LAMA SOCIETA COOPERATIVA - IMPRESA SOCIALE
Coopérative sociale florentine immatriculée en 2007 (P.IVA 05694560482), LAMA Società Cooperativa – Impresa Sociale se présente comme agence de « design de l’impact » : innovation sociale, territoires, projets européens.
À propos de LAMA SOCIETA COOPERATIVA - IMPRESA SOCIALE
1. Modèle économique
Les revenus viennent de prestations intellectuelles pour institutions, fondations et entreprises : design de politiques, évaluation d’impact, animation de processus participatifs et communication stratégique, dans une logique d’impresa sociale revendiquée sur le site. La structure s’inscrit dans une galaxie d’actifs liés : fondation d’Impact Hub Firenze (2013), rôle dans la relance de Manifattura Tabacchi via MIM – Made in Manifattura (2019), et participation à hauteur de 19 % à Impact Hub SRL Società Benefit après fusion des hubs de Milan, Turin et Florence.
En 2021, selon Legacoop Toscana, cette « piccola costellazione » aurait dépassé 3 millions d’euros de chiffre d’affaires cumulés, avec 28 personnes comptées comme soci, salariés et collaborateurs au sein de la coop seule. Sur la personne morale LAMA elle-même, la base Fatturato Italia fait apparaître un chiffre d’affaires d’environ 738 822 € en 2024 et 900 479 € en 2023, avec un résultat net ramassé à 8 366 € en 2024 contre 90 039 € en 2023 — ordres de grandeur tiers, à interpréter comme agrégation commerciale et non comme comptes officiels détaillés en accès libre ici.
2. Impact réel
L’impact « énergie-climat » n’est pas mesurable en GWh : il passe par l’accompagnement des collectivités et la médiation. Le portfolio « Firenze per il clima » décrit l’appui au Comune de Florence vers une trajectoire NetZero 2030, avec design de politiques participatives et d’une assemblée citoyenne climat pilote — dispositif en prise avec l’esprit des concertations que reculent aussi les cadres nationaux français autour de la PPE et de la [SNBC](https://www.ecologie.gouv.fr/rendez-vous/strategie-nationale-bas-carbone-programmation-pluriannuelle-lenergie-ouverture), même si LAMA n’y figure évidemment pas.
Pour le lecteur WattsElse, la question n’est pas « quel parc éolien possède-t-elle ? » mais « quel maillon occupe-t-elle dans la gouvernance de la transition ? » — ce que confirment la présence répétée de Région Toscane, Commune de Florence, Ambiente Spa ou Fondazione CR Firenze dans la liste de partenaires évoquée par Legacoop Toscana. Rappel pédagogique : les leviers matériels (efficacité, EnR, réseaux) restent ceux décrits dans les outils publics de sensibilisation comme la fiche ADEME sur l’agence chez Connaissance des Énergies, indépendamment des cabinets qui les mettent en récit territorial.
3. Innovations / partenariats
L’innovation revendiquée est organisationnelle et urbaine : tiers-lieux, rigénération de friches (Manifattura Tabacchi), internationalisation des mandats — la même note de Legacoop Toscana cite entre autres la Commission européenne, la Banque mondiale ou des grands groupes coopératifs italiens comme partenaires de projets. Le site corporate met en avant la bascule vers le statut d’impresa sociale en 2020–2021 comme cristallisation juridique d’une mission déjà affichée (présentation « Chi siamo »). Aucune levée de fonds type scale-up EnR ni catalogue de brevets de génération n’a été identifié dans les sources consultées : la « tech » est ici celle des processus et des coalitions.
4. Greenwashing / zones grises
Premier risque de lecture : étiqueter cette entité « EnR » au sens producteur — le décrochage 2024 du résultat net documenté par Fatturato Italia (8,4 k€ contre 90 k€ en 2023, sur un CA autour de 0,74 M€) rappelle qu’une marque d’impact peut coexister avec une volatilité comptable forte : ce n’est pas une accusation de fraude, mais une tension de crédibilité économique pour une PME de conseil dépendante des cycles de marchés publics et philanthropiques.
Deuxième zone grise : l’agrégation narrative entre le chiffre d’affaires de la constellation (>3 M€ en 2021, Legacoop Toscana) et celui de la coopérative seule (données 2023–2024 ci-dessus) invite à la prudence journalistique sur le périmètre cité. Aucun contentieux, condamnation ou campagne d’ONG ciblant nommément LAMA n’a été repéré dans les recherches menées pour cette fiche ; en l’absence de telles traces, on ne dilue pas le débat en allégations non sourcées.
5. Positionnement stratégique
LAMA occupe une niche haut de gamme du conseil à la transition Made in Italy : assez petite pour pivoter, assez insérée pour capter des commandes d’intérêt général et des financements européens. Le chantier Firenze per il clima illustre la stratégie : ancrage municipal + participation citoyenne comme matière première politique, dans un contexte où l’Union européenne durcit progressivement ses exigences de reporting (CSRD) — champ où une TPE italienne reste souvent en dehors du périmètre mais affectée indirectement par la demande de données et de trajectoires de ses clients institutionnels.
Verdict WattsElse
LAMA, ce n’est pas un producteur renouvelable : c’est l’architecture narrative et participative qui entoure la transition — avec un profil financier récent qui rappelle que l’impact ne se déduit pas d’un cache sectoriel. La formule qui résume le pari : des assemblées citoyaines à la place des compteurs.
Sources : m.fatturatoitalia.it · lama.srl · agenzialama.eu · legacooptoscana.coop · m.fatturatoitalia.it · agenzialama.eu · ecologie.gouv.fr · ecologie.gouv.fr · connaissancedesenergies.org · finance.ec.europa.eu
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