Guodian Dawukau Power Station
Sous le nom torturé « Guodian Dawukau », vous ciblez en réalité Guodian Dawukou — la centrale thermique de Dawukou, quartier industriel de Shizuishan (Ningxia).
À propos de Guodian Dawukau Power Station
1. Modèle économique
Le site n’est pas une « entreprise » cotée avec des comptes isolés publiquement lisibles depuis la France : il s’agit d’un actif intégré au périmètre de China Energy Investment Corporation (CHN Energy / 国家能源集团), issu de la fusion historique Guodian–Shenhua. Selon la fiche technique synthétique du suivi international des centrales charbon, l’installation encore active combine deux groupes de 330 MW en cogénération (CHP), soit 660 MW exploités au titre du chauffage urbain et de la production électrique (fiche Dawukou — Global Energy Monitor). Les anciennes unités 1 à 4 ont été retirées en 2010 selon la même source (réduction de capacité héritée de l’ère « Guodian »). Les revenus se comprennent donc comme ceux d’un producteur régional : ventes d’électricité sur le marché intérieur et, crucialement pour la pérennité locale, contrats / obligations de service thermique qui stabilisent la charge des turbines même quand la décarbonation électrique progresse ailleurs. Chiffre d’affaires, effectifs ou capex propres à Dawukou : non retrouvés dans des rapports accessibles en français ou anglais sans creuser des filings hyper-locaux ; on reste sur une lecture actif du groupe.
2. Impact réel
Une centrale charbon — même en CHP — reste une usine à CO₂ et polluants atmosphériques. Les deux unités subsistantes sont décrites comme subcritiques, technologie moins efficace que les ultra-supercritiques récentes (fiche Dawukou — Global Energy Monitor). Pour donner un ordre de grandeur lisible depuis l’Europe, la combustion du charbon pour l’électricité se situe historiquement dans la tranche haute des intensités carbone par kilowattheure — les références françaises de vulgarisation scientifique placent volontiers le charbon au-delà de 1 kg CO₂/kWh côté combustion directe (Connaissance des Énergies). La cogénération améliore le bilan énergétique global par rapport à une production purement électrique si la chaleur est effectivement consommée — ce qui est le cas affiché pour Shizuishan — mais ne supprime pas l’empreinte fossile du bouquet national : la Chine voit sa demande et son mix évoluer vite côté renouvelables tout en conservant des levriers thermiques (Global Electricity Review 2026 — Ember). Émissions annuelles à la stack pour Dawukou : non chiffrées publiquement sous ce périmètre dans les sources consultées.
3. Innovations / partenariats
Au niveau site, la photographie publique est celle d’un parc mature : pas de séquence « startup » ni de levée de fonds ; la valeur ajoutée industrielle est la CHP réseau. La phase II — deux unités additionnelles totalisant 700 MW selon la même fiche de suivi — apparaît comme annulée, après gel réglementaire, ce qui clôt la voie « méga-extension » locale (fiche Dawukou — Global Energy Monitor). Côté maison-mère, les communiqués de performance du groupe mettent en avant des records de production électrique agrégée et une croissance massive des EnR — plus de 140 GW de capacité renouvelable fin 2024 et 27,73 GW ajoutés la même année — chiffres qui concernent le groupe dans son ensemble, pas Dawukou isolément (performance 2024 du groupe — CEIC / CHN Energy).
4. Greenwashing / zones grises
La première tension est chiffrée et datée : en 2024, la Chine aurait lancé la construction d’environ 94,5 GW de nouvelles capacités charbon — niveau record depuis une décennie — selon des travaux relayés par la presse économique au début 2025 (Reuters). Ce décor rend plus fragile tout récit simpliste de « transition terminée » au sein du même écosystème industriel que Dawukou. Deuxième angle : efficacité carbone relative — tant que Dawukou reste en subcritique, il incarne le segment thermique « bas de gamme » comparé aux standards les plus récents (fiche Dawukou — Global Energy Monitor). Troisième signal local et institutionnel : en 2025, les autorités de Shizuishan ont rendu publique une sanction administrative visant une filiale charbon de CHN Energy pour défaut d’évaluation d’impact environnemental sur un projet minier de Baijigou — ce n’est pas Dawukou lui-même, mais ça documente des failles de conformité dans le même bassin administratif et industriel (administration municipale de Shizuishan). Enfin, la prospective du 15ᵉ plan quinquennal évoque un durcissement vers une gestion directe des émissions de carbone à l’horizon 2026–2030, ce qui peut resserrer la visée sur les actifs thermiques sans valorisation carbone avancée (Energy News).
5. Positionnement stratégique
Dawukou est coincé dans une contradiction productive utile à Pékin : servir la sécurité d’approvisionnement et le réseau de chaleur d’une ville industrielle du Ningxia, tout en étant structurellement exposé à une régulation carbone qui ne récompense plus seulement la sobriété énergétique brute. L’annulation de la phase II traduit une limite politique locale à l’expansion charbon, alors que le groupe continue d’afficher une montée en puissance EnR à l’échelle nationale (performance 2024 du groupe — CEIC / CHN Energy). Pour un lecteur européen, l’écart avec les trajectoires type PPE françaises — où le charbon est historiquement marginal et programmé hors système — reste un repère de discordance climatique, même si les mécanismes de marché diffèrent (programme pluriannuel de l’énergie — Ministères).
Verdict WattsElse
Dawukou n’est pas une startup verte : c’est une infrastructure fossile tenue par la fonction urbaine, survivant à la mort de son double géant tout en portant les marques d’efficacité qu’une stratégie nationale carbone-centrée pourrait lui facturer sans pitié.
Sources : gem.wiki · connaissancedesenergies.org · ember-energy.org · ceic.com · reuters.com · shizuishan.gov.cn · energynews.biz · ecologie.gouv.fr
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
MODEC
Le japonais MODEC incarne la puissance technique des grands FPSO : ingénierie, construction, exploitation.
Voir la ficheUNIVERSITE COTE D'AZUR
Le plan France Relance a verrouillé 54 M€ de rénovation et l’Université Côte d’Azur pose des kilomètres de câbles verts : boucles solaires, GECOS, « super boucle » niçoise.
Voir la ficheEGEMSA
Le sigle EGEMSA évoque souvent, à tort, les hydrocarbures : dans les bases ouvertes, il désigne surtout une génération électrique d’État dans les Andes.
Voir la ficheENERGIA DEL SUR SA
** Sous pavillon argentin et ombre d’Interenergy, Energía del Sur S.A.
Voir la ficheKLIMABUNDNIS TIROL
Le Tyrol n’est pas une start-up cleantech : la transition s’y joue commune par commune, toit par toit, festival par festival.
Voir la ficheNOISE ACH
Statut d’identité : les requêtes ouvertes (presse, annuaires, « site corporate ») ne renvoient pas, à ce jour, à une personne morale ou à une marque clairement stabilisée sous l’intitulé exact « NOISE ACH » dans le périmètre « Autres énergies » et pays non précisé.
Voir la ficheCECIC SUNTECH Shizuishan Solar Energy Power Generation Co. Ltd.
Une coentreprise d’époque : l’empreinte industrielle Shizuishan reste synonyme du premier saut du géant étatique de l’écoconomy en PV, alors que la rentabilité de la casa-mère cotée prend des coups.
Voir la ficheFalu Elverk
Sous le sobriquet Falu Elverk, c’est en réalité Falu Elnät AB qui tient la corde du réseau électrique local : la fiche d’identité consulaire relève ce nom aux côtés de la raison sociale du concessionnaire (org.
Voir la ficheMitsubishi Steel
Le groupe Mitsubishi Steel joue à la fois la carte du pivot « transition » — éolien en mer, véhicules électriques, objectifscarbone publiés — et celle d’un métier toujours coulé dans les chaînes mondiales de l’acier et du charbon métallurgique.
Voir la ficheThe West Bengal Power Development Corporation Ltd
Le producteur public WBPDCL capitalise sur un parc thermique ultra sollicité et sur l’autonomie charbonnière, avec des comptes qui frisent le record.
Voir la ficheSmart Energy Concept
Gestion énergétique sur mesure, ou comment prétendre réduire votre facture tout en réinventant la roue solaire.
Voir la ficheWind Estate A/S
Près de 400 éoliennes et un bénéfice net à trois chiffres en couronnes : le tableau 2024 donne l’air d’une santé de fer.
Voir la ficheATP Oil and Gas
ATP Oil & Gas n’est plus un « acteur » de la transition : c’est un cas d’école sur ce qui se passe quand l’exploitation offshore court après le crédit court terme, que la mer avale les rejets et que l’État fédéral se retrouve avec des milliards de passifs de démantèlement sous-garantis.
Voir la ficheJyväskylän Energia
Alva, ex-Jyväskylän Energia, pousse ses réseaux de chaleur vers l’après‑flamme : investissements record, stockage géant et sortie médiatisée de la tourbe — mais le tableau 2025 mélange baisse d’activité, bois encore dominant et résultats confortés par une cession d’actions.
Voir la ficheVedanta Ltd
Puissance thermique domestique sous couvert de transition, tableau de résultats en surchauffe sous la loupe critique : Vedanta incarne cette Inde industrielle où l’argent et le charbon tournent encore ensemble, jusqu’aux frontières légales du territoire minier qui alimente les fours.
Voir la ficheComisión Federal de Electricidad EPE
Le Mexique ne se lit presque plus sans la Comisión Federal de Electricidad.
Voir la ficheUERJ
À Rio, l’abo « UERJ » ne désigne pas un acteur coté comme une firme française : il s’agit bien de la Universidade do Estado do Rio de Janeiro, institution publique (fondée en 1950, site officiel uerj.br).
Voir la ficheHanergy Pizhou Solar
Le promeneur qui cherche une « success story » de la transition lira vite la fiche technique : trente mégawatts au sol, dans le Jiangsu.
Voir la ficheSanofi
Le laboratoire tricolore le plus visible sur les places boursières accélère la mécanique bénéficiaire en 2025, tout en poussant l’électrification et l’éco-conception.
Voir la ficheNortälje Energi
Le nom du brief évoque un opérateur français fantôme : celui qui compte, en revanche, est Norrtälje Energi, fer de lance énergétique de la commune côtière de Norrtälje, en Suède, où l’électricité vendue est affichée entièrement renouvelable — mais aussi où la facture réseau et le bois-énergie deviennent des arènes politiques.
Voir la ficheStandard Oil of Louisiana
Elle signait ses bidons Stanocola avant que le carton n’affiche Standard Oil : une filiale de Jersey Standard, avalée par la maison mère en 1944.
Voir la fichePettumäen Mylly Oy
Une colline agricole d’ Ostrobotnie du Sud, une turbine utilisée rapportée du continent, puis des pales remplacées bien avant le terme d’usage « évident » : le cas de Teuva illustre l’électricité verte à l’échelle d’un très petit exploitant — avec un jeu d’identité légal où la graphie officielle observable dans les fiches consolidées cite Pertunmäen Mylly…
Voir la ficheGanz Szolgáltató
Prestataire de réseaux sur le site historique Ganz-MÁVAG, cette société à gouvernance étatique minoritaire joue un rôle technique discret mais critique : elle câble l’énergie des usines voisines, gaz compris.
Voir la ficheErciyas Holding
Le dossier « Erciyas » sur votre écran, ce n’est pas une start-up climat : c’est un conglomérat industriel turc, famille au volant et tuberie à l’export, qui capitalise sur l’hydrogène et l’éolien sans rompre avec le gaz.
Voir la fiche