Công ty CP Thủy điện Thác Mơ
Le label « renouvelable » ne garantit ni le débit ni le compte de résultat.
À propos de Công ty CP Thủy điện Thác Mơ
1. Modèle économique
TMP est un opérateur d’électricité hydroélectrique (et, dans le périmètre du groupe mère, d’actifs solaires associés au site « Thác Mơ ») rattaché à EVNGENCO2 (Genco 2 de Vietnam Electricity). La société est cotée à la Bourse d’Hô Chi Minh-Ville (HOSE : TMP) ; le capital social (charter capital) est indiqué à 700 milliards de VND dans la documentation financière consolidée publiée en 2025 (états financiers audités 2024). Les revenus proviennent essentiellement de la vente d’électricité au système national, avec une sensibilité extrême aux conditions hydrologiques et aux prix/volumes régulés. Sur l’exercice 2024, le rapport annuel porte un chiffre d’affaires de 593,5 milliards de VND et un bénéfice net de 265,2 milliards de VND (rapport annuel 2024). En parallèle, la production annuelle a été portée à 820,66 millions de kWh pour 2024, soit environ 113 % du plan (performance 2024), alors que l’ambition officielle pour 2025 est ramenée à 732 millions de kWh (objectif 2025) — symptôme d’une planification prudente après un choc climatique. Nombre d’employés consolidé dans les extraits généralistes consultés : non précisé de manière fiable ici.
2. Impact réel
L’hydro vietnamien évite mécaniquement des émissions de combustion par rapport au charbon ou au gaz lorsqu’il déplace de la demande fossilée sur le réseau ; en revanche, l’empreinte environnementale basin par basin (barrage, sédiments, usages de l’eau en aval, sécheresses) doit se lire localement — et TMP illustre la dualité : production électrique bas-carbone au sens du mix, mais rivalités d’usage quand la ressource en eau se raréfie. Le groupe relate le maintien d’un débit moyen de réserve de l’ordre de 50 m³/s en saison sèche 2024-2025 pour les besoins aval (gestion du débit). Côté solaire au nom Thác Mơ, une centrale d’environ 50 MWc est valorisée par EVNGENCO2 comme projet opérationnel dès décembre 2020 (centrale PV Thác Mơ) : le panier EnR de TMP n’est donc pas « hydro pur », mais hydro dominant + complément PV selon les éléments publics du groupe. Aucun total d’émissions évitées (tCO₂e) spifique à TMP n’a été identifié dans les extraits consultés ; la comparaison aux PPE européennes ou fiches ADEME reste périphérique (autre juridiction), mais le message physique est identique : sans pluie, la promesse « verte » ne tient pas la promesse économique.
3. Innovations / partenariats
La « innovation » est ici surtout ingénierie de maintien en service : selon la presse sectorielle, un programme 2024-2028 vise le remplacement de bobinages de stator et des systèmes de contrôle sur les groupes, dans une logique de sûreté et durabilité d’exploitation (modernisation 2024-2028). Le diagnostic PECC3 dresse, pour sa part, le bilan de vétusté après plus de 29 ans d’exploitation depuis la mise en service des unités en 1995 (évaluation PECC3). Côté gouvernance, un rapport semestriel 2025 est publié sur la place (gouvernance S1 2025) — utile pour suivre actionnariat, instances et transparence au-delà du discours projet.
4. Greenwashing / zones grises
Ce n’est pas le greenwashing volontaire qui domine ; c’est la collision entre l’étiquette EnR et la volatilité des rendements lorsque les fleuves sont à sec. Début 2024, la presse financière relatait une hypothèse de plan à –52 % de bénéfice par rapport à 2023, avec mécanisme explicite (sécheresse, cycle El Niño) et même un troisième trimestre 2024 signalé très bas après quatorze trimestres selon une autre synthèse de la même rédaction (baisse projetée ~52 %), et (profit T1 2024 –62 %). À cela s’ajoute la contradiction patrimoine / climat : des investisseurs ESG « EnR » peuvent sous-estimer le risque hydrologique tant que les guides sectoriels européens ne calent pas le stress test pluviométrique sur des actifs asiatiques. Aucun cas de sanction environnementale documenté dans cette veille courte au-delà de ces risques physique et de gouvernance de l’eau relayés par la presse spécialisée.
5. Positionnement stratégique
TMP reste un pilier régional historique du parc turbo-hydraulique au Viêt Nam, avec la double priorité : tenir la production (parfois au-delà des plans, voir 2024) et absorber un capex de rajeunissement compatible avec trente ans d’usure avérée (évaluation PECC3). La contribution fiscale évoquée par le groupe mère pour 2024 (229,71 milliards de VND versés au budget de l’État, selon la communication EVNGENCO2 reprise dans votre veille) ancre l’entreprise dans la logique de utilité publique à laquelle le secteur électrique vietnamien est habitué — au prix d’une visibilité des marges qui dépend du ciel. Les rapports audités et le rapport annuel 2024 sont la boussole la plus solide pour la suite (états financiers audités 2024).
Verdict WattsElse
TMP incarne l’hydro « vert » au sens du décarbonation du kWh — mais ce kWh se paie en millimètres de pluie et en bobinages neufs : tant que le climat et le patrimoine tirent dans des directions opposées, la notation ESG restera météo-dépendante, et le marché, hyper-sensible à l’incertitude 2025.
Sources : tmhpp.com.vn · tmhpp.com.vn · nangluongvietnam.vn · evngenco2.vn · evngenco2.vn · vietnam.vn · pecc3.com.vn · static2.vietstock.vn · vietstock.vn · antt.nguoiduatin.vn
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Energie und Wasser Potsdam GmbH
À Potsdam, EWP incarne une transition thermique où le fossile fait encore partie du balai : un crédit de 375 millions d’euros vient sécuriser l’investissement, pendant que prix et dossiers publics peuvent encore faire tout déraper.
Voir la ficheSociété d'Oxygène et d'Acétylène d'Extrême-Orient
La Société d’Oxygène et d’Acétylène d’Extrême-Orient (SOAEO) ne ressemble à aucune start-up labellisée « innovation » : c’est une société holding immatriculée au 75 quai d’Orsay, Paris 7e, au sein du même îlot que d’autres entités du groupe Air Liquide.
Voir la ficheSolarco Company Limited
Le nom évoque un start-up américain qui lève en Series B ; ici il s'agit du bloc photovoltaïque domesticable d'EGCO Group en Thaïlande, figé pour l'essentiel dans un schéma d'offtake et de tarifs régulés.
Voir la ficheAT&S
L’Autrichien de référence dans les circuits imprimés high-end et les substrats pour circuits intégrés mise tout sur les ruptures technologiques (calcul haute performance, IA) — mais paie déjà la facture des tensions commerciales États-Unis–Chine.
Voir la ficheLAUREA UNIVERSITY OF APPLIED SCIENCES
Polytechnique finlandaise (université des sciences appliquées) ancrée à Tikkurila dans la grande Helsinki-Vanda, Laurea a fini 2024 avec un résultat d’exercice qui surprend le budget, tout en jouant la carte de l’international pour compenser une donne publique plus sévère.
Voir la ficheEGEMSA
Le sigle EGEMSA évoque souvent, à tort, les hydrocarbures : dans les bases ouvertes, il désigne surtout une génération électrique d’État dans les Andes.
Voir la ficheBoda Nät ek. förening
Boda Nät n’est pas un développeur standard : c’est une coopérative suédoise qui possède des actifs de raccordement et de transformation (40 kV) et fait tourner un parc local d’EnR.
Voir la ficheOJSC "NLMK"
Le groupe OJSC NLMK (Novolipetsk Steel) incarne le paradoxe d’une sidérurgie russe qui finance en Europe un virage électrique alors que son résultat 2025 plonge.
Voir la ficheEOS
Le nom « EOS » recèle des homonymes internationaux ; vous parlez de la EOS Holding SA lauzannoise : bras armé romand de la présence financière dans le réseau et la grande production d’État fédéré, où sa holding et ses filiales de parcs constituent un double pari : flexibilité des réseaux et industrialisation massive des Nouvelles énergies renouvelables hors…
Voir la ficheLilly France
À Fegersheim, le débat n’est pas tant « énergie ou santé » qu’« énergie pour » produire : la filiale française d’Eli Lilly transforme une usine pharma en laboratoire d’Electrification lourde (solaire, lignes nouvelles, réduction gaz et eau) dans un décor où le ministère vante une industrie « décarbonée » — avec des chiffres imposants et un reste à produire…
Voir la ficheSouthern Natural Gas
Le réseau Southern Natural Gas (SNG) cristallise une tension typique du midstream américain : des investissements massifs présentés comme « de sûreté d’approvisionnement » pour la Géorgie, l’Alabama et la Caroline du Sud, alors qu’une partie de la société civile et d’experts économiques contestent la réalité de la demande future et le passage en facture aux…
Voir la ficheWhite Windmill AB
Selon les registres et bases de crédit consultés, la dénomination sociale exacte « White Windmill AB » ne ressort pas comme entité identifiable en Suède.
Voir la ficheEce Tur İnşaat
Patronné par un holding présent depuis 1981 sur le BTP et l’énergie, Ece Tur İnşaat capitalise sur un parc renouvelable turc où l’éolien domine et où le site hybride de Kangal fait figure de vitrine — avec un paradoxe classique : capacité annoncée en MWm, électricité réellement « vue » par le réseau plus basse selon les bases de données indépendantes.
Voir la ficheSeatrec
Née du JPL et de Caltech en 2016, Seatrec promet des drones sous-marins qui puisent leur électricité dans l’océan lui‑même — jusqu’à « multiplier par 40 » la collecte de données par rapport aux flotteurs à piles.
Voir la ficheGuoneng Ningxia Yuanyanghu No.1 Power Generation Co Ltd
Deux générateurs charbon supercritiques au cœur du hub Ningdong, étiquetés « propres » au sens des normes chinoises, mais planqués derrière la filière d’export d’électricité vers l’est : voici l’ADN de cette SPV, fille de China Energy (Guoneng), coincée entre apocalypse solaire régionale et verrouillage charbonnier national.
Voir la ficheLatrobe University
On ne confond pas : La Trobe University est une université publique de recherche basée à Melbourne (Victoria), pas une filière pétrolière.
Voir la fiche360 Smart Connect
Intégrateur high-tech qui promet une "révolution numérique" en boostant la connectivité des entreprises… pour un monde toujours plus connecté, à défaut d'être toujours plus simple.
Voir la ficheInstitut Photovoltaïque d'Île-de-France (IPVF)
Un carrefour français du solaire où chercheurs et industriels rêvent de conquérir l'énergie du futur… sans perdre le côté lumineux.
Voir la ficheTelefunken
Le nom Telefunken ne désigne plus une maison électrique unique : il survit comme marque sous licence (électroménager, mobilité légère), tandis que le débat « électricité » le confond souvent avec Tele-Fonika Kable (TFKable), pivot industriel des liaisons haute tension qui accrochent l’éolien offshore polonais au réseau.
Voir la ficheGavle Energi
Opérateur historique du nord de la Suède, Gävle Energi vend aujourd’hui un chauffage urbain affiché comme 100 % renouvelable ou récupéré — et une électricité « zéro carbone » côté production revendue.
Voir la ficheSolar del Valle
Trente-six ans après sa naissance dans la Sierra de Cordoue, cette PME d’installation solaire poursuit une trajectoire de proximité, entre parc pilote et soutiens publics.
Voir la ficheSibir Energy
Côté comptes, c’était l’amont, le raffinage et la distribution ; côté récit, c’est une fable sur la bulle, la fraude d’initiés et l’ingestion par un champion national russe.
Voir la ficheEnergieversorgung Oberhausen AG
La Energieversorgung Oberhausen AG (evo) n’est pas une « petite » Électricité de Strasbourg : à Oberhausen, la décarbonation se joue sur du Fernwärme, du gaz réseau et une valorisation massive des déchets, financée par une cession qui change la face du bilan.
Voir la ficheClub CO₂
Le captage et le stockage (ou la valorisation) du CO₂ ne sont plus un gadget de laboratoire : en 2026, ils deviennent le ciment d’une stratégie industrielle française sous tension, entre lauréats du GPID et comités de pilotage ministériels.
Voir la fiche