MOGAS Group
** Maestro Oil & Gas Solutions (MOGAS Group) incarne l’intégration verticale du pétrole produit fini en Afrique de l’Est : terminaux, stations, bitume, lubrifiants.
À propos de MOGAS Group
1. Modèle économique
MOGAS se présente comme un opérateur aval intégré : négoce international, terminaux maritimes et terrestres, réseau de stations, bitume, GPL et huiles site corporate MOGAS. L’entreprise revendique des actifs lourds : 40 000 m³ de stockage à Dar es Salaam, 6 500 m³ à Tanga, et 5 000 m³ chacun à Kampala et Lubumbashi site corporate MOGAS. Les comptes consolidés récents ne sont pas publiés en open data ; selon la presse ougandaise (), le groupe comptait plus de 300 salariés et sept sociétés opérationnelles, avec statut de distributeur exclusif de Castrol en Ouganda et au Rwanda Daily Monitor. Un chiffre d’affaires historique de l’ordre de 345 millions de dollars (2010) est rapporté par des syntheses en ligne — à manier avec prudence faute d’états financiers audités accessibles Grokipedia. Les revenus actuels reposent quasi exclusivement sur les hydrocarbures raffinés et dérivés, avec une empreinte juridique multi-pays (Ouganda, Kenya, Tanzanie, RDC, Rwanda, Burundi, Émirats) alignée sur la fiche officielle site corporate MOGAS.
2. Impact réel
L’impact climat direct de MOGAS est celui d’un distributeur de produits pétroliers et de bitume : combustion finale chez les clients, émissions fugitives et logistique fossile, sans équivalent « CO₂ évité » publié. Aucune feuille de route bas-carbone, objectif SBTi ou mix EnR n’apparaît sur le site corporatif consulté site corporate MOGAS. Aucun rapprochement documenté avec l’ADEME, la CSRD européenne ou les bases de référence type Connaissance des Énergies ne ressort des recherches pour cette entité — logique, puisqu’elle relève du downstream pétrolier en Afrique subsaharienne et non d’un périmètre de reporting UE. Pour le lecteur français, l’« impact réel » se compare moins aux objectifs de la PPE européenne qu’au verrou énergético-fiscal local : alimenter mobilité, industries et chantiers avec des combustibles liquides là où le réseau électrique reste chroniquement sous-dimensionné.
3. Innovations / partenariats
Le « tech » affiché est marketing aval (lubrifiants « technology-led », gammes bitume) plutôt que rupture technologique site corporate MOGAS. Côté partenariats de cession, la presse nationale a décrit en janvier 2022 des négociations avec Ola Energy pour reprendre le groupe et solder la dette bancaire, sous le couvert d’une injonction judiciaire temporaire Daily Monitor. En 2025, un programme de recrutement de *management trainees* à Kampala (audit, risque, conformité) indique une activité RH maintenue The Ugandan Jobline. Aucune levée de fonds tech ni co-investissement EnR public n’a été identifié dans les sources ouvertes sur la période récente.
4. Greenwashing / zones grises
Le site évoque la « valeur » pour l’environnement dans une phrase de mission générique, sans indicateurs vérifiables — écran rhetorique classique pour un métier 100 % fossile site corporate MOGAS. La zone grise la plus documentée est financière et politique : entre 2018 et 2020, MOGAS aurait contracté douze prêts pour environ 43,2 milliards de shillings ougandais (principal et intérêts cumulés), avant le passage sous séquestre/receivership par Stanbic Bank en 2021 ; en janvier 2022, la Haute Cour de Kampala a accordé une injonction de six mois pour laisser filer une restructuration avec Ola Energy Daily Monitor. En parallèle, une lettre présidentielle de septembre 2022 a dirigé le gouvernement vers le rachat de 15 acres à Mukono à la famille Rugazoora pour « désendetter » l’activité — sujet de controverse publique Daily Monitor. Par ailleurs, confusion d’identité : l’acquisition de MOGAS Industries (vannes) par Flowserve pour 305 millions de dollars en octobre 2024 concerne une société américaine sans lien avec Maestro Oil & Gas communiqué Flowserve — piège pour toute veille financière automatisée.
5. Positionnement stratégique
MOGAS capitalise sur l’indispensabilité des importations de white products et sur des actifs portuaires dans un couloir logistique sensible (Dar, Tanga). Le signal récent n’est pas une stratégie « transition » mais la normalisation opérationnelle après la tempête bancaire : site à jour, recrutement cadre 2025, gouvernance familiale visible (Geoffrey Rugazoora en CEO de groupe sur le site). Dans un circuit régional où majors internationales et nationales se disputent les parts de stations, la marge de manœuvre reste tributaire du coût du dollar, des taux, et des appuis politiques — moins d’un « green premium » que d’un premium de survie.
Verdict WattsElse
MOGAS n’est pas un acteur de la transition : c’est l’infrastructure liquide du statu quo, dont la solidité se lit autant dans les mètres cubes de stockage que dans les milliards de shillings disputés au tribunal et dans une lettre présidentielle. En un mot : pétrole rendu politique.
Sources : mogasoil.com · monitor.co.ug · grokipedia.com · connaissancedesenergies.org · theugandanjobline.com · ir.flowserve.com
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
OOO "Ветряной парк Краснодонский"
** L’ООО « Ветряной парк Краснодонский » n’est pas qu’un nom baroque dans un extracteur de données : c’est la traduction juridique d’un actif éolien historique de 25 MW, coincé entre guerre, occupation et une holding ukrainienne qui, elle, publie encore des comptes…
Voir la ficheFirst Solar
First Solar est le grand manufacturier américain que le marché PV cite en fusion de deux registres : usines et brevets d’un côté, opacité apparente entre marge brute et aides fédérales de l’autre.
Voir la ficheIonity
Ionity promet aux Européennes et aux Européens la recharge grande vitesse partout où part la voiture électrique.
Voir la ficheØrsted
Le géant danois de l’éolien offshore a bouclé en 2025 une transformation profonde : plus de charbon, un parc EnR qui grossit encore, des comptes qui repassent au vert — mais aussi des cessions d’actifs et une restructuration qui disent la dureté du secteur.
Voir la ficheAl Andalus Wind Power
Al Andalus Wind Power n’est pas une « start-up éolienne » : c’est une société espagnole de droit privé, calée sur l’exploitation d’actifs terrestres, désormais prise dans la consolidation du portefeuille ibérique de Saeta Yield après son rachat par Masdar.
Voir la ficheDP Energy (Irlande)
Développeur irlandais d’éolien, solaire et énergie marine, entre ambition durable et possible cosmétique écologique.
Voir la ficheCharles Pratt and Company
Derrière ce nom du XIXe siècle, il n’y a plus une compagnie pétrolière opérationnelle, mais un discret bureau de gestion de fortune new-yorkais.
Voir la ficheGP Joule GmbH
Installée au nord de l’Allemagne et codée au registre du commerce de Flensburg, GP Joule GmbH est bien l’intégrateur d’énergies renouvelables — vent, solaire, chaleur, hydrogène — que décrit son site corporate ; ce n’est pas un homonyme étranger au secteur.
Voir la ficheHanwha Solar Power Kitsuki
Hanwha Solar Power Kitsuki n’est pas une « start-up solaire » isolée : c’est une centrale photovoltaïque au sol, mise en service en 2015 sur un terrain en pente d’environ 300 000 m² à Kitsuki (préfecture d’Oita, Kyushu).
Voir la ficheHIDROELECTRICA EL MANZANO S.A.
Mini-hydro vieillissante sous le volcan Llaima, Hidroeléctrica El Manzano S.A.
Voir la ficheOrège SA
Orège vend du « sans Capex » sur les boues et les digesteurs, avec une techno propriétaire qui promet plus de gaz et moins de polymères.
Voir la ficheOKTAVE
** La SEML Oktave incarne le pari du Grand Est : industrialiser l’accompagnement des rénovations lourdes quand l’État peine à payer ses aides à temps.
Voir la ficheParque Eólico Valdecarro, S.L.
Derrière une raison sociale taillée pour l’éolien se cache une SPV espagnole qui exploite surtout du photovoltaïque au cœur de la Castille-La Manche — avec des comptes qui ont brutalement reculé en 2023.
Voir la ficheOLA Energy
Dans la transition énergétique, OLA Energy raconte moins une conversion qu’une résistance organisée.
Voir la ficheClean Horizon Consulting
Cabinet parisien du stockage électrique depuis 2009, Clean Horizon Consulting tire une partie de son aura des benchmarks européens du BESS — mais ses derniers comptes montrent une rentabilité opérationnelle sous tension pendant que les flux financiers tiennent par la ligne du résultat net et du bilan.
Voir la ficheOpde
Opdenergy n’est ni une start-up de cottage industry ni un pur promoteur local : c’est une machine à capacités sous pavillon espagnol, désormais pilotée par un fonds d’infrastructures, qui empile GW opérationnels, enchères et obligations pendant qu’un vieux différend EPC continue de grincer.
Voir la ficheSong Ba Ha JSC.
Le producteur vietnamien Song Ba Ha capitalise sur un actif d’envergure — 220 MW sur la rivière Ba — et sur des résultats 2025 en forte accélération, au prix d’une dépendance totale à l’hydrologie et à la tolérance politique.
Voir la ficheGREENCOLAB
À Faro, GreenCoLab n’est ni une start-up gadget ni une major pétrolière recyclée : c’est un laboratoire collaboratif (CoLAB) à but non lucratif, calé sur la biotechnologie alga et les chaînes partenariales université–laboratoires publics–PME portugaises.
Voir la ficheSharp Corporation
Le géant d’Ōsaka referme une grande partie de son histoire industrielle (dalles LCD, mastodontes d’usine) tout en présentant le résidentiel et l’énergie comme fer de lance.
Voir la ficheSchlumberger (Ireland)
Schlumberger Information Solutions Limited — cache WattsMonde « Innovation », siège à Cork (Building 1000, City Gate, Mohona) — est la coque irlandaise du groupe SLB (ex‑Schlumberger) : géosciences, chaînes de données, logiciels d’exploration–production.
Voir la ficheExergy International Srl
Transformer la chaleur fatale et la géothermie en électricité pilotable: sur le papier, Exergy International Srl coche beaucoup de cases de la transition.
Voir la ficheGroupe CETIH
Le géant de l’enveloppe basé en Loire-Atlantique encaisse le repli du neuf, assume deux échecs de diversification (solaire, rénovation grands publics) et bascule le pari de la crédibilité climat sur l’usine, la matière et des alliances ciblées.
Voir la fiche