Dak Ro Sa Hydropower JSC
La filiale Dak Rơ Sa incarne le modèle des « petites » cascades hydro : quelques mégawatts sur des rivières des hauts plateaux, rentabilité accrochée au tarif d’achat d’EVN et au climat.
À propos de Dak Ro Sa Hydropower JSC
1. Modèle économique
L’entité visée est la Công ty cổ phần Thủy điện Dak Rơ Sa (hydroélectrique), immatriculée depuis le 19 novembre 1998, siège administratif en province de Gia Lai (fiche d’identification fiscale). Elle exploite deux centrales en série, Dak’Rơsa 1 (7,5 MW, 3 × 2,5 MW, mise en service 2007, ~33 GWh/an) et Dak’Rơsa 2 (2,4 MW, 3 × 0,8 MW, mise en service 2012, ~11 GWh/an), soit 9,9 MW installés et ~44 GWh/an de production moyenne déclarée (portail Thac Mo). Le cœur du métier : vendre de l’électricité au réseau national, cadre typique des centrales <30 MW. Thac Mo Hydropower JSC (TMP) détient 61,52 % du capital ; la société est ainsi une filiale du groupe TMP dans les résolutions sur opérations avec parties liées (document FPTS — résolution TMP 2025). Chiffre d’affaires et effectif propres à Dak Rơ Sa : les extraits publics consultés ne les isolent pas ; la piste comptable passe par les rapports financiers consolidés de TMP (espace rapports TMP). Le représentant légal listé publiquement est Nguyễn Huy Quyền (Masothue).
2. Impact réel
La production déclarée — de l’ordre de 44 GWh/an pour moins de 10 MW — correspond à une hydroélectricité d’appoint sur le bassin (sông Đăk’Tlan, Kon Tum, et sông Đak’Sú, Ngọc Hồi selon la fiche groupe) (Thac Mo). L’émission de CO₂ évité à la vente n’est pas publiée de manière exploitable pour cette filiale ; en ordre de grandeur sectoriel, chaque gigawattheure d’hydro au fil de l’eau déplace sur le réseau vietnamien une production thermique marginale, sans pour autant résoudre les impacts rivière par rivière (étiage, sédimentation), sujet structurant pour l’hydro de montagne. Les trajectoires PPE ou fiches ADEME portent sur l’Union européenne : elles illustrent l’intérêt politique pour les EnR, sans pilotage direct de ce type d’actif vietnamien — l’équivalent opérationnel du « vert » ici, c’est l’injection réelle sur le réseau sous contrat avec EVN.
3. Innovations / partenariats
Le dispositif est classique : groupes Francis, aménagements en cascade, intégration au portefeuille TMP et, en bout de chaîne, à la sphère EVN/GENCO (profil de chaîne de valeur sectorielle). Aucune annonce publique récente de brevet, de startup tech ou de levée de fonds ne cible spécifiquement Dak Rơ Sa dans les sources consultées : l’« innovation » est surtout financière et industrielle (exploitation longue durée, optimisation groupe). Côté groupe, la rendition aux actionnaires peut marquer le cycle : TMP a porté une dividende de 20 % pour l’exercice 2025 lors de l’assemblée 2026 (Laodong), signal de priorité à la trésorerie actionnariale autant qu’au capex vert flashy.
4. Greenwashing / zones grises
Trois tensions ressortent avec support vérifiable. (1) Prix de transfert et dépendance à la maison mère : les transactions avec parties liées (prêts, services) entre TMP et DHPC sont explicitement programmées dans les résolutions publiques — un cadre où la neutralité des conditions n’est pas donnée à voir dans un tweet (résolution TMP 2025, FPTS). (2) Volatilité hydrologique : sur un marché voisin (profil EMIS sur l’hydro des hauts plateaux), les acteurs comparables ont subi des mouvements de revenus marqués quand l’hydrologie se tend (baisse de l’ordre de -16 % évoquée pour un pair sur la période 2023-2024 dans la veille sectorielle) (profil EMIS — hydro locale) — utile comme avertissement climatique, pas comme verdict judiciaire. (3) Risque tarifaire EVN : au printemps 2026, la presse spécialisée rapporte une controverse FiT où EVN aurait proposé des paiements réduits, avec des coupes pouvant atteindre ~43 % dans certains scénarios évoqués, dans un contentieux chiffré à environ 13 milliards de dollars sur une centaine de projets EnR (SolarQuarter). Pour les petites hydro, la carte des tarifs 2025-2030 et l’empilement de projets en région (par ex. 12 projets hydro pour 351,5 MW d’ici 2030 dans le Plan énergie Đắk Lắk évoqué par la presse anglophone) accentuent la pression concurrentielle sur les ressources en eau et les contrats de rachat (The Investor).
5. Positionnement stratégique
Dak Rơ Sa reste un actif de niche : 9,9 MW ancrés dans le réseau, rentables quand l’eau et le tarif suivent. Le signal groupe est celui d’une hydro de portefeuille sous TMP, avec transparence comptable via consolidation (rapports TMP) et politique de dividendes visible (Laodong). La suite tactique se joue moins sur un storytelling « tech-for-good » que sur trois leviers : exécution hydrologique, gouvernance des flux intragroupe, et cadre EVN en mise à jour permanente.
Verdict WattsElse
Dak Rơ Sa, c’est le renouvelable « sobre » : peu de watts à la une, beaucoup de sensibilité à ce que décident le ciel et le compteur d’EVN. Dans un Vietnam qui industrialise ses EnR de masse, la petite hydro ne se vend plus au rêve disruptif — elle se défend au cash-flow et au droit des contrats.
Sources : masothue.com · tmhpp.com.vn · file.fpts.com.vn · tmhpp.com.vn · emis.com · news.laodong.vn · solarquarter.com · theinvestor.vn
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
HIDROELECTRICA PICHILONCO S.A.
Une poche d’eau de ~1,3 MW dans les Los Ríos ne fait pas les gros titres climat…
Voir la ficheIBERDROLA E.R. DE CASTILLA LA MANCHA SA
Elle concentre près de 2 GW d’éolien et plus de 500 MW de solaire pour le compte d’un géant en forme — mais ses comptes locaux racontent une autre histoire : revenus en baisse, rentabilité en chute libre, et biodiversité qui devient le vrai front politique.
Voir la ficheFUNDACION TECNOLOGICA ADVANTX
La Fundación Tecnológica Advantx — connue sur le marché sous la marque Funditec — est un centre de R&D privé à but non lucratif basé à Madrid.
Voir la ficheICONS
L’italienne ICONS n’est ni un labo ni un opérateur : c’est une agence de stratégie et de mise en réseau sur l’innovation climat-énergie, très présente dans les projets Horizon Europe sur batteries, air comprimé et vallées territoriales.
Voir la ficheABO Wind Oy
La filiale finlandaise du groupe ABO Energy — héritière d’ABO Wind — incarnait encore en 2024 un des portefeuilles de développement les plus massifs d’Europe du Nord.
Voir la ficheMedcoEnergi
Le groupe PT Medco Energi Internasional Tbk, pilier pétrolier et gazier coté à Jakarta, affiche en 2025 une production d’hydrocarbures inédite et une diversification électrique de plus en plus marquée — tout en subissant le retour de bâton d’un résultat net divisé et d’incidents majeurs sur le réseau d’infrastructure.
Voir la ficheQuaker State
Marque d’huiles moteur née de la Pennsylvanie, Quaker State appartient aujourd’hui à Shell USA, la filiale états-unienne d’un des majors les plus surveillés au monde.
Voir la ficheAtlas Copco (Belgium)
Le périmètre belge n’est pas une succursale anecdotique : c’est un des hubs R&D et production les plus densifiés du leader mondial de l’air comprimé.
Voir la ficheAle El
Dans la commune d’Ale, une ekonomisk förening fait tourner à la fois le câble et le contrat : réseau local, vente nationale, promesse d’électricité « fossile-fri » sans surcoût.
Voir la ficheATEF (Atelier d'Électricité et Froid)
Spécialiste ivoirien de l'électricité et du froid, entre câbles et clim, avec une touche solaire pour faire bonne figure.
Voir la fichePetroleum Corporation of Jamaica
La Petroleum Corporation of Jamaica n’est plus une enseigne isolée : elle s’est fondue dans l’appareil ministériel, tout en pilotant une raffinerie historique, une fiscalité pétrolière lourde et un pari d’exploration au large.
Voir la ficheEOLICA MONTE REDONDO S.A.
Coquille juridique au nom d’un parc éolien, Eólica Monte Redondo porte à la fois le glamour des 48 MW de Coquimbo et la culpabilité judiciaire sur une hydraulique du Biobío.
Voir la ficheClimeon AB
La Climeon AB suédoise vend de l’électricité « propre » issue de chaleur résiduelle sur terre et sur mer, avec des références maritimes de poids.
Voir la ficheAdvizeo
Optimisation énergétique des bâtiments avec des algorithmes qui vous promettent de surveiller chaque watt, sans pour autant devenir parano.
Voir la ficheOlivya
Olivya ne vend pas des mégawatts, mais de la promesse d’efficacité: automatiser une partie du support client des opérateurs télécoms grâce à des agents IA.
Voir la ficheEvonik Degussa GmbH
L’étiquette « Pétrole & Gaz » colle à une réalité plus prosaïque : une chimie de spécialité qui encaisse encore des centaines de millions d’euros de revenus gaz/vapeur, pendant que le groupe restructure à la hache et promet des « Next Generation Solutions ».
Voir la ficheSperlingsholms gods AB
Un domaine familial du sud de la Suède accélère la production d’électricité renouvelable sur ses terres — mais la formule « agro + EnR » bascule au tribunal et dans l’opinion quand l’arbitage se lit en hectares, en couronnes et en gisements alimentaires.
Voir la ficheAB ENERGY FRANCE
La filiale française du Gruppo AB incarne le pivot industriel du groupe vers l’épuration et l’injection de biométhane — avec des références terrain solides (Engie BiOZ, normes GRDF) mais des comptes qui peinent encore à refléter une croissance maîtrisée.
Voir la ficheLinn Energy
Linn Energy n’est plus une entreprise au sens boursier du terme : la marque a été dissoute dans une restructuration post-faillite, puis dans une lignée d’opérations qui mènent aujourd’hui à Validus Energy et à des véhicules de forage privés.
Voir la ficheEssel MP Energy Limited
Elle portait encore le nom « Essel » au début des années 2010 ; elle s’appelle aujourd’hui Osmanabad Solar Energy Limited et incarne une vérité peu glamour du renouvelable indien : survivre grâce à un tarif historique contractuel quand la courtepointe financière du groupe d’origine se déchire au tribunal.
Voir la fichemyenergi
Spécialiste britannique des chargeurs intelligents pour VE et maison solaire, avec un pied dans l'avenir… mais l'autre qui glisse en compta.
Voir la fichebell infrastructure platform
Elle vise moins l’icône feuille qu’un parking avec recharge, expresso et lave-auto automatisé.
Voir la fiche