OLIVENTO S.L.U (ANTES S.E.VILLARRUBIA)
Le portefeuille affiche près d’un demi‑gigawatt à l’échelle nationale : ce n’est pas une startup verte qui « scale », c’est une société patrimoniale dont la technicité se joue autant en salle de créanciers qu’au pied des éoliennes.
À propos de OLIVENTO S.L.U (ANTES S.E.VILLARRUBIA)
1. Modèle économique
Olivento S.L.U. incarne le modèle classique du propriétaire‑exploitant (ou quasi) d’actifs éolien, solaire photovoltaïque et thermosolaire en Espagne : revenus tirés de la production d’électricité vendue sur des mécanismes de rémunération (incluant des périodes encore associées à des cadres régulés), complétés par des opérations de cessions pilotées par l’actionnaire majoritaire. D’après l’association sectorielle AEE, au 21 octobre 2025 le groupe compte 492 MW en exploitation — éolien, PV et thermosolaire — et 50 MW de thermosolaire en chantier avancé (profil AEE). Sur le segment éolien précisément, la même source indique 14 parcs pour 421,8 MW répartis dans dix provinces (profil AEE) ; une fiche Alimarket reprend une structure actionnariale 51 % Plenium Partners / 49 % FCC (Alimarket). Maintenance et gestion sont externalisées vers Integral Management Future Renewables (I.M. Future), ce qui allège la tête de pont juridique mais concentre la valeur sur la gouvernance financière et les relations banques / fonds (Alimarket). Chiffre d’affaires consolidé récent non retrouvé dans une source grand public exploitable ici : Empresite / El Economista signale une chute de plus de 2 000 places au classement national des entreprises en 2024, proxy de volatilité comptable plutôt que de robustesse opérationnelle (fiche El Economista). Effectifs : ordre de grandeur d’une poignée de salariés déclarés (~4 en 2024 selon la même ligne presse), typique d’une holding d’actifs EnR.
2. Impact réel
La matérialité climat passe par la production électrique bas‑carbone : l’AEE avance environ 900 GWh/an générés par le parc éolien, soit l’équivalent énergétique de la consommation domestique de centaines de milliers de foyers — ordre de grandeur à manipuler avec prudence selon le mix réel année par année (profil AEE). Le thermosolaire complète le mix avec une technologie mature mais plus capitale intensive, cohérente avec un portefeuille hétérogène ibérique. Aucun rapport CSRD ou bilan GRI public identifié pour cette entité précisément : l’impact se lit donc surtout via les données de production agrégées et le contexte politique européen (accélération EnR, pressions sur les mécanismes de rémunération) plutôt que via une communication RSE standalone.
3. Innovations / partenariats
Le cœur du différenciant n’est pas la R&D technologique mais la structuration M&A et dette : Plenium Partners a porté à fruition — avec conseil juridique Watson Farley & Williams — une restructuration de 528 M€ auprès d’un consortium de dix banques incluant Santander, signal fort de soutien creditor‑side mais aussi de fragilité historique du levier (communiqué sectoriel). Côté marché, Plenium a annoncé puis interrompu à l’été 2024 le processus de vente d’un portefeuille onshore d’environ 350 MW incluant Olivento, rupture rare qui oblige à questionner prix, acheteurs ou verrous réglementaires (New Project Media). En septembre 2025, Velto Renewables décrit l’acquisition de 260 MW de projets solaires régulés en Espagne auprès de Bankinter et Plenium pour une valorisation transactionnelle d’environ 1,1 Md€ — opération voisine dans l’écosystème Plenium sans confondre périmètre exact et entité légale à chaque ligne bilan (Velto Renewables).
4. Greenwashing / zones grises
Zone grise n°1 — dette et gouvernance créanciers : une restructuration 528 M€ n’est pas un « succès ESG » ; c’est une traduction comptable de tensions sur cash et covenant, avec dix banques dans le pool (restructuration 528 M€). Zone grise n°2 — fin de tarifs régulés : la presse spécialisée liait en 2024 le parc Olivento à une échéance proche des rémunérations encadrées, exposant la courbe de revenus au mérite du marché gros (process de vente). Zone grise n°3 — risque juridique territorial : en Galice, Reuters documente 243 recours ayant suspendu 72 projets éoliens sur la période 2024‑2025, contexte dans lequel Olivento opère lusophone et galicien via des actifs référencés dans les bases sectorielles (Reuters Galice). Aucune « condamnation greenwashing » publique identifiée ; en revanche, la combinaison effet taille / léger effectif / historique dette invite à scruter la qualité de la transparence extra‑financière — aujourd’hui insuffisante pour noter la performance ESG au pré audit.
5. Positionnement stratégique
Olivento reste un contre incontournable de l’éolien espagnol : 6ᵉ producteur éolien national selon le classement médiatisé El Economista (2024) (fiche El Economista), avec un parc recensé dans des inventaires indépendants (The Wind Power). La stratégie visible est double : stabiliser la structure du passif (restructuration), puis monétiser sélectivement le pipeline PV et onshore dans un marché européen où la liquidité M&A EnR reste élevée malgré les taux (cession solaire Velto). Le signal 2025 — 492 MW opérationnels et chantier thermosolaire — indique une volonté de tenir l’actif en moins value opportuniste (profil AEE).
Verdict WattsElse
Olivento n’est pas une histoire de transition racontée en slide : c’est du béton, du cuivre et des convenants — demi‑gigawatt en ligne , demi‑milliard en salle de banques .
Sources : aeeolica.org · alimarket.es · empresite.eleconomista.es · w3.windfair.net · newprojectmedia.com · veltorenewables.com · reuters.com · thewindpower.net
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Pelİn Enerjİ Yatirim Üretİm Ve Tİcaret A.Ş.
Filiale hydraulique d’un conglomérat en pleine mue financière, Pelin Enerji incarne l’électricité « propre » bancarisée et bétonnée : un barrage record, des GWh comptés au milliard et, derrière, un groupe qui parle aussi gaz naturel et vise la cote à Istanbul.
Voir la ficheIbereólica Cabo Leones II
À première vue, c’est une success story EnR impeccable : deux cents mégawatts dans le désert et une production qui devrait équivaloir à plusieurs centaines de milliers de foyers — mais le marché chilien impose une autre logique : filets électriques congestionnés, écrêtement massif, et désormais mise en catalogue de cet actif par un actionnaire européen.
Voir la ficheHRS – Hydrogen Refueling Solutions
Fabriquant français coté à Paris, Hydrogen Refueling Solutions incarne la brutalité du cycle hydrogène mobilité : carnet fragilisé par des clients en difficulté, procédures avec un opérateur majeur, puis plan de rigueur et diversification vers les usages stationnaires.
Voir la ficheExplotaciones Eólicas Sierra de la Virgen, S.A.
À Zaragoza, une petite société anonyme incarne mieux que n’importe quel slide groupe la transition énergétique sur le papier.
Voir la ficheCitic Pacific Mining
** Derrière l’étiquette « pétrole et gaz » du holding chinois, Citic Pacific Mining incarne surtout une méga-usine de minerai au gaz à Cape Preston — là où la magnétite rencontre une centrale de 480 MW et un bras de fer avec Mineralogy.
Voir la ficheAtlas-Öljy
Atlas-Öljy n’est pas une « success story » nordique du pétrole : c’est une ligne dans les registres finlandais qui relie encore Vaasa et Helsinki au siècle court du mazout pour routiers — jusqu’à ce que la radiation administrative du 20 août 2025 vienne solder une fiction économique longue de quarante ans.
Voir la ficheKauaʻi Island Utility Cooperative
** Seule coopérative électrique d’archipel à Hawaï, la Kauaʻi Island Utility Cooperative incarne depuis des années une course à la neutralité carbone accélérée : après un creux dans le pourcentage d’énergies renouvelables en 2024, elle parie désormais sur des centaines de MW solaires couplées au stockage et sur des PPP longs pour tenir jusqu’à un objectif…
Voir la ficheElectra del Norte
Sous ce nom de scène cache Electra Norte Energía — groupe familial asturien centenaire qui vend, distribue et produit de l’électricité « 100 % renouvelable » sur une emprise de réseau d’environ 60 km²**.
Voir la ficheGR Ciprés
Ce n’est pas une « scale-up » visant le SBF 120 : GR Ciprés incarne le solaire distribué chilien, taille PMGD, calibré pour encaisser un prix stabilisé dans un pays où la bonne histoire climatique se heurte à la physique du transport d’électricité.
Voir la ficheSolaris
Solaris n’est pas un producteur d’électricité renouvelable au sens étroit : c’est un équipementier européen de mobilité collective dont les véhicules électriques, à trolley ou pile à combustible conditionnent l’usage réel des EnR dans les villes.
Voir la ficheSoyuzneftegaz
Fondé par un ancien ministre russe de l’énergie, le groupe a bâti sa légende sur l’E&P en zones émergentes, puis a liquidé le gros de ses actifs productifs.
Voir la ficheKoillis-Satakunnan Sähkö Oy
** Distributeur électrique à capitaux municipaux, Koillis-Satakunnan Sähkö pilote un maillage dense d’hydraulique, d’éolien et désormais de stockage — tout en alignant ses clients sur des hausses de tarifs de réseau répétées et une fiscalité de sécurité d’approvisionnement qui grimpe.
Voir la ficheÖstersund Solpark ekonomisk förening (Jämtkraft)
Le parc solaire d’Östersund incarne le modèle scandinave du solaire partagé : des milliers de parts détenues par un bailleur social, une utility régionale et des citoyens, sur un foncier réhabilité et un bail long.
Voir la ficheCDC Conseil
Un cabinet d'ingénierie et d'études techniques qui tente d'innover dans un secteur parfois trop technique pour l'émerveillement.
Voir la ficheACME Engineering Products
Depuis 1956, ACME joue les maîtres-filtreurs en décryptant le gaz malodorant des bâtiments… avec une touche vintage qui sent bon les années 50.
Voir la ficheICADE
Icade incarne avant tout une foncière-promoteuse française cotée, filiale de référence de la Caisse des dépôts : actifs financiers gigantesques mais sensibles au cycle promotion.
Voir la ficheOX2 Structure
Le libellé « OX2 Structure » croise des traces d’OX2 (promoteur suédois, désormais dans l’orbite d’EQT), d’O2 Power (client indien ayant passé de grosses commandes à Suzlon) et des métadonnées Wikidata/Suzlon — mais Pune, secteur Production, création 1995 et la cohérence « fabricant d’éoliennes » pointent sans ambiguïté vers Suzlon Energy Limited, pas vers…
Voir la ficheCa Du Hydro Power Constructing JSC.
Le libellé Ca Du Hydro Power Constructing JSC ne renvoie, selon les éléments disponibles en ligne, à aucune société clairement documentée (site corporate, rapport financier ou fiche d’entreprise indexée sous cette graphie exacte).
Voir la ficheJSC "KAMCHATSKENERGO"
RusHydro affiche des résultats en nette amélioration en 2025, mais sa filiale régionale PAO Kamchatskenergo (JSC Kamchatskenergo) vit une autre histoire : croissance du chiffre d’affaires, perte nette et dette qui grimpe.
Voir la ficheCaribbean Petroleum Corporation
L’histoire n’est pas celle d’un pétrolier en croissance, mais celle d’un indépendant portoricain pulvérisé par l’amplitude d’une seule nuit d’octobre, puis atomisé en actifs, dettes et procédures fédérales.
Voir la ficheBL Énergie Swiss Sàrl
Installateur‑conseiller photovoltaïque et batteries en Suisse romande, BL Énergie Swiss Sàrl mise sur une promesse industrielle voyante — 380 kWc chez Iveco à Eclépens, 845 panneaux cités au catalogue — alors que ses repères officiels parlent encore d’une Sàrl toute récente, capital minimal et actionnariat resserré après un pivot de novembre 2025.
Voir la ficheMyanma Oil and Gas Enterprise
La Myanma Oil and Gas Enterprise (MOGE) n’est pas une « entreprise pétrolière » au sens boursier : c’est l’exploitant national birman, sous contrôle de l’État, qui capte l’essentiel des revenus de l’or noir et surtout du gaz exporté, principalement vers la Thaïlande et, dans une moindre mesure, la Chine.
Voir la fiche