P.E. VIRXE DO MONTE S.L (ANT EUROVENTO)
Vous cherchez une « start-up » de l’éolien ?
À propos de P.E. VIRXE DO MONTE S.L (ANT EUROVENTO)
1. Modèle économique
L’entreprise était, jusqu’à sa disparition personne morale, une société de projet classique : détenir et exploiter un parc au sol et vendre l’électricité sur le marché ou dans le cadre de mécanismes hérités des vagues de régulation espagnoles. L’historique actionnarial évoque Eurus Energy Europe dans la constellation Eurus / Toyota Tsusho – TEPCO, avec des contentieux d’investissement contre l’État espagnol autour des mesures sur les EnR (décision CIADI 2021). Côté chiffres micro, les agrégateurs mercantiles indiquaient un chiffre d’affaires supérieur à 2,5 millions d’euros avant extinction (registre mercantile synthétisé par Empresia). Aujourd’hui, la nouvelle donne est industrielle : fusion par absorption de Parque Eólico Virxe Do Monte, S.L. (avec d’autres SPV galiciennes) au profit de Parque Eólico de Adraño, S.L., actée le 28 novembre 2023 (comptes annuels individuels Acciona 2024), ce qui enterre la granularité des comptes publiés au niveau de la seule Virxe do Monte. L’effectif marginal d’une telle SPV – rarement plus que quelques postes d’exploitation-maintenance en sous-traitance – n’est plus lisible publiquement après intégration ; seuls les agrégats du groupe portent la charge salariale consolidée.
2. Impact réel
Le site Virxe do Monte / Paxareiras II‑C, sur les communes de Mazaricos, Muros et Carnota, reste un bloc d’éolien terrestre d’environ 19,2 MW (32 aérogénérateurs de 600 kW en architecture typique fin des années 1990) selon l’inventaire technique (fiche The Wind Power). L’ open data énergie du Global Energy Monitor reprend la même capacité et une mise en service vers 2000, ce qui permet d’ancrer l’actif dans la première grande vague de l’éolien galicien plutôt que dans la révolution des machines de 4‑6 MW actuelles. Aucun bilan carbone propriétaire ou facture de GWh annuels spécifique à cette SPV n’a été trouvé dans la documentation publique accessible ; en revanche, les projets voisins qui se raccordent à la zone Paxareiras II évoquent, pour l’ensemble du périmètre, un ordre de grandeur de plus de 70 GWh/an et une enveloppe d’infrastructures de connexion autour de 3,1 m€ (dépêche Europa Press) — utile pour situer l’échelle du plexe dont Virxe do Monte fait partie, sans attribuer à tord ces volumes à la seule entité absorbée. Aucun rapport ADEME, Connaissance des Énergies ou CSR dédié à cette micro‑SPV n’a été identifié .
3. Innovations / partenariats
Sur le plan technologique, il s’agit d’un parc « vintage », à la géométrie opposée des projets actuels (moins de turbines, rotors plus grands, puissance unitaire bien plus haute). La « révolution » est patrimoniale : enchaînement Eurovento → consolidation Acciona (fiche Eurovento Renovables) et maintien d’un écosystème Eurus toujours actif sur d’autres extensions galiciennes (communiqué « A Ruña II », février 2026). Sur le réseau, le volet « partenariat » se lit en infra partagée : la ligne d’évacuation 132 kV et ses autorisations — retramination administrative inscrite au bulletin officiel galicien fin 2024 (annonce DOG) — sont le vrai terrain de jeu pour les extensions futures.
4. Greenwashing / zones grises
L’intensité publique autour de la Costa da Morte rend peu crédible tout récit lisse de « transition sans friction ». Des associations décrivent une saturation éolienne autour de Paxareiras II, avec jusqu’à 17 parcs en service dans un rayon de 10 km, au risque d’une fragmentation des dossiers pour rester sous des seuils réglementaires (enquête Que pasa na Costa). Côté décideurs, la presse régionale recense quelque 2 400 MW de grands parcs non admis en Galice ces derniers temps pour des raisons environnementales (analyse El Correo Gallego, avril 2026) — un chiffre‑étendard sur le verrou écologique qui pèse sur le modèle « EnR à tout vent ». Enfin, les nouveaux raccordements annoncés sur la sous‑station Paxareiras II s’inscrivent dans un cycle d’annulations judiciaires — Tribunal supérieur de Galice, puis Tribunal suprême — imposant une re‑instruction des dossiers (Europa Press, mars 2026). Pour le lecteur vigilant, la dissolution mercantile de l’ancienne SPV en janvier 2024 (Empresia) et la fusion déjà actée fin 2023 (Acciona 2024) créent aussi un effet de loupe : le label « entreprise verte » colle au parc, plus qu’à la coquille juridique que vous ciblez dans un registre.
5. Positionnement stratégique
Sur le marché ibérique, Virxe do Monte résume la trajectoire de maturité : d’un outil fiscal‑juridique de la première vague éolienne à une tuile dans le parc consolidé d’un groupe intégré. La valeur résiduelle de l’actif tient moins aux turbines historiques qu’à son point de raccordement et à la capacité à faire franchir la ligne d’arrivée réglementaire aux extensions voisines. Dans ce paysage, l’éolien galicien devient un jeu de réseau et de permis autant qu’un jeu de technologie — ce que confirment à la fois la retramination de la LAT (DOG) et la bataille contentieuse autour de Paxareiras II (Europa Press).
Verdict WattsElse
P.E. Virxe do Monte n’est plus une carte à jouer seule : c’est une pièce avalée dans le jeu Acciona, alors même que le territoire lui oppose un sursis démocratique et judiciaire sans équivalent en façade atlantique. La transition passe par le câble autant que par l’aérogénérateur — et le registre ment parfois plus vite que le paysage.
Sources : jusmundi.com · empresia.es · acciona.com · thewindpower.net · gem.wiki · europapress.es · empresia.es · eurus-energy.com · xunta.gal · quepasanacosta.gal · galego.elcorreogallego.es
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