Thac Mo Hydropower JSC.
Cotée à Hô Chi Minh-Ville sous le ticker TMP, Thac Mo Hydropower JSC** incarne la double vérité de l’hydro en Asie du Sud‑Est : électricité bas carbone certes, mais actifs vieillissants et production à la merci de la pluie.
À propos de Thac Mo Hydropower JSC.
1. Modèle économique
Producteur vietnamien d’électricité, TMP est contrôlé à 51,92 % par EVNGenco2 (filiale de filière de la compagnie nationale EVN), ce qui structure ses revenus autour de la vente d’électricité sur le réseau national et des mécanismes tarifaires domestiques, plutôt que d’une logique « pure merchant » profil société MarketScreener. La société compte 70 millions d’actions cotées et un peu plus de 150 salariés selon les agrégateurs de crédit rapport CreditRiskMonitor. Sur l’exercice récent, les agrégats de marché font état d’un chiffre d’affaires net d’environ 763 milliards de VND en 2024 et d’un résultat net proche de 350 milliards de VND sur la même base — ordres de grandeur à confirmer ligne à ligne dans les états financiers publiés — extrait fiilles marché ; le marché signale par ailleurs une hausse du chiffre d’affaires de +5,55 % au troisième trimestre 2025 mais une compression de la marge nette (-2,33 %) sur la période profil EMIS. En parallèle, le conseil d’administration et des transactions avec parties liées font l’objet de publications de gouvernance au premier semestre 2025 rapport de gouvernance 2025.
2. Impact réel
Le cœur de métier reste l’hydroélectricité sur le site historique de Thac Mo (province de Binh Phuoc), porté à 225 MW après l’extension de 75 MW raccordée au réseau national communiqué EVN. Les études techniques publiques estiment encore la production des deux premières unités historiques à environ 610 millions de kWh par an diagnostic PECC3. En complément, les bases « développeurs » recensent un parc solaire de l’ordre de 47 MW et un projet éolien d’environ 30 MW dans la même province — capacités qui, une fois stablement en service, diversifient le mix mais restent à documenter au niveau comptable opérationnel fiche développeur. Aucune source ADEME, Connaissance des Énergies ou PPE3 ne traite spécifiquement TMP ; le référentiel français n’est donc pas directement applicable, mais le débat européen sur l’EnR variable + flexibilité éclaire la suite : au Vietnam comme ailleurs, l’enjeu n’est pas seulement le gigawatt installé, mais le profil de production exploitable quand la rivière tarit.
3. Innovations / partenariats
L’extension hydro a reposé sur un montage d’aide publique au développement (APD) japonaise : une évaluation d’ex-post JICA sur le prêt ODA détaille par exemple un prêt approuvé de 5 972 millions de yens sur un montant d’exécution programmé plus large, avec EVN comme agence d’exécution document JICA. Côté ingénierie, J‑POWER et Nippon Koei apparaissent dans la documentation du prolongement note projet J‑POWER. La « tech » n’est donc pas Web3 : c’est rétrofit, turbine supplémentaire et intégration réseau, avec un calendrier long (travaux lancés en 2014, synchronisation ensuite documentée par EVN) page chantier PECC2. Sur la politique de rendement au titre de l’exercice 2024, la société a communiqué sur le paiement d’acomptes de dividendes à l’automne publication financière.
4. Greenwashing / zones grises
Pas de badge « vert » gratuit. Le diagnostic indépendant des unités H1/H2 après plus de 29 ans d’exploitation décrit des dommages d’isolation et des décharges partielles, avec des pièces d’origine d’équipement soviétique devenues difficiles à remplacer après le durcissement géopolitique — autant de signaux d’obsolescence technique qui mine la promesse de « bas carbone fiable » si l’investisseur ne lit pas l’annexe étude même diagnostic PECC3. Le même texte relie la gestion des niveaux de resservoir aux épisodes El Niño 2023-2024, lorsque le dispatch national (A0) a contraint l’exploitation en dessous du niveau mort pour sécuriser le système — tension hydrologique et réglementaire documentée, pas supposée ibid.. Sur le plan financier, la marge nette qui recule malgré la croissance du CA (chiffres T3 2025 cités par EMIS) rappelle que la transition technologique se paie en OPEX et non seulement en narrative ESG profil EMIS. Enfin, l’investissement d’extension est présenté dans la presse nationale comme structuré autour d’un enveloppement de 1 600 milliards de VND, avec une quote‑part élevée de financements bilatéraux japonais — ce qui valide le projet, mais souligne une dépendance aux concours externes pour les gros CapEx article QDND.
5. Positionnement stratégique
TMP incarne la secondes lignes d’EVN : un actif hydraulique patrimonial que l’État a choisi d’allonger en puissance plutôt que d’abandonner, tout en amorçant solaire et éolien localement fiche développeur. Le signal boursier et comptable récent est celui d’une tension sur la rentabilité (marges, ROE en retrait selon les grilles de notation de marché agrégées par EMIS) au moment où la direction doit planifier un renouvellement majeur du parc ancien profil EMIS. Dans un Vietnam qui poursuit l’électrification et la décarbonation relative du mix, le pari stratégique est double : sécuriser le rendement actionnarial derrière une majorité publique, et industrialiser le rétrofit avant que la courbe de fiabilité ne devienne un argument bear pour le cours.
Verdict WattsElse
TMP n’est pas une start-up climat : c’est un producteur régulé, enrichi par l’ODA et érodé par le temps métallique ; la transition qui compte, ici, ce sont les turbines à refaire avant les slides ESG.
Sources : marketscreener.com · info.creditriskmonitor.com · fiinpro.com · emis.com · static2.vietstock.vn · en.evn.com.vn · pecc3.com.vn · corporate.energy · jica.go.jp · jpower.co.jp · pecc2.com · tmhpp.com.vn · en.qdnd.vn
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Noth West VIWASWEEN Hydro Power JSC.
L’intitulé baroque Noth West VIWASWEEN Hydro Power JSC recouvre aujourd’hui Nam La Hydro Power JSC, une mini‑filiale hydro du nord‑ouest du Viêt Nam rattachée à l’écosystème VCP Holdings**.
Voir la ficheArise Windfarm 5 AB
Filiale instrumentale au bilan racé sur une poignée de mégawatts, elle incarne la mécanique invisible derrière un parc éolien du centre de la Suède — et bascule avec son groupe mère sous contrôle norvégien alors que l’année 2025 a écorné la rentabilité affichée au niveau consolidé.
Voir la ficheMene Grande Oil Company
Le nom sonne comme une légende d’ingénieurs : Mene Grande Oil Company (« Meneg ») fut la vitrine vénézuélienne de Gulf Oil, avec ses oléoducs, ses camps et ses raffineries qui ont cadré une partie du XXᵉ siècle pétrolier.
Voir la ficheEnercon GmbH
Construire en série des machines vent marque le siècle : Enercon sait encore parler allemand sous un parc domestique revitalisé, mais ses comptes et son endettement d’État interrogent jusqu’à quand le vent soufflera favorablement sans subventions.
Voir la ficheSanofi Pasteur
La branche Vaccins de Sanofi a porté sous Beyfortus un bond de performance qu’accentue encore le contraste avec deux fronts ouverts quasi simultanément : une enquête de concurrence à Bruxelles sur les grippe saisonnières, et une crise RH réelle sur la paie.
Voir la fichePOLE DE COMPETITIVITE CAPENERGIES
À Marseille et sur les territoires périphériques, le pôle de compétitivité Capenergies structure un écosystème où multinationales, PME, laboratoires et collectivités montent ensemble des dossiers pour la transition.
Voir la ficheTanQuid
Le stockage de produits pétroliers n’a rien d’anodin quand il touche à l’OTAN et aux réserves stratégiques : en janvier 2026, l’Allemagne a laissé filer son plus gros opérateur indépendant de terminaux vers Sunoco LP, sous le feu des critiques climatiques et sécuritaires.
Voir la ficheCENTRAL TERMICA ROCA S.A.- ALBANESI S.A
À General Roca, province de Río Negro, une centrale au gaz et au gasoil de 190 MW incarne le côté brut de la transition énergétique argentine : rendement amélioré par le cycle combiné, mais bilan grippé par la dette et les impayés de l’État.
Voir la ficheLindsey Oil Refinery
Jusqu’au séisme judiciaire de 2025, la Lindsey Oil Refinery (North Killingholme, Lincolnshire) incarnait un maillon lourd de la filière pétrolière britannique : raffinage à l’ombre de la raffinerie Humber, voisine et concurrente.
Voir la ficheNutan Bidyut Bangladesh Limited
Sur l’île de Bhola, NBBL incarne le pari bangladais du gaz et du diesel pour tenir le réseau : une IPP à cycle combiné, bankée par de grands bailleurs, mais criblée de griefs riverains et prise en étau entre un contrat long et la trésorerie de l’État acheteur.
Voir la ficheEngen Réunion
Fournisseur local de carburants qui tente de recharger son image avec quelques bornes électriques histoire de ne pas paraître trop fossile.
Voir la ficheTohoku Electric Power
Utility verticalement intégrée au cœur du Tōhoku et du Niigata, Tohoku Electric Power vend de l’électricité à quelque 7,6 millions de compteurs, exploite un maillage dense et arbitrage sans cesse entre nucléaire relancé, thermique de précaution et EnR.
Voir la ficheUnipro
Unipro n’est pas un protocole pour smartphones : c’est l’un des plus gros producteurs d’électricité thermique de Russie, coincé entre des comptes IFRS qui brillent et une gouvernance verrouillée par l’État depuis 2023.
Voir la ficheCeylon Electricity Board
Le Ceylon Electricity Board (CEB) n’est pas une compagnie pétrolière : c’est le monopole public de l’électricité au Sri Lanka, classiquement affilié au secteur « pétrole & gaz » seulement au sens où une part majeure du courant provient encore de centrales thermiques alimentées au charbon et au fioul importés.
Voir la ficheShri Hiranyakeshi ssk
Coopérative multi-États du nord du Karnataka, Shri Hiranyakeshi Sahakari Sakkare Karkhane Niyamit (souvent « Hira Sugar »), installée à Sankeshwar (district de Belagavi), cumule sucre, cogénération bagasse et éthanol : le triptyque classique des usines indiennes qui capitalisent sur la filière canne.
Voir la ficheCalifornia Independent System Operator
Opérateur à but non lucratif d’un des plus grands systèmes organisés au monde, le CAISO fait tourner un ballet entre renouvelables, gaz et stockage.
Voir la fichePlanair
Chez Planair, on ne vend ni kilowattheures ni panneaux: on vend de la conception, de l’arbitrage technique et de la mise en musique territoriale.
Voir la ficheAIR LIQUIDE BIOGAS INTERNATIONAL
La filière joue les gaz renouvelables injectables et le biocarburant ; chez Air Liquide, elle s’incarne dans une structure juridique identifiable, des chiffres industriels rarement égalés…
Voir la ficheEEW Energy from Waste Premnitz GmbH
Une installation brandebourgeoise passe la vitesse supérieure : production couplée d’électricité, vapeur et chaleur de réseau, puis équipements de stockage pensés comme services système.
Voir la ficheSri Sugars ltd
Le nom livré fait écran : « Sri Sugars Ltd » ne colle pas à une société clairement identifiée sous cette forme.
Voir la ficheCT FILO MORADO
Elle porte un nom de champ pétrolier, mais ce n’est pas une « startup » : en Patagonie, CT Filo Morado est une centrale au gaz qui brûle le même filon que l’amont non conventionnel de Neuquén, alors que YPF bascule toute sa machine financière vers Vaca Muerta et l’export GNL.
Voir la ficheNORCE
Institut public-industriel à la croisée du pétrole hérité et de l’hydrogène, NORCE porte une partie du « moteur de recherche » climat de Bergen.
Voir la ficheArnesol
** Derrière la marque Arnesol se profile une micro-société espagnole aux comptes sous pression, née avec les premières granges à panneaux du nord de la péninsule.
Voir la ficheShoals Technologies Group
** Cotée au Nasdaq, Shoals Technologies Group vend ce que les promoteurs appellent souvent l’« arrière-scène » du photovoltaïque : câblages, boîtiers, bus, assemblages prêts à brancher.
Voir la fiche