TEMISTh
TEMISTh incarne cette France des sous-systèmes thermiques où la CAO, la simulation et la métallurgie décident du Watt utile avant tout manifeste COP.
À propos de TEMISTh
1. Modèle économique
La recette est celle du tierce expert sur la chaîne TRL complète pour un objet thermique critique : conception, CFD/FEA, prototypage, essais jusqu’aux premières qualifications, puis transfert ou industrialisation série — énoncée explicitement par l’entreprise sur son site. Les références publiées allient défense/spatial et Hydrocarbures via l’annuaire Europétrole (Total Energies Nouvelles, TECHNIP-FMC, Baker Hughes dans la fiche) et des contrats européens d’élévation technologique. Données de taille discordantes mais réelles : la version PDF CNES avril 2025 retient 0,6 M€ de chiffre d’affaires global, 13 salariés, dont 0,1 M€ et 10 emplois attribués à l’« espace », tandis qu’Europe Pétrole indique environ 1 M€ pour 10 personnes. Tant que les bilans consolidés sous format INSEE/Kbis ne sont pas cités ligne à ligne dans la presse généraliste, ces écarts doivent rester sous la mention « données hétérogènes » ; en tout cas ils décrivent une très petite structure, très exposée aux aléas d’un ou deux jalons projet.
2. Impact réel
Au sens climat strict, une PME comme TEMISTh ne « décarbone » pas tant qu’elle ne publie pas d’empreinte scope 3 par pièce livrée : aucune fiche bilan carbone étiquetée RSE ou CSRD n’a été trouvée dans ces recherches. L’impact est indirect : meilleure compacité d’un échangeur peut contribuer à alléger un lanceur, refroidir des convertisseurs d’hyperscale ou récupérer de la chaleur fatale — argument central de sa présentation Europétrole. Le projet Horizon 2020 DESOLINATION, documenté sur CORDIS et le site dédié, relie CSP, CO₂ supercritique et dessalement : plutôt un pari eau–énergie qu’un simple réducteur de CO₂ national. Aucun pourcentage d’EnR ou de GES évité chiffré au nom de TEMISTh n’est sorti des sources consultées ; le rapprochement avec la logique de la planification PPE ou les fiches ADEME reste donc qualitatif, pas comptable.
3. Innovations / partenariats
La barre technique est clairement « extrême » : l’article 3D ADEPT évoque des ambiances jusqu’à 1000 bar et 1000 K selon la plage de produits, avec LPBF (EP-M300 d’Eplus3D) et Inconel 718 densifié à plus de 99,9 % après traitement thermique sur le cœur imprimé du volet DESOLINATION. Le catalogue CNES 2025 détaille des compétences sur fluides supercritiques, rugosité de surface et un appel d’offres ESA sur plaque froide pour module habité. Côté faisceau de partenaires, le CEO est cité en 2024 sur la relation industrielle avec Eplus3D (Chine/Allemagne) dans ce même article 3D ADEPT ; dans la filière aéronautique, le programme HEAT Exchanger With Additive Manufacturing (HEWAM) relie TEMISTh à l’écosystème AddUp × SOGECLAIR / PrintSky, avec une proposition détaillée côtéditeur dans la notice HEWAM. En recherche diffusion, Metal AM documente aussi des travaux cuivre sur dissipateurs très fins pour l’électronique de puissance. Signal récent manufacture : billet corporel annonçant au printemps 2026 l’ouverture régulière du LPBF aluminium après l’historique nickel, sur temisth.com.
4. Greenwashing / zones grises
Première ligne de vigilance journalistique — vos chiffres de croissance contradictoires entre bases publiques : 0,6 M€ / 13 salariés (CNES, avril 2025) face à ≈ 1 M€ / 10 salariés (Europétrole) : écart incompatible avec une communication « ultra-scale » sans audit externe lisible ; c’est précisément le genre de fissure onde se glisse tout excès de storytelling LinkedIn. Deuxième tension : même quand elle parle CSP et hydrogène, la PME liste encore des `oil & gas` et majors parapétroliers dans des annuaires professionnels comme Europe Pétrole et reconnaît le dual-use défense/spatial/`oil & gas` dans la fiche Aerospace Valley : la transition discursive peut coexister longtemps avec une rétribution fossile. Troisième zone grise : la dépendance aux programmes européens (ex. DESOLINATION – H2020 sur CORDIS) et à des fournisseurs d’impression hors France (témoignage CEO vers Eplus3D dans 3D ADEPT questionne jusqu’où réside réellement la souveraineté de boucle fermée après la conception logicielle.Aucun contentieux environnemental, sanction ou mobilisation associative recensée dans cet échantillon URL — on reste au registre du risque de matérialité futur, pas de l’« affaire ».
5. Positionnement stratégique
À l’articulation [spatial – défense – électronique hyperscale] via les besoins cumulés de refroidissement et d’intégration mécanique, TEMISTh profite du boom thermique IA/datacenters (son blog mars 2026 sur les plaques froides est explicite, toujours sur temisth.com) tout en restant indispensable aux launcher primes européennes grâce à des Jalons comme la pièce spatiale rapportée CNES2025. Le faible chiffre d’affaires malgré un portfolio dual suggère soit un modèle très captif à projets sporadiques, soit une captation forte de valeur en amont par les donneurs d’ordre — situation classique des sous-traitants « deep tech » qui doivent arbitrer entre rentabilité court terme et effet d’antenne politique de la filière spatiale nationale.
Verdict WattsElse
TEMISTh ne vend pas une « transition » monolithique mais des joules domestiqués sous pression : aussi longtemps qu’elle sera créditée tantôt par Ariane tantôt par Baker Hughes, son histoire française restera celle du scalpel thermique indispensable … et de la plasticité géographique entre Lambesc et Marignane — loin, à ce stade documentaire, du Grenoble de votre cache.
Sources : euro-petrole.com · cnes.fr · temisth.com · cordis.europa.eu · desolination.eu · 3dadept.com · addupsolutions.com · temisth.com · metal-am.com · aerospace-valley.com
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
PARQUE EOLICO ALTO DEL COTEREJON S.L.
Une société projet sans effectif qui capte encore les flux du vent à Castille-et-León, mais dont la destinée financière et politique se joue désormais à Madrid et dans la holding China Three Gorges (Spain) SL.
Voir la ficheUNICT
L’Università di Catania n’est pas un opérateur énergétique au sens marché : elle est néanmoins un géant sicilien de recherche-industrie, coincé entre un audacieux storytelling vert et une dépendance matérielle au plan de relance italian.
Voir la ficheSISTEMAS ENERGÉTICOS ALTO DO SEIXAL, S.A.U.
Derrière une dénomination technique à consonance espagnole se cache un actif éolien historique de 30 MW à Lugo, sorti de terre sous la bannière Gamesa Energía selon le BOE.
Voir la ficheSotavento Galicia
Le parc « expérimental » de Monfero et Xermade incarne à la fois vitrine pédagogique et actif industriel : en 2025-2026, un chantier de repotenciación partielle vise plus de puissance avec moins de machines — tout en refermant le chapitre des turbines dans la ZEC Fragas do Eume.
Voir la ficheSOLAR HEAT EUROPE
Elle ne fabrique pas de capteurs : elle porte le débat à Bruxelles pendant que la courbe de déploiement frôle le plat.
Voir la ficheUfuk Enerjiİ Elektrik Üretim A. Ş.
Ufuk Enerji İ Elektrik Üretim A.
Voir la ficheSamsung Display
Filiale sud-coréenne de Samsung Electronics spécialisée dans les panneaux, Samsung Display incarne à la fois la « tech de tête » des smartphones premium et une industrialisation extrêmement énergivore au cœur d’une péninsule encore calée sur les fossiles.
Voir la ficheDEMIR ENERJI
En Turquie, « Demir Enerji » recouvre deux lignes de métier très différentes — conseil en transition et fabrication de modules — qui partagent une fragilité commune : l’éclairage public sur le groupe Demir au plus haut niveau.
Voir la ficheSK Holdings
SK Holdings n’est pas une « supermajor » au sens classique : ce holding de tête (SK Inc., ex-SK Holdings, renommé en mars 2021) pilote depuis Séoul un portefeuille où l’énergie fossile et le GNL restent le socle cash-flow, pendant que les batteries avalent du capital dans un marché américain sous choc politique.
Voir la ficheElawan Energy
Elawan n’est pas une start-up de graine : c’est une machine à pipelines et à PPAs, portée par une maison mère financière.
Voir la ficheCollaborative Energy SAS
Une start-up française tente la quadrature du cercle : éolien utile hors « grand méchant » éolien, avec des machines de douze mètres, une chaîne industrielle nationale et une accroche « citoyenne ».
Voir la ficheNS Energy
L’entrée « NS Energy » recoupe une marque média très visible, quelques équivalences bruitées dans les bases ouvertes, et une production électricité très concrète.
Voir la ficheUniversitätsklinikum Freiburg AdöR
Un CHU allemand hors-normes tourne encore au gaz tout en capitalisant sur des outils carbone et une cogénération « intelligente ».
Voir la ficheEmerson International Holding Company Limited
Le nom Emerson International Holding Company Limited sonne comme une start-up londonienne ; c’est en réalité une coquille de consolidation au cœur d’un groupe américain de l’automatisation qui vient d’absorber AspenTech et de publier un bilan carbone où le Scope 3 écrase tout—une innovation industrielle sous pression climatique et juridique.
Voir la ficheMission Zero
Ce n’est pas le groupe indie de New Haven : Mission Zero Technologies, implantée à Londres, vend une promesse industrielle — capturer le CO₂ dans l’air avec des modules électrochimiques « plug-and-play », puis l’utiliser ou le stocker.
Voir la ficheGeneral Electricity Company of Libya
La GECOL pilote le cœur technique du pays, mais son modèle repose sur des flux pétroliers et des subventions massives — ce qui transforme chaque tension sur le diesel en coupure et chaque mégawatt solaire annoncé en pari géopolitique.
Voir la ficheEniProgetti
Eni Progetti n’est pas une « startup verte » isolée : c’est la maison d’ingénierie italienne du géant Eni, avec siège à Marghera-Venise et ~1 000 collaborateurs répartis sur sept centres d’exécution.
Voir la ficheRWTH AACHEN
L’université technique la plus connectée à l’industrie lourde d’Europe occidentale ne vend pas du kilowatthe‑heure : elle fabrique les modèles, les normes et les alliances qui décideront si l’Allemagne tient la charge électrique et la molécule H₂.
Voir la ficheMinistry for Industry and Minerals
Le sigle anglais « Ministry for Industry and Minerals » désigne, dans les faits, le ministère irakien de l’Industrie et des Minéraux — pas le ministère du Pétrole, mais un pivot de l’aval hydrocarbure : pétrochimie, engrais, produits pour le traitement de l’eau et l’industrie lourde, concentrés autour de la State Company for Petrochemical Industries (SCPI)…
Voir la ficheKenya Electric Generating Company
Le Kenya Electricity Generating Company PLC (KenGen), producteur coté qui porte encore l’alias historique « Kenya Electric…
Voir la ficheAEME Sénégal
L'Agence sénégalaise qui vous promet de maîtriser l'énergie, sans vous noyer dans la facture.
Voir la fichePCCL
Sur les écrans boursiers, trois « PCCL » coexistent sans filiation : Petro Carbon and Chemicals Ltd en Inde — coke de pétrole calciné —, un opérateur portuaire aux Philippines, et le vocabulaire corporate de PowerChina.
Voir la ficheDoğan Enerji
Doğan Enerji n’est pas une start-up européenne qu’on catalogue au hasard : c’est, côté marchés, la rampe industrielle des renouvelables de Doğan Holding, articulée autour de sociétés comme Galata Wind et le solaire distribué, avec une trajectoire de puissance et de résultats publiée quasi trimestriellement.
Voir la ficheGrande Dixence SA
C’est l’histoire d’un alpin lourd : barrages, galeries, Bieudron et, au coin du décor, le futur vallon de Gornerli, à portée de neige.
Voir la fiche