Picum
Le nom « Picum » ne correspond pas, dans l’espace public, à une entreprise du secteur « Autres énergies » : les agrégats sectoriels et les sources mobilisables recoupent en réalité le groupe Picoty, énergéticien familial français, distributeur historique de carburants en diversification bas-carbone.
À propos de Picum
1. Modèle économique
Picoty est un groupe indépendant structuré autour de l’import, du stockage et de la distribution de produits énergétiques, avec une empreinte retail via la marque AVIA et un maillage de filiales territoriales. Selon ses chiffres clés 2024, il affiche un chiffre d’affaires consolidé de 2,2 milliards d’euros, 1 300 collaborateurs et 50 filiales ; il indique par ailleurs distribuer environ 1,8 million de m³ de produits pétroliers par an et disposer d’une capacité de stockage de 339 000 m³. Le modèle repose donc encore massivement sur les flux hydrocarbures, tout en capitalisant sur la proximité réseau (stations, logistique, B2B) comme levier pour vendre l’électricité, le gaz véhicule (GNV) et les services associés.
2. Impact réel
Côté empreinte physique, l’ordre de grandeur dominant reste pétrolier : 1,8 M m³ de produits pétroliers mis sur le marché chaque année pèse structurellement sur le bilan carbone du système, même lorsque le groupe accélère des branches « bas carbone ». À l’inverse, le groupe met en avant un quart de son activité consacré aux « solutions bas carbone » sur la même page de chiffres clés, et indique qu’une moitié des investissements est désormais orientée vers la transition, ce qui dessine une trajectoire de recomposition du mix d’actifs plutôt qu’une rupture comptable immédiate. Dans le cadre national, ces arbitrages se lisent en filigrane contre le toilettage réglementaire décrit par la PPE 3 et la montée en charge de l’électrique en mobilité : le groupe se positionne comme opérateur de boucle locale (carburants, recharge, gaz), avec un impact climat réel encore surtout piloté par le volume fossile écoulé, non par le discours d’« expert en énergies ».
3. Innovations / partenariats
Sur le volet mobilité décarbonée, Picoty met en avant un catalogue HVO, du solaire photovoltaïque, des bornes de recharge et des infrastructures gaz dans une stratégie portée médiatiquement comme un « mix bas carbone » (analyse Figaro). Côté iris commercial, une fiche flottes évoque un réseau d’au moins 270 stations sous marque propre et un accès élargi via partenaires, avec des bornes déployées et un maillage de points de charge en Europe (fiche Flotauto). Enfin, le groupe s’affiche dans l’écosystème Tech For Climate (juin 2024) autour de tables rondes « énergie & mobilité », avec des interventions d’experts invités (compte-rendu Picoty, note partenaires Constellation).
4. Greenwashing / zones grises
La principale zone grise est quantitative : le groupe distribue 1,8 million de m³ de produits pétroliers annuels tout en présentant la moitié de ses investissements comme tournée vers la transition (mêmes chiffres clés) — écart typique entre flux de trésorerie fossile et capex transitionnel. Deuxième signal, financier : la filiale Picoty Réseau affiche, selon les comptes déposés compilés par Pappers, un résultat net de −6,31 million d’euros en 2024 pour un chiffre d’affaires de 122 millions, après une dégradation déjà visible les années précédentes — ce qui pointe une tension de rentabilité sur le modèle « station-service classique ». Troisième point, technologique : la promotion du bio-carburant HVO comme levier de décarbonation des thermiques soulève la question habituelle des sustainabilités d’approvisionnement et du rôle pont vs solution pérenne (article Figaro). Enfin, le coût de l’électricité pour la recharge reste exposé aux arbitrages fiscaux : une accise à 30,37 €/MWh en 2025 est ainsi documentée par Picbleu, avec des effets possibles sur le prix de revient des offres d’IRVE.
5. Positionnement stratégique
Picoty joue la carte familiale longue et la verticalisation du service énergie : la gouvernance affiche l’entrée au directoire de Caroline Schildt le 5 juin 2025, scène classique de passage de témoingénération chez un indépendant (page histoire). Dans un paysage où les majors intégrées et les pure players électriques compressent les marges du pétrole de détail, le groupe cherche à transformer ses actifs réseau en plateforme multi-vecteurs — lecture que la presse économique résume déjà comme un « lent sevrage » du modèle pétrolier (La Tribune). La fenêtre stratégique tient à monétiser vite bornes, contrats et services bas carbone pendant que le cœur volume finance encore la transition.
Verdict WattsElse
Picoty est en train d’acheter son ticket pour l’après-pétrole avec l’argent du pétrole aujourd’hui — tant que les cubic metres sortent des cuves, le récit « mix bas carbone » reste un pari de ledger, pas une révolution de bilan carbone. La vraie variable à suivre : si la rentabilité du réseau remonte quand le thermique faiblit.
Sources : picoty.fr · economie.gouv.fr · lefigaro.fr · guide.flotauto.com · picoty.fr · constellation.fr · pappers.fr · picbleu.fr · picoty.fr · latribune.fr
Données clés
Identifiants publics
- Wikidata
- Q926314
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Petrolimex
Distribuer près de la moitié du mazout et de l’essence du Viêt Nam tout en préparant l’après-carburants : tel est le pari contradiction de Petrolimex (PLX), groupe pétrolier national où l’État et un actionnaire japonais pèsent ensemble près de 90 % du capital.
Voir la ficheStadtwerke Bielefeld GmbH
Stadtwerke Bielefeld GmbH, c’est l’acteur énergétique ancré sur Bielefeld (Rhénanie-du-Nord-Westphalie) depuis 1856 — pas un opérateur pétrolier au sens strict, mais une Stadtwerke dont le chiffre d’affaires et l’infrastructure restent très exposés au gaz et au système intégré électricité–chaleur–eau–mobilité.
Voir la ficheTransAlta (30%) / Strongwater Energy Ltd (70%)
Le couple d’actionnaires TransAlta (30 %) / Strongwater Energy Ltd (70 %) désigne, dans les bases publiques, la cogénération au gaz de Fort Saskatchewan, noyée dans la fourmilière industrielle albertaine — pas une « junior » pétrolière autonome.
Voir la ficheMaple Leaf Cement
** En 2025, Maple Leaf Cement affiche des comptes à la hauteur d’un champion industriel pakistanais — et une centrale captive au charbon importé qui cristallise le paradoxe énergie-climat.
Voir la fichePrvní Moravskožižkovská
Sous le nom « První Moravskožižovská », vous cherchez une fiche d’entreprise : le registre tchèque, lui, aligne des producteurs licenciés, des adresses à Prague ou au village, et une ferme photovoltaïque sortie de terre en quelques semaines sur une friche agricole.
Voir la ficheSkaftåsen Vindkraft AB
SPV hébergeant l’un des plus grands parcs éoliens terrestres de Suède, la société incarne la puissance du modèle fonds infrastructure + EPC — et la brutalité des états financiers d’un actif jeune sous levier.
Voir la ficheInner Mongolia Chuangyuan Metal Co
Inner Mongolia Chuangyuan Metal Co., Ltd.
Voir la ficheVindudd AB
Vindudd AB vit l’énergie renouvelable sous son angle le moins médiatisé : celui du kilowattheure coincé entre une île saturée, des tarifs de transport contestés et un parc suédois qui, à fin 2024, n’a vu aucune nouvelle éolienne s’installer précisément sur Gotland.
Voir la ficheGulf Investment Corporation Suez Tractebel Pension Fund of Bahrain
Ce que WattsMonde nomme d’un bloc n’est pas une société unique : vous liez la Gulf Investment Corporation koweïtienne (véhicule d’investissement du Conseil de coopération du Golfe — à ne pas confondre avec le fonds souverain singapourien homonyme), la Social Insurance Organisation bahreïnienne, régime public dont les placements stratégiques touchent…
Voir la ficheSiemens Energy AG
Le champion allemand des infrastructures électriques et de la production d’électricité surf sur la vague de l’IA et des data centers — tout en digérant encore la crise de l’éolien Gamesa.
Voir la ficheCofathec
Le nom Cofathec reste associé à l’âge d’or des services thermiques au sein de GDF ; aujourd’hui, c’est la bannière ENGIE Solutions qui porte ce savoir-faire — des centaines de réseaux de chaleur ou de froid aux batailles judiciaires sur les méga-contrats urbains.
Voir la ficheOméa Conseil
Cabinet encore jeune, Oméa avance vite, très vite: 20 millions d’euros de chiffre d’affaires visés en 2025, 200 collaborateurs, 90 clients actifs et une présence déjà revendiquée dans le nucléaire, l’industrie et les grands projets techniques site corporate.
Voir la ficheHuadian Fuxin Energy Co Ltd
Huadian Fuxin incarne la « face renouvelable » de China Huadian : éolien, solaire, hydroélectricité.
Voir la ficheESTELA
À Bruxelles, une petite association porte paradoxalement la grande voix européenne d’une techno solaire très « système » : le solaire thermodynamique à concentration (CSP/STE), capable — en théorie — de coupler forte température et stockage thermique pour de l’électricité programmable.
Voir la ficheMoser Baer Clean Energy Limited (MBCEL)
Le nom Moser Baer Clean Energy Limited cache aujourd’hui une filiale indienne du groupe Hindustan Powerprojects — Hindustan Cleanenergy Limited — incarnée dans les appels d’offres solaires et les batteries, mais portée par un actionnaire qui verrouille aussi le charbon.
Voir la ficheDIPL.-ING. HPLSCHER GMBH & CO.KG
Une PME rhénane de l’enveloppe du bâtiment se met au service du bas-carbone et d’Horizon Europe, mais reste calée sur un marché allemand où les subventions à la rénovation plongent et où le chauffage conventionnel garde une part d’ombre.
Voir la ficheBSC CNS
Institut public espagnol de supercalcul et de sciences du climat, le Barcelona Supercomputing Center – Centro Nacional de Supercomputación (BSC-CNS) incarne la brique « système critique » entre modélisation planétaire et outillage des opérateurs électriques.
Voir la ficheKlenzi Distribution
Vous cherchez « Klenzi Distribution » avec un secteur distribution et une ville Cooma : méfiance — les pièces publiques sérieuses décrivent Klenzi Distribution S.A.
Voir la ficheHalvan Vind HB
Un patronyme qui sent le vent scandinave et une forme juridique « HB » typique du Nord — et pourtant, sur le web ouvert, Halvan Vind HB demeure quasi invisible : ni site corporate repéré, ni fiche financière consolidée sous cette dénomination exacte.
Voir la ficheEnergy, Gas and Fuel Regulation Commission
La Comisión de Regulación de Energía y Gas n’est pas une entreprise : c’est le régulateur qui fixe les règles du jeu sur l’électricité, le gaz et — dans une logique souvent oubliée en Europe — les carburants.
Voir la ficheEurus S. A. P. I. De C. V.
Mexico (pays précisé par les sources sur la SPV, non par l’entrée brute.)
Voir la ficheTidaholms Vind ek. för.
Coopérative suédoise quadragénaire à l’ombre des forêts du Västra Götaland, Tidaholms Vind incarne le modèle « membre – actif éolien » ; sur le territoire de Tidaholm, la mécanique est pourtant grippée : parc communal figé à 25,2 MW, plan spatial en refonte et batailles de permis qui injectent du risque dans la prochaine vague de projets.
Voir la fiche