Braunschweiger Versorgungs-AG & Co. KG
Brunswick — La Braunschweiger Versorgungs-AG & Co.
À propos de Braunschweiger Versorgungs-AG & Co. KG
1. Modèle économique
BS|ENERGY vend électricité, gaz et services réseau (incluant la télécom et la mobilité électrique sur l’espace urbain) en s’appuyant sur un patrimoine d’infrastructures locales, au sens classique du Stadtwerk allemand : un mix de commerce de détail, de tarifs régulés et de grilles pour les réseaux. Le groupe revendique environ 6 000 km de conduites et dix sites de production dans une boucle eau–énergie–chaleur (synthèse sectorielle). Sur la structure capitalistique, une base de données d’entreprises allemande indique, pour février 2026, une emprise de Veolia à hauteur de 74,9 % et 25,1 % pour la ville de Braunschweig (profil d’entreprise), avec un chiffre d’affaires situé au-delà de 500 M€ sur la même fiche — à rapprocher d’un ordre de grandeur de ~1 300 collaborateurs y compris filiales et 100 apprentis selon la même source sectorielle (Betges). La densité du lien concessionnaire–commune et actionnaire–industriel structure la quasi-totalité des arbitrages d’investissement.
2. Impact réel
En avril 2024, BS|ENERGY annonce l’arrêt définitif de la cogénération charbon après près de 40 ans, au terme d’un chantier qualifié de record pour l’opérateur, avec environ 250 M€ engagés dans un duo biomasse + turbine à gaz « compatible hydrogène » (blog corporate, page « Kohleausstieg »). Sur le réseau de chaleur, l’entreprise affiche 35 % d’énergies renouvelables dès 2024 et un cap légal 100 % EnR dans le prolongement de la Wärmewende basse-saxonne (page « Wärmewende »). Pour l’électricité issue de la nouvelle filière, un média spécialisé réseaux et services urbains relaie une baisse d’environ 50 % des émissions de CO₂ par rapport au cycle charbon — chiffre contestable au prisme du bilan carbone bois (Stadt+Werk). En septembre 2025, la société communique 150 000 certificats Grünstrom émis pour son parc biomasse, argument de « moitié moins de CO₂ » que le charbon (blog BS|ENERGY). Côté France, nos recherches n’ont pas isolé de fiche ADEME ou de rapport CSRD public dédié à cette entité : l’angle utile pour un lecteur hexagonal reste comparatif avec la montée en charge des réseaux de chaleur et les cibles PPE (panorama officiel), plus que sectoriel « gaz » au sens pétrolier.
3. Innovations / partenariats
Le mégaprojet 2023–2024 — cogénération biomasse et gaz en site urbain — est le partenariat technique dominant, avec une ingénierie et un financeur–actionnaire issus du pôle Veolia en Allemagne (fil d’actus groupe). Côté mobilité, la ville a cadré avec BS|ENERGY au moins 400 points de recharge publics additionnels d’ici fin 2026, avec un jalonnement 200 + 200 (communiqué municipal). Un volet solaire « toitures » est poussé via l’offre Aufdach-PV, sans que nous ayons pu recouper chiffre par chiffre un projet Taubenstraße annoncé dans des notes de travail non liées ici.
4. Greenwashing / zones grises
La gouvernance concentre le risque : 74,9 % Veolia / 25,1 % commune selon Wer-zu-wem (février 2026), dans un secteur où l’alignement actionnaire–fournisseurs peut brouiller le débat public. Dès juin 2023, la taz titre sur un « Holzweg » : associations environnementales et opposition municipale doutent que brûler massivement de l’Altholz pour remplacer le charbon soit écologiquement consistant. Au 1ᵉʳ juin 2023, RegionalHeute relève des doutes sur la hiérarchie des déchets (bois retiré au recyclage matière) et sur les émissions locales malgré filtres. Ce plaidoyer « −50 % CO₂ » (Stadt+Werk), juxtapose des 150 000 certificats verts 2025, illustre la fragilité des promesses « post-charbon » lorsque subsiste une turbine gaz de pointe et un gaz réseau client.
5. Positionnement stratégique
BS|ENERGY parie sur la neutralité gaz à effet de serre affichée à l’horizon 2035 dans la com’ de sortie du charbon (blog), tout en alignant la Wärmewende sur des obligations allemandes étalées jusqu’au 100 % EnR sur la chaleur urbaine (cadre déclaratif). Sur un marché européen où les Stadtwerke deviennent des plateformes multi-fluides, le signal récent est réglementaire autant que technologique : baisse des tarifs de fourniture de chaleur au 1ᵉʳ janvier 2026 après levée de charges sur le gaz de stockage (blog tarifs), rappelant que la compétitivité du modèle réseau reste indexée au Wholesale gaz et aux subventions–redevances fédérales.
Verdict WattsElse
BS|ENERGY a soldé une ère charbon avec une ardoise d’investissement historique, mais exporte désormais vers la France un dilemme bien connu des réseaux de chaleur : chiffres verts et certificats ne ferment pas le procès du bois ni celui du gaz de soutien. Le charbon est parti ; le procès des combustibles de remplacement, lui, est ouvert.
Sources : bs-energy.de · betges.de · wer-zu-wem.de · bs-energy.de · bs-energy.de · bs-energy.de · stadt-und-werk.de · bs-energy.de · ecologie.gouv.fr · newsroom.veolia.de · braunschweig.de · bs-energy.de · taz.de · regionalheute.de · bs-energy.de
Données clés
- Forme
- société en commandite en
- Siège
- Brunswick, Germany ↗
Identifiants publics
- Wikidata
- Q113464939
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Cosmo Solar Energy Inc
Cosmo Solar Energy Inc (CSEI) incarne le développeur régional à l’ancienne : un actif phare sur Panay, des velléités d’extension…
Voir la ficheUNIPA
À ne pas prendre au rabais : lorsque vos agrégateurs pointent « UNIPA », vous croisez le plus souvent l’Università degli Studi di Palermo — site officiel italien unipa.it — mais un homonyme indonésien porte aussi l’acronyme sur un territoire et des filières très différentes.
Voir la ficheBoréales Energy SAS
Boréales Energy avait trouvé un angle mort de la transition: stocker l’électricité sous forme de froid, pas dans du lithium mais dans de la glace.
Voir la ficheValdecaballeros Solar
Quand « Valdecaballeros Solar » apparaît dans les bases d’inventaires d’actifs, on parle en réalité du plus gros parc photovoltaïque ibérique de Repsol, Valdesolar, planté sur la commune de Valdecaballeros (Badajoz, Estrémadure).
Voir la ficheNdola Energy Company Limited
Quand les grands lacs artificiels rendent moins sous une sécheresse brutale, une poignée de moteurs au fioul peut redevenir le filet de sécurité d’un pays minier entier.
Voir la ficheHELSINGIN YLIOPISTO
L’Université d’Helsinki n’est pas une « boîte énergie » classique : c’est le plus vieux et le plus grand pôle d’enseignement et de recherche de Finlande, avec une communauté d’environ 40 000 étudiant·e·s et chercheur·se·s.
Voir la ficheSUNY
Le sigle SUNY fait rêver les étudiants de l’État de New York ; chez WattsElse, dans la case « Autres énergies », il cache une tout autre puissance : des broyeurs, des fours et des séparateurs qui traitent des panneaux photovoltaïques et des batteries en fin de vie.
Voir la ficheChina Resources Petroleum Company Limited
Elle a compté parmi les grands noms de la distribution pétrolière en Asie du Sud-Est, puis a disparu des radars boursiers en quelques années.
Voir la ficheParamount BTrac Energy Limited
Paramount BTrac Energy Limited (PBEL) ne fait pas dans la dentelle : coentreprise bangladaise née du couple Bangla Trac Limited (51 %, opération) et Paramount Textile PLC (49 %), elle opérait cent thirty-five générateurs — selon le descriptif corporate — pour une centrale HSD de 200 MW nets à Baghabari, branchée sur la BPDB jusqu’à l’échéance d’un modèle…
Voir la ficheOpen Grid Europe GmbH
L’Allemagne veut un réseau central d’hydrogène crédible ; en coulisses, la régulation abaisse les plafonds de revenus et un blocage « investissements étrangers » a figé une opération à neuf chiffres.
Voir la ficheGuoneng Ningxia Yuanyanghu No.1 Power Generation Co Ltd
Deux générateurs charbon supercritiques au cœur du hub Ningdong, étiquetés « propres » au sens des normes chinoises, mais planqués derrière la filière d’export d’électricité vers l’est : voici l’ADN de cette SPV, fille de China Energy (Guoneng), coincée entre apocalypse solaire régionale et verrouillage charbonnier national.
Voir la ficheLORIS ENR
Boulogne-Billancourt, une vingtaine de salariés, un compte d’exploitation dont le chiffre d’affaires s’inscrit en centaines de millions d’euros : AXIORIS (ex-LORIS ENR) brouille l’idée d’un bureau d’études tourné vers les mégawatts d’énergies renouvelables neufs.
Voir la ficheTatenergo JSC
Tatarstan tient son cœur électrique dans une structure bétonnée entre hydro, thermique au gaz et chauffage urbain.
Voir la ficheOltavan tuulipuisto Ky
Le nom d’emprunt « Helsinki » sur la fiche ne raconte pas la géographie du courant : Oltavan tuulipuisto Ky est la société en commandite qui tient le parc d’Oltava, à Pyhäjoki (Ostrobotnie du Nord) — pilier matériel d’un fonds d’infrastructures piloté depuis l’écosystème capital-finlandais de Taaleri.
Voir la ficheElektroprivreda Crne Gore
L’entreprise nationale d’électricité du pays n’est pas un fournisseur « comme les autres » : elle est coincée entre un prix de vente encadré, des achats au marché quand tout manque — et une charbonnier Pljevlja dont l’« écologie » prolonge paradoxalement la vie des fossiles.
Voir la ficheEnax as
Le nom « Enax as » prête à confusion avec une société à responsabilité limitée scandinave ; dans le périmètre énergies renouvelables / stockage, l’entité documentée est avant tout ENAX Inc., fabricant et prestataire autour des batteries lithium-ion, avec siège au Japon selon les données officielles consultées.
Voir la ficheKemtec Ingénierie
Ingénierie au forfait, équations ATEX et dossiers d’usine : Kemtec vend du temps d’experts, pas du mégawatt.
Voir la ficheSC Izvor de Lumina SRL
Le nom évoque un petit opérateur des marchés de l’énergie propre en Europe danubienne, mais les traces indexées sous la raison sociale exacte SC Izvor de Lumina SRL restent, selon les éléments disponibles en mai 2026, quasi nulles dans les bases grand public consultées — ce qui transforme la transparence en premier enjeu stratégique.
Voir la ficheTransdev
Le groupe y multiplie les méga-contrats et affiche une trajectoire « Moving Green » avec chiffres tangibles — tout en restant accro au gaz, au diesel résiduel et aux tensions d’ouverture à la concurrence.
Voir la ficheSN Power
SN Power a longtemps été le prête-nom d’infrastructures hydroélectriques sur des marchés en développement : rachetée le 29 janvier 2021 par Scatec pour environ 1,166 milliard de dollars de fonds propres, elle a d’abord gonflé le carnet d’un développeur d’énergies renouvelables tourné solaire et stockage, avant que l’actif africain n’aille vers…
Voir la ficheParque Solar Meco Chillan
La photovoltaïque Meco Chillán (≈ 7 MW à Bulnes, région de Ñuble) illustrait en 2021 le modèle distribué au Chili : vite construit, raccordé au SIC, mis en évidence comme actif territorial.
Voir la ficheDhaka Electric Supply Company Limited (DESCO)
En 2024, la Dhaka Electric Supply Company (DESCO) illustre à l’extrême le dilemme d’une distributrice : vendre un kilowattheure « politiquement visible » alors que le gros achat au réseau national explose en taka et en dollars.
Voir la ficheSM Energy
L’E&P américain SM Energy a franchi en 2025 un palier de production, puis a bouclé en janvier 2026 l’acquisition de Civitas Resources, creusant l’écart entre scale industrielle et promesses de baisse d’intensité carbone.
Voir la ficheGR Tamarugo
GR Tamarugo SpA n’est pas une « entreprise » au sens grand public : c’est une coquille chilienne dans laquelle Grenergy empile permis, actifs et financements dans le nord du pays.
Voir la fiche