Panamericana Solar S.A.C.
Elle porte une adresse à Lima et un chantier désert à Moquegua : dans le sud du Pérou, cette Société anonyme fermée (« S.A.C.
À propos de Panamericana Solar S.A.C.
1. Modèle économique
Les comptes détaillés de PANAMERICANA SOLAR S.A.C. (RUC péruvien 20535552682) ne sont pas, selon les éléments disponibles en ligne, exposés sous une forme « investisseur grand public » aisément agrégable : société fermée péruvienne, filiale d’opération d’un actif précis (profil régional). Sa raison de vivre est simple : vendre à long terme l’électricité d’un parc solaire, dans un marché péruvien structuré par des PPA aux origines multiples (enchères Etat / évolutions réglementaires), selon l’architecture décrite dans la base projets GEM. Après années de co‑détention via une JV latino avec Ardian, la clôture transactionnelle du 2 janvier 2024 redistribue le puzzle : Solarpack retrouve 100 % du site « Panamericana », annoncée à environ 21,2 MW péruviens, tandis qu’Ardian concentre d’autres actifs chiliens et péruviens dans la même réorganisation (communication Ardian 2024).
2. Impact réel
Une fois branchée dans le système péruvien (SEIN), la centrale n’est pas un argument marketing flou : un profil techniques‑données cite ~50 676 MWh annuels, la fourniture indicatrice pour ~16 000 foyers, et jusqu’à ~36 513 t CO₂ évitées par an. Un autre jeu de données industriel converge sur une installation de fin 2012 et une empreinte ~123 ha, ce qui classe l’asset parmi les « anciennes » grandes toitures solaires du pays (fiche projet, EPC documenté par l’integrateur SICE). Pour le lecteur français : aucune donnée trouvée n’inverse la boussole climat par rapport aux trajectoires européennes (PPE ADEME, etc.), mais ce type d’actif remplace mécaniquement du fossile marginal au périmètre du réseau national — tant que la production est effectivement valorisée sur le marché et non jetée pour congestion.
3. Innovations / partenariats
Sur le papier technique, ce n’est pas un laboratoire de cellules tandem : l’EPC public parle de 71 334 modules (~290 W) et 32 onduleurs GPTech, soit une ingénierie de déploiement plutôt qu’une rupture brevetée. La nouveauté est patrimoniale & financière : début 2024, la dissociation Ardian/Solarpack clarifie la chaîne de propriété au moment où Solarpack, côté groupe, sécurise en mars 2024 un financement massif (176,6 M€ évoqués) pour 300 MW « San Martín » péruviens sous PPA privé, hors périmètre strict de Panamericana mais révélateur de la stratégie « pipeline LatAm » du même écosystème (PV Magazine, PV Tech sur le même dossier et un portefeuille régional volumineux).
4. Greenwashing / zones grises
Un actif solaire n’efface pas la politique énergétique. En 2025‑2026, la presse spécialisée documente un verrou réglementaire sur la loi 32249 : l’Association péruvienne des énergies renouvelables évoque environ 12 milliards de dollars d’investissements EnR en attente de textes d’application clairs (Strategic Energy Europe). Parallèlement, la même rédaction relie l’instabilité politique intérimaire à l’incertitude sur réforme et adjudications 2026 (analyse février 2026). Côté physique du réseau, BNamericas compile le bruit de fond sur le *curtailment* : un cabinet est cité pour des scénarios où le SEIN pourrait subir un écrêtement soutenu dès 2030, avec des fourchettes 5 %–7 % selon hypothèses de pénétration renouvelable — risque structurel pour la valeur réelle du « vert » annoncé sur la facture. Enfin, les fiches techniques soulignent une dépendance à des équipements importés (modules, onduleurs) : pas de « fable » industrielle nationale derrière le discours climatique.
5. Positionnement stratégique
Pour Solarpack, reprendre seul Panamericana en 2024, c’est verrouiller un cash‑flow régulé dans un pays où les nouveaux paris se font sur des volumes beaucoup plus gros (300 MW, financement mars 2024) et des PPA privés plus sensibles au cycle politique (PV Magazine). Dans ce paysage, Panamericana reste une tuile ancienne mais solide d’un puzzle latino dont l’investisseur regarde désormais autant les décrets de Lima que les couloirs 500 kV du sud (tension réseau & EnR).
Verdict WattsElse
La vertu carbone se juge au compteur et au réseau, pas au sigle. Avec ses 21 MW sous ciel désertique, Panamericana Solar incarne le premier âge du solaire péruvien, désormais 100 % groupe Solarpack, mais prise dans un double risque 2026 : capitaux EnR gelés à la juridiction (12 G$ « en suspens ») et MWh éventuellement non honorés si le SEIN continue de compter en *curtailment* (BNamericas).
Sources : bnamericas.com · gem.wiki · ardian.com · power-technology.com · sice.com · pv-magazine.com · pv-tech.org · strategicenergy.eu · strategicenergy.eu · bnamericas.com · bnamericas.com
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
UoB
L’University of Birmingham (UoB) est un pôle universitaire britannique — ville de Birmingham, Royaume-Uni — classée dans le Russell Group et souvent présentée comme « world top 100 » sur son site institutionnel (site officiel).
Voir la ficheEPS
Electricité nationale, grandes manœuvres financières, et un décalage saisissant entre résultats en salle des marchés et fiabilité écologique du parc : EPS n’est pas un « EP » Spotify, mais le pilier Elektroprivreda Srbije.
Voir la ficheMakascı Mühendislik
D’un côté des centrales au sol et sur toitures dans le couloir photovoltaïque de Konya ; de l’autre, une histoire industrielle née en 1938 et toujours accrochée au bâtiment et au béton prêt à l’emploi.
Voir la ficheAD ASTRA PARTNERS SRL
Une coquille en « SRL », un quartier résidentiel vanté comme solaire dans le sud de Bucarest, des millions d’euros et des dossiers encore plus visibles dans la presse immobilière que dans les médias français : AD ASTRA PARTNERS SRL (CUI 25291720, Bucarest, secteur 6) incarne avant tout une hypothèque immobilière calibrée autour du solaire distribué — mais…
Voir la ficheElectraTherm
Transformer la chaleur dont personne ne veut en électricité, un coup de magie pour rendre le rebut rentable.
Voir la ficheSNE
Le sigle « SNE » prête à confusion — une supernova traîne encore sur certaines bases sémantiques, et une PME française porte un nom proche — mais, pour une national company de production électrique, le signal fort est au Tchad : une institution dissoute par décret le 7 juillet 2025 et remplacée par une entité étatique unique dénommée TchadElec, après des…
Voir la ficheTorseröds vindkraftpark
Deux graphies, deux filières, deux échelles : Torseröds (avec un s) n’est pas Tormoseröd, le parc de 72,6 MW mis sous les feux des actionnaires suisses et du management d’OX2.
Voir la ficheINSTITUT DE PHYSIQUE DU GLOBE DE PARIS
L’Institut de physique du globe de Paris n’est pas un producteur d’électricité verte : c’est le grand établissement français qui observe la Terre, encadre les crises volcaniques et exporte une géosciences de très haut niveau.
Voir la ficheLårstad Vindkraft AB
La dénomination « Lårstad Vindkraft AB » ne correspond à aucune personne morale identifiable dans les registres nordiques sous cette forme exacte ; tout ce qui ressemble à une piste sérieuse — secteur éolien, zone géographique, fenêtre 2024–2026 — renvoie au projet Svarstad Vindkraft dans la commune de Larvik (Norvège), porté par Friskbris AS, désormais…
Voir la ficheMcPhy Energy
À Belfort, McPhy incarne une promesse française: fabriquer des électrolyseurs à grande échelle pour verdir l’industrie.
Voir la ficheNational Coke & Oil
Le nom ressemble à une chaîne d’approvisionnement tout droit sortie du XXᵉ siècle : le « coke » (souvent le coke de pétrole, pétrocoke) côté raffinage, le « pétrole » côté fluides.
Voir la ficheEnergias de Portugal (EDP)
Le groupe portugais sort de 2025 avec un bénéfice net en forte hausse et une capacité renouvelable qui domine déjà son mix — au prix d’une exposition américaine nerveuse et d’un bras de fer fiscal autour des grands barrages du Douro.
Voir la ficheGEMCO
Le quadrillage WattsMonde (ville, millésime de fondation, identifiant Q5530586) désigne Gemco, société américaine de grande distribution dont le siège était à Buena Park (Californie), active de 1959 à 1986 — et non un opérateur de « production électrique » au sens actuel.
Voir la ficheBlock, Inc. (anciennement Square)
Maître du paiement fractionné et du cashless, Block excelle à faire tourner la roue du commerce… et des dettes.
Voir la ficheLeiden University Medical Center
Centre hospitalier universitaire néerlandais rattaché à l’Université de Leyde, le LUMC cumule ambitions climat (« Green Deal », blocs opératoires « verts ») et tempêtes hors du cadre strictly énergétique : intégrité de la recherche et héritage d’une banque de sperme mal tenue nourrissent un risque réputationnel qui peut grignoter la légitimité même de ses…
Voir la ficheBosa del Ebro SL
SPV discrète derrière un parc de 24 MW raccordé en 2019, Bosa del Ebro SL incarne l’éolien mature espagnol : rentes régulées, géant italien en majorité, et désormais la météo politique — moratoires locaux, avifaune, texte national — qui redessine le risque d’exploitation.
Voir la ficheAkfen
Le groupe trace une trajectoire de « pur player » renouvelable à grande échelle : 887 MW au compteur fin 2025 et une production qui dépasse 1,6 TWh sur l’année.
Voir la ficheEmpresa Nacional De Energia Electrica
À Tegucigalpa depuis 1957, l’Empresa Nacional de Energía Eléctrica est bien plus qu’un exploitant : elle concentre le fil électrique d’un pays où la trajectoire « climat » se joue contre le calendrier des impayés.
Voir la ficheupstream
Mediaplateforme b2B de référence sur l’exploration–production, Upstream filtre le “bruit” d’un secteur surmédiatisé.
Voir la ficheRafmagnsveitur ríkisins NA
Le décor est vert ; le réseau, lui, demande des milliards.
Voir la ficheUNIVERSIDAD PABLO DE OLAVIDE
Sous le soleil de Séville, l’Universidad Pablo de Olavide (UPO) affiche un parc photovoltaïque signé Endesa X et des labels carbone renouvelés, mais son budget et son financement par étudiant la placent dans le bas du classement espagnol.
Voir la ficheEnergy Developments
Dans la base WattsMonde, l’intitulé « Energy Developments » heurte un chaos d’homonymes : l’acteur pétrole et gaz visé ici est l’U.S.
Voir la ficheNCC OPERATIONS LIMITED
Filiale opérationnelle du National Composites Centre (NCC), NCC Operations Limited concentre une partie stratégique de la R&D industrielle britannique sur l’éolien, l’hydrogène et le nucléaire…
Voir la ficheUpper Egypt Electricity Production Co
À l’échelle du holding public EEHC, l’horizon 2025-2026 se joue au TWh et aux milliards de livres ; pour l’UEEPC, filiale chargée de tenir la production en Haute-Égypte, l’enjeu est plus rude : garder des turbines au régime dans un pays qui a basculé, par arbitrage prix, vers des appels d’offres massifs de fuel lourd pour ses centrales, au fur et à mesure…
Voir la fiche