BATIBIG
** Né d’une reprise familiale en 2005, Batibig est devenu en vingt ans un aspirateur à PME du gros œuvre, du second œuvre et du dépannage — avec des chiffres qui varient selon qu’on regarde la holding ou le groupe élargi.
À propos de BATIBIG
1. Modèle économique
Batibig est une plateforme française de reprises : il regroupe des équipes « traditionnelles » autour de la maintenance, du dépannage et de la rénovation (copropriétés, tertiaire, bailleurs, collectivités), avec une promesse de proximité et de multiservice. Sur son site, le groupe revendique en 2025 plus de 300 M€ de chiffre d’affaires, plus de 1 500 collaborateurs, plus de 300 000 interventions par an et plus de 15 000 gestionnaires de patrimoine accompagnés (site officiel Batibig). Siparex, au capital depuis 2020, indique fin 2025 un groupe qui approche les 350 M€ de CA après près de quarante acquisitions sur l’exercice, avec renforts régionaux cités au Havre, Lyon et Nice (communiqué Siparex). La chaîne presse Batiactu, elle, a suivi une série d’opérations récentes donnant un ordre de grandeur d’environ 35 M€ de CA additionnel sur un lot d’acquisitions (Batiactu). Enfin, pour celles et ceux qui lisent les comptes de la SAS BATIBIG 3 (structure consolidante côté greffe), la base Pappers fait état d’environ 190 M€ de CA en 2024 : écart à interpréter comme différence de périmètre comptable, pas comme « vérité unique » (fiche BATIBIG 3).
Point identité / localisation : les données publiques alignent le siège et le RCS sur Clichy (Hauts-de-Seine) ; aucune implantation « Bonn » (Allemagne) n’apparaît dans les sources corporate consultées — si un cache géographique indique Bonn, il vaut traitement comme signal non corroboré face au dossier français disponible.
2. Impact réel
L’impact climat direct dépend surtout du panier technique réellement vendu : rénovation énergétique et électrification des systèmes vs entretien d’équipements thermiques existants. Batibig affiche une feuille de route RSE structurée : certification EcoVadis depuis 2023, premier bilan carbone groupe en 2023 puis mise à jour annuelle, et un centre de formation interne (BatiSchool) qui revendique 5 018 heures de formation pour 609 apprenants en 2024 (page engagements RSE). Ce sont des engagements de pilotage et de méthode ; en l’absence de publication d’un bilan avec séries publiques d’émissions évitées (kWh ou tCO₂) par le groupe dans les extraits disponibles ici, on reste sur un constat honnête : la décarbonation du résultat doit être prouvée chantier par chantier, dans une trajectoire nationale où le bâtiment reste au cœur des cibles d’efficacité (rappel utile côté dispositifs publics : rénovation des bâtiments tertiaires, ADEME).
3. Innovations / partenariats
Le « produit » Batibig, c’est moins une techno brevetée qu’une industrialisation du rôle d’intégrateur : rabattre géographie, métiers et volumétrie pour traiter massalement du petit et du moyen maintenance/réno. L’écosystème financier visible est celui d’un LBO à répétition : Siparex décrit une croissance ×7 depuis son entrée au capital en 2020 et met en avant des opérations fin 2025 sur l’électricité (EPE), le ravalement haussmannien (Pereira) et les enveloppes (ERAH) (Siparex). Côté formation/réglementation, BatiSchool est présenté comme l’outil d’alignement des équipes sur des exigences qui s’accélèrent (engagements).
4. Greenwashing / zones grises
Trois frictions factuelles, pas des « vibes ».
Réglementation CEE : la sixième période (2026–2030) installe un cadre plus sélectif : les textes et synthèses publiques évoquent un durcissement des contrôles, une traçabilité renforcée et, côté chantiers, des taux de contrôle typiques qui montent (exemple documenté pour les pompes à chaleur : 50 % de contrôles sur site en 2026 selon un guide professionnel) (guide pénalités et contrôles CEE 2026). Par ailleurs, la synthèse marché/public juridique rappelle que, pour les obligés en défaut d’objectifs, la pénalité peut atteindre 30 €/MWhc à partir de 2026 (doublement par rapport à la période précédente selon cette analyse) (synthèse P6 CEE), ce qui change l’arithmétique du risque pour toute industrie qui conditionne ses offres au financement CEE. En parallèle, les synthèses réglementaires disponibles indiquent un recentrage anti-fossile : exclusion de CEE pour des opérations intégrant certains équipements de chauffage/ECS fossiles, sauf logiques d’appoint encadrées, avec appui sur la loi du 30 avril 2025 et les textes P6 (analyse des évolutions CEE 2026).
Risque d’opérations : enchaîner des dizaines d’intégrations en un an augmente mécaniquement la variance de qualité (sécurité, dossiers, conformité) entre filiales — risque de non-conformité ou de rejet de dossiers, non « scandale médiatique », mais risque P&L et réputationnel très concret dans ce nouvel environnement.
Transparence carbone : bilan carbone annoncé, mais peu de métriques consolidées publiées dans les extraits consultés au même niveau de détail qu’un lecteur expert voudrait pour juger l’écart à une cible sectorielle ; tant que ces agrégats ne sont pas publics, la communication « impact positif » reste à caution côté preuve.
5. Positionnement stratégique
Batibig joue la carte du consolidateur national à partir d’un socle francilien : densité de chantiers, relation aux syndics et bailleurs, capacité à monter des bouquets pluritechniques — exactement le segment qui croise la renovation « globale » et les obligations compliquées du tertiaire (trajectoires type décret tertiaire, pilotage énergétique ; rappel cadre public via fiche ministérielle CEE). Le signal le plus net récent est opérationnel et financier : fourchette ~300–350 M€ et ~40 acquisitions en 2025 (Batibig, Siparex). Gagner, pour ce profil, ce n’est plus seulement « acheter du CA » : c’est industrialiser la conformité quand l’État veut moins de gadgets éligibles et plus de kilowattheures cumac défendables.
Verdict WattsElse
Batibig incarne le roll-up à la française du bâtiment : il a gagné sur la densité opérationnelle et l’échelle ; il va être noté sur la qualité carbone réelle au moment où les CEE passent en mode « moins permissif, plus cher si vous trichez sur le cumac » (OMNEGY sur la P6, Lowit). Le géant du dépannage ne tient qu’à un fil : des dossiers qui tiennent debout.
Sources : batibig.com · siparex.com · batiactu.com · pappers.fr · batibig.com · agirpourlatransition.ademe.fr · pro.cee.fr · omnegy.com · lowit.fr · ecologie.gouv.fr
Données clés
- Fondée
- 2011
- Siège
- Bonn, Germany ↗
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
RAY-ON
Le nom RAY-ON ne suit pas, dans les registres, la trajectoire médiatique d’un champion européen du gros œuvre photovoltaïque.
Voir la ficheUnited Energy Pakistan
Au Pakistan, United Energy Pakistan (UEP) incarne l’amont « importé » par la Chine : ancien BP Pakistan, renforcé par des actifs OMV, hébergé sous United Energy Group à la Bourse de Hong Kong.
Voir la fichePANTEION UNIVERSITY OF SOCIAL AND POLITICAL SCIENCES
L’université Panteion n’est ni un producteur ni un fournisseur d’énergie, mais un levier discutable de la transition : modèles, normes carbone, spatial maritime — et un campus où l’argent public peine à rattraper la facture.
Voir la ficheLég-Áram Kft.
Dans les registres hongrois, ce n’est qu’une TPE à un salarié et 48,2 millions de forints de chiffre d’affaires.
Voir la ficheRedeia
** Redeia a transformé ses comptes en catapulte pour le réseau : milliards d’euros d’investissements, désengagement stratégique du satellite Hispasat, promesse d’« infrastructure verte » très instrumentée financièrement.
Voir la ficheSkallmeja BAS-vind AB
Skallmeja BAS-vind AB incarne une génération d’actifs éoliens terrestres modestes, ancrés près de Skara.
Voir la ficheOCP SA
Derrière le récit de la "sécurité alimentaire", OCP reste d’abord une machine industrielle lourde: mines, acide phosphorique, engrais, logistique intégrée.
Voir la ficheAusgrid
** Sous pavillon partiellement public, Ausgrid engrange une année financière tonitruante au 30 juin 2025 — mais le filet de sécurité tarifaire se referme : l’autorité a refusé de lui faire passer la facture d’un cyclone.
Voir la ficheIndustry Funds Management Nominees Ltd
* Ce n’est ni un pétrolier ni un géant du forage : sous l’ancien nom Industry Funds Management Nominees*, vous trouvez aujourd’hui une société australienne de titularisation qui porte les investissements d’IFM Investors.
Voir la ficheLuminant
À ne pas confondre avec tout autre société au nom proche : pour WattsMonde et les données suivantes on parle bien de Luminant, filiale américaine centrée au Texas et entièrement contrôlée par Vistra Corp.
Voir la ficheGrace Industries ltd
Le nom « Grace Industries » sonne lisse ; derrière, un complexe sidérurgique maharashtrien fait de l’électricité le carburant de la filière fer.
Voir la ficheEL5-Energo PJSC
PJSC EL5-Energo n’est pas une « pure player » de la transition : c’est un opérateur de centrales thermiques à gaz et de réseaux de chaleur, calé sur les tarifs et le marché de gros russes, que le rebranding et quelques centaines de mégawatts éoliens ne suffisent pas à repositionner.
Voir la ficheAR VAL
** Ingénieur d’installations de tri et de valorisation depuis 2000, AR-VAL incarne le trait d’union entre déchets urbains et gaz vert — avec un passif judiciaire franc (2023) et une visibilité nationale assise sur le méthaniseur géant de Gennevilliers, conçu avec BTA face à une fronde normande sur la filière des digestats.
Voir la ficheCEZ Polska
Si vous cherchiez une « entreprise de production électrique » à Varsovie dans le giron du géant tchèque ČEZ, il fallait remonter au premier trimestre 2025 : depuis la clôture de la vente à ResInvest Group, actifs charbon et véhicules juridiques associés — dont CEZ Polska dans le périmètre cédé — ne figurent plus dans les comptes consolidés du groupe.
Voir la ficheAllarluz
À la croisée du « pétrole vert » galicien et des prix déréglés du marché de l’électricité, la société Allarluz traverse la fin programmée de son métier historique.
Voir la fichePanelian Voima Oy
La dénomination demandée — « Panelian Voima Oy » — ne renvoie pas, selon les registres et bases ouverts consultés, à une personne morale distincte connue : elle recouvre très probablement Paneliankosken Voima Oy (PKV), la petite entreprise finlandaise du fleuve Eurajoki qui exploite notamment la « Panelian voimalaitos » et signe ses communications «…
Voir la fichePMGD Puente SpA
Le libellé « PMGD Puente SpA » prête à confusion : au Chili, PMGD désigne d’abord un régime (Pequeño Medio de Generación Distribuida, puissance d’excédent ≤ 9 MW selon le cadre de la Superintendencia de Electricidad y Combustibles), pas forcément un suffixe de raison sociale.
Voir la ficheCOMMONLAND
Commonland n’est pas un producteur d’électricité : c’est une fondation néerlandaise basée à Amsterdam qui mobilise financements, communautés et entreprises autour d’une idée simple et ambitieuse — faire de la restauration de paysages un projet à la fois écologique et économique.
Voir la ficheGOPARITY
La fintech lisboète veut passer la vitesse supérieure : levée récente, ticket d’entrée très bas pour attirer le grand public et rachat stratégique d’une plateforme espagnole.
Voir la ficheMVM Balance
À la centrale à gaz de Bakony, près d’Ajka, MVM Balance mise sur un stockage lithium-ion de 57 MW / 57 MWh financé pour 10,4 milliards HUF, dont une part substantielle sous forme de subvention européenne.
Voir la ficheINSEAD
L’école revendique le leadership mondial du MBA tout en injectant des centaines de millions dans un campus européen « bas carbone » et dans l’IA « responsable ».
Voir la ficheUNICALGARY
Le nom « UNICALGARY » ne désigne aucune société cotée sous cette graphie : vous tombez soit sur une abbréviation d’internet (« Uni Calgary » pour l’Université de Calgary au Canada), soit sur un doublon typographique avec Unical, fabricant européen d’équipements thermiques.
Voir la ficheGuangzhou Power Gen Co
Le nom anglophone évoque une pure player en génération ; sur le terrain, c’est le bras production d’un conglomérat public intégré qui aligne charbon, gaz, EnR, stockage et logistique énergétique.
Voir la fiche