Planair SA
Planair ne vend pas des kilowattheures: elle vend la capacité à faire basculer des bâtiments, des réseaux et des sites publics hors des fossiles.
À propos de Planair SA
1. Modèle économique
Planair SA est une société d’ingénierie et de conseil indépendante spécialisée dans l’efficacité énergétique, les renouvelables, la planification territoriale, les installations techniques de bâtiment et la décarbonation industrielle, comme le détaille sa page à propos. Son modèle repose sur des honoraires d’études, d’assistance à maîtrise d’ouvrage, de maîtrise d’oeuvre, de planification CVCSE et de suivi d’exploitation, avec une forte clientèle publique et parapublique: collectivités, syndicats d’énergie, campus, hôpitaux, régies et industriels, selon le site corporate et le Swiss Venture Club. L’entreprise revendique cinq succursales en Suisse romande et une filiale en France; le Swiss Venture Club mentionne 115 collaborateurs, quand le groupe parle d’“une centaine” de spécialistes. En revanche, le chiffre d’affaires consolidé de Planair SA n’est pas publiquement documenté sur les sources consultées; seul un ordre de grandeur partiel apparaît pour la filiale française, avec 1 M€ de chiffre d’affaires en 2020 selon Infonet. Aucun capex significatif propre à l’entreprise n’a été trouvé, ce qui est cohérent avec une activité d’ingénierie peu capitalistique.
2. Impact réel
L’impact de Planair se mesure moins dans un bilan carbone corporate que dans les tonnes de CO2 évitées chez ses clients. Sur le chantier de l’EPFL, l’entreprise a contribué entre 2016 et 2021 au renouvellement des infrastructures thermiques du campus: suppression des turbines à mazout, baisse des émissions de 4’300 à 2’500 tonnes de CO2, et déploiement de quatre pompes à chaleur de 6 MW. Sur le lac des Toules, elle a participé de 2013 à 2021 au premier parc solaire flottant alpin au monde: 1’400 panneaux bifaciaux, 800’000 kWh/an, soit la consommation d’environ 220 ménages. Plus récemment, Planair a piloté pour la Maison Départementale de Retraite de l’Yonne une centrale photovoltaïque de 200 kWc couvrant 17% des besoins du site. Ces références collent avec la trajectoire de la PPE 3, qui vise 55 à 80 GW de solaire en 2035 et 328 à 421 TWh de chaleur renouvelable, ainsi qu’avec la montée en puissance du Fonds Chaleur ADEME.
3. Innovations / partenariats
Planair est bien positionnée sur les segments où l’ingénierie fait la différence: solaire complexe, chaleur renouvelable, autoconsommation et flexibilité. Le projet Toules reste sa carte de visite la plus singulière, avec une vraie dimension de démonstrateur technologique en conditions alpines extrêmes. Depuis 2023, l’entreprise accompagne aussi le SDEY sur des ombrières solaires, une borne V2G et une batterie stationnaire de 14 kWh compatible avec une boucle d’autoconsommation collective. Le Swiss Venture Club évoque également un dossier de permis pour une usine de production d’hydrogène à partir de sous-produits du bois: signal intéressant, mais qui reste à ce stade une intention de projet plus qu’un actif industriel livré.
4. Greenwashing / zones grises
La zone grise tient d’abord au statut même de Planair: société d’ingénierie “indépendante”, elle bénéficie du récit vert sans porter directement le risque d’exploitation sur vingt ans. Son engagement environnemental met en avant ISO 14001, des indicateurs de CO2 économisé et une contribution carbone volontaire, mais ne publie pas, dans les pages consultées, de bilan chiffré consolidé ni de rapport CSRD/RSE détaillé. Ensuite, la décarbonation qu’elle accompagne reste parfois transitoire: à l’EPFL, deux chaudières gaz de 18 MW figurent encore dans le dispositif de transition. Enfin, son exposition à la biomasse n’est pas neutre: Planair défend le bois-énergie comme alternative fossile, mais la pression sur la ressource et la soutenabilité des approvisionnements sont désormais au coeur des arbitrages ADEME, qui souligne elle-même les tensions sur la biomasse dans son bilan 2025 du Fonds Chaleur.
5. Positionnement stratégique
Planair joue une partition discrète mais robuste: celle des “faiseurs” de la transition, là où les objectifs publics se gagnent dans les appels d’offres, les chaufferies, les PAC, les ombrières et les réseaux. Avec la PPE 3 et l’accélération du Fonds Chaleur, son marché est clairement porteur. La vraie question n’est pas la demande: c’est sa capacité à rester indépendante, crédible et suffisamment outillée pour industrialiser des projets complexes sans se contenter d’habiller en vert des transitions encore incomplètes.
Verdict WattsElse
Planair n’est pas un champion de la com’, mais un bureau qui s’est rendu indispensable dans les angles morts techniques de la transition. Sa force est là; sa fragilité aussi: dans l’énergie, l’ingénierie verte vaut surtout par les tonnes fossiles réellement sorties du système.
Sources : planair.ch · planair.ch · swiss-venture-club.ch · infonet.fr · planair.fr · planair.ch · planair.ch · connaissancedesenergies.org · ademe.fr · planair.ch · planair.ch
Données clés
- Forme
- public company
- Fondée
- 2016
- Siège
- Casablanca, Morocco ↗
Identifiants publics
- Wikidata
- Q117455768
- ISIN
- MA0000012320
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Alpiq
N°2 de l’électricité en Suisse et figure familière des marchés de gros, Alpiq a encaissé en 2025 l’addition d’un arrêt long du réacteur de Gösgen (KKG) et d’années sèches côté hydro.
Voir la ficheAle El
Dans la commune d’Ale, une ekonomisk förening fait tourner à la fois le câble et le contrat : réseau local, vente nationale, promesse d’électricité « fossile-fri » sans surcoût.
Voir la ficheRAK Power Pvt. Ltd. আরএকে পাওয়ার প্রা। লিমিটেড
Filiale de production électrique de RAK Ceramics au Bangladesh, RAK Power Pvt Ltd (আরএকে পাওয়ার প্রাইভেট লিমিটেড) incarne une réalité rarement glamour : sécuriser des kilowattheures pour une usine de céramique quand le pays vit au rythme des coupures de gaz et des achats d’urgence de GNL.
Voir la ficheREGIONAL CHAMBER OF CRAFT ANDSMALL BUSINESS KRSKO
La « Regional Chamber of Craft and Small Business Krško » n’est pas une startup solaire : c’est l’OOZ Krško, antenne slovène de l’artisanat et des PME, au cœur d’un bassin déjà marqué par le nucléaire et par l’arrivée massive d’aides européennes et nationales pour l’électricité renouvelable.
Voir la ficheRosneftegaz
Holding à l’ombre des caméras, Rosneftegaz concentre l’État russe dans les majors hydrocarbures.
Voir la ficheDEUTSCHES KLIMARECHENZENTRUM GMBH
À Hambourg, le supercalculateur qui nourrit les modèles du GIEC avale autant d’électricité qu’une petite industrie — et pousse l’efficacité jusqu’à un PUE record.
Voir la ficheBoydak Enerji
Le nom « Boydak Enerji » désigne aujourd’hui surtout une étiquette d’archives : la production renouvelable du groupe ex-Boydak vit sous d’autres raisons sociales, sous tutelle de l’État turc, pendant qu’alternent valorisations, enchères infructueuses puis cession — avec des actionnaires minoritaires qui crient au hold-up.
Voir la ficheENGIE Mexico
Filiale historique du groupe ENGIE au Mexique, ENGIE México cumule renouvelables en service et infrastructures gaziers à grande échelle — avec des coûts humains et politiques qui remettent en cause le récit d’une transition linéaire.
Voir la ficheTucuquere SpA
Aucune société exactement libellée « Tucuquere SpA » ne ressort des annuaires énergie publics consultés : le nom heurte le rapace « tucúquere », un autre SpA immobilier autour de Los Tucúqueres, et surtout l’éolien Energías Ucuquer S.A.
Voir la ficheBIOMAR AS
À première vue cataloguée en « autres énergies », BioMar est en réalité un pilier mondial du fourrage aquacole — saumon, crevettes, espèces de niche — dont la métamorphose bas-carbone se joue davantage dans les sous-produits et l’électrification des fours industriels que sur un marché de l’électricité.
Voir la ficheKaramanoğlu Mehmet Bey Üniversitesi
Campus de Karamanoğlu Mehmetbey Üniversitesi (KMU), université d’État fondée en 2007 à Karaman (Turquie cotée ici comme pays d’implantation, le champ « pays » n’ayant pas été renseigné initialement).
Voir la ficheBlunomy
Blunomy ne produit ni électricité ni molécules vertes: elle vend de la trajectoire, du stress-test et des récits d’investissement crédibles.
Voir la ficheHebi Fenghe Power Generation Co Ltd
Le nom sonne comme une coentreprise locale ; il condense pourtant une grosse machine provinciale — 1 800 MW au charbon, pilotée depuis Shenzhen mais enracinée dans le Henan.
Voir la ficheEnergy Absolute
Le géant thaïlandais de l’énergie « bas carbone » a inscrit en 2025 un chiffre d’affaires de 13,63 milliards de THB et un bénéfice cœur d’environ 1,55 Md THB — chiffres publiés dans la foulée d’exercice que la presse spécialisée a relayés — après une crise de gouvernance et de liquidité née d’accusations de fraude visant d’anciens dirigeants.
Voir la ficheJSC "GSR CHP"
** À Kolpino, près de Saint-Pétersbourg, une cogénération au gaz affiche des comptes 2025 en forte embellie — le revers du décor, c’est un carnet d’arbitrages qui pèse autant qu’un deuxième chiffre d’affaires.
Voir la fichePetroleo Ipiranga
La Pompe à essence est redevenue un terrain de guerre industrielle au Brésil : descentes de police, blanchiment, blocs d’éthanol…
Voir la ficheKarakudukMunai
Le nom évoque un charbonnier de la steppe, mais Karakudukmunai (« KarakudukMunai » / Karakudukmunay) est surtout l’opérateur d’un gisement conventionnel longtemps porté par des capitaux russes, puis repris par la sphère chinoise : un cas d’amont pétrole & gaz, rarement audible en France alors que nos débats climat pivote sur la baisse des combustibles…
Voir la ficheIgnite Energy Access
Ignite Energy Access vend une promesse puissante: électrifier l’Afrique mal servie par les réseaux, vite, proprement, et à grande échelle.
Voir la fichePorvoon Energia Oy
Le comble du paradoxe finlandais : une ville-capitale régionale peut afficher une vente d’électricité sans CO₂ tout en pilotant un chauffage urbain encore structuré par la biomasse et la cogénération — juste quand les prix de l’électricité tordent le modèle économique des centrales chaleur‑électricité.
Voir la ficheAndes Solar SpA
Spécialiste chilien du solaire sous statut sociétaire type SpA dans la filière des énergies renouvelables, Andes Solar a bâti sa réputation sur les chantiers distribués, puis mise sur une montée en gamme industrielle digne des « grandes ligues » régionales.
Voir la ficheAzpetrol
Azpetrol n’est ni une start-up de la batterie ni un pétrolier en exploration offshore : c’est l’infrastructure d’appoint qui fait tenir l’Azerbaïdjan en mobilité liquide, avec une couche d’hôtellerie routière et de badges « réseau de l’année ».
Voir la ficheSiemens Digital Industries Software
Filiale logicielle au cœur de l’axe « digital twin » et PLM du groupe Siemens, Siemens Digital Industries Software incarne une couche pure logicielle (conception 3D, cycle de vie produit, simulation) où l’efficacité énergétique se joue indirectement à l’échelle des usines et des chaînes d’approvisionnement.
Voir la ficheThermal Power Plant-4 SSH Co
La « Thermal Power Plant-4 SSH Co » n’est pas une entrée de annuaire import-export : dans les bases techniques et la presse mongole, elle recouvre la centrale thermique n°4 d’Oulan-Bator, cogénération charbon au cœur du réseau central et du chauffage urbain.
Voir la ficheHongsa Power Co Ltd
Le Laos ne joue pas dans la même cour que les champions mondiaux du renouvelable : une poignée de grands projets hydrauliques et thermiques structurent son modèle « batteries de l’Asie du Sud-Est ».
Voir la fiche