REDEN
La cache « Essen / 1898 / 19 000 salariés » pointe en réalité vers RWE, pas vers cette entité.
À propos de REDEN
1. Modèle économique
REDEN vend de l’électricité et des services de bout en bout : ingénierie, financement, construction, exploitation-maintenance, avec une unité d’assemblage de modules à Roquefort (présentation du groupe). Le modèle repose sur le parc en propriété, les PPA long terme avec industriels ou transporteurs, et un levier bancaire élevé : le groupe annonce avoir bouclé un refinancement de 1,1 milliard d’euros sur une plateforme paneuropéenne pour financer la suite de sa croissance solaire et stockage (communiqué REDEN).
Côté chiffres « agrégés », une base professionnelle cite un chiffre d’affaires 2022 autour de 170 M€ pour la structure française et une valorisation d’environ 2,5 Md€ lors du passage sous contrôle d’un consortium Macquarie / BCI / MEAG en 2022 (fiche entreprise) ; la même source mentionne un EBITDA 2022 affiché à 143 M€, non recoupé ici avec des comptes sociaux publiés (le ratio dépasse le courant pour ce niveau de CA). Les effectifs communiqués dans la presse spécialisée et les agrégateurs évoluent entre ~150 et ~300 personnes selon les années — très éloignés du profil « 20 000 salariés » d’une super-major européenne. Les revenus dépendent des prix longs des PPA, de la courbe des taux après refinancement, et des cadences d’autorisations en France.
2. Impact réel
Sur le climat, l’activité est structurellement à faible émissions : photovoltaïque au sol, toitures, agrivolta, parfois réhabilitation de friches (ex. mise en avant d’une centrale en Italie sur site dépollué, avec 36 GWh/an et 22 000 t CO₂ évitées selon les chiffres du groupe) (historique & projets). Les PPA d’entreprise contribuent à faire sortir du neuf sur le réseau plutôt qu’à capter seulement de l’éolien ou solaire historique : SNCF Énergie s’est engagée sur 207 GWh/an issus de quatre centrales (146 MW cumulés) pour alimenter la traction, avec une ambition 40–50 % d’électricité renouvelable pour les trains d’ici 2026 (portail fournisseurs SNCF). Avec Chanel, REDEN structure un PPA de 20 ans et une coentreprise 51/49 pour couvrir 30 % de la consommation électrique française du luxe dès le 1ᵉʳ janvier 2026 (communiqué commun). Ces formes d’additionnalité rejoignent la logique de la PPE et des objectifs de décarbonation sectorielle, même si l’impact paysager reste localement disputé.
3. Innovations / partenariats
Le groupe pousse l’agrivoltaïsme à grande échelle et l’autoconsommation collective : projet Argelouse (102 MW, ~60 M€), avec promesse d’un prix « sortie centrale » voisin de 15 €/MWh pour les bénéficiaires ACC (PV Magazine France). Banque des Territoires et REDEN ont annoncé « Reden Territoires », visant 900 MW agricoles d’ici 2029 (GreenUnivers). En Italie, un accord vise un co-développement de 250 MW de batteries (communiqué REDEN). L’assemblage de modules et la maîtrise amont distinguent REDEN d’un pur promoteur « asset-light ».
4. Greenwashing / zones grises
Agriculture contre image verte : à La Sauvetat-du-Dropt, un projet REDEN Solar décrit comme > 40 ha a obtenu un vote du conseil municipal défavorable à l’unanimité le 16 juillet 2025, avec un collectif de > 150 familles et des critiques sur ombre portée, paysage patrimonial et bilans agronomiques (Le Petit Journal). Ce cas illustre le risque réputationnel des grands parcs présentés comme « doubles usages ». Le débat n’est pas uniquement local : GreenUnivers relève en février 2026 que les preuves agronomiques attendues par la loi Accélération EnR restent discutées en conférence de filière, avec crainte de projets où l’énergie prime sur la table de culture (analyse GreenUnivers).
Finance : un refinancement de 1,1 Md€ pour un groupe dont le CA agrégé publié dans les bases commerciales est d’~170 M€ (2022) (Businesscoot, REDEN) traduit une structure très endettée, sensible aux taux et aux refinancements successifs. Enfin, la réforme des tarifs S21 pour le petit photovoltaïque (à 9–100 kWc) se traduit déjà, côté filière, par un recul de 11,6 % au 2ᵉ trimestre 2026 (L’Echo du Solaire) — tension réglementaire qui peut indirectement modifier le climat d’investissement et l’acceptabilité des modèles distribués voisins des grandes centrales REDEN.
5. Positionnement stratégégique
REDEN vise à rester un plateformeur paneuropéen « solaire + stockage », adossé à des fonds d’infrastructure patients et à des banques de projet (actionnaires). La séquence 2025-2026 (PPA SNCF / Chanel, refinancement record, batteries en Italie, ACC en Nouvelle-Aquitaine) matérialise un passage de l’échelle française à l’échelle de bilan continentale. Dans le même temps, la saturation apparente des postes sources et la multiplication des contestations dans le Sud-Ouest (Sud Ouest sur Durance, La Dépêche sur Savénès) rappellent que la capacité à déployer du GW dépend désormais autant du permis de construire social que du MWh vendu.
Verdict WattsElse
REDEN incarne le solaire « financier » : bilan carbone global vert, bilan politique local souvent rouge — une house de puissance sous Macquarie qui avance au milliard, mais dont la légitimité agricole se joue désormais rue par rue, conseil municipal après conseil municipal.
Sources : reden.solar · reden.solar · businesscoot.com · groupe-sncf.com · reden.solar · pv-magazine.fr · greenunivers.com · reden.solar · lepetitjournal.net · greenunivers.com · lechodusolaire.fr · sudouest.fr · ladepeche.fr
Données clés
- Forme
- Aktiengesellschaft
- Fondée
- 1898
- Effectifs
- 19 792 (2021)
- CA
- 24.5 Md€ (2021)
- Capitalisation
- 28.3 Md€
- Siège
- Essen, Germany ↗
Identifiants publics
- Wikidata
- Q138133
- ISIN
- DE0007037129
- LEI
- 529900GB7KCA94ACC940
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Transnoa
Une transporteuse régionale ne peut pas faire la transition tout seule : elle est le tendon du réseau entre centrales vieillissantes, distributeurs sous pression et citoyens exaspérés.
Voir la ficheElectric Power Development Co Ltd
Le deuxième acteur électrique coté de Tokyo tient un rôle systémique : grossiste, exploitant et transporteur.
Voir la ficheTrainsa
Dans votre base, « Trainsa » désigne en pratique Trenasa S.A., PME espagnole d’installations industrielles et d’infrastructures liées aux renouvelables — pas un géant boursier, mais un maillon technique qui profite d’un marché public en surchauffe.
Voir la ficheEnosa
Concessionnaire sur Piura et Tumbes, Enosa tient un poste stratégique dans un périmètre exposé à El Niño et à la flambée de la demande.
Voir la ficheFauske Lysverk
Né en 1913 sous l’étiquette Fauske Lysverk, le groupe a pris le nom d’Indre Salten Energi (ISE) et incarne aujourd’hui un classique norvégien : utilité ancrée dans deux communes du Nordland (Fauske et Sørfold), propriété publique locale majoritaire, mais aux frontières floues entre réseau, production et commerce de l’électricité.
Voir la ficheWater and Power Development Authority (WAPDA)
La WAPDA alimente le réseau à tarif imbattable, assume des méga-projets cascade et porte tout le poids du secteur électrique pakistanais : rentabilité comptable d’un côté, dette sectorielle et audits tonitruants de l’autre.
Voir la ficheHåbo Vindkraft AB
Une micro-structure suédoiçe cotée depuis 1993 vient de subir au budget 2025 une secousse rare pour une entreprise aussi réduite : le chiffre d’affaires plonge alors que les comptes passent sous la barre des zéros.
Voir la ficheENEA
Le fichier « ENEA » n’est pas un prénom polonais ni un géant nordique : sous l’entrée française du secteur Autres énergies, on parle d’ENEA Consulting, rebaptisée Blunomy après l’entrée au capital d’Isabelle Kocher de Leyritz en 2022.
Voir la ficheEDC
** Ce n’est pas un perturbateur endocrinien ni une ligne électrique anonyme : aux Philippines, « EDC », c’est la Energy Development Corporation, bras géothermique du groupe Lopez via First Gen.
Voir la ficheThemcorp
Le nom « Themcorp » n’a pas de fiche comptable française sous la main : en revanche, il désigne clairement un groupe industriel chilien — affiché sur le web comme Tehmcorp — piloté par Víctor Petermann, où l’énergie renouvelable (hydroélectricité) cohabite avec une base minière et manufacturière massive.
Voir la ficheErikshester Vindpark AB
Le billet vert a un visage gris : une SPV sans salarié qui facture l’équivalent de petites lames de turbine sur des millions de couronnes suédoises de chiffre d’affaires.
Voir la ficheUPB
L’UPB ne vend pas du kilowattheure : elle forme des ingénieurs, pilote une recherche très exposée à l’énergie et, depuis 2024, aligne des contrats photovoltaïques à la mesure d’une petite centrale.
Voir la ficheKALIES
** Cabinet historique des installations classées et des sols pollués, Kalies facture surtout du savoir-faire administratif et technique — là où la transition se joue en dossiers et en arrêtés.
Voir la ficheMetro Bilbao
Le métro de Bilbao a franchi en 2023 le cap symbolique des 100 millions de voyages, porté par une croissance à deux chiffres du trafic.
Voir la ficheTCG (Trusted Computing Group)
Un groupe qui promet de rendre nos ordinateurs dignes de confiance, pendant qu'on se demande s’il ne serait pas surtout friand de contrôle discrètement intégré.
Voir la ficheCompañía De Nitrógeno De Cantarell S. A. De C. V.
La Compañía de Nitrógeno de Cantarell, S.A.
Voir la ficheELECTRA ENERGY COOPERATIVE
Coopérative d’ingénierie et de conseil née à Athènes, Electra Energy Cooperative — l’entité du site electraenergy.coop, à ne pas confondre avec des sociétés éponymes hors EnR — capitalise sur les programmes européens tout en menant bataille pour que le label « communauté énergétique » serve les citoyens, pas seulement les files d’attente de raccordement.
Voir la ficheTuulivoimapuisto Soidinmäki Oy (Megatuuli)
Une SPV n’a pas d’aura ; elle a des contrats, des compteurs et, parfois, des procédures.
Voir la ficheHongkong Electric Company (HKC)
Le distributeur historique de l’île et de Lamma pilote une sortie du charbon spectaculaire sur le papier, mais encaisse déjà la facture d’un mix à ~70 % gaz importé : tarifs sous tension quand le Moyen-Orient brûle et terminal méthanier comme nouvelle colonne vertébrale.
Voir la ficheKuzbassenergo JSC
Kuzbassenergo incarne encore le cœur charbon‑gaz de la Siberian Generating Company, avec des milliards de roubles engagés en fiabilité juste au moment où la météo fluviale sibérienne écrase ses volumes d’électricité.
Voir la ficheSuperior Oil Company
Épuisée avant même la transition climatique au sens actuel du terme, la Superior Oil Company incarne l’âge d’or du brut californien puis texan — absorbée en 1984 par Mobil, elle ne vit plus que dans les archives et dans la chaîne de titre des majors.
Voir la ficheAshuganj Power Station Company Limited
Producteur électrique public né en 2000 et ancré dans le quartier administratif du Paltan à Dhaka, l’Ashuganj Power Station Company Limited n’est pas un opérateur pétrolier classique : c’est une véhicule d’État bangladaise sous l’égide du Bangladesh Power Development Board, dont les turbines puisent quasi exclusivement dans le gaz national.
Voir la fiche