SERREZUELA SOLAR II S.L.
Serrezuela Solar II est une SL espagnole immatriculée à Madrid, porteuse d’actifs de production d’électricité classés côté annuaires dans des codes type 3519 (« autres types » de génération).
À propos de SERREZUELA SOLAR II S.L.
1. Modèle économique
Le modèle combine vente d’électricité (souvent issue d’actifs matures), ingénierie financière et remontée de cash via des sociétés interposées. Des bases projets situent la centrale associée à ce nom autour de 50 MW de thermosolaire (CSP). Au-dessus de l’opérateur apparaît la coque « Finco » : Serrezuela Solar II Finco SL, dont la chaîne capitalistique remonte à SOLCLEF RENEWABLE COMPANY SL selon les rapports d’entreprise agrégés accessibles en ligne. Solclef affiche pour sa part une intégration au sein du groupe Brookfield depuis 2018 sur sa page institutionnelle (présentation Solclef), ce qui cadre l’économie de long terme : dividendes, refinancement, gouvernance resserrée. Les comptes détaillés de la SL restent, eux, derrière paywalls de registres marchands ou d’agences de notation commerciale ; les classements composites estiment néanmoins un chiffre d’affaires supérieur à 41 M€ en 2024 tout en signalant une chute de 125 places au classement national sur la même base — tension typique entre volume et rentabilité relative. Pour étalonner la valeur des MW ibériques, une transaction récente sur un portefeuille d’environ 1 GW a été évoquée à 1,2 Md€ par la presse financière : ordre de grandeur sectoriel, pas bilans certifiés de Serrezuela II. Un refinancement massif autour de Serrezuela + Extresol a été relaté dans la presse spécialisée émanant de banques d’investissement ; aucun montant chiffré n’est repris ici faute d’extrait public consultable sans mur d’accès sur le site BNP Paribas CIB au moment de la vérification.
2. Impact réel
L’impact climat direct d’un CSP opérationnel se lit d’abord en MWh bas-carbone injectés quand le soleil et le stockage thermique le permettent, en substitution partielle à des cycles gaz sur un réseau sec. Le debat français sur la filière reste périphérique : la fiche pédagogique sur le solaire thermodynamique à concentration insiste sur un rôle système (chaleur haute température, complémentarité aux EnR variables) plutôt que sur un déploiement massif hexagonal comparable à l’Andalousie ou l’Estrémadure. Côté transparence physique, la base Global Energy Monitor – Serrezuela documente une ferme PV en province de Grenade : toponyme proche, actif distinct de ce que recouvre juridiquement Serrezuela Solar II SL selon les métadonnées disponibles. De même, le parc CSP La Dehesa (50 MW) en Estrémadure sert de repère techno pour la génération thermosolaire ibérique, sans prouver par lui-même la cartographie exacte des bilanx de chaque SPV. Un autre « Dehesa » — photovoltaïque, 59 MW, TotalEnergies — figure dans les fiches projet spécialisées (fiche projet Dehesa Nueva del Rey) : encore une fois, attention aux homonymies. Pour situer lecteurs français, les priorités nationales EnR se lisent désormais dans la programmation pluriannuelle de l’énergie et les Synthèses publiées par l’ADEME, qui ne calquent pas Madrid sur Brest.
3. Innovations / partenariats
L’innovation observable publiquement porte davantage sur la stabilité de la cascade juridique que sur une rupture techno : nominations d’administrateurs (Antonio Rus Ozaez cité comme Administrador único sur certaines bases), maintien de contrôle via Solclef/Brookfield, relations auditeurs (Ernst & Young mentionnée dans des mentions BORME recoupées par la presse registrale espagnole). Les alliances médiatiques restent celles du capital-infrastructure habituel (banques, fiduciaires, fourmitage de véhicules Finco) plutôt que des contrats gaz à l’attention du grand public.
4. Greenwashing / zones grises
La critique journalistique utile n’est pas d’étiquetter Serrezuela II comme greenwasher sans dossier, mais de pointer trois ruptures narratives vérifiables. Première rupture juridictionnelle datée et chiffrée dans son contexte géopolitique : le 4 mars 2026, la Cour suprême britannique a estimé que l’Espagne ne pouvait pas invoquer l’immunité souveraine pour bloquer la saisie à Londres d’un bien public espagnol dans un litige où des investisseurs solaires réclament l’exécution d’une sentence arbitrale liée aux retours en arrière sur les aides EnR (Bloomberg). Ce précédent ne cite pas Serrezuela Solar II SL dans l’extrait généraliste, mais illumine la fragilité des pitchbooks ESG sur des cash-flows façonnés par des années de tutelle réglementaire. Deuxième ligne de fracture : l’affaire ICSID Spanish Solar contre l’Espagne (ARB/21/39), suivie également dans le navigateur de différends UNCTAD – véhicules SPV différents des contrats civils madrilènes, même culture procédurale partagée autour du Tarif de régime historique espagnol. Troisième signal financier brut : la série de données [Economía Digital]](https://empresas.economiadigital.es/SERREZUELA-SOLAR-II) place l’entreprise à la fois dans une fourchette CA large pour 2024 et en décrochage relatif sur le tableau national (-125 places) — dur à réconciler avec un storytelling « transition sans friction »**.
5. Positionnement stratégique
Serrezuela Solar II apparaît comme intermédiaire de rang moyen dans la hiérarchie des producteurs « autres sources » repérés par les annuaires économiques (ordre de grandeur ~50e chez certains compileurs ; fiche Cinco Días servant de boussole mercantile). La stratégie est celle du parc mûr : stabilité de l’adresse réglementée (Avenida de Burgos 19, Complejo Triada selon données Finco agrégées), rationalisation sous contrôle Brookfield/Solclef, valorisation résiduelle MW lorsque le spread de taux long le permet. Marché espagnol 2026 : capital prêt pour le stockage et repowering PV, alors que les promoteurs CSP naviguent avec des actifs amortis.
Verdict WattsElse
Serrezuela Solar II est espagnole, thermosolaire et déjà « structurée en fonds », mais encore prise dans l’Espagne où un tarif public décidé hier devient créance arbitrable demain — jusqu’aux jugements transfrontaliers qui peuvent faire claquer, loin de Madrid, le glass ESG.
Sources : protenders.com · datoscif.es · solclef.com · empresas.economiadigital.es · reuters.com · connaissancedesenergies.org · gem.wiki · gem.wiki · power-technology.com · ecologie.gouv.fr · ademe.fr · bloomberg.com · icsid.worldbank.org · investmentpolicy.unctad.org · cincodias.elpais.com
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
CALB Group Co., Ltd.
Fabricant chinois de batteries lithium-ion à la conquête furtive de l’Europe, avec des ambitions aussi chargées que ses cellules.
Voir la ficheUFMG
Ce n’est ni une « boîte boursière » ni un distributeur d’électricité : sous le sigle UFMG se cache la Universidade Federal de Minas Gerais, monstre public de 1927 à Belo Horizonte, au carrefour des grands chantiers de flexibilité, d’intégration des renouvelables et des tensions minières qui traversent le Sud-Est du Brésil.
Voir la ficheShikun & Binui Energy
Non, ce n’est pas un « pure player » européen de la PV : sur le papier comme en bourse, Shikun & Binui Energy est un producteur indépendant multi-technologies dont le plateau israélien combine encore très massivement combustion et renouvelable.
Voir la ficheDeven AD
** Bras énergétique de la plus grande usine de carbonate de soude d’Europe, Deven AD incarne la collision entre chimie lourde et promesse de sortie du charbon.
Voir la ficheSouthern Hydropower JSC.
La Southern Hydropower Joint Stock Company (SHP), connue sous le ticker HOSE : SHP, n’a rien d’une start-up climat : c’est un opérateur d’amont vietnamien, à Bảo Lộc (province de Lâm Đồng), qui vit au rythme des trois centrales Đa Siat, Đa Dang 2 et Đa M’bri.
Voir la ficheYPF ENERGIA ELECTRICA S.A.
Le cache « Pétrole & gaz » trompe : derrière la raison sociale YPF Energía Eléctrica S.A.
Voir la ficheAthemis Énergie
Accompagnateur zélé pour acheter moins cher et consommer mieux, avec un soupçon de solaire thermique pour donner bonne conscience.
Voir la ficheElectrica de Guayaquil
Le libellé « Electrica de Guayaquil » prête à confusion avec la branche électrique locale ; dans le périmètre Pétrole & Gaz, les données publiques disponibles pointent vers une microstructure privée d’extraction de brut à Guayaquil, dont les agrégats financiers récents traduisent une brutale contraction d’activité.
Voir la ficheTomaval Generación S.A.
Une génératrice minuscule à l’échelle du SEN chilien, mais plaquée sur l’air saturé de Valparaíso et sur un régime PMGD que l’État recompose après le mega-apagón de février 2025.
Voir la ficheIranian Central Oil Fields Company
Filiale majeure de la National Iranian Oil Company (NIOC), l’Iranian Central Oil Fields Company (ICOFC) tient une part du brut et surtout du gaz qui alimente l’économie locale quand les exportations s’étouffent.
Voir la ficheEG Group
Au rythme des cessions (Italie, Australie, France, actifs périphériques), EG Group — opérateur anglais de stations-service et de convenience, historiquement porté par le fonds TDR Capital et la famille Issa — ressemble de plus en plus à un pure player américain coincé entre le mur de la dette et le boulevard des volumes fossiles.
Voir la ficheHeritage Oil
Indépendante basée à Jersey, Heritage Oil incarne un modèle classique d’exploration-production : croissance à coup de barils et de gaz sur des actifs vieillissants, là où le cash-flow prime encore sur la transition.
Voir la ficheCloud Snurran AB
Le parc suédois que porte Cloud Snurran AB devait incarner l’éolien à grande échelle ; il illustre aujourd’hui l’effet ciseau entre contrats longue durée et marché spot.
Voir la ficheEmerson Electric Co.
Emerson ne vend pas seulement des vannes, des capteurs ou du logiciel: il vend la couche nerveuse de l’industrie lourde.
Voir la ficheNational Iranian South Oil Company
La National Iranian South Oil Company (NISOC) n’est pas une « junior » de passage : c’est le bras armé producteur du sud iranien, ancré à Ahvaz, sous la « ombrelle » de la National Iranian Oil Company (NIOC), avec une histoire qui remonte à 1971 sur les gisements qui nourrissent encore l’économie — et les tensions — de Téhéran.
Voir la ficheETNA INDUSTRIE
PME de l’Ouest parisien, ETNA Industrie vend du « gros œuvre » invisible : commandes hydrauliques de disjoncteurs THT, robinetterie critique, puis un atelier « propre » pour le nucléaire.
Voir la ficheEndeavour Energy
Après la scission de 2011, Endeavour Energy est devenue le visage distribué de l’électricité dans une bande ouest de Sydney et au-delà : des millions de compteurs, un milliard de dollars de lignes, et un conflit social qui a retardé autant d’« interruptions planifiées » qu’infrastructures neuves.
Voir la ficheEMSA
EMSA évoque trois réalités distinctes — Emsa Jeneratör en Turquie (groupe électrogène diesel pour l’amont pétrolier), ESMA Group aux Émirats (filtration, hydraulique pour l’Oil & Gas amont), Energy Management Services / EMS Middle East aux Émirats (audit, certifications vertes, type ESCO).
Voir la ficheAlingsås Energi
L’énergéticien communal d’Alingsås relie filière bois, hydro et « babillage » fibre au chantier impossible de l’électrification.
Voir la ficheLandsvirkjun
Producteur public quasi monopole de l’électricité en Islande, Landsvirkjun capitalise sur une trajectoire entièrement hydro-géothermique et vente une puissance rare en Europe : celle d’un mix sans combustible fossile pour la génération.
Voir la ficheLa Mure
Héritière d’un opérateur ancré dans le bassin de La Mure (Isère) avant le rebranding 2021, T-PSE pilote aujourd’hui un réseau d’envergure dans le grand Sud-Est : fioul, carburants, agences Elan, biomasse en forte poussée.
Voir la ficheIntersica
Une filière d’audit et de contrôle qui court après la transition tout en tirant encore une partie de sa légitimité technique du monde pétrogazier « classique » ; des comptes parisiens qui explosent au vert (résultat), sans mesure ouverte du carbone côté entité elle-même.
Voir la ficheGeno Bioenergie Leasingfonds Erste GmbH & Co. KG
Un mammouth de méthanisation sorti du crédit-bail privé : vingt mégawatts électriques à la frontière polonaise, une performance d’exploitation affichée en pleine course contre le calendrier des tarifs verts.
Voir la fiche