Stavlösa Gård AB
Sous le nom d’une ferme historique à Vadstena, Stavlösa Gård AB affiche encore la culture des céréales dans les registres ouverts, tout en étant présentée comme un développeur multi-techno breveté par les agrégateurs EnR.
À propos de Stavlösa Gård AB
1. Modèle économique
L’entité visée est bien Stavlösa Gård AB, société suédoise (org.nr 556020-7655) domiciliée Stavlösa 605, Vadstena (fiche entreprise) : adossez toujours ces coordonnées si une autre « Stavlösa » refait surface sur les annuaires internationaux. Les comptes 2024 décrits par les bases ouvertes placent le chiffre d’affaires à 9,843 MSEK (ordre de grandeur 850 k€ selon le change), avec 2 salariés et une marge d’exploitation d’environ 5,9 %, soit 578 kSEK de résultat d’exploitation (Allabolag). L’activité SNI déclarée reste axée sur la culture céréalière (hors riz), ce qui cadre mal avec une « pure player » énergétique à grande échelle (LeadsFinder). Petter Öhman, présenté comme dirigeant depuis 2020 avec un parcours immobilier et financier, incarne le pivot vers la structuration de projets à Capex massifs plutôt que l’agrandissement mécanique de l’exploitation agricole (profil LinkedIn). Sur le volet EnR, un profil « développeur » liste éolien, solaire, hydro et met en avant un pipeline supposé >100 MW côté éolien, avec des vitrines type parc éolien 30 MW à Gislaved (10 éoliennes) et parc solaire 10 MW à Växjö, plus une filière hydro dont une centrale citée à Älmhult (5 MW) (Corporate Energy). Aucun détail public consolidé n’a été trouvé sur la part exacte des revenus issus des cessions de permis, du foncier ou de l’exploitation long terme : le schéma le plus plausible, selon les éléments disponibles, est celui du développeur-structurateur qui monétise des étapes de cycle de projet.
2. Impact réel
Si l’on retient les capacités annoncées sur les fiches agrégées — ~30 MW éolien « Stavlösa Wind Farm », ~10 MW solaire, jusqu’à ~20 MW hydro dont 5 MW nominalement à Älmhult (Corporate Energy) — l’impact pour le réseau suédois se situe dans la fourniture d’électricité renouvelable additionnelle sur un marché déjà très décarboné à la maille nationale, mais où chaque MW compte pour l’équilibre régional et la pression sur le réseau. Aucun bilan public de GWh produits ou de tCO₂ évités n’a été identifié pour cette société isolément ; il serait abusivement précis d’inventer un pourcentage de contribution aux objectifs européens alors que la trajectoire suédoise combine nucléaire, hydro et EnR variable. En ordre de grandeur sectoriel, un 38-40 MW éolien+solaire « en nom propre » équivaut, très approximativement, à la consommation électrique domestique de dizaines de milliers de foyers sur un horizon annuel, selon les hypothèses de charge utilisées par les promoteurs — chiffre à prendre comme communication publique, non comme mesure d’impact vérifiée.
3. Innovations / partenariats
Pas de traçabilité publique de brevets, de start-up incorporée ou de levée de fonds dédiée trouvée dans cette investigation rapide : le différenciateur apparent est immobilier et financier (profil dirigeant) plutôt que technologique (profil LinkedIn). Les partenariats et EPC ne figurent pas sur les seules bases sociétaires consultées ; le canal Corporate Energy reste un répertoire plutôt qu’une publication d’investisseurs (Corporate Energy). Selon les éléments disponibles, l’ « innovation » opérationnelle est celle du montage juridique-foncier dans un marché éolien terrestre concurrentiel, illustré par l’écosystème de petits opérateurs régionaux en Suède (contexte marché).
4. Greenwashing / zones grises
La première zone grise est comptable : des revenus <10 MSEK et 2 ETP coexistent avec des ambitions déclaratives >100 MW éoliens en développement (Allabolag ; Corporate Energy). Sans accuser de fraude, ce décalage impose de traiter les MW annoncés comme un pipeline corporate jusqu’à preuve de mise en service dans les registres des installations. Deuxièmement, l’alignement EnR-agriculture expose les projets hors éolien à la logique des aides à l’investissement climatique : pour l’automne 2025, le dispositif Klimatklivet a vu ses règles se resserrer — par exemple non-éligibilité de filières biogaz agricole lorsque le gaz sert électricité et chaleur, ou report de certaines infrastructures hydrogène, tandis que la recharge publique voit des plafonds d’offres et un taux de prise en charge désormais cadré (jusqu’à 50 % des coûts d’investissement, avec des plafonds par catégorie) sur une fenêtre datée de dépôt (réformes Klimatklivet). Enfin, le sujet politique du plafonnement des dossiers aborde aussi Klimatklivet au Parlement, signe d’une arène budgétaire qui peut durcir l’accès aux subventions même pour des dossiers techniquement solides (question parlementaire).
5. Positionnement stratégique
En 2024-2025, la société reste une coque légale apte à porter des études, permis et négociations dans le zèbre éolien suédois, tout en conservant une assise agricole lisible dans les codes d’activité. Le signal fort est managérial : recrutement d’une compétence valorisation d’actifs au sommet du groupe suggère une stratégie de monétisation de sous-jacents (terrains, droits, sociétés projet) plus que de volume céréalier. Le biais géographique Vadstena/Östergötland se prête au maillage avec les développements régionaux du eolic onshore nordique (fiche géographique).
Verdict WattsElse
Stavlösa Gård AB est un fermier devenu courtier de gigawattheures promis : tant que les comptes restent ceux d’une microstructure et les cartes énergétiques surtout celles des annuaires, votre lecture doit rester due diligence, pas hagiographie verte.
Sources : hitta.se · allabolag.se · leadsfinder.se · linkedin.com · corporate.energy · slattensvind.se · grontsamhallsbyggande.se · riksdagen.se · fallingrain.com
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Xinjiang Sixth Agricultural Division Coal Power Co Ltd
La filiale charbon-électricité de la 6ᵉ division du XPCC ne cache pas son cœur thermique : près de 3,64 GW de centrale au lignite à Wujiaqu.
Voir la ficheJPME
Sur le papier, JPME avait trouvé un créneau habile: parler aux petits producteurs photovoltaïques, leur promettre une électricité “3.0” et monétiser le surplus grâce à une “batterie virtuelle”.
Voir la ficheTHE HEBREW UNIVERSITY OF JERUSALEM
L’université hébraïque capitalise sur la recherche énergie pour exporter hydrogène, sodium-ion et pérovskites — tout en publiant un bilan financier dans le rouge et un campus dont les ambitions climat restent surtout pilotées sur les scopes 1 et 2.
Voir la ficheE.ON Polska
Filiale polonaise du groupe allemand E.ON, E.ON Polska incarne surtout réseaux, chaleur urbaine, vente d’électricité et services à valeur ajoutée (dont mobilité électrique et projets EnR).
Voir la ficheIndia Oil Corporation Limited
Le nom anglais prête à confusion, le bilan ne l’est pas : IOCL reste un géant du raffinage et de la distribution, tout en brandissant un portefeuille renouvelable à deux chiffres de gigawatts via Terra Clean.
Voir la ficheThyssenkrupp Steel Europe
ThyssenKrupp Steel Europe est le plus grand producteur d’acier d’Allemagne — pas un prestataire de forage pétrolier.
Voir la ficheNewtron Group
Le chantre italien de la mobilité durable, ou comment réhabiliter véhicules et bateaux sans trop froisser mère nature — ou son bilan carbone.
Voir la ficheXinjiang Tunfu Cogen Power Co
Correction d’entrée importante — la désignation anglaise « Xinjiang Tunfu Cogen Power » ne correspond pas à une entité cotée distincte : elle recouvre très vraisemblablement la graphie phonétique de Xinjiang Tianfu Energy, historiquement Xinjiang Tianfu Thermoelectric, à savoir une chaufferie industrielle urbaine cumulant production électrique, chauffage de…
Voir la ficheBOOM BUILDS B.V.
BOOM Builds incarne cette filière où le « gaz à effet de serre », ce n’est plus seulement le kWh mais le gramme de CO₂ cimenté dans le gros œuvre.
Voir la fichePunta Palmeras
Attention à l’homonymie : hors secteur Énergies renouvelables, le nom désigne aussi un lieu côtier — ici il s’agit du parc éolien de 45 MW, filiale projet Punta Palmeras (véhicule dédié coté Chili, associé dans les bases industrielle à Acciona Energía), sur la commune de Canela, région de Coquimbo, mis en service en 2014 pour alimenter le SIC via un contrat…
Voir la ficheV-Kallpa
V-Kallpa avance sur une promesse très française: faire parler les compteurs plutôt que les slogans.
Voir la ficheDB Power Ltd
Une centrale de 1 200 MW bien calée dans ses contrats long terme, des comptes qui repartent après l’impasse d’un rachat par un géant rival : DB Power incarne la tension classique entre la solidité industrielle au charbon et l’orientation climat attendue hors sphères fossiles.
Voir la ficheTEI
L’acronyme TEI court-circuite souvent les outils documentaires : on le confond avec un géant du disque tokyoïte, alors que Terrestrial Energy Inc.
Voir la ficheVerve Energy Pty Ltd
Derrière la vignette « Énergies renouvelables », WattsMonde pointe une entité dont le nom officiel évoque encore Verve Energy Pty Ltd — la branche génération du mix ouest-australien avant fusion.
Voir la ficheKıroba Enerji
Petit producteur turc rivé au mont Madran, Kıroba Elektrik Üretim A.Ş.
Voir la ficheEPE
Electric Power Engineers — la « vraie » EPE derrière le sigle lorsqu’on classe l’acteur en Réseaux & distribution — joue un rôle de conseil et d’études pour fiabiliser les interconnexions, absorber le renouvelable et instrumenter la grille face aux data centers et au vieillissement des ouvrages.
Voir la ficheChronos Solar
Le brief désignait « Chronos Solar » ; en énergies renouvelables, l’entité documentée est Kronos Solar — marque « edpr KRONOS », bras photovoltaïque européen d’EDP Renewables — et non la société artisanale allemande Chronos Solar OHG ni l’électrolyseur « Chronos » d’ITM Power.
Voir la ficheAfrican Petroleum SA Group
Un distributeur de carburants africain qui carbure au diesel... littéralement.
Voir la ficheShariket Karhaba Koudiet Eddraouch SpA (SKD)
À El Taref, la Shariket Karhaba Koudiet Eddraouch SpA (SKD) a porté l’une des plus grosses centrales à cycle combiné du pays.
Voir la ficheHuaneng Dezhou Power Plant
Une centrale‑monstre du géant Huaneng dans Dezhou poursuit cogénération d’urbanisme et services industriels, tout en agrandissant le parc charbon ultra‑supercritique.
Voir la ficheTOVEA MECHANICAL APPLICATIONS SINGLE MEMBER LIMITED COMPANY
Une micro-société issue des labos de Patras commercialise un équipement mécanique de bord de mer alimenté par un panneau PV : la « Tovea » des annuaires n’est pas un opérateur EnR classique, mais une PME d’ingénierie dont le cœur de métier, l’accessibilité balnéaire, s’appuie sur un sous-système photovoltaïque autonome.
Voir la ficheSolar Power (Udon Thani 1) Company Limited
Le nom sonne générique comme un dossier juridique.
Voir la ficheAMARENCO FRANCE
Pilotée depuis le Tarn, la SAS Amarenco France est la façade juridique d’un des producteurs photovoltaïques les plus véhicules en communications de place en Europe.
Voir la ficheINSTITUTE OF PHYSICS CHINESE ACADEMY OF SCIENCES
L’Institut de physique de l’Académie chinoise des sciences n’est pas une « boîte » au bilan trimestriel : c’est une rampe de lancement technologique pour le stockage et les réseaux intelligents.
Voir la fiche