Kranti Ssk ltd
On la classe sous « énergies renouvelables », mais Kranti Ssk Ltd (raison sociale usuelle au Maharashtra : Krantiagrani Dr.
À propos de Kranti Ssk ltd
1. Modèle économique
Le groupement suit le schéma classique des sucreries coopératives indiennes à fort intégrat : broyage de canne, production de sucre, distillerie (chemins d’éthanol évoqués jusqu’à 90 KLPD dans des portraits récents de l’actif de Kundal), et cogénération bagasse — la chaleur et la vapeur du process alimentent une turbine, puis une partie du flux est vendue au distributeur public maharashtrien. La liste des accords de rachat de la MSEDCL mentionne explicitement Kranti parmi les producteurs sous contrat (détail des phases I et II, capacités contractuelles et tarification 2024-2025). En parallèle, le Maharashtra a médiatisé un dispositif de subvention pour la cogénération bagasse, qui se combine au tarif réglementé pour soutenir la rentabilité perçue par les usines — le marché local résume ce mécanisme dans la presse spécialisée Chinimandi. Chiffre d’affaires consolidé, marge nette ou effectif précis : *données introuvables dans les sources publiques consultées depuis l’Europe sans accès aux dépôts coopératifs indiens* ; seuls des indicateurs techniques et réglementaires sont documentés à distance.
2. Impact réel
L’électricité issue de la combustion de bagasse — résidu fibreux de la canne — est comptée dans l’énergie renouvelable côté bilan maharashtrien et participe aux objectifs de RPO non solaires du distributeur, dans la lignée des arbitrages décrits par la filière bagasse-MSEDCL. Une étude de cas dans le bulletin Cogen India (mars 2024) cite 19,70 MW de centrale et 10 MW exportables, avec un broyage exprimé à 7 500 TCD (autre source d’évaluation que certains dossiers d’extension environnementaux — écarts habituels entre permis, annonces et cadence réelle). Côté empreinte, le discours « neutre en carbone » de la filière bagasse masque des émissions hors boucle courte (intrants agricoles, transport, méthane résiduel) qu’aucun document public agrégé ne quantifie ici pour Kundal. Comparent européen : la coopérative n’apparaît pas dans les repères ADEME ou Connaissance des Énergies — logique : son périmètre est maharashtrien, pas PPE ou taxonomie UE.
3. Innovations / partenariats
La même note Cogen India met en avant un classement national 2023 pour la performance de cogénération coopérative, signal de maturité technique industrielle plutôt que de « deep tech » de rupture. Le site institutionnel de la sucrerie valorise une distinction nationale 2023 (« meilleure sucrerie coopérative ») décernée par la fédération nationale du secteur (NFCSF). Visibilité commerciale : sponsor Silver de la conférence SEIC 2025 – bioénergie Inde. Côté visions publiées sur l’actif Kundal, on retrouve la narration d’extensions d’éthanol et d’investissements dans le traitement des effluents — filière où la coopérative cherche à capitaliser sur la régulation environnementale indienne.
4. Greenwashing / zones grises
Tension fiscale documentée : la jurisprudence accessible via Indian Kanoon (jugement 2024) sur les déductions de coût de canne au-delà du FRP fixé par l’État, au regard du Finance Act 2023, rappelle à quel point la rentabilité comptable des coopératives peut basculer avec la pression de l’administration fiscale — ce n’est pas du « vert », mais ça conditionne leur capacité à investir dans l’électricité verte ou l’éthanol. Tension de marché : le tarif MSEDCL 2024-25 et les subventions étatiques listés dans l’annexe distributeur et commentés dans Chinimandi soulignent une dépendance aux mécanismes publics : si l’État resserre la Bride, le storytelling EnR ne suffit pas à payer la facture. Tension hydrique et industrielle : le portrait projeté sur les initiatives de Kundal associe montée en charge de l’éthanol et enjeux eau / effluents — dans une région où le stress hydrique est un contrainteur structurel, l’agrandissement distillatoire peut contraster avec l’image d’une transition « propre » sans qu’un bilan sectoriel public ne tranche ici.
5. Positionnement stratégique
Kranti joue la carte de l’intégration sucre‑énergie‑spiritueux que le mix politique indien (éthanol, files bagasse) rend stratégique pour les coopératives survivantes. La gouvernance a basculé en 2023 avec l’élection sans opposition de Sharad Lad à la tête de la coopérative — signal politique fort dans un État où sucre et élections restent imbriqués. À plus long terme, le dossier d’évaluation environnementale (préfaisabilité) évoquait déjà un saut de puissance cogénération — la trajectoire « 36 MW » reprise dans la veille sectorielle reste un indicateur d’ambition industrielle plus que de conformité climatique certifiée.
Verdict WattsElse
Kranti SSK illustre le renouvelable indien pragmatique : bagasse vendable au compteur, éthanol politiquement correct, mais arbitrages fiscaux et hydrauliques qui rappellent que la transition y est négociée avec l’État, pas décrétée par un prospectus ESG.
Sources : mahadiscom.in · chinimandi.com · cogenindia.org · ademe.fr · connaissancedesenergies.org · krantisugar.com · seic.events · pbn.business.blog · indiankanoon.org · timesofindia.indiatimes.com · environmentclearance.nic.in
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Gibson Energy
** Cotée à Toronto, Gibson Energy incarne le paradoxe du « pétrole propre » en costume : infrastructures de premier plan, dividendes généreux, notations ESG flamboyantes — et des émissions Scope 1 et 3 qui montent quand l’activité s’épaissit.
Voir la ficheDe Aar Solar Power
À quelques kilomètres de De Aar, 167 580 panneaux étalés sur une centaine d’hectares injectent dans Eskom une production annuelle de l’ordre de 85 GWh — soit l’équivalent électrique de plus de 19 000 foyers sud-africains selon la présentation du projet.
Voir la fichePower Electronics
Valence ne suffit plus : le fabricant d’onduleurs pour le solaire et le stockage affiche des comptes de licorne industrielle, mais tire près des trois quarts de son chiffre d’affaires des États-Unis — et y déplace le cœur de sa capacité.
Voir la ficheHRS – Hydrogen Refueling Solutions
Fabriquant français coté à Paris, Hydrogen Refueling Solutions incarne la brutalité du cycle hydrogène mobilité : carnet fragilisé par des clients en difficulté, procédures avec un opérateur majeur, puis plan de rigueur et diversification vers les usages stationnaires.
Voir la ficheTEAİŞ
Sur papier, TEİAŞ est le chef d’orchestre invisible qui fait tenir la puissance électrique turque ; dans les faits, l’opérateur de transport voit son réseau cité comme frein majeur aux renouvelables, alors que les arbitrages budgétaires nationaux continuent d’alourdir le fossile.
Voir la ficheTechnaf Solartech Energy Limited
La Technaf Solartech Energy Limited (TSEL) incarne au Bangladesh cette rare combinaison : un parc quasi emblématique de la première vague « utilitaire » au réseau, et un signal financier envoyé jusque Londres où une garantie d’infrastructure, arrêtée dix ans plus tôt que prévu, sert désormais de précédent.
Voir la ficheDnipro Hydroelectric Station
Le plus grand bloc hydro de la cascade du Dniepr n’est pas une « start-up verte » : à Zaporijjia, le Dnieper Hydroelectric Station (DniproHES) comptait 1 578,6 MW installés et alimentait l’industrie du sud-est de l’Ukraine.
Voir la ficheSociété D’énergie Rivière Sheldrake Inc
À première vue, Société D’énergie Rivière Sheldrake Inc n’est pas une nébuleuse introuvable, mais l’exploitant bien identifié de la centrale hydroélectrique de la Courbe-du-Sault, sur la rivière Sheldrake, à Rivière-au-Tonnerre, en Minganie.
Voir la ficheBamboo Energy
Start-up née du laboratoire, Bamboo Energy vend une chose rare et ingrate : faire tenir debout, 24 h sur 24, des portefeuilles de batteries, d’usines et de flottes derrière les règles bizarres des marchés de l’équilibrage.
Voir la ficheEon Sverige AB
L’entité juridique suédoise E.ON Sverige AB porte une grande partie de la marque sur le territoire, mais son économie réelle s’étire entre monopoles techniques, investissements massifs et polémiques tarifaires qui confisquent l’attention des médias et des associations.
Voir la ficheHIDROBONITO S.A.
Trois lettres peuvent changer un pays : HIDROBONITO S.A.
Voir la ficheSPR as
Trois lettres, trois mondes : SPR Invest AS n’est ni l’éolien géant ScottishPower Renewables (SPR du groupe Iberdrola au Royaume‑Uni), ni le développeur solaire allemand SPR Energie.
Voir la ficheContour Global Maritsa Iztok 3 AD
La « Contour Global Maritsa Iztok 3 AD » désigne la société exploitante de la centrale thermique Maritsa East 3 / Maritsa Iztok 3, dans le bassin minier de Stara Zagora — pas une coquille française.
Voir la ficheEnforo Solar 2006
Discret sur la place publique mais fiché comme producteur d’électricité, Enforo Solar 2006 SL incarne une génération d’acteurs nés au moment du boom photovoltaïque espagnol, avec aujourd’hui une empreinte humaine minuscule et un chiffre d’affaires qui évoque la gestion d’actifs plutôt qu’une scale-up médiatisée.
Voir la ficheCyl Energía Eólica SL
Une SL madrilène au capital de 19 millions d’euros, dans le sillage du groupe Vapat : la transition affichée bute sur des comptes qui chutent et sur un procès géant qui remet en cause la légalité des autorisations d’il y a vingt ans.
Voir la ficheSinergy Kft.
Chez ALTEO, la marque Sinergy incarne l’agrégation, le pilotage des parcs et le cœur IT des services aux producteurs — un rôle central pour l’intégration des EnR hongroises, mais des comptes de la Sinergy Kft (société distincte de la branche trading) qui ont plié en 2024.
Voir la ficheCENTRALE LILLE INSTITUT
** Après quatre écoles resserrées sous une même bannière, Centrale Lille Institut aligne désormais sa trajectoire sur un plan IMPACT à horizon 2035 : élargir l’effectif et les revenus hors subvention habituelle…
Voir la ficheSUPSI
La SUPSI (scuola universitaria professionale reconnue par la Confédération, implantée au Tessin) incarne une singularité rare : une haute école qui fait de la recherche appliquée sur le photovoltaïque intégré au bâti (BIPV), l’hydrogène décentralisé et les systèmes énergétiques des bâtiments un levier industriel et territorial, sans être une entreprise…
Voir la ficheEl Peral SpA
SpV solaire née en 2021 sous l’égide d’Orion Power, PSF El Peral SpA incarne le modèle à capital minimal des petits producteurs chiliens : une coquille juridique, une RCA, des rapports de suivi…
Voir la ficheNoor Power
Quatorze mois à l’arrêt, indemnités et contentieux en cascade, déficits pour les comptes du projet : la tranche tour à sels fondus du complexe de Ouarzazate incarne à la fois l’ambition industrielle du Maroc sur les EnR et la fragilité des premières générations de CSP à très grande échelle.
Voir la ficheSyner'val (filiale de Suez Recyclage & Valorisation France)
Transformer des déchets en or... ou en tout cas en un peu moins de déchets, relation ambiguë entre écologie et business.
Voir la ficheYugoRosGaz
Filiale gazière au sud de la Serbie, YugoRosGaz incarne le couple technique et politique qui relie les réseaux locaux à l’approvisionnement russe — avec un prix politique croissant du côté européen.
Voir la ficheDatang International Power Generation Company
Datang International Power Generation, filiale cotée à Hong Kong sous l’œil du China Datang Corporation (« Datang », holding d’État créé dans la vague des regroupements de l’après‑1998), incarne avec une brutalité industrielle réelle la physique chinoise de la trajectoire carbone : faire monter vite la part installée « bas‑carbone / propre », sans briser…
Voir la fichegasworks
En anglais, un gasworks n’est ni une start-up mode ni un ovni climat : c’est d’abord l’usine et le réseau de gaz manufacturé, patrimoine industriel hanté par les friches.
Voir la fiche