Safi Energy Company (SAFIEC)
Champion nord-africain du charbon ultra-supercritique, avec un pied dans l'énergie du passé et l'autre dans les promesses d'un avenir moins toxique.
À propos de Safi Energy Company (SAFIEC)
Le charbon sans honte
Dans un monde qui tourne à l'encore plus vert, SAFIEC joue la carte du charbon à haute efficacité, histoire de dire qu'on avance... un petit peu.
Histoire & positionnement
Fondée en 2013 et installée à Casablanca, la Safi Energy Company a lancé la première centrale à charbon ultra-supercritique d’Afrique, d'une capacité de 1 386 MW, en 2018. Cette prouesse technologique permet d’améliorer l’efficacité énergétique par rapport aux centrales classiques mais reste, au fond, une centrale à charbon financée et détenue par un consortium international où l’on trouve notamment Engie, Nareva et Mitsui. A noter qu'Engie planifie de se retirer d'ici 2027, marquant un pas vers la sortie des énergies fossiles mais pas encore le grand saut.
Chiffres clés ou projets récents
La centrale alimente le réseau marocain via un contrat de 30 ans passé avec l’Office National de l’Électricité et de l'Eau Potable (ONEE), assurant un gros volume commercialisé. En avril 2024, Engie a annoncé son retrait progressif, signalant un changement de stratégie vers des énergies renouvelables mais laissant en place une centrale lourde et polluante.
Impact écologique / RSE
Bien que la centrale atteigne une meilleure performance environnementale grâce à la technologie ultra-supercritique, elle reste un acteur majeur du charbon, source toujours massive de CO2. La communication insiste sur l'innovation et la modernité mais la réalité écologique demeure problématique. La centrale, malgré ses efforts, n'est pas exempte d'impact, un compromis peu vendeur dans une époque où chaque émission compte.
Innovations / partenariats
Le consortium actuel mêle expertise européenne, japonaise et marocaine, ce qui apporte innovation technique, financement et position stratégique. La technologie ultra-supercritique utilisée est une avancée notable en matière d’efficacité thermique, mais s'arrêter là reviendrait à voir la centrale comme un laboratoire roulant pour un charbon plus propre, sans rupture réelle vers le renouvelable. Pour suivre leurs projets et partenariats : détails techniques et maintenance.
Conclusion
SAFIEC incarne la contradiction d'un actif charbonnier qui se flatte de haute technologie et d’efficacité, tout en restant prisonnier d'une ressource appelée à disparaître - ou du moins à devenir le boulet sonore des ambitions renouvelables.
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