Gislövs Vind AB
Gislövs Vind AB incarne l’éolien suédois des premières générations : peu de puissance au compteur, des turbines d’une autre époque, et un territoire — Trelleborg — où la capacité recule plutôt qu’elle ne s’étend.
À propos de Gislövs Vind AB
1. Modèle économique
Selon les éléments disponibles dans les bases spécialisées du marché éolien, Gislövs Vind AB est un opérateur de parcs au sens « exploitation / gestion » de petites unités onshore en Suède, avec un parc global de l’ordre de 4,1 MW réparti sur cinq emplacements. Le cœur visible du dispositif est le site de Gislöv (commune de Trelleborg, Skåne) : trois tronçons opérationnels (Gislöv 2, 3 et 4) dotés de machines Neg Micon en 750 kW, pour 2,25 MW nominals cumulés. D’autres sites listés concernent Grebban (Tanumshede) et Almhult–Kastlosa Väst (Mörbylånga), toujours selon la même fiche opérateur. Les revenus dépendent structurellement de la production vendue sur le marché de l’électricité et des arrangements contractuels locaux (copropriété, conventions de site) : aucun chiffre de chiffre d’affaires, de marge ou d’effectif n’a été retrouvé dans l’espace public francophone ni dans les extraits gratuits d’annuaires suédois consultables sans accès payant ; pour un acteur de cette taille, l’ordre de grandeur sectoriel reste celui d’une très petite structure de gestion d’actifs, souvent proche du modèle « fonds propres + revenus kWh ». Le siège est indiqué Nygårdsvägen 154, Trelleborg (annuaire local). L’immatriculation 556531-9039 (forme AB) et le voisinage institutionnel avec l’association coopérative Vindsamfällighetsföreningen Gislöv II renforcent le profil d’acteur ancré dans la gouvernance collective du vent à Gislöv.
2. Impact réel
L’impact climatique direct est celui d’une production renouvelable pilotable par le vent : quelques gigawattheures annuels tout au plus à l’échelle d’un parc de 4,1 MW, soit l’équivalent énergétique de quelques centaines à quelques milliers de foyers suédois selon le facteur de charge — estimation d’ordre de magnitud, non vérifiable sans courbe de production publique. Au niveau pays, la Suède poursuit la décarbonation de son électricité ; au niveau communal, la photographie est plus froide : fin 2024, Trelleborg compte 27 éoliennes pour une puissance installée maximale de 30,1 MW, en baisse de 0,9 MW par rapport à 2023, selon les statistiques locales recensées par Newsworthy. Ce recul donne le ton : l’éolien suédois peut croître ailleurs, mais ici la courbe de capacité locale descend. Pour un lecteur français, la comparaison avec les débats de programmation pluriannuelle de l’énergie ou les fiches nationales ADEME n’apporte pas de contrepoint chiffré direct, faute de lien opérationnel de cette société avec la France : l’essentiel reste micro-local (MW sur une commune), pas macro-PPE.
3. Innovations / partenariats
Il n’existe pas, dans les sources consultées, d’annonce de brevet, de levée de fonds, de PPA à crédit international ou de pilotage digital type « smart wind » associée à Gislövs Vind AB. Les « innovations » exploitables sont surtout historiques : des turbines Neg Micon des années 1990–2000, à régulation en « stall » (décrochage aérodynamique), différente du contrôle « pitch » dominant aujourd’hui. Côté partenariats, le maillon visible est territorial et coopératif : la proximité avec Vindsamfällighetsföreningen Gislöv II suggère une gouvernance partagée typique des samfälligheter suédoises autour du foncier et de l’équipement, plutôt qu’un deal industriel au sens startup.
4. Greenwashing / zones grises
Aucun dossier de « greenwashing » ou de communication climat agressive n’a été identifié pour cette entité : le risque n’est pas publicitaire mais matériel et spatial. D’abord, obsolescence et dépendance à la chaîne de pièces pour des gammes NM44/750 et NM48/750 sorties de ligne depuis longtemps : la maintenance repose sur l’occasion et le reconditionné, avec tension sur la disponibilité dans le temps (source spécialisée 2025). Ensuite, pression acoustique et urbanisme : la réglementation suédoise fixe un repère strict de 40 dB(A) pour le bruit des éoliennes dans la planification (cadre Boverket) ; des machines anciennes, plus proches du littoral urbain dense de Skåne, exposent mécaniquement à des conflits de conformité ou de renouvellement si le parc se rapproche du habitat — tension réglementaire documentée, pas « scandale » médiatisé. Enfin, le gel des capacités à Trelleborg est chiffré : −0,9 MW de puissance installée entre 2023 et 2024 et 30,1 MW au total communal fin 2024 (Newsworthy), dans un territoire sans nouvelles installations éoliennes depuis 2017 (septième année sans ajout net, selon la même presse de données). Ce n’est pas du greenwashing, c’est une impasse de renouvellement qui fragilise tout opérateur cantonné au vieux parc.
5. Positionnement stratégique
Stratégiquement, Gislövs Vind AB est pris dans une souricière skåneoise : la Suède peut continuer à installer ailleurs, mais Trelleborg reste à quai, ce qui limite les options de repowering là où l’entreprise est identifiée. La voie « classique » pour ce type d’actif est soit un investissement lourd en remplacement de turbines, soit une sortie progressive ; en l’absence de nouveaux permis locaux, la seconde hypothèse gagne en probabilité relative. Pour un média français, l’enseignement porte sur la fin de vie de l’éolien des années 1990 : ce n’est plus seulement une question de climat, c’est une question de foncier, de bruit et de politique municipale.
Verdict WattsElse
Gislövs Vind AB n’est pas un « champion de la transition » au sens startup : c’est un gardien de machines d’époque dans une commune où la courbe du vent recule au tableau de bord. Le prochain chapitre s’écrira en decibels, mégotage de pièces et grammaire des permis — pas en storytelling ESG.
Sources : thewindpower.net · thewindpower.net · infoisinfo.se · upplysningar.syna.se · newsworthy.se · energy.ec.europa.eu · en.wind-turbine-models.com · sparesinmotion.com · boverket.se · newsworthy.se
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
VIRANDEL S.L
Opérateur discret depuis plus de deux décennies, Virandel S.L.
Voir la ficheFırat Plastik Kauçuk Sanayi ve Ticaret A.Ş.
L’entreprise incarne mieux que d’autres le segment « Réseaux & Distribution » : canalisations en PE, eau, assainissement, gaz.
Voir la ficheEOLIKI ZARAKA RACHI GKIONI ENERGY S.A.
L’EOLIKI ZARAKA RACHI GKIONI ENERGY S.A.
Voir la ficheGuodian Shanxi Branch Co Ltd
La branche shanxi de l’ancienne China Guodian Corporation ne vit plus sous le même nom de holding : depuis la fusion avec Shenhua (2017), elle s’inscrit dans China Energy Investment Corporation (CHN Energy).
Voir la ficheSahakarmaharshi Bhausaheb thor
De sucrerie à minicentre de puissance : au Maharashtra, une coopérative historique transforme la bagasse en flux financiers sur le réseau, pendant que le sucre peine à couvrir ses coûts.
Voir la ficheArcelorMittal Galați
Le plus grand combinat de Roumanie porte encore le nom d’un géant — ArcelorMittal Galați — mais vit désormais sous celui de Liberty Galați : sidérurgie plate stratégique, plan de décarbonation à neuf zéros…
Voir la ficheTESCO
Les métadonnées « Houston / 1993 / tescocorp » renvoient à un homonyme américain rattaché à l’offshore pétrolier (aujourd’hui dans l’orbite de Nabors), pas au géant de la distribution.
Voir la ficheEOS
Le nom « EOS » recèle des homonymes internationaux ; vous parlez de la EOS Holding SA lauzannoise : bras armé romand de la présence financière dans le réseau et la grande production d’État fédéré, où sa holding et ses filiales de parcs constituent un double pari : flexibilité des réseaux et industrialisation massive des Nouvelles énergies renouvelables hors…
Voir la ficheIran Water & Power Resources Development Co.
L’Iran Water & Power Resources Development Co.
Voir la ficheJSC "Okhinskaya CHPP"
À Ohta (oblast de Sakhaline, extrême-orient russe), l’AO « Okhinskaya TÉTS » incarne la ligne de vie électrique et thermique d’un territoire isolé : selon les profils d’exploitant relayés hors Europe, elle serait l’unique source structurante pour l’ordre de 32 500 habitants du district.
Voir la ficheCIENER S.A.U.
Coque madrilène d’un empire électrique, CIENER Sociedad Anónima apparaît dans les annuaires comme un acteur de tête de l’hydro espagnol mais disparaît des campagnes grand public : tout passe par la marque Iberdrola.
Voir la ficheBranch of JSC "Caustic" Volgogradskaya CHPP-3
Trois lettres — CHP — et un nom de produit chimique — « caustic » — : derrière l’intitulé anglais Branch of JSC “Caustic” Volgogradskaya CHPP-3 se cache une infrastructure russe bien identifiée : la Volgogradskaya TEC-3, cogénération du groupe NIKOCHEM sur le grand pôle industriel de la rive droite.
Voir la ficheHess Oil and Chemical
Ce qui commence par du fuel de chauffage au New Jersey finit en 2025 sous bannière Chevron, avec des barils au large du Guyana et un prix d’acquisition qui compte en dizaines de milliards.
Voir la ficheUmoya Energy
** Premier grand éolien « libéralisé » à passer la rampe en Afrique du Sud, Umoya Energy en est resté au tempo d’un actif mûr : un PPA avec Eskom, des turbines Vestas, et une empreinte foncière où la conservation tient une partie du terrain.
Voir la fichePLN - North Sumatera Generation Unit
Dans Sumatra Utara, l’État pilote encore la valeur électricité : peu de façade « start-up », surtout des gigawatts, des concessions et la tempête politique après les crues de fin 2025.
Voir la fichewpd Kannuksen Tuulipuisto Oy
La Kannuksen Tuulipuisto Oy porte un actif éolien finlandais entré dans la cour des grands contrats d’entreprise : électricité bas-carbone, client Google, fiscalité locale.
Voir la ficheGR Alerce Andino SpA
Les grands chiffres du solaire-stockage sont ibériques ; la friction terrain — permis, terres, réseau — est très souvent chilienne.
Voir la fichePetrogas E&P LLC
Le Pétrogas E&P que décrit la presse spécialisée et les comptes publics d’une filiale néerlandaise n’est pas une « startup climat » : c’est la branche amont du groupe omanais MB Holding, en exploration-production sur quatre continents, avec une accélération marquée sur le gaz en mer du Nord et des entrées récentes en Algérie.
Voir la ficheCông ty CP đầu tư và xây dựng điện Hồi Xuân
Promoteur d’un barrage de 102 MW sur la rivière Mã (Thanh Hóa), la Công ty CP đầu tư và xây dựng điện Hồi Xuân — sous la forme juridique la plus citée, Công ty Cổ phần Đầu tư và Xây dựng điện Hồi Xuân VNECO — incarne une « EnR » figée à quelques pour cent de la mise en service : chantier quasi bouclé, mais sans courant commercial ni narrative industrielle…
Voir la ficheEólica de Lillo S.L.
Elle s’appelle comme une commune de Castilla-La Mancha et vit au rythme du marché espagnol de gros : Eólica de Lillo S.L.
Voir la ficheVastaraften LF AB
Vous cherchez un acteur des renouvelables : les registres vous renvoient une société de location, implantée sur l’île symbole du vent en Suède, mais sans turbines ni MWh à son nom.
Voir la ficheSTICHTING INTERNATIONAL SOIL REFERENCE AND INFORMATION CENTRE
La Stichting International Soil Reference and Information Centre (« ISRIC – World Soil Information ») est la fondation scientifique néerlandaise implantée au campus de Wageningen : ce n’est ni un fournisseur d’électricité ni une « autre énergie » au sens pile ou réseau, mais un pilier invisible de la donnée carbone‑sols, donc du pilotage agricole, des…
Voir la fiche