Gansnäs driftbolag AB
Sous le vent de la Baltique, Gansnäs driftbolag AB tient comptabilité suédoise et marge de 2,4 % — pas storytelling climat.
À propos de Gansnäs driftbolag AB
1. Modèle économique
D’après les bases publiques, l’entreprise projette, construit et exploite la production d’électricité renouvelable — éolien compris — et le commerce associé (Allabolag). Les revenus suivent le marché et le régime tarifaire du réseau ; la lecture investisseur est celle d’un opérateur d’actifs exposé au merchant risk.
Sur 2024, le CA atteint 10,078 MSEK pour un résultat net de 187 kSEK selon les indicateurs en ligne (Allabolag), avec une marge bénéficiaire portée à 2,4 % contre 1,8 % l’année précédente (Allabolag). Les synthèses financières indiquent ~4,35 MSEK d’actifs, ~1,56 MSEK de fonds propres, ~37 % de solvabilité et une liquidité d’environ 188,6 % (Krafman). Un profil analyste mentionne un ROE de 14,5 % — signal à relativiser vu la taille du bilan (Nordicnet). Effectif déclaré : zéro salarié, typique d’une structure où l’exploitation et la holding peuvent se répartir hors périmètre social (Allabolag). Aucun contrat public, PPA ou levée identifié dans les sources ouvertes mobilisées pour cette fiche.
2. Impact réel
L’inscription sectorielle est EnR (Allabolag), donc l’effet environnemental attendu est électrique : MWh injectés, fluidité du système, évitement relatif de sources plus émettrices selon le contexte marginal. Sur la Suède, le débat sur le CO₂ par MWh est moins spectaculaire que sur d’autres zones européennes — le verrouillage des enjeux, ici, est souvent réseau, prix et capacité d’accueil plutôt qu’un simple score carbone en une ligne commerciale.
Pour situer l’échelle sans rapprochement d’actif non prouvé : un parc référencé Gansparken est donné pour 3,6 MW (deux Vestas V90-1,8 MW) (The Wind Power). Selon les éléments disponibles, on ne peut pas attribuer ce parc à Gansnäs driftbolag AB sur la base seule de cette base ; l’information vaut comme repère insulaire, pas comme annexe au bilan de la société.
Aucun document RSE/CSRD, aucun reporting de production annuelle et aucune entrée spécifique dans les outils français type ADEME / Connaissance des Énergies n’a été repéré pour cette entité dans le périmètre couvert : le cadre PPE3 français est peu éclairant pour un micro-producteur gotlandais ; l’angle pertinent reste marché nordique et gouvernance du réseau.
3. Innovations / partenariats
Pas de tech, de brevet ou de deal mise en avant à partir des sources citées. Le tissu local passe surtout par GVP, association qui outille les producteurs éoliens de l’île (commerce, assurance, maintenance, raccordement) (GVP) — cadre collectif, pas annonce corporate au sens communiqué à la Bourse.
Le repowering — remplacer des machines vieillissantes — est le chantier structurant de plusieurs parcs gotlandais décrits dans la littérature sectorielle (Power Technology) ; l’engagement nommé de Gansnäs dans tel projet n’est pas établi dans ces pages.
4. Greenwashing / zones grises
La zone grise majeure est procédurale et chiffrée : selon Helagotland, 2024 voit des turbines stoppées volontairement alors que le vent est là, parce que des tarifs réseau d’environ 0,11 SEK/kWh rendent l’exploitation irrationnelle quand le prix spot plonge — avec des prix sous 11 öre/kWh pendant une portion de l’été (Helagotland). GVP saisit Energimarknadsinspektionen pour discrimination ; le régulateur ouvre une inspection côté GEAB, sans clore le dossier dans l’article de suivi (Helagotland). GEAB annonce par ailleurs l’évolution des tarifs d’utilisation du réseau pour financer des investissements annoncés (2026 et au-delà) (GEAB), ce qui recadre le risque pour les producteurs : le débat “vert ou pas vert” se joue aussi sur la courbe des coûts de transport, pas sur un label marketing.
5. Positionnement stratégique
Société en miniature : capital et résultat modestes, liquidité confortable sur le papier (Krafman) ; la stratégie tient à survivre aux saisons de prix bas et aux ajustements DSO. Le contexte gotlandais — repowering et saturation d’enjeux réseau (Power Technology) — promet du volume mais aussi plus de friction avec GEAB (GEAB). Aucun signal récent de gouvernance ou de transaction propre à Gansnäs au-delà des comptes 2024 publiés chez Allabolag (Allabolag).
Verdict WattsElse
Sur Gotland, le vert se mesure aussi en öre/kWh après ligne : une marge de 2,4 % disparaît quand le marché plonge sous une facture réseau documentée autour de 0,11 SEK/kWh (Helagotland). Gansnäs driftbolag AB n’est pas une marque climat : c’est une équipe comptable face au vent — et au tarif.
Sources : allabolag.se · krafman.se · test.nordicnet.se · thewindpower.net · gvpvind.se · power-technology.com · helagotland.se · helagotland.se · geab.se
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
METRA
Derrière trois lettres qui évoquent tout sauf une start-up, METRA incarne une PME industrielle de Meurthe-et-Moselle : distributeur-intégrateur d’instruments pour fluides, désormais dans l’orbite d’un groupe multi-énergies — sans rien à voir avec le négoce MET France du groupe suisse MET Group.
Voir la ficheFotovoltaica del Desierto SpA
Dans le désert du nord chilien, un petit producteur solaire incarne le paradoxe du boom photovoltaïque : d’un côté, un actif PMGD propre et câblé sur le réseau ; de l’autre, une équation économique exposée aux prix, aux coupes de production et à une réforme qui retient la respiration des exploitants.
Voir la ficheEdisun Power AG
Le producteur solaire suisse a publié en 2025 des comptes qui crient « urgence de trésorerie » pendant qu’il bande sa communication sur un méga-projet madrilène pour data centers.
Voir la ficheSolar Power (Surin 1) Company Limited
Onze ans après sa mise en service, la centrale Solar Power (Surin 1) incarne le premier âge d’or du photovoltaïque en Thaïlande — et, depuis 2024, le choc tarifaire qui rebascule toute l’économie des 36 fermes du groupe.
Voir la ficheGujarat State Electricity Corporation Ltd
Elle cote mieux que nombre de majors privées, mais son cœur de métier reste un parc thermique qui colle encore l’accent sur le charbon et le lignite.
Voir la fichePJSC "TGC-2"
Le producteur combiné russophile fait la navette entre comptes en convalescence, plan de désendettement auprès de Gazprom et turbulences d’actionnariat.
Voir la ficheEren Enerji
Filiale énergétique du conglomérat stambouliote Eren Holding (empire papier-ciment-énergie), Eren Enerji pilote le complexe thermique ZETES à Çatalağzı (Zonguldak), la plus grande capacité charbon du pays.
Voir la ficheKonar Enerji
Konar Enerji est en Turquie l’épine dorsale « solaire » du groupe Kontek Enerji (siège Izmir/Istanbul selon ses contacts corporate), où elle est née en 2013 pour porter tout le métier EPC photovoltaïque et la production en propre.
Voir la ficheBC Hydro
BC Hydro incarne l’électricité « propre » de la Colombie-Britannique — jusqu’au jour où la sécheresse rallume le thermique et où un barrage devient symbole de dérapage et de contestation.
Voir la ficheMondo Power
Sans pays indiqué dans le cache WattsElse, plusieurs homonymes sortent vite des moteurs (« Mondo » en Italie, intermédiaires français, etc.).
Voir la ficheMOL Slovenija
À Murska Sobota, une filiale de quelques dizaines de salariés enregistre un chiffre d’affaires qui frôle les trois quarts de milliard d’euros : symptomatique du retail hydrocarbures intégré à un géant régional.
Voir la ficheLAMIKAL
Ce que WattsElse classe sous « Réseaux & Distribution », pour LAMIKAL (La Minière de Kalukundi SA), ce n’est pas un gestionnaire type Enedis : c’est une mine cupro-cobaltifère qui doit composer avec une SNEL sous-alimentée et finance des contournements de réseau pour garder ses lignes de traitement sous tension.
Voir la ficheJoule Power
Le nom « Joule Power » sonne universel — mais il recèle deux réalités géographiques distinctes.
Voir la ficheCosmo Solar Energy Inc
Cosmo Solar Energy Inc (CSEI) incarne le développeur régional à l’ancienne : un actif phare sur Panay, des velléités d’extension…
Voir la ficheULEIC
On le cherche en EnR : aucune chaîne officielle française ou européenne n’immatricule « ULEIC » comme exploitant renouvelable.
Voir la ficheElectra Capital (Pty) Ltd
Le pari sud-africain d’Electra Capital (RF) tient en une équation : 82,5 MW solaires, un utilisateur unique historique et un actionnariat où un groupe européen tient la barre opérationnelle.
Voir la ficheZephyr Power (Pvt.) Ltd
Dans le corridor Jhimpir–Gharo, à une encablure de Karachi, Zephyr Power (Pvt.) Ltd fait tourner un parc de 50 MW qui illustre à la fois l’ambition britannique sur les financements climat et la brutalité du système électrique pakistanais.
Voir la ficheINCUB'ETHIC
Cabinet de conseil, assembleur de financements, opérateur de mobilité solidaire: INCUB’ETHIC avance sur plusieurs fronts à la fois.
Voir la ficheARCELORMITTAL FRANCE
Le plan à 1,3 milliard d’euros pour un four à arc à Dunkerque donne enfin une date — 2029 — à une promesse tenue depuis des années.
Voir la ficheIdemitsu Green Power Co Ltd
Une filiale 100 % renewables sur le papier qui a servi à verrouiller l’avenir électrique d’Idemitsu — jusqu’à sa dissolution dans le géant fossilier en avril 2024.
Voir la ficheITM Power
** Après des années de brûlage de cash et de contrats hérités qui ternissent encore les marges, ITM Power affiche un carnet de commandes record et un soutien public massif autour de son usine « Chronos » à Sheffield.
Voir la ficheMcDermott International Ltd
Expert en gros œuvres énergétiques, entre pipeline sous-marin et nouveaux carburants plus propres... la métamorphose est encore en chantier.
Voir la ficheEmerson Electric Nederland B.V.
À Rijswijk, Emerson Electric Nederland B.V.
Voir la ficheTaicang Harbour Golden Concord Electric-power Generation Co Ltd
Au port de Taicang, une filiale historique du groupe GCL incarne la tension brutale entre discours « tech verte » et réalité thermique : cogénération industrielle massive, extension ultra-supercritique en cours de verrouillage — et une trajectoire de gouvernance scrutée au plus haut niveau réglementaire.
Voir la fiche