif est de 233 627,46 €, avec une partie notable des fonds propires constituée de subventions, dons et legs comptabilisés (129 101,71 €) (comptes 2024). Les coordonnées légales confirment la raison sociale, l’adresse à Bilbao et la référence F-447 (mentions légales).
2. Impact réel
Il n’existe pas, dans les documents consultés, de bilan carbone opérationnel, de mix énergétique ni de contributions quantifiées aux objectifs PPE ou aux guides ADEME : Begirune n’est pas un exploitant du système énergétique. Son « impact » documenté est indirect et politique : réduction d’incertitude pour la décision publique via études et accompagnement de plans territoriaux — la page du VI Plan interculturel d’immigration et d’asile 2022-2025 mentionne explicitement des mesures d’appui économique (lignes subventionnelles) et d’investigation pour éclairer les arbitrages (VI Plan 2022-2025). Pour une lecture climat-énergie, la bonne question n’est donc pas « quelle part d’EnR » mais comment les politiques migratoires croisent la résilience des territoires : objet légitime, mais hors périmètre productif où l’on mesure le CO₂ évité.
3. Innovations / partenariats
Les « innovations » publiquement mises en avant sont méthodologiques et institutionnelles plutôt que technologiques : participation au modèle social de gestion des personnes migrantes piloté par le gouvernement basque (médias, niches d’emploi, cadre juridique local, modèle d’accueil) (modèle social vasco), et appui au Pacte social basque pour la migration au sein d’un groupe de travail réunissant élus et équipes des vice-ministères concernés (pacte social vasco). La fondation revendique aussi une ambition de référence analytique sur les migrations contemporaines (organisation). Aucune donnée publique n’a été trouvée sur brevets, levées de fonds ou capex industriels — ce qui est cohérent avec son statut.
4. Greenwashing / zones grises
Pas de « transition énergétique » à greenwasher au sens strict : le risque documenté est ailleurs. Les comptes 2024 montrent une charge de personnel élevée au regard du résultat : 179 376,39 € pour un excédent avant impôts de 3 493,27 €, après transfert au résultat de 30 000 € de subventions/dons/legs de capital — signal de sensibilité extrême aux flux publics et aux reports comptables (comptes 2024). La volatilité 2023→2024 — passage d’un résultat total de −76 556,66 € à +3 493,27 € avec une forte hausse des produits d’activité — pose une question de durabilité financière pour une structure qui cautionne des plans pluriannuels (comptes 2023). Aucune affaire, condamnation ou controverse médiatique identifiée avec URL vérifiable ; la vigilance porte sur la dépendance aux commandites publiques et la teneur critique possible lorsque l’outil d’analyse accompagne les mêmes autorités qui financent les missions — tension structurelle, pas scandale avéré.
5. Positionnement stratégique
Begirune se positionne comme interface intellectuelle entre chercheurs, pouvoirs publics et société civile sur un dossier à forte charge politique — migrations et diversité dans la Communauté autonome basque. Les références au VI Plan 2022-2025 ancrent l’action dans une fenêtre de programmation publique explicite (VI Plan 2022-2025). Pour les agrégateurs sectoriels, l’enjeu est simple : sans rattachement énergétique vérifiable, la donnée « Autres énergies » bruiterait les cartographies investisseur/climat ; pour WattsElse, l’intérêt est plutôt transversal : comment les politiques territoriales financent la production de savoir sur les migrations — au prix d’une exposition aux cycles budgétaires que reflètent déjà les états comptables.
Verdict WattsElse
Begirune mérite un classement « société / politiques publiques », pas « autres énergies » : ses chiffres parlent budget social et personnel, pas MWh. À retenir en une formule : ce n’est pas la taille du bilan qui trompe, mais l’étiquette qui classe faux.
Sources : euskadi.eus · begirune.eus · euskadi.eus · euskadi.eus · begirune.eus · begirune.eus · begirune.eus · begirune.eus
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