Parque Eólico Navarra S.L.U.
Derrière un nom administratif fade se cache une pièce du jeu financier de Finerge sur la Navarre : acquisition massive à Alfanar en 2024, puissance éolienne concentrée, mais dossiers d’extension et crispations sur la faune qui réinjectent du risque politique là où le « vert » promettait la fluidité.
À propos de Parque Eólico Navarra S.L.U.
1. Modèle économique
Parque Eólico Navarra S.L.U. fonctionne comme véhicule ad hoc : elle détient et exploite l’actif éolien Linte (phase I autour de 23 MW selon Global Energy Monitor), avec une phase II en montage réglementaire. Elle est contrôlée à 100 % par Finerge Renewables Spain ETVE SA, bras espagnol du groupe portugais Finerge, dans la foulée d’un deal groupe qui a porté sur quatre parcs pour environ 71 MW et 130 millions d’euros (Diario de Navarra, Forbes España). Les revenus tiennent à la vente d’électricité (marché et/ou contrats agrégés au niveau groupe ; détail non ventilé publiquement pour cette SLU). Les agrégats espagnols donnent une fourchette de chiffre d’affaires estimée et une structure très légère en salariés (fiche d’identité DatosCIF) — schéma classique d’externalisation technique vers la maison-mère.
2. Impact réel
À l’échelle de cette SLU, l’impact climat direct est celui d’un parc éolien terrestre en substitution partielle de sources fossiles sur le réseau espagnol ; la puissance de Linte I est documentée par GEM. Pour le bloc Navarre issu du même accord Finerge–Alfanar, la presse cite ~165 GWh/an et un équivalent « desserte » de dizaines de milliers de personnes (Forbes España) — ordres de magnitude utiles, mais non attribuables ligne à ligne à la seule Parque Eólico Navarra sans ventilation officielle. Contexte macro : l’Espagne a vu les renouvelables représenter plus de la moitié de l’électricité en 2024 selon Red Eléctrica. Aucune fiche ADEME, article « Connaissance des Énergies » ou analyse PPE3 identifiée pour cette dénomination précise ; la lecture française reste indirecte (objectifs UE–Espagne, pas une photographie comptable de la SLU).
3. Innovations / partenariats
Le volet « innovation » est surtout industriel et financier : turbines et implantations standards d’éolien terrestre ; la valeur ajoutée réside dans le montage juridique SPV + agrégation Finerge et dans un financement vert de groupe mobilisé pour déployer les actifs navarrais (El Periódico de la Energía, Enercluster). Des profils techniques agrégés du complexe existent en open data médiatique (Power Technology), sans brevet ou rupture technologique revendiquée au niveau de la SLU.
4. Greenwashing / zones grises
Le risque n’est pas tant un slogan « vert » isolé que l’écart entre promesse climatique et acceptabilité locale. Sur la faune, une chronique de mai 2024 évoque 75 vautours fauves tués en deux ans sur des parcs voisins (Cabanillas), nourrissant le débat sur les collisions et les corridors migratoires au moment où les extensions se multiplient (Noticias de Navarra). Pour Linte II (~12,09 MW), le périmètre d’utilité publique et les pièces administratives sont publiés par la transparence régionale (Gobierno abierto Navarra), ce qui formalise aussi les contestations possibles sur impacts et procédure. Enfin, la dette verte massive au niveau holding conditionne la stratégie des filiales : levier utile pour croître, mais sensibilité aux taux et au « transition washing » si les indicateurs biodiversité restent litigieux (El Periódico de la Energía). Le climat politique 2025 contre certains macro-parcs illustre que cette tension dépasse une SPV (Noticias de Navarra).
5. Positionnement stratégique
Pour Finerge, la Navarre est une plaque tournante de consolidation après le rachat Alfanar : >300 MW opérationnels en Espagne et vocable industriel renforcé (Enercluster). Parque Eólico Navarra incarne un maillon territorial (Linte) avec option de densification via Linte II si la procédure tient (dossier administratif). Dans un marché espagnol déjà majoritairement renouvelable à la production (Red Eléctrica), la valeur se joue sur le prix du MW ajouté et sur la licence sociale, pas sur la nouveauté techno.
Verdict WattsElse
Une SLV qui transforme le vent navarrais en cash-flow pour Lisbonne : rentable sur papier, mais prise au piège où chaque gigawattheure « vert » se paie aussi en procédures et en faune — la transition y est aussi géopolitique du terrain.
Sources : gem.wiki · diariodenavarra.es · forbes.es · datoscif.es · ree.es · elperiodicodelaenergia.com · enercluster.com · power-technology.com · noticiasdenavarra.com · gobiernoabierto.navarra.es · noticiasdenavarra.com · ree.es
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Affärsverken
À Karlskrona, Affärsverken incarne le modèle scandinave des services publics « à plusieurs métiers » : électricité, réseau de chaleur, fibre, déchets et liaisons maritimes dans l’archipel.
Voir la ficheNepal Oil Corporation
Entreprise publique à l’assise quasi totale sur l’import de carburants, la Nepal Oil Corporation incarne la contrainte d’un pays sans raffinerie : le choc des prix mondiaux se paie comptant, et la « transition » annoncée bute sur le GPL, la route et le dollar.
Voir la ficheHyggle
Start-up française flashy qui s'infiltre timidement dans l'industrie énergétique via des solutions digitales pour l'hydrogène, histoire de surfer sur la vague verte sans vraiment mouiller le maillot.
Voir la ficheUNIVERSITE TOULOUSE III - Paul Sabatier
Une université géante accro au réseau de chaleur et à l’électricité, sous injonction de sobriété : le cas Rangeuil illustre le décalage entre la transition affichée et un bâti des années 1960 sous-financé.
Voir la ficheRegal Petroleum
Cotée à Londres sous le nom Enwell Energy (ex-Regal Petroleum), la société a bâti son modèle sur le gaz et les condensats en Ukraine — puis s’est retrouvée avec zéro baril équivalent jour à la fin 2025, entre sanctions ciblées, contentieux et guerre.
Voir la ficheRosneft Deutschland
Rosneft Deutschland n’est pas une « boîte à carburant » comme les autres : c’est la cheville ouvrière juridique et logistique d’actifs pétroliers allemands coincés entre sanctions, tutelle d’État et oléoducs qui traversent encore la Russie.
Voir la ficheOhm Énergie
Petit fournisseur devenu vrai challenger, Ohm Énergie avance sur une ligne de crête: casser les prix, verdir son récit, grossir vite.
Voir la ficheNovergie Grand Ouest et Centre
Ancien acteur clé de l'incinération de déchets, aujourd'hui plutôt une ombre sur le registre commercial.
Voir la ficheHögsta Vind i Uppsala AB
** En Suède, un numéro d’organisation et un siège à Täby confirment une micro-société à l’échelle du bilan — quelques dizaines de milliers de couronnes de chiffre d’affaires — derrière une ambition monumentale : jusqu’à vingt éoliennes de 220 mètres au nord d’Uppsala.
Voir la ficheThermal Power Plants Holding
Le Thermal Power Plants Holding Company — abrégé TPPH — est la colonne vertébrale d’un système électrique où vapeur, gaz et turbines absorbent encore l’essentiel du mix.
Voir la ficheWelspun Urja India Limited
Le vocable « Welspun Urja India Limited » renvoie, dans la mémoire des dossiers d’énergie indiens, à la couche « Urja » du groupe Welspun — parfois mêlée à d’anciens projets thermiques ou hydrauliques — alors que la presse et les marchés ne lisent aujourd’hui qu’une marque opérationnelle : Welspun New Energy (WNEL), portée par une private company…
Voir la ficheHYNAVAL
Hydrogène fluvial et maritime : HYNAVAL se présente comme le chantier du Grand Port où l’on conçoit, fabrique ou rétrofit des navires pour sortir du fossile — avec un paradoxe géographique : même bassin où la métropole a vu un marché public de navettes électrifiées fracasser la vitrine technique en 2024.
Voir la ficheAstral Oil Works
Brooklyn, lampes à huile, slogans grand public : Astral Oil Works illustre le moment où le pétrole raffiné déplace l’huile de baleine — et où marketing, secret d’actionnariat et consolidation industrielle façonnent la puissance fossile américaine.
Voir la ficheBUENOSAIRES UNIVERSITY
L’université n’est pas une « entreprise énergie » : c’est un écosystème public qui produit les capacités techniques (hydrogène, stockage, efficacité) dont l’Argentine aura besoin pour tenir la trajectoire légale vers plus de renouvelables.
Voir la ficheAzusagawa Electric Power
La fiche « Réseaux & distribution » qui pointe vers Azusagawa Electric Power ne renvoie pas à un opérateur actuel : c’est une société japonaise d’hydroélectricité du début du XXᵉ siècle, dissoute en octobre 1941 quand l’État a avalé les actifs stratégiques.
Voir la ficheParque Solar Lo Prado
Le libellé « Parque Solar Lo Prado » ne renvoie, selon les éléments disponibles en ligne, ni à une raison sociale isolée, ni à un parc photovoltaïque de référence clairement baptisé ainsi.
Voir la ficheFalu Energi & Vatten AB
Une régie industrielle hors du territoire français, sous drapeau suédois : Falu Energi & Vatten AB (« FEV »), filiale urbaine dont la ville de Falun est l’actionnaire dans la tradition des services communaux nordiques électricité‑chaleur‑eau‑fibres‑déchets.
Voir la ficheGR Tamarugo
GR Tamarugo SpA n’est pas une « entreprise » au sens grand public : c’est une coquille chilienne dans laquelle Grenergy empile permis, actifs et financements dans le nord du pays.
Voir la ficheUZHNU UZHHOROD NATIONAL UNIVERSITY STATE HIGHER EDUCATIONAL INSTITUTION
Face à la guerre et aux coupures, l’Université nationale d’Oujhorod ne « fait pas de la transition » comme un campus occidental : elle enchaîne prêts nordiques, enveloppes NRFU et dons britanniques, tout en s’appuyant sur un diesel de secours.
Voir la ficheTimco I Lund AB
« Timco I Lund AB » apparaît dans les annuaires comme producteur d’électricité à Lund — une étiquette qui suffit à flatter la transition, mais pas à tenir une traçabilité financière ni industrielle.
Voir la ficheUNED
Si vous cherchiez un « Enedis à l’espagnole », vous êtes au mauvais QID : l’UNED qui vit dans les bases ouvertes sous ce sigle, avec siège à Madrid et création en 1972, est une université publique nationale — pas un distributeur d’électricité ni de gaz.
Voir la ficheAnhui Huadian Wuhu Power Co Ltd
À Wuhu, une filiale du numéro deux chinois de l’électricité tient un socle thermique gigantesque tout en plaquant autour d’elle des morceaux de solaire et une future station de pompage-turbinage.
Voir la ficheRES Renewable Norden AB
Le développeur suédois engrange des volumes…
Voir la fiche