GPSC
GPSC n’est pas la commission des concours de l’État du Gujarat : c’est Global Power Synergy Public Company Limited, filiale électricité du groupe thaïlandais PTT, dont le site corporate confirme la raison sociale en thaï et l’acronyme anglais sur gpscgroup.com.
À propos de GPSC
1. Modèle économique
Le cœur du métier, tel que reflété dans les états financiers consolidés clos au 31 décembre 2024, combine production indépendante (IPP / SPP, petits producteurs) et une activité industrielle très « utility » — électricité, vapeur, eau industrielle et froid pour les plaques tournantes comme Map Ta Phut. Les ventes consolidées ont atteint 90 451 M THB en 2024 (contre 90 636 M THB en 2023 glissement léger à la baisse), soit un grand groupe de plusieurs dizaines de milliers de millions de bahts de facturation annuelle dont la marge reste tributaire du coût des combustibles et des mécanismes de répercussion (« pass-through ») sur une partie du parc thermique.
Au trimestriel diffusé le 8 mai 2025, GPSC déclare un résultat net de 1 140 M THB au T1 2025, en hausse de 32 % sur un an, avec une marge brute en progression; le même document positionne les actifs à 280 094 M THB au 31 mars 2025 pour un ratio dette/fonds propres de 0,84, jugé conforme à la politique financière affichée. La dépendance n’est pas seulement bancaire — elle est physique : liaison étroite au complexe gazier et aux échanges régionaux de charbon via des actifs historiques difficiles à désengager à court terme.
2. Impact réel
Sur le volet climat, la communication IFRS S2 du groupe indique 4 884 MW de capacités renouvelables atteints en 2024, soit 52 % du mix de capacité installée, avec un objectif affiché d’au moins 50 % d’EnR à l’horizon 2030 et une baisse cible d’intensité carbone de 35 % sur la même échéance — chiffres et calendrier repris dans le document de divulgation climatique 2024. La page « Clean Energy towards Net Zero » fixe en parallèle la neutralité carbone à l’échelle groupe en 2050 et une trajectoire Net Zero à l’échelle nationale thaïlandaise pour 2060, avec prix interne du carbone de 15 USD/t CO₂eq pour arbitrer capex et opération.
À mettre au bon endroit dans un débat européen : la France PPE3 ou les fiches génériques ADEME n’encadrent pas directement cette société cotée SET ; l’impact « réel » se lit plutôt au prisme du mix thaïlandais (gaz, charbon résiduel, EnR en forte courbe) et des émissions des centrales sous contrat longue durée. La fiche Global Energy Monitor sur GHECO-One rappelle qu’une tranche charbon de 660 MW continue d’ancrer le bilan carbone du portefeuille, même lorsque la courbe de capacité EnR gonfle en pourcentage.
3. Innovations / partenariats
La direction brandit une stratégie « 3S » incluant l’internationalisation des EnR — Inde, Vietnam, Taïwan — détaillée dans la note de gouvernance / stratégie corporate 2024. Côté « hard tech », le communiqué du 20 juin 2024 sur Carbon Pulse évoque un accord avec Doosan pour étudier co-combustion ammoniac et CCUS sur des sites thermiques thaïlandais, avec une perspective de travaux jusqu’en 2026. Plus près des clients, GPSC a signé un accord de fourniture d’énergie et services avec DSAM pour sécuriser l’électricité d’une usine d’Acetylene Black à Rayong, selon le communiqué corporate.
4. Greenwashing / zones grises
Le principal risque de décalage image / réalité tient à la persistance d’actifs charbon rentables seulement par cycles : Global Energy Monitor souligne, fin 2024, une posture financière tendue pour GHECO-One (coûts de production élevés, contraintes de marché du charbon), tout en annonçant des essais de co-combustion ammoniac à horizon 2026 — pari technologique coûteux dont la viabilité commerciale reste à démontrer à l’échelle du boiler supercritique (fiche GEM). Sur le calendrier opérationnel, une couverture de marché reprend un arrêt technique d’environ 88 jours au premier trimestre 2026 pour la même centrale, ce qui pèse mécaniquement sur la disponibilité et les revenus spot — élément quantifié dans la chronique relayée par Kaohoon International sur la note KGI du 1T2026.
La gouvernance contractuelle charbon reste par ailleurs une zone grise : un contentieux d’arbitrage de l’ordre de 309 M USD avec le fournisseur AVRA autour des approvisionnements de GHECO-One a été clos en faveur de la défense de GPSC fin 2023, pointant la sensibilité des contrats aux chocs prix — synthèse Kaohoon du 28 juin 2023. Ces tensions ne font pas du groupe un « faux vert » automatique, mais montrent jusqu’où peuvent tirer les promesses ammoniaque / CCUS lorsque le bilan reste tributaire du Thermos noir sous contrôle majoritaire Glow.
5. Positionnement stratégique
GPSC incarne la conversion accélérée d’un incumbent gaz–électricité : empiler GW d’EnR et du stockage (ESS référencé sur les plateformes groupe) tout en conservant une porte de secours thermique. La stratégie capitalise sur un spread international là où les appels d’offres EnR restent financiables tout en domestiquant le risque devise et règle via les coentreprises notées dans le rapport de gouvernance stratégique. Le 28 juillet 2025, Fitch a révisé la perspective en stable sur la dette de GPSC avec maintien des notations BBB / A(tha) — signal de confiance des créanciers sur la solidité de trésorerie malgré le cap investissement vert (communiqué Fitch).
Verdict WattsElse
GPSC a déjà gagné la bataille des pourcentages de capacité EnR ; elle n’a pas encore digéré le passif charbon ni prouvé que l’ammoniac et le CCUS sortent du laboratoire sans alourdir la facture au consommateur industriel. Tant que GHECO-One reste au cœur du cash-flow, le vert affiché restera au conditionnel physique, pas seulement comptable.
Sources : gpscgroup.com · gpsc.listedcompany.com · gpsc.listedcompany.com · gpscgroup.com · gpscgroup.com · gem.wiki · gpscgroup.com · carbon-pulse.com · gpscgroup.com · kaohooninternational.com · kaohooninternational.com · fitchratings.com
Données clés
Identifiants publics
- Wikidata
- Q106294955
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Société de Gestion des Stocks Pétroliers de Côte d'Ivoire (GESTOCI)
GESTOCI est le nom qui fait tenir debout le réseau de cuves et de camions autour d’Abidjan quand la consommation s’emballe et que l’hinterland réclame son flux.
Voir la ficheSt1 Oy
Réseau de stations, raffinerie à Göteborg, biogaz et carburants « bas carbone » : le groupe nordique St1 incarne la double vie de la transition — celle d’un opérateur qui parie sur les EnR tout en demeurant accroché au cœur fossile.
Voir la ficheKokkolan Energia
Kokkolan Energia pilote le réseau de chaleur d’une ville industrielle finlandaise : la transition affichée est nette, mais les comptes 2024 crient le manque à gagner pendant que l’investissement de 20 M€ monte en charge.
Voir la ficheE’nergys
Spécialiste français de l'optimisation énergétique des bâtiments, E’nergys se déploie entre sobriété et acquisitions stratégiques – champion de la course à la croissance sans perdre de vue le compteur.
Voir la ficheAkfen Yenilenebilir Enerji
Akfen Yenilenebilir Enerji incarne le « pur » renouvelable à la turque : un bouquet hydro–éolien–solaire gonflé à coups d’extensions hybrides sur sites existants et de tarifs d’achat indexés dollar.
Voir la ficheHaldon Station Limited
Haldon Station n’est pas une « scale-up » de la Silicon Valley : c’est une exploitation pastorale néo-zélandaise qui parie sur un bail foncier massif avec un développeur solaire, au bord du lac Benmore.
Voir la ficheTOBATA COOP THERMAL POWER CO
Au pied des hauts fourneaux de Kyushu, une petite coterie industrielle fait tourner plus d’un gigawatt au gaz naturel liquéfié et aux gaz sidérurgiques — avec un horizon de remplacement du charbon qui fixe la métrique climatique au quart de siècle.
Voir la fichePS Maimalican SpA
Selon les éléments disponibles en ligne au printemps 2026, la société PS Maimalican SpA — rangée côté WattsMonde dans les énergies renouvelables — ne laisse quasiment aucune trace vérifiable : pas de site corporate, pas de fiche presse, pas de chiffres d’activité attribuables sans ambiguïté.
Voir la ficheOulun Energia Siirto ja Jakelu
Oulun Energia Siirto ja Jakelu n’est pas un mirage d’annuaire : c’est l’ancienne raison sociale de la filiale désormais baptisée Oulun Energia Sähköverkko Oy, distributeur en monopole autour d’Oulu.
Voir la ficheGRAND ACCELERATEUR NATIONAL D'IONS LOURDS
Le GANIL n’est pas une « entreprise énergie » classique : c’est l’un des plus grands équipements français de physique nucléaire, où s’entrechoquent fondamental, irradiation et applications (dont médecine).
Voir la ficheCR2I
Expert français des immeubles tertiaires, capable de concilier efficacité et préoccupations RSE sans exploser le budget, la prouesse d’un funambule du bâtiment moderne.
Voir la ficheAurora Wind Power
Derrière le nom Aurora Wind Power, il faut d’abord trier les homonymes : ici, il s’agit du véhicule sud-africain qui a porté le parc West Coast One (94 MW), entré en service en 2015 près de Vredenburg, et affilié au consortium autour d’ENGIE — pas du groupe britannique Aurora Energy Services, spécialiste des prestations, ni du site Aurora Wind qu’Enel…
Voir la ficheFirma Ramström Vind AB
Les comptes 2024 d’un petit producteur suédois d’électricité renouvelable sonnent comme une alerte : chute de chiffre d’affaires, résultat net effacé, pendant qu’un portefeuille d’actifs existants peine à se reproduire face aux refus d’urbanisme et aux motifs écologiques légaux.
Voir la ficheAZULIBER 1 S.L.
Filiale industrielle espagnole du périmètre Pamesa, AZULIBER 1 S.L.
Voir la ficheASSOCIACAO BUILT COLAB - COLABORATIVE LABORATORY FOR THE FUTURE BUILTENVIRONMENT
Porto tient une pièce maîtresse du chantier européen « bâtiment bas carbone » : une association sans but lucratif qui ne vend ni kWh ni matériaux, mais orchestre recherche, BIM et économie circulaire pour tout un écosystème AEC.
Voir la ficheUNIVERSIDAD DE ALICANTE
L’université publique de la Communauté valencienne joue sur deux temporalités : déployer du photovoltaïque à la hauteur d’une petite ville, tout en publiant une courbe d’émissions organisationnelles qui fait taire les Scope les plus bruyants — mobilités et achats.
Voir la ficheAars EL-Forsyning
Petit opérateur d’infrastructure au nord du Danemark, Aars-Hornum El-Forsyning fait vivre un millier de kilomètres de câbles sans bruire sur la scène internationale — jusqu’à ce que la transition thermique locale (centaines de millions de couronnes, pompes à chaleur) rattache le fil à la grande histoire de l’électrification.
Voir la fichehistory of Statoil
Né de l’État norvégien en plein boom pétrolier, Statoil a incarné le moteur du « miracle » du pays ; devenu Equinor en 2018, le groupe a promis une « grande compagnie énergétique » plus large qu’un simple pétrolier.
Voir la ficheAnglo-Persian Oil Company
Fondée en 1909 après la découverte de Masjed Soleiman (26 mai 1908), l’Anglo-Persian Oil Company (APOC) a ouvert l’exploitation industrielle des hydrocarbures au Moyen-Orient, avant d’entrer en Anglo-Iranian Oil Company (AIOC, 1935) puis en British Petroleum (1954) : le groupe actuel, bp p.l.c., porte donc l’héritage d’une concession, d’un intégré…
Voir la ficheHuaneng International Power Jiangsu Energy Development Co Ltd Nantong Power Plant
Sur le littoral industrialisé du Jiangsu, cette unité incarne jusqu’à l’épigraphe officielle dans les bases données de filiale Huaneng : Huaneng International Power Jiangsu Energy Development Co Ltd Nantong Power Plant désigne précisément l’opérateur‑propriétaire des deux tranches encore classées « subcritiques » (350 MW × 2) du complexe 华能江苏南通发电厂, alors…
Voir la ficheELECTRICA PUNTILLA S.A.
Filiale cotée de la Sociedad del Canal del Maipo, Eléctrica Puntilla incarne une génération hydroélectrique de pasada dont les comptes 2025 brillent en Bourse…
Voir la ficheENERGIAS NATURALES EL NEGREDO S.L.
Derrière ce nom de holding ibérique se cache un classique du rachat d’actifs EnR en Espagne : une société « pour objet déterminé », au siège madrilène, calée sur un parc vieillissant en Castille-et-Léon.
Voir la fiche