PHyLERM
Une SASU au capital modeste sans effectif déclaré, propriété de l’un des artisans du lobby hydrogène français : PHyLERM incarne une forme très « parisienne » du conseil sectoriel — proche du pouvoir, peu transparente sur les résultats, et indissociable de la santé mouvementée du marché qui la nourrit.
À propos de PHyLERM
1. Modèle économique
PHYLERM est une SASU à capital de 1 000 €, domiciliée au 9 rue Verniquet à Paris (17e). L’activité déclarée est le « conseil aux entreprises, notamment en matière énergétique » (code NAF 70.22Z). Les comptes annuels sont déposés sous confidentialité au titre de l’article L. 232-25 du Code de commerce : le chiffre d’affaires public n’est donc pas exploitable ici. L’effectif est indiqué à 0 salarié en 2026 sur la fiche Pappers : modèle de holding-conseil à faible emprise salariale, typique d’une activité par personne physique associée à des missions ponctuelles et à la notoriété du dirigeant. Les revenus dépendent quasi exclusivement de la capacité du président à vendre du conseil stratégique et de la visibilité institutionnelle — ce qui conditionne la tarification et la continuité des mandats.
2. Impact réel
L’impact climat direct d’un cabinet de conseil de cette taille est structurellement faible : pas d’usine, pas de stack technologique propriétaire mesurable en kt CO₂ évitées. L’enjeu est plutôt indirect : orienter des porteurs de projets, des financeurs ou des territoires vers des trajectoires d’hydrogène « décarboné » alignées avec la Stratégie nationale hydrogène et les usages industriels où l’outil est pertinent. Vu l’état du déploiement — 50 MW d’électrolyse installés en France en 2025, avec une ambition d’atteindre 300 MW en 2026 — l’empreinte physique de la filière reste encore limitée au regard des objectifs nationaux accumulés sur le papier depuis 2020.
3. Innovations / partenariats
PHYLERM ne publie pas de site corporate ni brevets lisibles dans les bases grand public synthétisées par Pappers. Son « produit », c’est l’adhésif réseau : Philippe Boucly figure désormais comme Président fondateur de PHyLERM dans le nouveau Conseil d’administration de France Hydrogène, élu après l’ Assemblée générale du 16 décembre 2025 — la présidence associative ayant alors été confiée à Nicolas Brahy (Hy24). Sur le plan européen, la page gouvernance en anglais place encore Boucly dans le collège « Cross Services » aux côtés de PHyLERM. Côté industrie, l’ancienne cohabitation mandats publics / mandats privés a été marquée par la démission de Philippe Boucly de son mandat d’administrateur chez Haffner Energy en octobre 2024 — signal de découplage avec un pure player hydrogène/biomasse.
4. Greenwashing / zones grises
Le premier risque n’est pas la « promesse verte » d’une marque, mais la superposition des rôles : cabinet de conseil sectoriel, représentation au sein de France Hydrogène et, historiquement, siège au capital d’acteurs industriels — combinaison qui impose une lecture prudente des recommandations « neutres ». Sur le fond du marché, le baromètre janvier 2026 lui-même chiffre le blocage industriel : sur 6,7 GW de capacités d’électrolyse en projet, seuls 4 % ont franchi la FID en 2025, « et aucune nouvelle décision n’a été annoncée en 2025 » — écart massif entre story-telling de filière et cycle d’investissement réel, dans lequel le conseil haut de gamme peut participer à entretenir un écart narratif si les contrats d’achat long terme manquent. Aucun contentieux, sanction environnementale ou « affaire » judiciaire public visant spécifiquement PHYLERM n’a été repéré dans les sources consultées.
5. Positionnement stratégique
PHYLERM capitalise sur la crédibilité accumulée pendant la longue présidence de Philippe Boucly à France Hydrogène — huit années selon le communiqué de décembre 2025 — pour offrir une lecture « stratégie / institutions / financements » à des acteurs perdus dans la complexité MSP, RED III et industrialisation tardive. Dans un environnement où l’association souligne encore des financements publics à risque et des mécanismes seulement partiellement engagés, le cabinet joue à la jonction entre impatientie politique et lenteur de la matière industrielle ; la démission des mandats Haffner en 2024 va dans le sens d’un recentrage « pur conseil / gouvernance associative » plutôt qu’opérateur.
Verdict WattsElse
PHYLERM n’est pas une énergie : c’est un amplificateur de posture pour un architecte de filière — utile tant que l’hydrogène reste une promesse politique, plus fragile le jour où les investisseurs exigeront des cash-flows plutôt que des slides. Un bureau à deux zéros près du sommet, dans une filière qui cherche encore à aligner les gigawatts sur la réalité du bilan.
Sources : pappers.fr · france-hydrogene.org · france-hydrogene.org · france-hydrogene.org · societe.com
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
RATP EPIC
Le groupe qui fait rouler le métro parisien revient au vert comptable en 2025 — tout en absorbant un démantèlement historique du réseau bus et une exigence de productivité qui serrent la vis politique et sociale.
Voir la ficheParque Solar Quetena S.A.
À Calama, là où le rayonnement solaire rivalise avec les meilleurs sites mondiaux, ce petit parc photovoltaïque en format PMGD incarne à la fois la quintessence du solaire chilien et la vulnérabilité structurelle des actifs de quelques mégawatts : marges étroites, réseau saturé, réformes qui bougent les règles du jeu — avant même que la promesse des crédits…
Voir la ficheRenovables del Cierzo, S.L.U. (ENERFIN)
Complexe neuf de 139,2 MW entré en service en 2024, Renovables del Cierzo n’est pas une start-up : c’est une coquille juridique sous bannière Enerfín désormais administrée par Statkraft Spain après la tempête M&A européenne sur l’éolien utilitaire.
Voir la ficheStora Enso Oyj Oulun tehdas
Oulun tehdas, c’est la grande usine finlandaise de Stora Enso Oyj sur la baie d’Oulu — pas un opérateur « électrique » au sens strict, mais un site où la décarbonation massive, la bioénergie et l’ambition éolienne du groupe font du mix bas-carbone une composante centrale de la rentabilité.
Voir la ficheSu Enerjİ Elektrİk Üretİm Anonİm Şİrketİ
De la rivière Simav aux panneaux de Roumanie, la filiale hydro Su Enerji porte l’étiquette « EnR » du groupe Enda — avec des agrégats industriels qui dépassent largement son actif de 4,6 MWe et des comptes 2024 qui brutaliser le récit lissé des opérations vertes.
Voir la ficheVaylens
Pionnier des logiciels de gestion de recharge électrique, Vaylens transforme le casse-tête des bornes en une symphonie numérique presque fluide.
Voir la ficheSolaris elektro
Le nom évoque un installateur électrique-solaire, mais « Solaris elektro » ne correspond pas à une raison sociale clairement identifiable dans l’index public consulté : face au cache Énergies renouvelables et au pays non précisé, la lecture la plus cohérente — sans mélanger les homonymes — est Solaris Group, acteur d’ingénierie, fourniture et montage autour…
Voir la ficheELMŰ Hálózat Kft.
Ce n’est pas une éoliennes mais un réseau : ELMŰ Hálózati, bras hongrois d’E.ON sur la capitale et le comitat de Pest, est au cœur de la promesse et des frictions de la transition — entre capacité libérée pour le solaire résidentiel et plaintes clients** scrutées par le régulateur.
Voir la ficheCopperbelt Energy Corporation
Le géant de la fosse zambien qui transporte, distribue et alimente la Copperbelt a franchi le cap boursier du milliard de dollars, tout en restant tiraillé par des mines en défaut.
Voir la ficheEDESUR S.A.
Le nom « Edesur » porte plusieurs géographies ; ici il s’agit d’Edesur S.A., concessionnaire de distribution électrique dans la partie sud de l’agglomération de Buenos Aires et au sud de la province homonyme — distincte de la société dominicaine souvent désignée comme Edesur Dominicana.
Voir la ficheTransAlta Corporation
Dernière ligne droite d’un grand chantier de décharbonation sur trois continents, l’utilitaire canadien se retrouve pris en étau entre l’histoire d’un retrait massif du charbon et l’ordre fédéral d’une administration américaine en quête d’électricité « d’urgence ».
Voir la ficheSvanholm Hovedgård
Le nom évoque l’histoire agricole, la brique et le froid de la Baltique : Svanholm, à une cinquantaine de kilomètres de Copenhague, est surtout un laboratoire vivant de production décentralisée — éolien, solaire thermique, biomasse — au service d’une communauté intentionnelle, pas d’une « startup EnR » classique.
Voir la ficheEEL Energy
Des anguilles pour dompter la marée : voilà la recette française pour électrifier nos océans.
Voir la ficheINEGI
Trois lettres, deux pays : si « Aguascalientes » et « 1983 » évoquent l’Institut national de statistique et de géographie du Mexique, le sigle qui nous intéresse ici vise un organisme privé portugais à but non lucratif, pôle d’ingénierie et d’innovation basé à Porto.
Voir la ficheIBERDROLA RENOVABLES ARAGON
L’Iberdrola des parcs et du solaire en Aragon n’est pas un slogan : c’est une mécanique industrielle et politique.
Voir la ficheIrrigio
Le nom sonne nordique, vos métadonnées parlent de Stockholm et de 1978 : sur le terrain public, une autre Irrigio file à contre-courrant — française, ultra-légère, low-tech — et elle n’a rien à voir avec SSAB ni avec les milliards qui font vibrer Wall Street.
Voir la ficheTracim
Dans la transition énergétique, il y a les producteurs d’électrons, et puis il y a ceux qui travaillent dans l’ombre du système: les briques logicielles qui évitent que les données sensibles des collectivités, labos et associations finissent sous dépendance étrangère.
Voir la ficheEnagas
** La majorité silencieuse du gaz ibérique ne joue pas seulement aux équilibristes sur les pipelines : elle encaisse une demande de gaz naturel en forte reprise pendant qu’elle promet de figurer au cœur du « dos » européen de l’hydrogène.
Voir la ficheDak Doa Hydropower JSC.
Ce n’est ni une licorne ni un mastodonte : un petit producteur hydro coté qui injecte des dizaines de gigawattheures dans le réseau vietnamien, sous le contrôle d’un actionnaire majoritaire énergétique.
Voir la ficheViking Vind Ek För
Le suffixe « Ek För » sent le registre suédois : il évoque presque toujours une ekonomisk förening, sorte de coopérative orientée vers ses membres.
Voir la ficheRíos Renovables, S.L.U.
Le groupe familial espagnol s’affiche en champion du photovoltaïque historique puis bascule en force vers des gigawattheures en batteries au Chili comme en Espagne ; derrière les annonces de centaines de millions circulent des chantiers acceptés comme des élections locales perdues sans bruit financier consolidé lisible depuis la France.
Voir la ficheJohns Hopkins Aramco Healthcare
** Conçu comme le bras médical de Saudi Aramco, Johns Hopkins Aramco Healthcare incarne une alliance rare : la marque Johns Hopkins au service d’un public captif d’un groupe pétrolier.
Voir la ficheÖmvind AB
Aucun dossier public ne sort du silence pour « Ömvind AB », pourtant classée EnR.
Voir la fiche