Andueza Generación Eléctrica S.L.
Spécialiste espagnol de la production hydroélectrique en structure minimale, Andueza Generación Eléctrica S.L.
À propos de Andueza Generación Eléctrica S.L.
1. Modèle économique
La société est enregistrée comme SLU (société à responsabilité limitée unipersonnelle), ce qui traduit un capital détenu par une seule personne physique ou morale et une gouvernance resserrée (fiche Expansión). Son activité principale relève du CNAE 3515 — production d’électricité hydroélectrique (fiche Expansión). Selon les données agrégées des annuaires, l’objet social couvre aussi la chaîne complète autour des installations EnR : conception, fabrication, montage, maintenance, promotion et financement (fiche Informa D&B) — typique d’un opérateur qui gère des actifs et sous-traite une partie des travaux.
Les sources convergent sur une structure très légère : moins de dix salariés et une fourchette de chiffre d’affaires estimée entre 300 000 € et 600 000 € (fiche Informa D&B), avec un capital social situé dans une plage basse entre 3 100 € et 60 000 € selon les bases (fiche Informa D&B). Créée le 2 janvier 1983, elle revendique une ancienneté d’opérateur local (fiche Informa D&B). Dans les classements sectoriels espagnols, elle apparaît parmi les producteurs hydro « mid-table » au niveau national (ordre de grandeur autour de la soixante-dixième place dans les classements publiés en ligne) (classement Eleconomista), ce qui confirme qu’il ne s’agit pas d’un groupe intégré mais d’un acteur de niche.
Le signal financier dominant est sans ambigu : selon le tableau de bord Economia Digital, les ventes auraient reculé de -43,69 % en 2023, puis encore de -28,02 % en 2024 (données Economia Digital). L’entreprise ne publie pas de rapport annuel grand public consultable depuis les canaux que nous avons ouverts : impossible donc d’attribuer ces mouvements à un arrêt d’actif précis, à une renégociation tarifaire ou à une vente — mais la magnitude impose de traiter le modèle comme sous tension de liquidité, pas comme croissance banale.
2. Impact réel
Par définition, l’électricité hydroélectrique est une filiale majeure du renouvelable avec des impacts environnementaux contrastés (continuité écologique des cours d’eau, sédiments, usages concurrents de l’eau) ; le cadre pédagogique français le rappelle sans équivoque (fiche pédagogique « Hydroélectricité »). Pour Andueza Generación Eléctrica précisément, en revanche, aucune production annuelle en MWh, aucun coefficient de charge ni aucun bilan gaz à effet de serre évité n’ont été retrouvés dans les sources ouvertes mobilisées — ce qui est fréquent pour une SL de cette taille en Espagne.
Selon les éléments disponibles, son « impact climat » découle donc surtout du fait sectoriel : chaque kilowattheure hydro substitué au fossile réduit mécaniquement les émissions du mix — avec une sensibilité forte aux aléas hydrologiques du Pays basque et voisins, qui peuvent faire varier brutalement les recettes d’un petit parc (données Economia Digital). Relier ce cas au PPE français ou aux publications ADEME serait artificiel : les marges de manœuvre réglementaires et marchés sont ibériques ; la lecture utile pour un lecteur français est plutôt comparative — même famille techno que les petites centrales dont débat encore la doctrine européenne sur les cours d’eau (patrimoine industriel fluvial — contexte institutionnel basque).
3. Innovations / partenariats
Les bases publiques consultées ne recensent ni brevet mis en avant, ni communiqué de levée de fonds, ni marché public identifiable au nom de cette société. Aucun site « corporate » dédié n’a été trouvé pour isoler une ligne R&D ou un partenariat OEM. Au vu du métier (petite hydro + maintenance), l’innovation observable se limite à l’optimisation d’exploitation et au renouvellement d’équipements — hypothèse sectorielle, non attestée par une source primaire sur cette entité.
4. Greenwashing / zones grises
Il ne s’agit pas ici d’accuser sans preuve de « greenwashing » au sens strict — l’entreprise ne diffuse pas de rapport RSE volumique que nous puissions décortiquer — mais de souligner les écarts entre promesse implicite du métier bas-carbone et les indicateurs économiques. La double contraction des ventes (-43,69 % en 2023, -28,02 % en 2024) documentée dans les séries Economia Digital pointe un risque : une activité verte sur le papier réglementaire peut devenir structurellement fragile, avec arbitrages possibles sur investissements environnementaux (passage à poissons, réfection des seuils) lorsque la trésorerie se comprime — mécanisme générique du secteur, exacerbé ici par les magnitudes publiées.
Sur le volet réglementaire espagnol, la surveillance des droits et concessions sur l’eau se traduit par des procédures d’information publique et d’extinction de concessions portées au Bulletin officiel ; un exemple daté de 2024 concerne la Confederación Hidrográfica du Guadalquivir (annonce BOE-B-2024-45262). Ce dossier ne cite pas Andueza, mais il fixe le cadre national dans lequel tout petit hydro doit rejustifier maintenance et conformité : une tension stratégique pour un opérateur à faible effectif. Enfin, la faible visibilité médiatique et la SLU ferment la porte à une lecture externe fine des décisions — jusqu’aux mouvements au registre signalés par les annuaires (fiche Empresite), sans qu’une narration stratégique publique vienne les commenter.
5. Positionnement stratégique
Andueza Generación Eléctrica occupe une niche patrimoniale : la petite hydro du nord péninsulaire, ancrée à Irun, zone frontalière et industrielle (fiche Empresite). Son rang sectoriel national (classement Eleconomista) montre qu’elle reste dans le jeu, mais loin des majors — ce qui la rend sensible aux chocs hydrologiques, aux prix de gros et aux arbitrages des autorités de bassin. Le dernier mouvement au registre relevé en août 2025 (fiche Empresite) est un signal récent à décoder : formalité de routine ou réorganisation patrimoniale ? Les fichiers ouverts ne répondent pas ; ils appellent simplement une lecture prudente des prochains dépôts comptables espagnols.
Verdict WattsElse
Une vignette du renouvelable « méconnu » : utile au mix, mais coincée entre rivière et registre. Quand le CA plonge de près de 30 % par an après une année déjà catastrophique (Economia Digital), la transition vécue n’est pas celle des slogans — c’est celle du cash-flow.
Sources : expansion.com · informa.es · ranking-empresas.eleconomista.es · empresas.economiadigital.es · connaissancedesenergies.org · euskadi.eus · boe.es · empresite.eleconomista.es
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Statkraft Södra Vindkraft AB
La coentreprise Statkraft Södra Vindkraft AB (90,1 % Statkraft, 9,9 % Södra) incarne une époque où l’énergie éolienne n’est plus une course à la technologie, mais un combat juridique et municipal.
Voir la ficheIdeal Projects ltd
Le nom « Ideal Projects ltd », tel qu’il circule dans les briefings sectoriels, pointe avec forte probabilité vers Ideal Energy Projects Limited (IEPL) — société indienne basée à Nagpur (Maharashtra), filiale énergétique du groupe CIAN Agro Industries & Infrastructure, et non vers un homonyme océanique sans centrale au bilan.
Voir la ficheFlomack
Le nom peut faire tilt sur un opérateur de réseau ; la trajectoire documentée renvoie plutôt à une PME sud-africaine du bâtiment vert poussée par l’agrivoltaïsme et un grand projet européen sur la chaîne du froid décarbonée en zones mal raccordées.
Voir la ficheWilliams Olefins Plant explosion
Le 13 juin 2013, près de Baton Rouge, un rebouilleur isolé de sa protection contre la surpression a rompu : BLEVE, incendie, deux morts chez l’exploitant et 167 blessés déclarés — une majorité de sous-traitants mobilisés sur un chantier d’extension de l’éthylène.
Voir la ficheLampiris (devenu TotalEnergies Belgique)
Fournisseur belge d’énergie « verte », devenu la vitrine renouvelable d’un géant pétrolier en quête d’une image plus propre.
Voir la ficheWPD Windmanager
Le bras « exploitation » du groupe allemand wpd a passé le cap des 6 GW sous gestion opérationnelle (éolien et solaire), porté par une mécanique d’enchères à la « une » en Allemagne.
Voir la ficheRatedi Wind Power Private Limited
Cette SPV hybrabadaise incarne le visage “invisible” du renouvelable : peu de bruit médiatique, des comptes scrutés par les agences de notation, une rentabilité qui tangue alors que le vent, justement, ne tient plus ses promesses de production.
Voir la ficheKhorasan Regional Electric Power
Le Khōrāsān Regional Electric Power correspond, selon les dénominations anglophones des bases sectorielles, à la Khorasan Regional Electricity Company (KREC) — en persan شرکت برق منطقهای خراسان — implantée à Mashhad et rattachee à l’architecture publique du secteur électrique iranien.
Voir la ficheBioenergie GmbH
Le nom « Bioenergie GmbH » est un piège à homonymes : derrière, ce n’est souvent pas une seule société à un seul pays, mais un empilement de GmbH autrichiennes sous la marque Bioenergie Gruppe, centré sur la Styrie — distinct de l’opérateur allemand Bio Energy GmbH (biogaz à Woldegk).
Voir la ficheAustralian Nuclear Science and Technology Organisation
L’ANSTO est le cerveau et l’usine discrète d’une dépendance nationale australienne aux examens à la Tc-99m, coincée entre un réacteur de recherche, un synchrotron sous pression et une impasse sur les déchets.
Voir la ficheJeumont-Schneider
Le libellé Jeumont-Schneider évoque un géant français de l’électromécanique du XXe siècle — fusion, sidérurgie, nucléaire, dissolution en 1993.
Voir la ficheStellenbosch Municipality
** Perle viticole du Cap-Occidental, Stellenbosch pilote un programme d’achat d’électricité renouvelable qui vise à déculpabiliser les services sur un réseau national broyé par le délestage — au moment même où la gouvernance des marchés publics attire l’attention de la province et de l’unité anticorruption.
Voir la fichePrimitiva Holdings
* Aucune traçabilité publique ne permet aujourd’hui de dire ce que Primitiva Holdings* produit, finance ou contrôle dans l’énergie.
Voir la ficheVishwanath Sugars ltd
Vishwanath Sugars Limited est l’ancienne raison sociale d’une société cotée aujourd’hui sous le nom de Vishwaraj Sugar Industries Limited (VSIL) : le rapprochement est documenté par la presse indienne au moment des changements de dénomination (Business Standard).
Voir la ficheIChF PAN
Ce n’est ni un opérateur d’éoliennes ni un producteur d’électricité : l’Institut de chimie physique de l’Académie polonaise des sciences (IChF PAN / IPC PAS), à Varsovie, est un gros laboratoire public qui alimente pourtant la chaîne d’innovation des énergies renouvelables — pérovskites, catalyse, valorisation.
Voir la ficheFACTUAL
Courte existence, discours large — assistance à maîtrise d’ouvrage, ingénierie immobilière, bureau d’études environnemental et énergie — et fin de partie au tribunal : FACTUAL illustre la fragilité possible des micro-structures de conseil au carrefour du bâtiment et de la performance énergétique.
Voir la ficheAlterra Power Corp (51%) / GE Energy Financial Services (
Le nom subsiste comme pièce rapportée aux joint-ventures canadiennes, mais Alterra Power Corp.
Voir la ficheOhm Énergie
Petit fournisseur devenu vrai challenger, Ohm Énergie avance sur une ligne de crête: casser les prix, verdir son récit, grossir vite.
Voir la ficheBoostherm
Une PME juridiquement française, ancrée en Bourgogne, s’est taillée la niche où le froid commercial devient gratuitement une source d’eau chaude ; les comptes 2024 la montrent résiliente, mais elle navigue sous un quasi-homonyme boursier et sous le parasol réglementaire des CEE — sans qu’« Alger » trouve aucun pied d’egalité dans les documents retrouvés.
Voir la ficheMelbourne Water
Ce n’est pas un pure player du vent ou du soleil : c’est l’autorité publique de l’eau du Grand Melbourne (État du Victoria, Australie), créée en « 1992 » selon les bases de référence ouvertes, et pourtant classée dans votre fil « énergies renouvelables » parce qu’elle embarque turbines, biogaz et parcs photovoltaïques sur un territoire de plus de cinq…
Voir la ficheFlorida Power & Light
Sous pavillon NextEra Energy, FPL tient l’essentiel de l’électricité régulée de Floride, surfant sur l’élan solaire et le parc nucléaire, tout en restant adossé à un mix où le gaz naturel tient le haut de l’affiche — au prix d’élections, de gouvernance et de contentieux boursiers qui ne se tamisent plus au filtre du narrative « clean energy ».
Voir la ficheACCIONA ENERGIA France
Sur le papier, c’est une « autre énergie » : en réalité, ACCIONA ENERGIA FRANCE incarne surtout la prise de contrôle française du courtage à la performance et des CEE, pas un parc éolien ou solaire national.
Voir la ficheSoftbank Yaita Solar Park
Le SoftBank Yaita Solar Park au Japon incarne mieux une époque qu’un géant : quatre virgules six MW posés avant la tempête des certificats, rebaptisés aujourd’hui du nom d’un autre groupe.
Voir la fiche