Maihar Cement ltd
Le nom fait penser à une petite « Maihar Cement Ltd », mais dans les registres environnementaux, c’est avant tout UltraTech Cement Limited (unité Maihar Cement Works) qui apparaît, à Maihar (Madhya Pradesh, Inde).
À propos de Maihar Cement ltd
1. Modèle économique
L’élément capitalistique à Maihar reste une ligne ciment/clinker très intégrée, désormais projetée jusqu’à des extensions types 12 MTPA de ciment selon une trajectoire d’investissement groupe déjà visée dans un avis de conformité environnementale 2024-25.pdf). Sur le périmètre « Production électrique », Maihar Cement Works monetise avant tout une autosuffisance énergétique : deux blocs captive (CPP ou TPP suivant les tableaux officiels) annoncés 15,7 MW chacun dans le retour officiel mai 2025 sur les cendres de centrale captive, soit 31,4 MW thermiques combinés. La même famille de documents précise la présence au site d’un parc solaire déclaré 12,5 MW et d’un WHRS jusqu’à 40 MW. Nous n’avons pas retrouvé de ventilation séparée de chiffre d’affaires ni d’effectifs spécifique au libellé « Maihar Cement Ltd » dans des comptes consolidés : ces agrégats relèvent de UltraTech Cement.
2. Impact réel
Le site est un bouquet d’énergies : au-delà du captif au charbon et des mines — par exemple 307 222 tonnes de calcaire extraites à Tiloura sur l’exercice avril 2024–mars 2025 — UltraTech mise sur récupération de chaleur et photovoltaïque pour couper la facture carbone indirecte du four. À l’échelle groupe, le rapport intégré FY25 annonce 1,02 GW de renouvelables installés sur l’exercice, 1 372 MW cumulés RE + WHRS représentant 46 % du mix « vert », et une intensité nette scopes 1 équivalent clinker rapportée à 549 kg CO₂/t de matière cimentière ainsi qu’un taux de substitution thermique rapporté à 5,7 % pour l’ensemble du groupe ; sans ventilation plant-by-plant officielle. Pour résituer : l’outil BâtiZoom de l’ADEME explique encore que le climat français du ciment s’abat surtout sur le CO₂ process vs la part électrique — utile méthodologiquement, même si Maihar joue hors territoire soumis à la feuille de route française ciment.
3. Innovations / partenariats
La « nouveauté » la plus documentée n’est pas un PowerPoint de start-up, mais des capteurs et des bilans de masse : au plant, la direction affiche désormais des rejets sous seuils publics très serrés (particules des cheminées contenues sous 25 mg/Nm³ dans l’Environmental Statement 2024-25, transmissions temps réel vers les autorités de Madhya Pradesh), quand l’ECCR H2 2024-25.pdf) parle encore d’un plafond de 30 mg/Nm³. Côté production, le même Environmental Statement fait état du commissioning Kiln 4 au plus tard mars 2025, soit un élargissement de capacité qui redistribue les enjeux sur le captif.
4. Greenwashing / zones grises
Le premier angle critique est le décalage de périmètre : le rapport FY24.pdf) proclame l’absence de tout nouveau ticket d’investissement en thermal power, alors même que la forme remplie encore en 2025 recense deux blocs captive de 15,7 MW avec génération de cendres : la promesse institutionnelle et la physique de site ne recouvrent pas la même date d’extinction. Deuxième tension chiffrée : l’ECCR 2024-25 comptabilise 127 dépoussiéreurs/air-pollution control equipment déjà installés et 120 nouveaux pour couvrir les sources « vulnérables » de l’extension.pdf) — derrière l’argument de contrôle, on lit aussi l’ampleur résiduelle des points de fugitifs sur une usine géante.
5. Positionnement stratégique
UltraTech arme Maihar comme bastion madhya-pradeshais dans la consolidation indienne du ciment (rappels d’acquisitions dans le même rapport intégré FY25), tout en poussant un objectif groupe de 85 % d’énergie verte d’ici 2030 et l’adhésion RE100 sur l’horizon 2050. Or la transition ne se lit pas en moyenne pondérée : tant que la 31,4 MW de captif reste dans les tableaux d’exploitation, Maihar demeure un laboratoire de dépendance fossile malgré le vernis solaire/WHRS.
Verdict WattsElse
Maihar n’est pas une « pure player » électricité : c’est un cimentier qui produit son courant sur place, et c’est précisément ce double statut qui rend la transition visiblement incomplète tant que le captif et ses cendres figurent dans les formulaires administratifs.
Sources : ultratechcement.com · gem.wiki · gem.wiki · ultratechcement.com · ultratechcement.com · ultratechcement.com · ultratechcement.com · batizoom.ademe.fr · entreprises.gouv.fr · ultratechcement.com
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