NIIGATA COOPERATIVE POWER CO
Le libellé « Niigata Cooperative Power Co » ne correspond, selon les éléments disponibles en 2026, à aucune personne morale reperçable dans les registres ou la presse spécialisée sous cette graphie exacte : la confiance doit donc passer par un dédoublonnage strict avant tout chiffre.
À propos de NIIGATA COOPERATIVE POWER CO
1. Modèle économique
Une fois la centrale thermique située comme référent plausible, le modèle devient classique de producteur électrique en cycle combiné au gaz naturel liquéfié : revenus liés à la production merit-order et aux contrats de capacité japonais, avec combustible importé après bascule historique depuis l’approvisionnement par le gisement offshore Agano-oki vers du GNL régnasifié (synthèse des équipements et du réseau 251 km). La puissance brute rapportée pour la série 500 kV 5 se situe à 10,9 MW en annotation « au moins 109 MW » dans l’open data selon périmètres de comptage (inventaire ; tableau équipements mis à jour 2018 dans la source japonaise). Chiffre d’affaires propre à une entité « Cooperative Power » : non trouvé ; effectif dédié : non ventilé publiquement pour l’isolement du site dans les documents généralement agrégés.
2. Impact réel
Pour le climat, l’installation reste une source d’émissions de scope 1 typiques du méthane / CO₂ de combustion fossile, avec bilan fortement dépendant du facteur de charge — en baisse structurelle : la même source japonaise indique explicitement une réduction des heures de fonctionnement du fait de la montée des énergies renouvelables (contexte opérationnel 2028). À l’échelle urbaine, Niigata structure un volet inverse via Niigata Swan Energy (~80 000 MWh/an distribués, ordre cité dans le reporting climat municipal) et un impact budgétaire agrégé communiqué (~100 millions JPY) sur la facture d’électricité locale (cadre ville bas-carbone CDP), ce qui juxtapose décarbonation amont citoyenne et actif gaz en bout de chaîne. Les références PPE3, CSRD ou fiches ADEME ne s’appliquent pas juridiquement à cet actif japonais : aucun alignement chiffré UE n’a été identifié dans les sources consultées.
3. Innovations / partenariats
Le signal « innovation » le plus cité est technologique et communicationnel à la fois : essai de co-combustion hydrogène sur turbine gaz en service commercial, d’abord à ≈ 1 % en octobre 2023, puis porté à 8 % en octobre 2024 (dépêche de filière LNG ; cohérent avec la chronologie source japonaise). Ces essais se situent dans la roadmap carbone-neutralité des grands utilities japonais, mais sans changement instantané du fait que l’hydrogène reste massivement gris/azuré hors traçabilité complète (plaidoyer technique sur les pertes énergétiques). Côté Oil & Gas au sens équipementier, les SETS turbines dual-fuel de Niigata Power Systems poursuvent la logique moteurs stationnaires offshore / gaz, distincte du producteur régional (fiche industrielle agrégée).
4. Greenwashing / zones grises
Le pari hydrogène bas taux sur un CCGT GNL peut servir de couverture narrative à un actif dont la viabilité commerciale s’effrite alors même que les promesses « verts » sont marginales volumétriquement : la source sectorielle japonaise fixe sans ambiguïté l’arrêt prévu pour mars 2028 au motif des ENR qui grignotent les opportunités d’exploitation (chronologie opérationnelle). Une tension macro-politique chiffrée éclaire ce décor : lors de la première manche des enchères japonaises de capacité décarbonée, la catégorie rétrofit hydrogène/ammoniac n’a obtenu que 826 MW sur un objectif de 1 000 MW, signe d’enthousiasme industriel limité malgré des projets techniquement mis en avant (analyse Renewable Energy Institute, 26 août 2025). `Aucune condamnation judiciaire, sanction administrative ou rapport d’Inspection des finances spécifique à « Niigata Cooperative Power » n’a été recensée.**
5. Positionnement stratégique
Pour Niigata, l’épisode se lit comme fin programmée d’un patrimoine gaz historique au bord du Japon, dans un pays qui combine fermetures d’anciens thermiques et expérimentations hydrogène/ammoniac tout en poursuivant des boucles d’approvisionnement GNL mondialisées. L’alternative locale documentée passe par une instrumentalisation publique-privée des ENR municipales, où la ville cherche à tenir ses jalons climat à l’échelle urbaine (feuille de route ville). À ne pas amalgamer : une coopérative locale de distribution de mazout domestique (ex. lignes prix kérosène chauffage autour de 127–128 JPY/L fin 2025) relève du commerce de détail pétrolier, pas de la production centrale (grille tarifaire CoopDeli Niigata).
Verdict WattsElse
Le nom importé en anglais cache un puzzle géographique : derrière une étiquette de « cooperative power », on trouvera plutôt un utilities classique sous tension de capture par les ENR, une supply-chain GNL sous stress global, et un parcours hydrogène utile aux communiqués plus qu’aux bilans massiques — jusqu’à l’arrêt daté qui, lui, est déjà dans le logiciel japonais.
Sources : gem.wiki · ihi.co.jp · ja.wikipedia.org · cdp.net · lngprime.com · renewable-ei.org · worldoils.com · niigata.coopdeli.coop
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
GreenGen Co Ltd
GreenGen Co Ltd (souvent citée comme GreenGen Ltd.
Voir la ficheLA ROCHE SUR YON AGGLOMERATION
La Roche-sur-Yon Agglomération n’est pas une « startup climat » : c’est une communauté d’agglomération vendéenne qui, ces dernières années, a mis en avant des opérations massives autour du biométhane, de l’hydrogène et du renouvelable — au prix de tensions politiques et financières qui questionnent le pilotage durable.
Voir la ficheSinoma
Sous l’étiquette Sinoma, il faut distinguer une réalité moins simple que le storytelling industriel.
Voir la ficheBernhardt
Face au verrou réglementaire de l’UE sur l’emballage, BERNHARDT Packaging & Process — PME française des films et machines de conditionnement, distincte du mobilier Bernhardt outre-Atlantique — accélère l’écoconception et l’absorption de sa filiale Deltasacs.
Voir la ficheR3 Green Energy
Spécialisée dans les installations photovoltaïques, R3 Green Energy tente de convertir le soleil en euros tout en prétendant sauver la planète.
Voir la ficheCONSORCIO SANTA MARTA S.A.
Une centrale ERNC nourrie par le gaz de votre poubelle métropolitaine : sur le papier, c’est une success story chilienne contre le méthane en fuite et pour le réseau.
Voir la ficheEcosun Innovations
Sous le feu des projecteurs humanitaires et des grands chantiers, Ecosun Innovations pousse le photovoltaïque « plug & play » jusqu’aux confins du Pacifique.
Voir la ficheEL ROBLEDO EOLICA, SL
Filiale espagnole d’une chaîne industrielle photovoltaïque, EL ROBLEDO EOLICA, SL (CIF B85699171) fait passer un couloir éolien de 24,4 MW sous des pales de 6,1 MW à 120,9 m de moyeu, puis le couple à 43,56 MW de solaire déjà opérationnels — 67,96 MW au total — au prix d’un effondrement de chiffre d’affaires et d’une tempête environnementale** sur la vallée…
Voir la ficheDall Energy
Transformer les déchets verts en chaleur cosy, mais le défi reste de rester 100 % vert au-delà des chiffres.
Voir la ficheINNOVAWOOD
Réseau de recherche et d’innovation basé à Bruxelles, InnovaWood incarne une Europe de la filière bois faite d’adhésions, de projets subventionnés et de « ponts » vers les politiques publiques.
Voir la ficheEDF Côte d'Ivoire
EDF Côte d'Ivoire joue la carte verte en Afrique de l'Ouest, entre biomasse et solaire, mais sans oublier ses bonnes vieilles centrales thermiques — un cocktail subtil pour une transition énergique toute en nuances.
Voir la ficheEDF/DELTA
Le couple EDF/DELTA désigne avant tout une participation paritaire néerlandaise autour du cycle combiné gaz de Sloe — pas une filiale française « super‑major » hors électricité.
Voir la ficheAgence locale de l’énergie et du climat (ALEC)
Ces agences locales poussent la transition énergétique à l’échelle de chaque territoire, avec une passion contagieuse pour les économies d’énergie... mais sans jamais dominer la scène nationale.
Voir la ficheHOFOR
Le Grand Copenhague ne vit pas sans HOFOR : eau, évacuation des eaux pluviales dans huit municipalités, chauffage urbain, gaz et climatisation de quartier dans la capitale (site officiel).
Voir la ficheCalico
Dans l’énergie, la plus grave rustine est parfois nomenclature : « Calico » renvoie au calicot sur Wikipédia en anglais, à une deeptech hydrogène si l’on ajoute un « t », ou à une société américaine qui essaie de débloquer, depuis plus d’une décennie, l’accès aux données de consommation au niveau immeuble.
Voir la ficheUNIBO
Elle porte un ticker de start-up et une timeline de cathédrale : UNIBO, c’est l’université de Bologne, pas un énergéticien — mais sa facture énergétique et son rayonnement recherche en font un acteur discret et massif de la transition, entre GO et fonds européens.
Voir la ficheRE-CORD
Consortium né en Toscane sur le fil ténu entre laboratoires, industries et décideurs, RE-CORD parle deux langages : celui du peer reviewed et celui du registre de transparence de Bruxelles.
Voir la ficheFireTracking
La start-up calédonienne qui veut éteindre les feux avant même que vous n'ayez eu le temps d'y penser, grâce à l'IA. Spoiler : ça marche plutôt pas mal.
Voir la ficheRusHydro
Le deuxième groupe hydroélectrique au monde fait parler ses chiffres : record de production en 2025, résultats IFRS retroussés alors que la capex enfle et la banque russe fait exploser les coûts du service de la dette.
Voir la ficheShenhua Guohua Electric Power Corporation
Le bras armé thermique de l’ex-Shenhua porte un nom d’emprunt, mais la réalité est côté cours : 国华电力 alimente une machine intégrée charbon–électricité–transport au cœur du groupe public China Energy.
Voir la ficheMidia Green Energy
** Roumaine, à cheval sur l’État et Rompetrol (KMG), Midia Green Energy incarne le pivot « vert » de la plateforme pétrochimique de Năvodari : trois centrales au sol pour moins de 10 MW, mais voisine d’une cogénération gaz de 80 MW dont la mise en service est tombée en plein hiver 2025.
Voir la ficheMarin Mugaire S.L.
Une micro-productrice en société à associé unique, qui enchaîne depuis 2023 des chutes de ventes abruptes tout en restant, dans les agrégats publics, en territoire de résultat positif — un profil mieux documenté dans les répertoires comptables que dans la littérature « transition » grand public.
Voir la fiche