Hirdaramani Group
Leader de l’habillement né au Sri Lanka, Hirdaramani a fait passer l’énergie du statut de poste de frais à celui de levier géopolitique et de crédibilité climat : entrée précoce au capital de WindForce, toitures photovoltaïques et couverture I-REC alors que Colombo et les horizons SBTi comptent chaque tonne.
À propos de Hirdaramani Group
1. Modèle économique
Les revenus viennent de la confection et des services textiles « end‑to‑end » pour des marques internationales ; Sri Lanka (origine sociale forte), puis Bangladesh, Vietnam et Éthiopie structurent une production délocalisée exigeante (communiqué SBTi). L’aspect « énergéticien » passe surtout par une minorité de blocage capitalistique stratégique dans WindForce PLC, opérateur privé pluritechnologie (éolien, hydro, solaire au Sri Lanka et ailleurs) : le groupe utilise cette rampe aussi pour amortir ses coûts de courant industriel et verrouiller l’argumentaire clientèle ESG — il ne s’agit pas du business model principal, mais il conditionne désormais la marge des usines très consommatrices en chaleur, séchage et climatisation. Les agrégateurs de profils financiers attribuent au groupe familial entier un ordre de grandeur de chiffres d’affaires multi‑milliardaires USD ; aucun dossier officiel européen n’aligne encore ce total sur des comptes consolidés téléchargeables ici : prudence méthodologique indispensable (« estimation d’agrégateur », sensible aux réactualisations automatiques).
2. Impact réel
Le site corporate et le rapport RSE « Apparel » 2024 suivent plusieurs trajectoires : projet « Suryadhanavi » (parc solaire mutualisé, annoncé jusqu’à 7,7 MW, plusieurs milliers de panneaux), et chemin parallèle des I‑REC pour tracer l’électricité renouvelable attribuée à chaque usine (The Textile Magazine) avec une couverture visée vers 40 % du besoin des installations sri‑lankaises ; plusieurs unités extrapoleraient jusqu’à 100 % au niveau papier métier. À l’échelle nationale, WindForce publie encore 258,6 GWh / an en éolien (huit sites) avec 182 900 t de CO₂ évitées annoncées par la société mère ; ces chiffres doivent se lire comme données de développement, sans benchmark direct automatique contre la PPE3 ou les fiches méthodo ADEME, dédiées au périmètre français.
3. Innovations / partenariats
Août 2024, Hirdaramani Apparel sécurise le label première entreprise textile sri‑lankaise avec objectifs Science Based « Net‑Zero », réduction ‑54,6 % scopes 1 & 2 d’ici 2033 et ‑32,5 % sur catégorie « biens et services achetés », alignement 1,5 °C jusqu’à 2050 (communiqué Hirdaramani). Côté parc physique, WindForce poursuit trois chantiers très médiatisés : 51 % d’un projet éolien « Alankuda » 10 MW (budget indicatif 4,2 milliards LKR, pacte du 3 octobre 2025), parc solaire‑stockage transmission Siyambalanduwa (~100 MW, ~133 M$ USD, mise en ligne escomptée avant avril 2026), puis floating PV 5 MW après signature d’un contrat‑cadre avec la Ceylon Electricity Board au 27 novembre 2025 — typologie « réseaux et régulations » où l’entreprise doit co‑innover avec une filière nationale encore vulnérable.
4. Greenwashing / zones grises
Une tension factuelle : alors que WindForce clame 258 GWh + éoliennes et plusieurs centaines milliers de tonnes d’« évite » par an, son rapport annuel 31 mars 2025 rapporte encore des pertes mécaniques ponctuelles sur parc ancien : la firme doit budgétiser remplacements turbines et défauts intermittents qui grignotent rendement hors année‑vent parfaite — mouvements que les actionnaires comme Hirdaramani subissent via la valorisation cotée. Une seconde limite : jusqu’à 40 % d’« électricité certifiée I‑REC » projetée reste mécaniquement différent du pourcentage d’investissement capex physique déployé sous le même toit, ce qui peut brouiller le regard si la communication cliente amalgame « usine 100 % renouvelable » et achats virtuels attribués (The Textile Magazine).
5. Positionnement stratégique
À l’articulation textile léger / ENR infra, Hirdaramani poursuit encore la modernisation Mihila Tex (>« 30 M$ » annoncés vers la maille soutenable en 2026 via brèves corporate) alors que Colombo capte désormais aussi des entrées FDI textiles responsables ; le signal reste double : capter les budgets « Fashion Act » américains, mécanismes carbone CBAM européens et en même temps éviter tout découplage prix‑énergétique domestique.**
Verdict WattsElse
Hirdaramani a transformé une contrainte sri‑lankaise (« fabrication pour le monde ; courant domestique encore instable ») en double pari actionnarial : électro‑souverain via WindForce, marketing climat sérieux tant que les données I‑REC et SBTi tiennent l’audit — perdre l’un ramène l’usine sous la barre morale qu’elle a elle‑même fixée très haut.
Sources : hirdaramani.com · windforce.lk · sustainability.hirdaramani.com · indiantextilemagazine.in · ecologie.gouv.fr · ademe.fr · windforce.lk · newswire.lk
Données clés
- Siège
- Colombo, Bangladesh ↗
Identifiants publics
- Wikidata
- Q138314068
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