Electroquil
À Guayaquil, une tranche historique portée par Electroquil S.A.
À propos de Electroquil
1. Modèle économique
Le cœur économique documenté, ce sont des turbines aéoderivées General Electric LM6000 regroupées pour une capacité de 192 MW sur le site de Km 19, Vía a la Costa à Guayaquil (fiche projet). Les revenus venaient de la vente d’électricité au système national ; le combustible — gaz naturel et diesel — noue la marge au prix du fossile et à la disponibilité des pipelines et du carburant. En novembre 2023, le ministère de l’Énergie et des Mines a signé avec Energyquil S.A. une concession pour cette même puissance de 192 MW, confirmée dans la communication officielle. Côté Electroquil « historique », les bases de données de marché indiquent une effondrement quasi total du chiffre d’affaires sur la série récente (profil agrégé EMIS, indicatif, février 2025). Les états financiers 2022 versés au dossier de la Cour constitutionnelle dressent pour leur part une perte nette d’environ 2,5 million de dollars et un déficit accumulé d’environ 3,6 millions à fin exercice ; le cash-flow opérationnel était négatif d’environ 1,4 million de dollars en 2022.
2. Impact réel
Le Global Energy Monitor classe les unités 1 à 4 comme « Retired » depuis 2022, ce qui tranche l’effet climat passé (émissions liées au brûlage de gaz et de distillat) et pose la question du parc de remplacement. Dans un pays à forte composante hydroélectrique, le thermique joue volontiers le rôle d’appoint de fermeté quand le réservoir baisse ; les autorités évoquent d’ailleurs une stratégie de relance du thermique national et les producteurs publics insistent sur la thermique comme énergie « de fermeté ». Vu depuis la prospective française, où la flexibilité du réseau est décryptée sans complaisance (tribune PPE), l’Équateur illustre un autre compromis : des centaines de MW fossiles pour sécuriser le service, au prix d’une dépendance carbone structurelle
3. Innovations / partenariats
L’innovation documentée relève surtout de l’ingénierie thermique classique : quatre LM6000 pour viser une modularité de 48 MW par train (fiche BNamericas). Le partenariat politique marquant est le contrat de concession 2023 liant l’État à Energyquil (communiqué ministériel). La direction a aussi annoncé publiquement 200 millions de dollars d’investissement pour remplacer turbines et « repotentialiser » le site, en réponse à la crise électrique ; selon les éléments disponibles, il s’agit moins de rupture technologique bas-carbone que de rénover une flexibilité fossile critique pour le réseau.
4. Greenwashing / zones grises
L’angle « transition » ne tient ici qu’à la transition juridique Electroquil/Energyquil, pas à une decarbonation mesurée. La tension est chiffrée et sourced : août 2024, la Contraloría General del Estado a pointé des irrégularités sur la concession de 192 MW ; le président Daniel Noboa a qualifié le dossier de « hautement questionnable » et évoqué une suite pénale, pendant qu’Energyquil réfute les accusations dans la presse équatorienne. Côté continuité d’exploitation, les comptes 2022 du dossier judiciaire et la réserve des auditeurs sur l’« empresa en marcha » traduisent un risque patrimonial tenace, incompatible avec un discours « verte » sans plan d’émission public.
5. Positionnement stratégique
En 2026, l’exécutif vise une vague d’appoints thermiques (ordres de grandeur évoqués jusqu’à 920 MW sur le marché régional, cadrage presse spécialisée) et la recomposition du service public autour d’actifs plus fiables. Energyquil se situe au carrefour : objet d’investissements massifs annoncés mais aussi de contrôle et de suspicion institutionnelle ; Electroquil, elle, apparaît surtout comme l’historique à reprendre — retraitée du réseau selon GEM — avec des états financiers qui en disent long sur la fragilité d’une filière thermique privée sous contrainte hydro-climatique.
Verdict WattsElse
En Équateur comme ailleurs, le thermique gaz/diesel n’est pas un « méchant » de cartoon climatique : c’est souvent la soupape courte d’une économie qu’on refuse de faire défaut. Ici, la soupape coûte cher, suscite la magistrature, et n’a pas fini de brûler du carbone tant que le contrat 192 MW ne produit pas des lignes d’émission aussi lisibles que ses états financiers.
Sources : bnamericas.com · bnamericas.com · ambienteyenergia.gob.ec · emis.com · esacc.corteconstitucional.gob.ec · gem.wiki · metroecuador.com.ec · celec.gob.ec · connaissancedesenergies.org · primicias.ec · primicias.ec · bnamericas.com
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
K-WIND
La PME 케이윈드 (K-WIND, Korea Windpower Management) ne fabrique pas la « K-Wind » nationale de Doosan Enerbility : elle grimpe aux turbines pour les maintenir vivantes.
Voir la ficheRR-Energo
De l’extérieur, c’est une centrale à balle de riz de 15 MW raccordée au réseau.
Voir la ficheCimenterie du Katanga (Cimentkat)
Dix ans après le dernier sac de ciment, la Cimenterie du Katanga (Cimentkat / Cimenkat) ne se vend plus comme un simple cimentier : elle redevient d’abord un carrière calibré sur un objectif massif d’export de roche concassée, dans un triangle public–minier–cimentier qui promet la « relance » mais laisse en suspens la réhabilitation de ses centrales…
Voir la fichePJSC Severstal
Sidérurgiste russe de premier plan, Severstal n’est pas un producteur d’hydrocarbures : elle vit de l’acier, du minerai et des services industriels, avec un levier stratégique sur les méga-infrastructures gazières.
Voir la fichePV Park as
Selon les éléments disponibles en ligne, « PV Park as » ne renvoie pas à une société clairement publique, avec site corporate, comptes ou livrables RSE identifiables sous cette graphie exacte.
Voir la ficheSTAAQ Technology
Petite structure, grand récit industriel: STAAQ Technology vend moins une molécule qu’un maillon stratégique de la chaîne hydrogène.
Voir la ficheÉnergie d’ici
Marque de l’Union des Producteurs Locaux d’Electricité (UPLE), Énergie d’ici incarne un fournisseur d’électricité « vertical » : producteurs indépendants français, offre 100 % renouvelable, logique d’agrégation plutôt que d’achat banalisé sur le marché de gros.
Voir la ficheEversource Energy
Eversource incarne le grand distributeur régulé de la Nouvelle-Angleterre : électricité, gaz, eau, et des milliards engagés dans les « fils et tuyaux ».
Voir la ficheVindmøllelauget Ørumgaard I/S
À Struer, entre mer intérieure et campagne du Midtjylland, un interessentskab danois porte un nom de ferme familière : Vindmøllelauget Ørumgaard I/S.
Voir la ficheHidroconsa
Face aux nouvelles exigences hydrologiques du bassin du Douro, la centrale du río Brullés devient le laboratoire d’une PME espagnole qui vit de l’ouvrage public autant que de l’électricité.
Voir la ficheFuseNet Association
L’association FuseNet n’explique pas votre facture d’électricité : elle assemble des universités, des labos et, de plus en plus, des industriels autour d’une filière promise à l’horizon des décennies.
Voir la ficheINCUB'ETHIC
Cabinet de conseil, assembleur de financements, opérateur de mobilité solidaire: INCUB’ETHIC avance sur plusieurs fronts à la fois.
Voir la fichePROMETHYS ENGEENERING
Née en 2023 au pied des Alpes, Promethys Engineering joue le rôle de traducteur technique entre la R&D hydrogène et les chantiers qui peinent encore à décoller.
Voir la ficheENDESA COSTANERA
Le nom « Endesa Costanera », encore utilisé dans certaines bases techniques pour désigner le complexe thermique du Riachuelo, renvoie au même actif que l’ancienne Enel Generación Costanera, aujourd’hui Central Costanera S.A.
Voir la ficheSTICHTING INTERNATIONAL SOIL REFERENCE AND INFORMATION CENTRE
La Stichting International Soil Reference and Information Centre (« ISRIC – World Soil Information ») est la fondation scientifique néerlandaise implantée au campus de Wageningen : ce n’est ni un fournisseur d’électricité ni une « autre énergie » au sens pile ou réseau, mais un pilier invisible de la donnée carbone‑sols, donc du pilotage agricole, des…
Voir la ficheZodiac Power Chittagong Limited
Petite centrale au fioul lourd dans la baie du Bengale, Zodiac Power Chittagong incarne la dépendance du Bangladesh aux liquidités de l’État — et le paradoxe d’un actif fossile encore indispensable tant que le gaz peine à suivre.
Voir la ficheSolarpower GmbH
Le nom « Solarpower » prête à confusion alors que le photovoltaïque allemand bat des records.
Voir la ficheTours Métropole
L’échelle n’est pas celle d’une start-up : il s’agit de l’établissement public Tours Métropole Val de Loire, compétences énergie, déchets, aménagement et services au cœur de la Touraine.
Voir la ficheCaisse Centrale de la France Libre
En décembre 1941, la France libre invente à Londres une banque d’État pour l’Afrique équatoriale ralliée ; huit décennies plus tard, sa ligne institutionnelle alimente des milliards d’euros dans les EnR des pays du Sud — avec la dette pour contrepoint.
Voir la ficheIndosolar
Sortie de l’insolvabilité par le groupe Waaree, Indosolar incarne la montée en puissance industrielle de l’Inde dans les cellules et modules — avec des comptes qui font tourner la tête et un titre qui a déjà frôlé l’euphorie.
Voir la ficheSociedad Eólica Corrales de Herrera SLU - Forestalia
** Une coquille éolienne créée en 2017 au cœur de Madrid partage le siège du groupe Forestalia et cumule des signaux mercantiles de contraction, alors que le promoteur bascule dans l’orage judiciaire et financier de 2025-2026.
Voir la ficheULEIC
On le cherche en EnR : aucune chaîne officielle française ou européenne n’immatricule « ULEIC » comme exploitant renouvelable.
Voir la ficheSolaris elektro
Le nom évoque un installateur électrique-solaire, mais « Solaris elektro » ne correspond pas à une raison sociale clairement identifiable dans l’index public consulté : face au cache Énergies renouvelables et au pays non précisé, la lecture la plus cohérente — sans mélanger les homonymes — est Solaris Group, acteur d’ingénierie, fourniture et montage autour…
Voir la ficheMORE Electric and Power Corporation
** Ce n’est pas un producteur : MORE Electric and Power Corporation capte, transforme et vend de l’électricité à plus de 100 000 compteurs dans une ville où la transition a commencé par une expropriation législative et une décision de la Cour suprême.
Voir la fiche