Vietnam Electricity LLC
Vous cherchez « Vietnam Electricity LLC » : en droit vietnamien, il s’agit de la Vietnam Electricity, l’électricien national EVN, structurée comme société à responsabilité limitée à associé unique d’État — le sigle anglais « LLC » colle donc à cette entité, pas à une coopérative homonyme hors du Vietnam.
À propos de Vietnam Electricity LLC
1. Modèle économique
Le groupe assure, de fait, la chaîne de valeur « centrales–transport–distribution » et absorbe l’essentiel du flux financier de l’électricité vendue aux industriels, aux ménages et aux administrations. Selon le rapport d’activité 2024-2025 publié par EVN, la capacité du système national atteint 87 600 MW à fin 2025 et la production commerciale est portée à 287,9 TWh, dans un marché où le barème de vente reste administré et où tout rehaussement tarifaire devient objet de arbitrage politique. En 2025, la presse économique locale estime le chiffre d’affaires consolidé à 645,2 billions de VND (l’article mentionne environ 26,3 milliards de dollars à titre indicatif), en hausse de 10,3 % sur un an. Le redressement comptable se confirme après la série noire 2022-2023 : plus de 8 200 milliards de VND de bénéfice net après impôt en 2024 selon Vietnam.vn, tandis que la presse financière vietnamienne rapporte encore 38 688 milliards de VND de pertes cumulées à la clôture 2024. L’effectif demeure massif — plus de 97 000 salariés mobilisés pour le plan 2024 selon le site corporate d’EVN.
2. Impact réel
Au 31 décembre 2025, le parc affiche 28 100 MW de charbon (32,1 % de la capacité), 24 453 MW d’éolien, solaire et biomasse (27,9 %) et 24 640 MW d’hydro (28,1 %) selon le rapport d’activité 2024-2025. Ces proportions installées ne se superposent pas à la composition de la génération : sur les six premiers mois de 2025, les centrales charbon ont fourni 54,3 % de l’électricité du périmètre suivi, avec 84,6 TWh sur 155,79 TWh selon le bilan d’exploitation du premier semestre 2025. Vue d’Hanoï, la barrette « verte » progresse dans les GW comptés, mais le carbone reste le calorifique dominant au compteur kilowattheure. Côté objectifs internationaux, le Plan JETP révisé vise environ 47 % de capacités renouvelables à l’horizon 2030 et plafonne le charbon autour de 31 GW, selon le portail du ministère des Affaires étrangères. Aucun inventaire « CO₂ évité » consolidé, publié et daté côté EVN dans les extraits mobilisés ici, n’a été retrouvé : on ne peut donc pas extrapoler d’empreinte évitée sans sortir du factuel. Pour le lectorat français, PPE3 et les fiches sectorielles ADEME ne gouvernent évidemment pas EVN ; l’outil de comparaison pertinent est plutôt ce scenario nationale décrit par l’AIE sur l’électricité « net zero » au Vietnam.
3. Innovations / partenariats
EVN met en avant une digitalisation poussée des guichets (niveaux de service en ligne et forte part de transactions électroniques mentionnés dans le bilan 2024-2025). Sur le volet diplomatique et financier, le JETP continue d’encadrer une transition présentée comme accélérée, avec une enveloppe internationale autour de 15,5 milliards de dollars rappelée par la même fiche gouvernementale JETP — l’enjeu est moins le gadget numérique que la mutualisation des coûts du tournant énergétique. Parallèlement, le groupe capitalise sur une dynamique d’investissements publics : le rapport annuel souligne des décaissements records parmi les grandes entreprises d’État, cohérents avec les +6 400 MW ajoutés en un an qui placent le réseau vietnamien au deuxième rang ASEAN en taille installée, selon la note de janvier 2026.
4. Greenwashing / zones grises
Le nœud tarifaire fait date : des investisseurs affirment qu’une filiale d’EVN a réduit rétroactivement des tarifs de rachat à partir des factures de janvier 2025, mettant sous tension des projets solaires et éoliens ; Reuters relaie une pétition de mai 2025 évoquant 173 centrales et des risques de défaut bancaire. Le même média avait chiffré, dès mars 2025, plus de 13 milliards de dollars d’investissements en sursis dans une note sur la filière éolienne et photovoltaïque. Sur le charbon, l’annulation du projet Song Hau 2 (2,1 GW, investisseur malais visé) par l’administration illustre les aléas de la vague thermique et la distance entre promesses climatiques et calendrier des permis, selon The Investor. Côté riverains, la presse sectorielle rapporte un plan de relogement d’environ 402 foyers près du complexe Vĩnh Tân face aux cendres et à la pollution atmosphérique associées au thermique — sujet détaillé par Vietnam Energy en septembre 2025. Enfin, la fiabilité : le SAIDI groupe est remonté à 230 minutes en 2025 contre 199,8 minutes en 2024 selon le rapport 2024-2025 — faible amélioration perçue par le consommateur malgré la com’ digitale.
5. Positionnement stratégique
EVN joue cartes sur table : assumer la croissance industrielle en électrifiant vite, tout en affichant une trajectoire compatible avec le JETP et les caps renouvelables. La remontée des profits, saluée par Vietstock fin 2025, va de pair avec une réduction des pertes historiques, mais laisser croire que la transition est acquise serait contredire le mix réel à 54 % de charbon au premier semestre. Dans ce contexte, EVN reste le bras armé d’une politique tarifaire qui peut détruire la confiance des IPP renouvelables au pire moment — alors que le ministère des Affaires étrangères promet, lui, un cap charbon et un sursaut EnR.
Verdict WattsElse
EVN redresse la barre financière, mais casse la tirelire des investisseurs EnR pour solder ses propres contraintes — un monopole en couture entre discours JETP et réalité bitume et centrale.
Sources : vietnam.vn · en.evn.com.vn · en.evn.com.vn · en.evn.com.vn · en.mae.gov.vn · iea.org · en.mae.gov.vn · en.evn.com.vn · reuters.com · reuters.com · theinvestor.vn · vietnamenergy.vn · en.vietstock.vn
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
CIIDG Erdos Hongjun Electric Power Co.
Elle porte un nom de holding et vit au rythme des torchères du littoral cambodgien.
Voir la ficheHidrolena
Hidrolena incarne cette PME européenne passée maître en petit hydro domestique puis propulsée hors frontières au photovoltaïque, avec une économie projet qui mise sur quelques dizaines de mégawatts cumulés plutôt que sur une « supermajor » industrielle et sur des bilans communiqués très parcimonieux au-delà du cœur d’activité.
Voir la ficheSistemas Energeticos Mañon Ortigueira
Première ligne dans les registres officiels : elle ne fait pas dans la communication vaporisation quand il s'agit de permis de construire ou de démanteler des turbines.
Voir la ficheAXIORIS
De Loris ENR à Axioris, le 13 février 2026 : le groupe se donne les airs d’un pure player de la transition, mais ses comptes racontent autre chose — un rafale de volume sur les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE), des profits d’exploitation en net progrès, et une rentabilité nette qui peine à suivre le gyrophare du chiffre d’affaires.
Voir la ficheNational Thermal Power Corporation (NTPC)
Premier producteur d’électricité en Inde, NTPC capitalise sur la filiale cotée NTPC Green Energy (NGEL) pour incarner la transition.
Voir la ficheTeollisuuden Voima
Teollisuuden Voima (TVO) n’est pas un logo : c’est le socle bas-carbone d’un pays qui a banké sur le nucléaire pour tenir l’hiver.
Voir la ficheSchroders
La banque-siège londonienne de la famille Schröder s’est mue en géant mondial du management actif : votre argent dort dans des mandates publics aussi bien que dans des fonds étiquetés SFDR — et la physique du réseau électrique n’est qu’un des canaux où la marque passe par Schroders Greencoat.
Voir la ficheEmerson (Germany)
Le groupe américain Emerson a transformé ses filiales européennes en vitrines d’automatisme « vert » et logiciel : en Allemagne, ce récit cogne contre des fermetures d’sites et des lignes industrielle qui doutent encore du prix social de la sous-traitance transfrontière.
Voir la ficheNEO SC ARAN SLU
La SPV catalogue NEO SC ARAN porte une centrale gaz ; son chiff d’affaires est celui d’une façade juridique, son destin celui du marché régulé espagnol.
Voir la ficheDESARROLLOS EOLICOS DUMBRIA S.A.U.
Sur la Costa da Morte, un parc de 24 MW et 22 millions d’euros réveille une bataille plus large : accepter encore un signal « renouvelable » quand l’habitat d’espèces menacées se trouve exactement sous les fondations.
Voir la ficheDon Enrique SpA
Un soleil de plomb au Limarí, 9 MW injectés dans un réseau déjà à l’étouffée : Don Enrique SpA incarne la promesse des PMGD chiliens — et leur tension brute avec la congestion locale.
Voir la ficheRA Güneş Enerjisi Üretim Sanayi ve Ticaret A.Ş.
Sous le nom juridique RA Güneş Enerjisi Üretim Sanayi ve Ticaret A.Ş., c’est une centrale PV de Mardin — pas un grand groupe coté en direct.
Voir la ficheShenergy Company Ltd
Shenergy n’est ni Shenhua ni Shanghai Electric : c’est l’outil coté de l’énergie shanghaienne qui transforme un mix encore très thermique en narrative « pionnier du vert », avec une plume comptable qui fait mouche en 2025.
Voir la ficheConsoneo
Simplifier la paperasse de la rénovation énergétique, pour que vos économies commencent... après avoir rempli les formulaires.
Voir la ficheTotal Gabon
Total Gabon correspond ici à TotalEnergies EP Gabon, société cotée à Paris (EC) qui opère les actifs pétroliers gabonais — pas une homonymie hors hydrocarbures.
Voir la ficheHachani Entreprise
** Sur le papier, c’est une valeur sure : ventilation, climatisation, filtration, désenfumage — tout ce qui fait tourner les bâtiments et les blocs techniques quand la température ou la qualité de l’air devient un enjeu de production ou de soins.
Voir la ficheUdelaR
Montevideo, 1849 : ce n’est pas une startup ni un producteur d’énergie, mais l’université d’État qui structure une bonne partie de la recherche sur les transitions énergétiques uruguayennes — jusqu’à l’hydrogène vert — alors même que son enveloppe publique plonge sous les 0,75 % du PIB.
Voir la ficheShenergy Company
Shenergy n’est pas un « pure player » pétro-gaz au sens WatsMonde : c’est un intégré chinois de l’électricité et du gaz, côté Shanghai (600642), qui tire une partie des revenus du charbon (négoce) et du transport de gaz — d’où l’étiquette sectorielle.
Voir la ficheHMRIB-CERCA
HMRIB-CERCA ne figure pas, selon les pages ouvertes du partenariat slovène SiEnE, sous cette graphie exacte : la trajectoire documentée est celle du projet HibroM (Development of Hybrid Mobile Microgrid for Deployable Dual-Use Camps), piloté par TECES dans un écosystème défense / double usage.
Voir la ficheCompanhia de Electricidade de Macau
La Companhia de Electricidade de Macau (CEM) n’est pas un opérateur pétrogazier : depuis 1972, c’est une concession exclusive de transmission, distribution et vente de l’électricité dans la RAS de Macao, avec une production locale encore dominée au gaz (cycle combiné).
Voir la ficheGeothermal Engineering Ltd.
Geothermal Engineering Ltd (GEL) n’est pas un nom générique : il désigne une société privée britannique basée en Cornouailles, qui exploite le site United Downs Deep Geothermal Power — premier projet britannique de géothermie électrique opérationnel — et se positionne sur l’électricité de base et le lithium issu de saumure.
Voir la ficheRaffineria ISAB
L’ISAB n’est pas une fiche sèche d’annuaire : c’est le plus gros complexe de raffinage d’Italie, sur la côte ionienne sicilienne, héritier de l’ex-Lukoil et devenu actif stratégique national au prix d’opérations financières, judiciaires et logistiques.
Voir la fiche