Oy Perhonjoki Ab
Oy Perhonjoki Ab, implantée à Jakobstad (Pietarsaari, Finlande), incarne le bras production du groupe municipal Herrfors.
À propos de Oy Perhonjoki Ab
1. Modèle économique
La société vit surtout de la vente d’électricité produite (hydro, éolien, puis participation indirecte au nucléaire via une holdings énergétiques finlandaise) et se situe dans une chaîne de valeur où Oy Herrfors Ab joue le rôle de maison mère au sein d’un groupe à capitaux largement municipaux et régionaux (présentation du groupe Herrfors). Pour situer l’ordre de grandeur financier au niveau consolidé — pertinent parce que les chiffres publics détaillés sont publiés sous la marque Herrfors — le groupe affiche 227 M€ de chiffre d’affaires en 2024, 59 M€ d’investissements en 2024 et plus de 250 salariés en Finlande et en Suède (données clés Herrfors). La même fresque mentionne 664 GWh de consommation électrique dans la zone de distribution du groupe, ce qui relie production et dépendance au réseau local (consommation dans la zone). Les comptes sociaux isolés de l’ex-Oy Perhonjoki après fusion ne sont pas synthétisés ici : ils demanderaient consultation directe du registre finlandais ou des filings PRH.
2. Impact réel
Le groupe revendique une trajectoire où les investissements EnR compressent la part du fossile : objectif affiché de ramener les combustibles fossiles à moins de 5 % dans le bouquet à travers des investissements continus dans les renouvelables (stratégie de réduction du fossile). Sur le volet éolien, Herrfors indique que 42,7 % de la production totale du groupe est issue de l’éolien en 2024, avec montée en puissance via les participations dans les parcs (méthodes de production — éolien). Côté hydraulique, la fiche carte du groupe documente par exemple la centrale de Kaitfors (7,4 MW, mise en service 1981, chute 20 m, participation Herrfors 61,4 %) dans le bassin du Perhonjoki (hydroélectricité Herrfors). Rapport aux cadres français (PPE, ADEME) : aucun dossier analytique francophone repéré sur cette filiale précise ; la lecture climat passe avant tout par les rapports nordiques et européens du groupe et par les marchés Nord Pool.
3. Innovations / partenariats
L’éolien Ristiveto, 48 MW, est entré en service en 2024 ; la participation du groupe y est de 15,2 %, ce qui illustre la logique de co-développement de fermes plutôt que d’équipementier pur player (parc Ristiveto). Sur le flex et la chaleur, Herrfors met en avant la mise en service à l’automne 2024 de nouvelles chaudières électriques à Ylivieska et d’un stockage d’énergie, en ligne avec l’usage des marchés de fréquence (projets récents Herrfors). Enfin, par le biais de Pohjolan Voima Oyj, l’ancienne Oy Perhonjoki apparaît avec 1,958 % du capital au 31 décembre 2025 (avec mention explicite du changement de nom vers Katternö Kraft Oy Ab au 1ᵉʳ janvier 2026) (États financiers PVO 2025).
4. Greenwashing / zones grises
La première tension est comptable et marché, pas rhétorique : sur données groupe comparables, le chiffre d’affaires retombe à 257 M€ en 2023 après un pic à 334 M€ en 2022, puis à 227 M€ en 2024, avec explication publique par normalisation des marchés de gros et volumes (historique CA Herrfors). Ensuite, une lecture « 100 % énergies renouvelables » au niveau du groupe serait trompeuse : la même chaîne de valeur inclut une participation minoritaire dans PVO, elle-même exposée au nucléaire — la reprise finale de Olkiluoto 3 par TVO est datée au 19 juin 2025 dans le rapport de référence (document PVO). Troisième frottement : l’hydroélectricité cumule pressions environnementales documentées par les producteurs ; Pohjolan Voima note noir sur blanc que « Hydropower production alters the aquatic environment » et déploie des programmes de coopération pour les cours d’eau (poissons et milieu aquatique). Quatrième signal réglementaire cité par la rédaction maison : le magazine Katternö 1/2026 évoque à la fois une rénovation complète du complexe Kaitfors et la perspective d’une « effektavgift » finlandaise — frais liés à la puissance — avec interrogation ouverte sur la facture client (Katternö 1/2026).
5. Positionnement stratégique
La fusion 2025→2026 vise une structure d’actionnariat plus lisible, en supprimant une coquille juridique intermédiaire de production (annonce Herrfors). Stratégiquement, l’entreprise ancre l’offre Herrfors dans un mix nordique où l’éolien représente déjà plus de deux cinquièmes de la production interne déclarée (mix éolien 2024), tout en conservant des levriers hydro vieillissants à moderniser (Kaitfors) (magazine groupe). Dans un marché spot finlandais qui reste cyclique, la lecture WattsElse est celle d’un producteur-intégrateur régional qui avance ses EnR tout en surfant — pour une petite fraction du capital — sur les cash-flows du nucléaire finlandais (table capital PVO).
Verdict WattsElse
Katternö Kraft vient de naître juridiquement du mariage inverse qu’on attendait peu — ce sont les actifs Kraft qui ont été avalés par Perhonjoki, puis rebaptisés — mais le fond reste brutalement nordique : même rivière, même mercure Nord Pool, même dilemme entre badge vert et ligne nucléaire dans le carnet de titres.
Sources : herrfors.fi · katterno.fi · herrfors.fi · herrfors.fi · herrfors.fi · pohjolanvoima.fi · pohjolanvoima.fi · herrfors.fi
Données clés
- Forme
- osakeyhtiö
- Siège
- Jakobstad, Finland ↗
Identifiants publics
- Wikidata
- Q113465370
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Albatros Energy Mali
La première IPP du Mali incarne mieux une dépendance électrique critique qu’un modèle résilient.
Voir la ficheLwiwhaz
Le nom ressemble à une coquille de clavier ; derrière « Lwiwhaz » se cache l’héritier ukrainien d’un réseau critique : ce qui était Lvivgaz opère aujourd’hui comme simple branche régionale d’un opérateur national unifié, avec la même équation partout — sécuriser le flux en temps de guerre, encadrer une facturation qui a déjà fait tache.
Voir la ficheEuro Green Energy Fejlesztő és Szolgáltató Kft.
Euro Green Energy n’est plus une start-up de catalogue : c’est une Kft intégrée à un groupe énergétique coté, qui exploite un actif éolien historique en Hongrie.
Voir la ficheGENSABON S.A.
Une société cotée sous l’étiquette « renewables » là où l’Espagne relie depuis des années stabilité de réseau et pilotage gazier : le cas Gensabon S.A.
Voir la ficheHD Hyundai Oilbank
Sud-coréenne, issue du tissu historique Hyundai puis du groupe HD Hyundai, cette major du pétrole & gaz incarne le paradoxe d’un raffinage encore ultra-fossile qui parie tout sur le biodiesel, le SAF et la capture de matières premières biosourcées—tandis qu’un dossier phénol et une amende record rappellent le prix du décalage entre discours ESG et gestion…
Voir la ficheNorth Oil Company
La North Oil Company incarne le pari irakien sur un géant vieillissant : remettre Kirkuk au cœur des exportations, avec bp dans les starting-blocks — puis absorber seule le choc quand la sécurité régionale fait fuir les équipes internationales.
Voir la ficheLIVETECH
Le nom évoque la tech et l’énergie ; les registres, eux, racontent une autre histoire.
Voir la ficheParque Eólico Tolpán Sur
Le parc éolien Tolpán Sur incarne la bascule accélérée du Chili vers les renouvelables…
Voir la ficheASBL
Le sigle « ASBL » fournit à lui seul peu de géographie et aucun périmètre productif : avant tout, dénomination d’une forme associative à but non lucratif très présente dans l’ARC belge comme levier des communautés d’énergie, des coopératives et des ONG sectorielles.
Voir la ficheVindbolaget i När AB
Sous le nom « Vindbolaget i När AB », les registres publics scrutés ne livrent pas de société à cette graphie exacte : le piège est double — När (Gotland) versus Närvind à Vara, ou encore la grappe finlandaise Närpes.
Voir la ficheElement Power
Selon les éléments disponibles, l’entreprise visée est très probablement Element Power RE / Element Power Group, développeur de projets renouvelables basé entre Sofia et Vienne, actif surtout dans le solaire utility-scale en Europe centrale et orientale.
Voir la ficheCanadian Gas and Electric
Canadian Gas & Electric Inc est la seule entité juridique repérable sous ce nom générique dans les bases « profil entreprise » accessibles en ligne : société créée en 2000, ligne d’activité décrite comme la production, la transmission et/ou la distribution d’électricité (profil Bloomberg).
Voir la ficheLG Electronics
Filiale industrielle du groupe LG, ancrée à Séoul (Yeouido), LG Electronics incarne la tension du hardware de masse : volumes records, marges qui grincent, et un pivot accéléré vers le B2B pour ne pas dépendre uniquement du salon connecté.
Voir la ficheE-Taranis
Micro-éoliennes pour toits résidentiels, quand le vent veut bien souffler…
Voir la ficheDatong Second Power Plant of Beijing Guodian Power Co Ltd
La « Datong Second Power Plant of Beijing Guodian Power Co Ltd » n’est pas une start-up en quête de storytelling : c’est un gigawatt-charbon sur la route de l’électricité vers le nord de la Chine, dans une filiale historique de Guodian devenue GD Power Development.
Voir la ficheRețele Electrice România
Branche distribution du groupe grec PPC (héritière d’Enel en Roumanie), Rețele Electrice România pilote des milliers de kilomètres de lignes pour la Muntenia Sud, le Banat et la Dobrogée — et transforme en profondeur la relation au compteur.
Voir la ficheXinjiang East Hope Nonferrous Metals Co Ltd
À Jimsar, dans le désert du Xinjiang, une filiale du géant privé East Hope pilote à la fois une des plus grosses chaufferies charbon du monde et des méga-parcs solaires « Source–réseau–charge–stockage ».
Voir la fichePV Salvador S.A.
Le nom sonne européen, le siège légal peut prêter au flou : PV Salvador S.A.
Voir la ficheMet
Metro-Goldwyn-Mayer n’est pas un opérateur d’infrastructures : c’est une machine à fabriquer et à distribuer des films et séries, né dans le cinéma américain au milieu des roaring twenties, aujourd’hui intégré dans l’empire qui porte aussi Prime Video.
Voir la ficheE-THINK
Petit cabinet né en 2001 du giron de la TU Wien, e-think energy research incarne une niche rare : modéliser chauffage, refroidissement et planification locale pour rendre la transition thermique auditable — sans être ni industriel ni utility.
Voir la ficheSiemens (Sweden)
La présence suédoise « Siemens » recouvre en réalité deux acteurs boursiers distincts — la filiale Siemens AB du groupe Siemens AG (automatisation, infrastructures intelligentes) et Siemens Energy, cotée séparément mais ancrée en Suède (Finspång, activité nationale).
Voir la ficheVattenfall GmbH
Filiale industrielle allemande sous bannière Vattenfall AB, la Vattenfall GmbH (Berlin ; constitution 2002) incarne depuis la refonte post‑fusion un socle léger de production / commercialisation électrique distinct des holdings historiques encore associées localement aux réseaux de chaleur.
Voir la ficheTango
Ce n’est pas une page Wikipédia sur la danse : TanGo Energy Argentina est le nom désormais affiché par l’ex-Petrolera Aconcagua Energía, ressuscitée par Vista et Trafigura après une restructuration de dette et une injection de capitaux.
Voir la fichePT. PJB
Ni une utility ni un géant de l’électricité : sous l’acronyme « PT PJB », il faut viser PT Petra Jaya Bumi, filiale indonésienne toute jeune du groupe malais PJBumi Berhad, positionnée services pétroliers et traitement des déchets.
Voir la fiche