Avegott
Flotte pro, boutique en ligne, labels ESS et « made in France » du reconditionnement : Avegott incarne la promesse séduisante d’allier sobriété numérique et business.
À propos de Avegott
1. Modèle économique
Avegott est une société française (SIREN 800 783 144, code APE 4652Z — commerce de gros de composants électroniques et télécoms) implantée à Échirolles, créée en février 2014 selon la fiche Le Journal des Entreprises. L’actionnariat est concentré : environ 80 % chez JLV et 20 % chez ILCO, avec le groupe Sincrone en qualité de président et la société Experts et Partenaires comme commissaire aux comptes, toujours selon la même source.
Le cœur du modèle, décrit sur le site du Groupe Sincrone, est la chaîne complète B2B (et un volet grand public sur Avegott) : reprise de flottes, diagnostic, effacement certifié des données, reconditionnement, revente avec garantie 24 mois, services périphériques (accessoires, déploiement, leasing, MDM). Les comptes publiés et agrégés par Altarès, repris par Le Journal des Entreprises, font état d’un chiffre d’affaires d’environ 10,4 M€ en 2023 (contre 7,6 M€ en 2022), un résultat d’exploitation modeste (0,16 M€) et un résultat net d’environ 38 k€ sur l’exercice 2023. La même fiche indique une fourchette d’effectifs 20–49 salariés et, dans le commentaire de scoring, un ordre de grandeur de 36 personnes. Aucun marché public majeur n’a été identifié sous le nom « Avegott » dans les recherches effectuées pour ce brief (pas de trace exploitable type BOAMP dans les résultats consultés).
2. Impact réel
Le reconditionnement prolonge la vie des terminaux ; sur le plan physique, c’est là que se joue l’essentiel du gain environnemental : l’ADEME rappelle que l’essentiel des impacts d’un téléphone neuf est lié à la fabrication et qu’acheter un appareil reconditionné permet d’économiser 82 kg de matières premières et 87 % de gaz à effet de serre par rapport au neuf — chiffres génériques, pas spécifiques à Avegott, mais qui cadrant le « pourquoi » du métier.
Le Groupe Sincrone affiche pour sa part 2 835 t d’émissions de CO₂eq évitées en 2024 grâce aux smartphones reconditionnés, et environ 50 000 appareils reconditionnés par an, sans détail public de périmètre méthodologique (cycle de vie, hypothèse de substitution au neuf, facteur d’électricité des ateliers, etc.). Côté marché, l’enquête Arcep 2025 sur le numérique soutenable, citée par l’ADEME, indique 6,9 millions de mobiles reconditionnés vendus en France en 2023 et une part du reconditionné à 37 % du marché des téléphones portables : Avegott n’y est pas nommée, mais le contexte est celui d’un segment en expansion qui porte mécaniquement les acteurs français comme elle.
3. Innovations / partenariats
L’« innovation » est ici surtout industrielle et organisationnelle : processus de contrôle (le site Avegott met en avant une grille de 29 points de contrôle), effacement sécurisé des données pour les entreprises, montée en gamme de services autour de la flotte mobile. Sur le plan institutionnel, Avegott est présentée comme entreprise de l’économie sociale et solidaire et labellisée Service France Garantie sur la page Groupe Sincrone, ce qui ancre le discours sur la production nationale et la qualité. Pas de levée de fonds récente ni de brevet mis en avant dans les sources publiques consultées ; l’intégration au périmètre Sincrone apparaît comme le principal levier de gouvernance et de développement.
4. Greenwashing / zones grises
Premier risque : les indicateurs carbone « économisés » sont très sensibles au scénario de référence (quel neuf est remplacé ? quelle durée de vie de seconde main ?). Sans rapport tiers ou méthode publiée, la communication peut être contestée par des ONG ou des acheteurs exigeants, même si la direction est scientifiquement la bonne au sens ADEME.
Deuxième zone grise : le scoring financier sur Le Journal des Entreprises (note 32/100, « risque de défaillance élevé » selon Altarès) et une marge brute d’exploitation serrée (1,7 % en 2023) : dans un secteur où les prix des occasions fluctuent avec les sorties d’iPhone et les tensions sur les composants, la dépendance aux cycles du neuf et aux marges commerciales reste une vulnérabilité. La même fiche signale des délais de paiement fournisseurs élevés (ordre de 69 jours selon l’analyse citée) : ce n’est pas du greenwashing, mais un signal ESG « gouvernance / chaîne de valeur » qui peut heurter une politique d’achat « responsable » très stricte.
Troisième tension : le reconditionnement réduit la pression sur l’extraction, mais ne supprime pas la footprint résiduelle (logistique, ateliers, pièces détachées souvent importées, fin de vie des non-réparables). L’alignement avec les exigences futures de transparence produit (passeport numérique, traçabilité) sera un test réglementaire, au même titre que pour le reste du secteur.
5. Positionnement stratégique
La trajectoire affichée — ciblage renforcé des entreprises et montée en services de flotte — colle à la fois au marché (volume, récurrence, besoin d’effacement de données) et au narratif RSE des donneurs d’ordre. Elle s’inscrit dans un environnement public français où la sobriété numérique et l’économie circulaire sont promues dans les grandes trajectoires climat-énergie, y compris dans le cadre général de la programmation pluriannuelle de l’énergie et des politiques de réduction de la consommation des ressources — même si la PPE ne « cite » pas Avegott. Aucun article de fond n’a été repéré, dans ces recherches, sur Connaissance des Énergies, GreenUnivers ou Énergie & Stratégie ; le rayonnement médiatique de l’entreprise passe plutôt par la presse régionale/éco généraliste et les canaux corporate.
Verdict WattsElse
Avegott tient un métier utile sur le papier comme dans les flux réels de téléphones, mais sa crédibilité climat passera par la transparence méthodologique autant que par les tonnes affichées — et sa résilience par la capacité à transformer la croissance de chiffre d’affaires (vers 10 M€ en 2023 selon Le Journal des Entreprises) en marges et trésorerie durables dans un marché où le « vert » et le « pas cher » tirent souvent dans des directions différentes.
Sources : lejournaldesentreprises.com · groupe-sincrone.fr · avegott.fr · agirpourlatransition.ademe.fr · arcep.fr · ecologie.gouv.fr
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
wpd Finland Oy
wpd Suomi Oy — société immatriculée sous l’identifiant finlandais 2087967-3 et connue jusqu’en 2023 sous la raison sociale wpd Finland Oy (communication de marque, profil « wpd Suomi ») — est bien la filiale du promoteur allemand wpd sur le segment énergies renouvelables (éolien et, désormais affiché, photovoltaïque).
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Née sur l’ex-site Michelin de La Roche-sur-Yon, la scale-up avait visé 250 kits par an à horizon 2026 avant une liquidation judiciaire en mai 2023 qui a tout fait vaciller.
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Le Collège de France incarne une tension rare : il diffuse les savoirs sur la décarbonation tout en reliant une partie de son financement « transition » au mécénat d’un major pétrolier — avec les clauses contractuelles que cela suppose.
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Le nom sonne comme une relique de l’empire commercial allemand : pétrole, « outre-mer », sièges à Hambourg ou sur le Rhin.
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Pour décrypter « MESA », il faut d’abord dénouer un piège de données : certaines bases associent le nom à une ville de l’Arizona fondée en 1878 (site officiel de la ville), alors que l’acteur pertinent pour les réseaux et la distribution est une coentreprise industrielle installée au Pays basque espagnol.
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Ce n’est ni un opérateur d’éoliennes ni un producteur d’électricité : l’Institut de chimie physique de l’Académie polonaise des sciences (IChF PAN / IPC PAS), à Varsovie, est un gros laboratoire public qui alimente pourtant la chaîne d’innovation des énergies renouvelables — pérovskites, catalyse, valorisation.
Voir la ficheGL Africa Energy
Production indépendante (IPP), pilotée depuis Nairobi sous l’égide britannique de GL Africa Energy, filiale du Janus Continental Group : tel est le tableau cohérent avec le cache WattsMonde « Autres énergies » (mix thermique / gaz projeté / solaire), sans homonymie sectorielle perturbante identifiable.
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Le nom « DECO » fait office de leurre : ni le footballeur sur les bases de connaissance grand public, ni le grossiste photovoltaïque britannique, ni le consortium hydrogène français H2DEC.
Voir la ficheUNIABDN
Une université d’élite fait monter la cote hydrogène, CCUS et éolien en mer — avec le parapluie des majors du pétrole.
Voir la ficheUNI GRAZ
Karl-Franzens-Universität — fondée en 1585, implantée à Graz (Autriche) — n’est pas une « boîte EnR » : c’est une université d’État dont le classement Énergies renouvelables sur WattsMonde capte surtout une chose : comment un campus massif achète, produit et justifie sa électricité quand le réseau de chaleur urbaine et la mobilité pro continuent de faire…
Voir la ficheELMÜ
ELMÜ n’est pas une start-up de la transition : c’est une courroie de transmission.
Voir la ficheApex Energies Réunion
Filiale d’un groupe montpelliérain au bilan massif, la présence d’Apex autour de La Réunion s’inscrit dans un îlot déjà tourné vers les EnR, mais rocardé en 2025 par la tempête « LED en plaine » sur les CEE.
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L’İzmir Ekonomi Üniversitesi (IEU), fondée en 2001 et implantée à İzmir, n’est pas un opérateur énergétique classique : c’est une université privée turque qui a fait de l’énergie et du climat un levier d’influence — avec un centre dédié en 2024 et des projets européens à neuf chiffres.
Voir la ficheSöderslätts Vind Investment AB
Micro-holding dont les comptes publics suédois ressemblent plus à celles d’un portefeuille d’actifs qu’à celles d’un « pure player » médias, Söderslätts Vind Investment AB incarne une forme d’éolien très rentable mais peu visible : peu de salariés, marges stratosphériques et capital structurellement très solide selon les agrégateurs de données d’entreprise.
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Le nom Apir ne renvoie pas, dans les bases ouvertes consultées, à un opérateur listé « Pétrole & gaz » sous cette graphie exacte — l’homonyme encyclopédique renvoie aux éventails maranao (article encyclopédique).
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La filiale athénienne d’ABS n’injected pas un kilowattheure dans le réseau : elle vend de la sûreté technique, des audits et des certifications.
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Basée à Jacksonville (Floride), APR Energy vend de l’électricité livrée en quelques semaines avec une flotte de turbines à gaz mobiles dont la taille affichée dépasse désormais le gigawatt, au moment où l’IA gonfle la faim d’énergies des campus de calcul à travers le monde.
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Le cache « Réseaux & Distribution » ne décrit pas un gestionnaire de réseau public : sous le nom légal Leche Gloria S.A.
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Shell financier d’Emerson près de Stavanger, Aegir Norge Holding ne fabrique rien au sens propre : elle concentre l’actionnariat d’un groupe dont les technologies pilotent pourtant des milliards de barils.
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Spécialiste de l’étanchéité qui protège vos toits comme un paratonnerre protège un sorcier.
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Derrière une success story de décarbonation du transport public — centaine de MW injectés sur le réseau et contrat long terme avec le métro — se profilent des frictions réglementaires sérieuses et un dossier de conformité environnementale encore ouvert.
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