Solivind El ekonomisk förening
Elle promet aux sociétaires de « produire leur propre électricité » avec neuf éoliennes et des milliers d’adhérents.
À propos de Solivind El ekonomisk förening
1. Modèle économique
Solivind est une association économique suédoise (*ekonomisk förening*, fondée en 2005) dont le siège est à Järfälla : les membres détiennent neuf éoliennes pensées comme un actif collectif répondant à leurs intérêts économiques. Le revenu principal vient de la vente de l’électricité produite ; côté adhérents, une facture au tarif coopératif — porté à 0,50 SEK/kWh au 1ᵉʳ février 2024 contre 0,40 auparavant (+25 %), au motif de revenus de production bas et de charges fixes de maintenance. Depuis le 1ᵉʳ septembre 2024, l’administration et la gestion opérationnelle relèvent du fournisseur GodEl, après la dénonciation du contrat par l’ancien gestionnaire Telge Energi : la coopérative externalise donc la complexité comptable et contractuelle. Les bases de données privées indiquent des effectifs de l’ordre de 5 à 9 personnes (2024, fourchettes à prendre avec prudence). Pour le détail de l’exercice clos, se référer au rapport annuel 2024 déposé et présenté en assemblée le 23 septembre 2025.
2. Impact réel
Le dispositif vise une production éolienne additionnelle : le site officiel évoque environ 4 000 membres et une offre centrée sur l’électricité renouvelable. Pour quantifier hors slogans, la production du parc de Hedbodberget s’élève à 17 998 MWh en 2024 selon les statistiques tenues par l’actif (Dalavind), avec 19 049 MWh cumulés jusqu’à fin novembre 2025 dans la même série. Du côté de la coopérative, Solivind signale en 2024 un écart d’environ −7 GWh entre avril et novembre par rapport aux prévisions — la promesse physique ne tient pas toujours le calendrier budgétaire. Durant l’hiver 2024-2025, des arrêts liés au givre sur Hedbodberget et Svegström ont entraîné des achats sur le marché spot pour couvrir les adhérents : davantage de « vert » hors réseau local, mais un signal clair du décalage entre production coopérative idéalisée et couverture effective au prix du jour.
3. Innovations / partenariats
Pas de narration « deep tech » ici : l’outil reste les éoliennes et la gouvernance mutualiste. La nouveauté structurante, c’est l’adhésion sous-traitée à une filière industrielle nordique avec GodEl, qui prend en charge facturation et administration et revend dans le même mouvement un positionnement environnemental (mention du label « Bra Miljöval » dans le communiqué). La page « vindkraftsförening » du fournisseur relie explicitement Solivind à ce dispositif de gestion externalisée.
4. Greenwashing / zones grises
Le risque n’est pas tant d’inventer des certificats verts que de laisser croire que la détention d’éoliennes suffit à neutraliser la volatilité du système. Le point le plus documenté par des chiffres datés et une source journalistique vérifiable : en mars 2025, 651 000 SEK de coûts d’équilibrage absorbent environ la moitié des recettes brutes liées à la production d’électricité du même mois, soit 1,2 million SEK, selon Montel News. Autre ligne de tension après la hausse des prix membre début 2024 : le surcoût coopératif doit être rapporté méthodiquement aux alternatives du marché pour éviter tout discours de victoire automatique sans calcul net de risque. Pour la littérature française (PPE, fiches génériques ADEME, etc.), elle éclaire le grand paysage européen des EnR mais n’attribue aucun jeu spécifique à cette entité suédoise.
5. Positionnement stratégique
Solivind est prise entre trois signaux : la gêne de production 2024, la facture d’équilibrage de mars 2025 et la dépendance à GodEl pour tenir le rythme administratif. La lecture du rapport annuel 2024 devrait servir de repère après la transition de septembre 2024.
Verdict WattsElse
Sous les traits d’entreprise citoyenne, cette coopérative raconte désormais l’inverse de la caricature nordique : même sans pétrole, le Nord peut vous facturer très cher votre imprécision au bord du réseau. En une formule : coop en façade, déséquilibre en contrepartie.
Sources : solivind.com · solivind.com · press.godel.se · allabolag.se · solivind.com · dalavind.se · solivind.com · godel.se · montelnews.com · ademe.fr
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Oklima
Fille du groupe électrique historicisé en filiale « climat », Oklima vend de la contribution carbone — autrement dit le financement de projets certifiés que des entreprises achètent pour compléter mesure, réduction et reporting.
Voir la ficheHydro Bromptonville Inc/Kruger
La « Hydro Bromptonville » dont parlent les caches WattsMonde n’est pas une licorne cotée à part : c’est une petite hydraulique sherbrookoise dans un géant familial du papier-packaging qui mise désormais sur l’éolien à trois chiffres au Québec.
Voir la ficheKumamoto Arao Solar Park
Sur un ancien foncier industriel de la préfecture de Kumamoto, un actif de ~22 MW incarne la bascule du Japon : des années d’expansion « méga-solaire » sous grands groupes vers un univers où le paysage, la biodiversité et la fin des tarifs d’achat remettent en jeu chaque mégawatt.
Voir la ficheNR Electric
Filiale opérationnelle de Nari Technology dans la protection des réseaux, le courant continu de très haute tension et l’électronique de puissance, NR Electric capitalise sur la surcadence des investissements chinois dans l’UHV.
Voir la ficheDaikin Europe
Le géant japonais du confort thermique tient l’Europe par les gaines et les fluides : 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires régional, une armée industrielle dense — et un marché résidentiel qui refuse de suivre le récit vert sans regarder la facture d’électricité.
Voir la fichePakhtunkhwa Hydel Development Organizatio
Le nom « Pakhtunkhwa Hydel Development Organization » désigne l’ancêtre direct du Pakhtunkhwa Energy Development Organization (même sigle PEDO) : organe provincial du Khyber Pakhtunkhwa (Pakistan), pivot du développement hydro puis du bouquet énergétique élargi.
Voir la ficheErieau Wind LP
Un actif de 99 MW planté sur les terres agricoles du sud-ouest de l’Ontario, dans l’orbite d’ENGIE et d’infrastructureurs nord-américains : Erieau Wind LP incarne l’éolien « de la génération précédente », rentable par le contrat, mais désormais cadré par des règles faunistiques et acoustiques de plus en plus fines.
Voir la ficheGabrielsberget Vind Syd AB
Gabrielsberget Vind Syd AB n’est pas une « start-up climat » : c’est une SPV d’éolien terrestre dans le Nord de la Suède, balancée entre un double récit — sortie en fanfare d’un fonds britannique en 2024 — et des comptes qui, côté exploitation, peinent à rassurer le voisinage et la presse locale.
Voir la ficheENERGIAS RENOVABLES MEDITERRANEAS S.A.
Derrière la raison sociale Energías Renovables Mediterráneas S.A.
Voir la ficheUBACLE GROUP
Conglomérat nigérian monté en flèche depuis 2021, Ubacle cristallise la tension d’un pays pris entre hydrocarbures et promesses de « clean tech ».
Voir la ficheGdf Suez Canada (40%) / Mitsui (30%) / Fiera Axium (30%)
Le trio Groupe Engie — ex‑GDF Suez — (40 %), Mitsui (30 %) et Fiera Axium Infrastructure puis Axium Infrastructure (30 %) n’est pas une start-up : ce qui ressemble dans votre brief à une coquille (« Gdf Suez Canada / Fiera Axium ») désigne historiquement le troisième jambage institutionnel, initialement Fiera Axium Infrastructure Inc., désormais connu sous…
Voir la ficheMAGELLAN CIRCLE
Cabinet de « European Affairs Consultancy » intégré au Circle Group, Magellan Circle incarne une partie peu visible mais structurante de la transition : structurer les projets, capter les enveloppes européennes et traduire la réglementation climat en offres pour infrastructures sensibles.
Voir la ficheSoftbank Takasago Solar Park
Planté sur une friche municipale de Hyōgo, ce méga-parc portait encore le nom de SoftBank au début des années 2020 ; il raconte aujourd’hui autre chose : un actif photovoltaïque de taille modeste happé par la consolidation japonaise du renouvelable, entre trading industriel et agrégation énergétique.
Voir la ficheRAK Petroleum
** Pendant des années, le nom RAK Petroleum a été synonyme d’une prise de contrôle financière sur l’opérateur norvégien DNO et sur les filières gazières ivoiriennes via Foxtrot.
Voir la ficheFalu Energi & Vatten AB
Une régie industrielle hors du territoire français, sous drapeau suédois : Falu Energi & Vatten AB (« FEV »), filiale urbaine dont la ville de Falun est l’actionnaire dans la tradition des services communaux nordiques électricité‑chaleur‑eau‑fibres‑déchets.
Voir la ficheGujarat Refinery
À Koyali, près de Vadodara, la Gujarat Refinery incarne la tension brutale entre l’appétit industriel pour la capacité (vers 360 000 barils/jour annoncée à mi‑2026 par Reuters) et la vigilance civique après une explosion mortelle sur des réservoirs de benzène en novembre 2024.
Voir la ficheInpex
Le premier E&P japonais affiche une « Vision 2035 » très net-zero sur le papier, portée par le GNL, le CCS et l’hydrogène.
Voir la ficheNEEXT Engineering
Start-up française qui promet de booster l'efficacité énergétique avec ses fluides réactifs... en tentant de faire plus avec moins, ou du moins on l’espère.
Voir la ficheAbu Dhabi Company for Onshore Oil Operations
Elle s’appelait ADCO ; elle s’affiche aujourd’hui comme ADNOC Onshore, bras armé terrestre du groupe émirati.
Voir la ficheSavon Voima Verkko Oy
Savon Voima Verkko Oy n’est pas une « start-up grid » : c’est le bras câblé d’un groupe finlandais à gouvernance publique locale, coincé entre exigence climatique et facture des ménages.
Voir la fiche