Efİl Enerjİ Üretİm Tİcaret Ve Sanayİ Anonİm Şİrketİ
Installée aux portes du grand élevage d’Égée, cette centrale représente encore aujourd’hui le cliché bien réel « d’une méthanisation de plein champ », branchée au réseau et promue comme première du pays à tirer tout son courant du lisier.
À propos de Efİl Enerjİ Üretİm Tİcaret Ve Sanayİ Anonİm Şİrketİ
1. Modèle économique
L’entreprise fonctionne comme productrice indépendante de MWh, en valorisant des déchets organiques agricoles en production électrique et dérivés (digestat utilisé comme engrais) ; le projet est présenté comme un circuit fermé avec la ferme Efeler, partenaire d’approvisionnement (présentation Efeler Biyogaz). Une fiche industrielle tiers décrit jusqu’à 200 000 tonnes /an de déchets traités au site d’ Aydın. La cadence financière au compteur reste tributaire du mécanisme d’achat YEKDEM piloté par l’ EPDK : autrement dit tarifs fixés hors marché marginal, jusqu’aux échéances administratives où le producteur doit affronter davantage les prix spot. Pour « Efİl Enerjİ Üretim Ticaret ve Sanayi A.Ş. » précisément, aucun chiffre de chiffre d’affaires, d’effectif ni de capex n’a été identifié publiquement ; la traçabilité comptable publique doit donc passer par le registre de licences EPİAŞ ou le Ticaret Sicil si vous devez rattacher encore la juridique au nom exact.
2. Impact réel
La puissance installée affichée est de 4,8 MWe cumulés — palier atteint après extensions successives documentées par l’intégrateur Pales Energy (passage 2,4 MW initial vers 3,6 MW puis 4,8 MW). En ordre de grandeur industriel non audité ici, un factor de charge agressif donnerait 40 à 45 GWh/an injectés sur le réseau — estimation à confirmer par production déclarée retenue par l’opérateur de réseau. Le site revend ≈100 000 tonnes de CO₂ évitées par an (communication opérateur recensée également par Ostim Enerjik) et une approximation domestique : 10 000 foyers alimentés. Pour mettre ces volumes en perspective internationale : Connaissance des Énergies rappelait récemment que la France atteignait 11,6 TWh de biométhane en 2024 — soit un ordre très supérieur, mais sous un mécanisme d’aides lui aussi mouvant : la filière française subit encore des révisions tarifaires qui freinent les nouvelles machines.
3. Innovations / partenariats
Au lieu d’investir dans des « labos », le groupe mise sur une boucle géographique industrielle : unité turnkey de biogaz confiée historiquement à une EBO très présente sur motoristes gaz — métadonnées du projet Alternatif Power / MCE Alternatif Enerji. L’aspect « premier biogaz 100 % lisier » est resté jusqu’à aujourd’hui le véritable succès marketing techno-narratif. Aucune annonce récente de levée de fonds, de CSR/CSRD ou de contrat public hors Turquie n’a été mise en évidence lors des filatures ; tout se joue encore entre parc fourré et ligne Moyenne Tension locale — modèle peu exportable hors clusters laitiers comparables.
4. Greenwashing / zones grises
Attention homonymie, signalée encore chez vos sources amont : rattacher mécaniquement « Efil » sans croiser la véritable immatriculation risque la confusion avec E.F. Enerji (ingénierie gaz à İzmir) ou Elif Global solar EPC ; nous n’avons pas fusionné de chiffres inter-homonymes. Sur le volet tarifaire, une note publique de l’EKB mentionne explicitement la fenêtre du 1er juillet 2021 au 31 décembre 2025 pour certains certificats YEK entrant dans la grille YEKDEM — signal daté de régime transitoire qui conditionne la rentabilité des producteurs EnR turcs. En parallèle, le bilan carbone global d’une ferme de 17 000 têtes et de 200 kt/an de substrats est plus large que la seule capture de méthane en unité : l’ADEME insiste sur les émissions résiduelles de méthane et d’ammoniac lors du stockage du digestat — écueil structurel donc factuel, non une condamnation judiciaire portée contre le site. Aucun article de presse local vérifié n’a été recensé ici nommant spécifiquement Efeler pour des plaintes olfactives ; ne pas les inventer.
5. Positionnement stratégique
Le biogaz turc est coincé entre deux logiques : d’un côté la promesse de valorisation de l’intensification laitière ; de l’autre la pression politique sur les soutiens YEKDEM et la transparence des listes publiées par l’EPDK chaque fin d’année civile. Pour un lecteur européen, le parallèle utile n’est pas la PPE3 française — hors champ juridique — mais la même dépendance aux tarifs soulignée par la presse de synthèse énergie sur le biométhane hexagonal (Connaissance des Énergies). Stratégiquement, l’actif ressemble à un « cash-cow digestible » tant que le barème tient ; le risque est post-2025 pour toute tranche arrivant en fin de contrat.
Verdict WattsElse
L’histoire n’est ni la science-fiction du vert ni le scandale annoncé : c’est une centrale turque adulte, solidement accrochée au réseau, dont le fil du récit se noue désormais au calendrier des prix — et la formule « énergie propre » se dissout vite quand on remonte la filière jusqu’au box des vaches.
Sources : efelerbiyogaz.com · ostimenerjik.com · epdk.gov.tr · lisans.epdk.gov.tr · palsens.pales.com.tr · connaissancedesenergies.org · alternatifpower.com.tr · google.com · google.com · ekb.gov.tr · librairie.ademe.fr · epdk.gov.tr
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
YTU
Sans pays indiqué, le trigramme « YTU » désigne très probablement la Yü Group PLC, cotée AIM sous YU.
Voir la ficheCông ty TNHH Điện Nghi Sơn 2
La vitrine de Công ty TNHH Điện Nghi Sơn 2 (NS2PC), c’est une turbine à flux de recettes nouée à un PPA avec Vietnam Electricity (EVN) : utile au réseau, massivement fossile dans les faits.
Voir la ficheImerys (United Kingdom)
Le gel du projet Imerys British Lithium (IBL), annoncé en février 2026, recale la promesse d’un « hub » lithium britannique tout en laissant un socle géothermique régional — voisins inclus — sans filière industrielle lithium mature chez Imerys UK.
Voir la ficheCeltic Current LP
** Celtic Current LP n’a rien à voir avec le hub chimique britannique : c’est une petite structure canadienne, née sous le précédent régime communautaire d’obligation d’achat, qui revendiquait en 2025 encore onze éoliennes et 10,6 MW « 100 % » néo-écossais.
Voir la ficheLOA Vind AB
LOA Vind AB s’inscrit dans le grand récit du ralentissement éolien en Suède, mais avec un profil en miroir : une microstructure à un salarié, une solidité financière affichée au plafond, et un pan agritech qui complique la lecture « pure EnR ».
Voir la ficheknoxx
Le nom Knoxx recouvre sur la place publique plusieurs entités sans lien industriel (événementiel, conseil, agroalimentaire, mode) — ce qui invite à l’erreur dès qu’on cherche un chiffre ou un contrat.
Voir la ficheCaldera Holding LLC
Dans l’Ouest du Missouri, l’ancienne mine de fer de Pea Ridge redevient un enjeu stratégique : celle, revendiquée, d’une voie HREE (terres rares lourdes) entièrement permise sur le territoire américain, à l’heure où se redessine l’électrification et l’autonomie des aimants.
Voir la ficheEuroheat & Power
Euroheat & Power incarne la voix collective des réseaux de chaleur et de froid : un secteur en mutation rapide, coincé entre promesses de décarbonation et réalités du mix — biomasse, chaleur fatale, électrification — sous pression fiscale et réglementaire.
Voir la ficheUPV
Universitat Politècnica de València (Espagne), institution publique créée en 1968 dont le réflexe territorial est Valencia, incarne tout sauf une PME française — et pourtant, sans pays ni ville dans le dossier, l’abréviation UPV déclenche ailleurs tout autre réflexe : PV commercial en Tunisie, voire en France une galaxie très médiatisée du contentieux…
Voir la ficheOPG
Le géant ontarien sort d’une année 2025 en surchauffe financière, portée par la fin de trajectoire du chantier de Darlington.
Voir la ficheHydro Réunion
Hydrô Réunion porte le bon nom pour parler d’eau, pas du « hydro » de votre tableau de bord.
Voir la ficheHrvatska elektroprivreda
Le géant public HEP a survécu à la tempête 2022-2024 en déployant l’hydro, le nucléaire slovène et les marchés d’achat — mais la facture est là : dette refinancée, thermique encore massive et gouvernance marquée par une succession brutale au sommet.
Voir la ficheGR Guayacan SpA
GR Guayacán SpA n’est pas un « géant européen de l’éolien », mais une coquille sociétaire de centrale solaire entrée dans la machine industrielle chilienne depuis des années déjà : développement PMGD, vente à un fond, maintenance externalisée chez le vendeur.
Voir la ficheElnusa
PT Elnusa Tbk (Bourse de Jakarta : ELSA), filiale de services et de logistique du périmètre Pertamina, affiche en 2025 un chiffre d’affaires record et une marge nette d’environ 5 % : la transition affichée par le groupe s’inscrit pour l’instant surtout dans l’efficacité opérationnelle (GPL, stockage, services amont) et des pilotages bas carbone ciblés — pas…
Voir la ficheBAUHAUS DER ERDE
Construire comme on produit déjà une « stratégie bas-carbone » : la petite organisation allemande Bauhaus Earth met le bâtiment au centre du climat, entre labo urbain à Potsdam, diplomatie des matériaux biosourcés et arguments scientifiques qu’État fédéral et Land financement très nettement.
Voir la ficheCleanCo Queensland
Entreprise publique née en 2018 pour outiller la transition, CleanCo tient aujourd’hui un rôle de firmeur : hydro, solaire, éolien — et beaucoup de gaz, dans un Queensland où la Energy Roadmap 2025 a redessiné les priorités.
Voir la ficheMAVIR;Mátrai Erőmű
Deux visages du groupe public hongrois MVM : MAVIR, exploitant du réseau de transport d’électricité, affiche des comptes 2024 en forte hausse sur les volumes transités et la facturation associée ; Mátra (MVM Mátra Energia / ex-Mátrai Erőmű), dernier gros bloc au lignite, publie des pertes nettes liées avant tout à la facture carbone.
Voir la ficheMinistry of Economic Affairs
Taïwan pilote une île industrielle sous tension énergétique.
Voir la ficheS4 Mobile Laboratories LLC
Une LLC d’Akron (Ohio), S4 Mobile Laboratories LLC, développe une sonde spectroscopique pensée comme alternative aux campagnes de carottages : mesurer vite, en profondeur, avec une empreinte de forage modeste pour nourrir agronomie régénérée et mécaniques de marché du carbone.
Voir la ficheSTUBA
Dans WattsMonde, l’étiquette « Autres énergies » recouvre ici un opérateur de batteries et gestion d’énergie pour l’industrie, pas un relief autrichien ni un comité budgétaire de la sanitation du lignite : la cible éditoriale est STUBA Stuttgarter Industriebatterien GmbH, ancrée à Möglingen, intégrée au Sunlight Group.
Voir la ficheUpvolt Ltd
Installateur « full stack » centré sur la maison connectée, Upvolt Ltd incarne la consolidation accélérée du photovoltaïque résidentiel britannique : acquisitions en chaîne, siège à Londres depuis l’été 2024, plateforme cloud Skygate® — et des comptes encore dérisoires au regard des ambitions affichées.
Voir la fichePakistan Atomic Energy Commission
La Commission pakistanaise de l’énergie atomique (PAEC) vient d’afficher une production électrique record en 2024, au moment où le pays accélère Chashma-5 avec Pékin.
Voir la ficheFlow Power
Une fiche doit d’abord nommer cette maison précise : lorsque le dossier WattElse indique les énergies renouvelables « sans pays », vous parlez très probablement du Flow Power australien (flowpower.com.au), développeur, détaillant et producteur d’électricité intermittente mise en valeur par du stockage, et non d’un homonyme.
Voir la fiche