OWP Butendiek GmbH & Co. KG
Le parc n’est pas un logo verte : à 32 kilomètres de Sylt, 288 MW tirent encore des vagues européennes sur la valorisation merchant.
À propos de OWP Butendiek GmbH & Co. KG
1. Modèle économique
Les revenus viennent de la production électrique maritime puis de ventes régulées : contrats avec industriels ou fournisseurs (PPAs), prix de marché pour le résiduél, paiements équilibrés sur le système interconnecté européen. Le site projet annonce une centrale mature de 288 MW (80 éoliennes × 3,6 MW), mise en service à partir de mi-2015, dimensionnée pour alimenter l’équivalent d’environ 370 000 ménages (site du parc Butendiek). Ces chiffres caractérisent l’actif, pas le compte séparé d’OWP : la capitalisation financière lisible dans la presse spécialisée passe par Greencoat, qui après un second bloc de 22,5 % acquis en octobre 2023 contre environ 168 M€ auprès d’une entité apparentée au trust de retraite Siemens (communication Greencoat, synthèse RTE sur la transaction). Pour l’ensemble du portefeuille Greencoat, le dernier rapport indique une valeur nette d’investissement (« implied EBITDA ») de 157,6 M€ au titre de 2025 et une valeur des revenus de 295,8 M€, avec 76 % des revenus de la société contractés jusqu’à 2030 (contre une base de mention 71 % jusqu’à 2029 en 2024) (rapport annuel Greencoat 2025) — périmètre groupe, donc lecture prudente si l’on voulait isoler uniquement Brême‑Butendiek. Effectif précis dédié au SPV allemand non trouvé dans les dossiers courts consultés pour cette fiche.
2. Impact réel
On parle là d’un parc 100 % éolien marin hors fossile dans la fonction : chaque jour d’activité évite indirectement une combustion équivalente de centrales allemandes encore charbon‑lignite jusqu’aux sorties tardives encore discutées au niveau européen. À l’échelle du groupe investisseur, Greencoat affirme avoir produit suffisamment d’électricité renouvelable pour quelque 770 000 foyers et avoir contribué à éviter environ 1,4 million de tonnes CO₂, sur la base d’hypothèses comptables internes annexées aux résultats annuels (résultats annuels 2025 communiqués en ligne) ; ce volet mérite le qualificatif « scope déclaratif investisseur », pas encore une traçabilité « Butendiek seule ». Par comparaison thématique avec la littérature énergie‑climat en France (débat Connaissance des énergies sur l’éolien en mer), l’instrument « parc allemand pérennisé par repowering contractuel hydrogène » illustre un itinéraire de reconversion industrielle européenne différent du modèle encore naissant sur le Méditerranée Atlantique fixé dans les documents de planification pluriannuels nationaux (« PPE 3 », etc.), sans extrapoler des chiffres français sur ce site précis puisque pas de fiche projet ADEME dédiée localisée.
3. Innovations / partenariats
Le bouclier post‑CfD passe par une bouffée massive d’electricité « corporate » attachée au couple électrolyse‑hydrogène : environ 750 GWh/an, soit ≈62,5 % de la production annuelle projetée lors de l’annonce, destinés sous PPA pluriannuel à sécuriser l’hydrogène bas carbone côté acheteurs industriels allemands (dépêche renouvelée), complétés dans la littérature de marché par d’autres off‑take européens (électricité Suisse‑centrique documentée hors cadre officiel allemand lorsqu’annoncée sous forme journalistique généraliste mais sans contrat téléchargeable retrouvé ici). Côté prévention avifaune, un volet sensible en mer du Nord, le parc a été équipé d’ ADLS (système d’arrêt lumineux ciblé) par Deutsche Windtechnik à partir 2023 pour réduire le risque collisionnel sans couper le rotor en permanence.
4. Greenwashing / zones grises
Le tableau n’est pas un triptyque marketing « tout vert » mais un bouclier financier mouvant . Preuve vérifiable : la valeur liquidative (« NAV ») Greencoat recule à 99,0 centimes d’€ par action contre 110,5 centimes en 2024 — soit ‑10 % environ hors effet cours Bourse, exactement alors que les énergéticiens listés subissent encore la cassure prix spot européenne et la valorisation NAV des actifs amortissables sous IFRS‑IC présentées dans les mêmes comptes (résultats annuels 2025 communiqués en ligne), doublée d’un cash opérationnel qui tombe mécaniquement sur un an à ≈114,6 M€ contre ≈140,8 M€ en 2024 sur le même périmètre groupe. Une lutte environnementale parallèle a mis en évidence une lacune probatoire sur les dommages avifaunistiques précis : le OVG NRW rejette encore en 27 novembre **2025 la demande de « réparation‑site » formulée pendant des années par le NABU contre l’installation (référencée « Butendiek » dans les titres officiels allemands jugés contre le parquet fédéral de l’État fédéré), tout en épousant encore la discussion scientifique encore non close dans l’expose des motifs — ce qui permet aux opposants d’entretenir durablement un capital de défiance symbolique même après débouté dans la jurisprudence ouverte depuis 2017 (communiqué du tribunal régional nord‑rhénan (OVG) NRW ).
5. Positionnement stratégique
Butendiek fonctionne désormais comme actif‑pivot reliant parc, capital patient irlandais, valorisation industrielle européenne et boucle réglementaire BSH/BNetzA allemande. La narration investisseur passe par Greencoat, qui après ‑10 % NAV repositionne encore le capital via cession d’éléments hors cœur et nouveau cadre allocation jusqu’à 350 M€ potentiel sortant communiqués en 2026 (résultats annuels 2025 communiqués en ligne), signal que « buy‑&‑forget » infra renouvelable n’a plus droit aux primes de duration illimitées dans un monde EUR/MWh mouvant.
Verdict WattsElse
Butendiek incarne désormais moins une « pépite verte » autocentrée à Brême que la « cellule projet » encore visible d’une géopolitique de l’electricité européenne , coincée entre PPA industriels longs, cassure retail spot et contentieux environnementaux à demi‑clos où la science reste encore en retard sur les tribunaux alors que tout le monde crie victoire.
Sources : owp-butendiek.de · en.wind-turbine.com · greencoat-renewables.com · greencoat-renewables.com · rte.ie · greencoat-renewables.com · connaissancedesenergies.org · renews.biz · energiesdelamer.eu · justiz.nrw.de
Données clés
- Forme
- société en commandite en
- Siège
- Brême, Germany ↗
Identifiants publics
- Wikidata
- Q113464989
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Eli Lilly
Pharmacien historique devenu géant mondial des traitements métaboliques et oncologiques, Eli Lilly consomme désormais une électricité industrielle comparable à une petite ville — et emporte l’Indiana dans une exploration du nucléaire avancé pour sécuriser puissance et disponibilité.
Voir la ficheBaosteel Zhanjiang I&S Co Ltd
À Donghai, près de Zhanjiang (Guangdong), la filiale Baosteel Zhanjiang Iron & Steel Co., Ltd.
Voir la ficheYerevan TPP
La Yerevan Thermal Power Plant (Yerevan TPP, Yerevan TPC CJSC) n’est pas une « boîte pétrolière » au sens strict : c’est une centrale thermique à gaz près d’Erevan, propriété de l’État arménien, dont le modèle repose sur la vente d’électricité et de chaleur et sur un rôle structurant dans l’échange gaz contre électricité avec l’Iran.
Voir la ficheZAACK
** Pépite d’Acheres, ZAACK vend la preuve de ce que l’on respire : stations connectées, cloud, appli, promesse d’outdoor « Citeair » ramené en intérieur.
Voir la ficheSociété nigérienne d'électricité
Nationalisée à 100 %, lestée par ses impayés vis-à-vis du Nigeria et sommée d’alimenter un pays où l’accès à l’électricité reste l’un des plus faibles du monde, la NIGELEC avance sur une ligne de crête.
Voir la ficheOMV
Le géant de Vienne n’a plus le gaz russe sur lequel sa rentabilité a longtemps dormi, mais ne renonce ni au baril ni à la fosse gazière en Mer Noire.
Voir la ficheBruce Power LP
Ce n’est pas une filiale d’État : Bruce Power LP est l’opérateur du plus gros site nucléaire du monde occidental, sur le lac Huron.
Voir la ficheNippon Denryoku
Nippon Denryoku — en japonais 日本電力株式会社 (Nihon Denryoku) — est une PME d’énergie basée à Takamatsu (Shikoku), pas le « Japan Electric Power » fantasmatique des cartes boursières : il ne faut pas confondre son compte avec les milliards de pertes de TEPCO ni l’interconnexion nationale de J‑POWER.
Voir la ficheEngie Energy International
Filiale historique de production électrique hors France — héritière d’International Power — Engie Energy International incarne le bras « mondial » du groupe Engie sur les centrales et projets d’électricité.
Voir la ficheBrookfield Renewable Energy
Le plus gros producteur indépendant d’électricité renouvelable coté en bourse déploie des volumes industriels — jusqu’au méga-contrat Microsoft — tout en restant pris dans la critique ESG du groupe Brookfield : dette carbone indirecte, nucléaire civil-militaire, et frictions locales sur l’hydro.
Voir la ficheEolica Mirasierra
Petite société en apparence, bras invisible d’un géant étatique : Eolica Mirasierra porte un parc éolien dans la province de Palencia, mais son avenir se lit surtout dans les milliards que son actionnaire déverse sur l’Espagne.
Voir la ficheEskom Holdings SOC Ltd
Huit ans après sa dernière année dans le vert, Eskom affiche un exercice 2024-2025 sous le signe du rebond : revenus en hausse, bénéfice net, facteurs de disponibilité en meilleure forme et accalmie spectaculaire sur les délestages.
Voir la ficheCompania Municipală Termoenergetica Bucuresti S.A. (CMTEB)
** Entre fonds européens massifs et impayés municipaux abyssaux, CMTEB tient à bout de bras un service vital pour plus d’un million de personnes.
Voir la ficheCENEX
Face aux prix des matières premières et aux marges de raffinage, la marque Cenex incarne la couche « retail » d’une machine beaucoup plus vaste : CHS Inc., coopérative agricole cotée qui engrange encore des milliards de dollars de chiffre d’affaires, mais voit son segment énergie vaciller.
Voir la ficheEst Industries
Spécialiste français des chaudières industrielles, ou comment chauffer l’industrie sans faire chauffer l’ambiance… trop.
Voir la ficheLes Consommateurs de Pétrole
** Sous le libellé « Les Consommateurs de Pétrole », on ne trouve ni société cotée, ni manifeste RSE, ni site « à-propos » exploitable : c’est la promesse d’une entité qui n’existe pas telle quelle dans les registres publics.
Voir la ficheBEE (Belgian Eco Energy)
Fournisseur belge d’énergie durable qui tricote sa ruche énergétique locale, entre chaudières bio et intelligence artificielle de gestion.
Voir la ficheCECIC SUNTECH Shizuishan Solar Energy Power Generation Co. Ltd.
Une coentreprise d’époque : l’empreinte industrielle Shizuishan reste synonyme du premier saut du géant étatique de l’écoconomy en PV, alors que la rentabilité de la casa-mère cotée prend des coups.
Voir la ficheGENERACION LA BANDA S.A. (GRUPO ALBANESI )
** La centrale de La Banda, 30 MW au gaz au cœur du nord argentin, résume un paradoxe brutal : un groupe qui parie sur l’efficacité des cycles thermiques et une part massive du marché gazier national, mais pris en tenaille par plus d’un milliard et demi de dollars de dette et un défaut qui secoue la place financière.
Voir la ficheKalyon Enerji
Le catalogue corporate affiche du gigawatt vert à la chaîne ; le décor géopolitique, lui, rouvre une place massive au gaz.
Voir la ficheUSMB
Ce que WattsMonde classe sous « Autres énergies », pour USMB, ne désigne pas une mutuelle ni une société cotée : il s’agit quasi toujours de l’Université Savoie Mont Blanc, pivot régional de recherche et de formation sur les transitions (énergie, bâtiment, montagne).
Voir la ficheHelsingin Energia
La capitale finlandaise a éteint son dernier bloc charbon au printemps 2025 : pour Helen Oy — ex-Helsingin Energia, né en 1909 — l’épreuve n’est pas seulement industrielle, elle est politique : réconcilier chauffage urbain, prix pour les citoyens et rentabilité dans un marché européen de l’électricité volatil.
Voir la ficheHINISA
HINISA ce n’est pas une start-up française du cache « EnR » : c’est une concessionnaire argentine au cœur du litige régional du río Atuel.
Voir la fiche