Greenextreme AB
Cette société suédoise incarne le paradoxe d’un opérateur éolien qui produit encore de l’électricité, mais plus de chiffre d’affaires — du moins dans les comptes publiés.
À propos de Greenextreme AB
1. Modèle économique
D’après les bases industrielles, Greenextreme AB est positionnée comme acteur du marché de l’éolien en Suède, avec cinq parcs pour environ 33 MW au total (The Wind Power). Le registre commercial et les agrégateurs financiers la localisent à Göteborg sous l’identifiant 556722-4596 (Allabolag). Sur l’exercice clos en juin 2025, le chiffre d’affaires est à 0 SEK, pour un résultat net de −52 000 SEK et des capitaux propres à −45,739 MSEK, avec 105,830 MSEK de dettes à court terme et 42,000 MSEK d’actifs immatériels (Allabolag, Hitta). L’effectif déclaré est de zéro salarié (Merinfo), ce qui suggère une structure d’holding et/ou d’externalisation (administration, O&M, conseils) plutôt qu’une « fabrique » opérationnelle classique. En l’absence de ventilation publique des flux PPA, des tarifs ou des revenus par filiale, on ne peut pas reconstituer proprement la chaîne de valeur ; en revanche, le signal comptable est limpide : revenus commerciaux quasi absents au niveau consolidé déclaré pour 2024–2025 dans ces extraits.
2. Impact réel
Au titre du parc opéré, l’impact « climat » tient surtout à la production électrique renouvelable injectée sur un réseau nordique déjà très bas carbone : les bases de projets identifient par exemple le site Kvilla (12 MW, Kalmar), en service depuis des années (Global Energy Monitor). À l’échelle megawatts, 33 MW restent modestes face aux gammes des grands portefeuilles européens, mais non négligeables pour une collectivité ou un périmètre local. Aucune publication ADEME, note PPE en français ou fiche « Connaissance des Énergies » ne ressort, à date, pour cette entité précise : l’alignement avec les grilles de reporting franco-européennes (mix, facteurs d’émission, trajectoires d’écrêtement) n’est donc pas vérifiable via des sources françaises du type demandé. En synthèse : l’impact environnemental escompté est celui, classique, de l’éolien en ligne ; l’impact « systémique » durable pour les parties prenantes financières est une autre question, au vu des ratios ci‑dessous.
3. Innovations / partenariats
Le volet « innovation » résiduel se lit surtout dans l’historique contractuel : un contentieux ancien sur maintenance Vestas opposant Greenextreme et Hulta Vind, tracé par la jurisprudence (décision RH 2014:39). Côté développement, la presse régionale a relayé des demandes de permis et des reprises de procédure (Västerviks-Tidningen, Barometern). Pas de levée récente, pas de communiqué RSE/CSRD identifiable publiquement pour cette AB — selon les éléments disponibles, le narratif public est judiciaire et municipal autant que technologique.
4. Greenwashing / zones grises
Ici, le risque n’est pas une étiquette marketing grotesque, mais un écart documenté entre l’image « actif vert » et la santé financière. En 2025, Merinfo cite une solidité négative de −76,12 % et une liquidité de 0,56 % (Merinfo), pendant que Krafman agrège des signaux de défaut de paiement (30 incidents sur cinq ans) et six injonctions de payer, ainsi qu’une dette immédiate recensée auprès de Kronofogden (11 479 SEK au snapshot affiché) (Krafman). Ce quatuor — CA nul en 2025, passif court terme ~105,8 MSEK, immateriel ~42 MSEK, créances publiques/recouvrement — pose une zone grise patrimoniale : la « valeur verte » au bilan coexiste avec une trajectoire de solvabilité incompatible avec la sérénité d’un opérateur long terme, sans qu’on infère au‑delà des chiffres publiés. Côté territoire, le véto municipal autour d’un projet à Baldersrum rappelle que le pipeline n’est pas acquis (Västerviks-Tidningen). Pas de condamnation pénale « greenwashing » trouvée ; les tensions sont économiques, procédurales et de réputation locale, sourcées.
5. Positionnement stratégique
Structurellement, Greenextreme AB ressemble à un portefeuille d’actifs éoliens tenu au-dessus de l’eau par restructuration de dettes, négociations ou apports non détaillés dans les extraits gratuits — hypothèse prudente face à un équity profondément négatif. Le contexte suédois (concurrence Vattenfall & co., financement project finance, acceptabilité locale variable) ne pardonne pas une liquidité infime. Signal récent : la poursuite d’épisodes de permis côté Kalmar Öland (presse) et l’historique judiciaire autour de Vestas montrent une culture du litige déjà ancrée (Barometern, RH 2014:39).
Verdict WattsElse
L’éolien sur le papier ne rembourse pas une dette courte si le compte de résultat affiche zéro : Greenextreme AB cumule les signaux d’une coquille d’actifs en tension, avec des turbines qui peuvent encore tourner, mais un bilan qui, en 2025, parle avant tout le langage des créanciers (Allabolag, Krafman).
Sources : thewindpower.net · allabolag.se · allabolag.se · hitta.se · merinfo.se · gem.wiki · lagen.nu · vt.se · barometern.se · krafman.se
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Hillerød Elforsyning
Le groupe public multi-services Hillerød Forsyning n’est pas un « fournisseur d’électricité » au sens étroit du terme : c’est l’opérateur documenté de réseaux et de services d’eau, assainissement, déchets et chauffage urbain autour de Hillerød, au Danemark (présentation « Om os »).
Voir la ficheIREC-CERCA
L’institut catalogue ne vend ni électrons ni quotas carbone : il capte fonds concurrentiels et produit savoir là où l’éolien flottant, l’hydrogène et les batteries se jouent encore en laboratoires.
Voir la ficheCông ty CP Thủy điện Đăk Mi
Sur le système Vu Gia–Thu Bồn, au Viêt Nam central, cette société cotée local symbolise une hydroélectricité « propre » au sens du bilan carbone instantané, mais sous tension avec la sécheresse, les crues et un million deux cent mille gosiers en aval.
Voir la ficheBodø Energi
À Bodø (Nordland), le groupe public est présent sur tout le tableau : commerce de l'électricité, chauffage de réseau, services industriels au bâti, infrastructures de recharge.
Voir la ficheUnited Energy Systems of Ukraine
À son apogée en 1996, United Energy Systems of Ukraine était un géant du négoce gazier qui pilotait une part décisive des importations vers le pays ; seize ans plus tard, la structure était dissoute, criblée de soupçons et au centre de litiges qui ont traversé les années 2000 puis resurgi dans les cours économiques.
Voir la ficheGLOBAL ENGINEERING SYSTEMS
Sous le nom de Global Engineering Systems, l’entité publiquement documentée correspond à Naizak Global Engineering Systems, groupe technologique saoudien fondé en 1998 à Al Khobar, actif dans l’ICT, l’automation, les laboratoires et la fabrication locale (à propos).
Voir la ficheUniversidad Tecnológica de la Mixteca
L’Universidad Tecnológica de la Mixteca (UTM), campus public de Huajuapan de León (Oaxaca, Mexique), incarne depuis 1990 le profil SUNEO : petite taille mais ambition technologique.
Voir la ficheCIC ENERGIGUNE
Installé au parc technologique d’Álava, le centre affiche une montée en charge spectaculaire sur la science « post-lithium », tout en restant calé sur une trajectoire budgétaire où l’argent public tire encore la locomotive.
Voir la ficheKangal Elektrik
À Sivas comme en Mer Noire ou à Tokat, Kangal Elektrik (marque Kangal Enerji) vend de l’électricité verte issue d’un parc désormais porté à 360 MW cumulés, avec un pied déjà dans l’hydride éolien-solaire et un pipeline annoncé avec stockage.
Voir la fichePrague City Hall
Capital de la République tchèque, Prague pilote à la fois un budget municipal massif et une trajectoire climat affichée comme ambitieuse — mais les livrables thermiques et le cadre national tiraillent entre investissements urbains et crispations européennes.
Voir la ficheEda Solar Enerji Üretim Depolama A.Ş.
À la frontière sud-est de la Turquie, une SPV aux contours flous tire le fil d’un des chantiers symboles du couplage photovoltaïque–batteries imposé par Ankara depuis 2022.
Voir la ficheGLNG
Le Gladstone LNG (GLNG) n’est pas une société française homonyme : c’est l’un des trois hubs de l’export du GNL depuis le Queensland, sur l’île Curtis, alimenté en gaz de houille et orchestré par des majors qui jouent la carte du « gaz-pont ».
Voir la ficheAMAT
À ne pas confondre avec des homonymes français ou des bruits de réseau sur le caramel : quand les bases de données listent « AMAT » à la croisée des énergies et des matériaux, il s’agit en réalité d’Applied Materials, l’équipementier californien dont les machines façonnent wafers, couches minces et cellules.
Voir la ficheCEA
Le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives n’est pas une « start-up de la transition » : c’est un EPIC central dans la politique industrielle française, avec un budget qui frôle les 6,5 milliards d’euros et une mission double — civil et défense — qui structure tout le débat sur le nucléaire, le numérique bas carbone et la souveraineté…
Voir la ficheChambre Franco-Allemande de Commerce et d'Industrie (AHK Frankreich)
Le couple Paris–Berlin ne se conjugue pas qu’aux sommets : il passe aussi par une porte d’entreprise à plusieurs centaines de mètres de la Seine.
Voir la ficheTongmei Tashan Power Station
Le nom anglais fait penser au semi-conducteur ; en réalité vous couvrez une usine réelle : selon les inventaires cartographiques, Tongmei Tashan correspond à une centrale thermique sous la raison sociale 晋能控股漳泽电力塔山发电厂), soit au moins 2 520 MW au charbon dans la zone minière du Tashan, district de Yunggang (Datong, Shanxi, Chine).
Voir la ficheCONTECHT
Contecht (graphie avec « t ») désigne, parmi une constellation d’homonymes industriels, une Contecht GmbH allemande — domiciliée à Berlin dans les registres du projet européen procuRE — dont le cœur de métier est la conception virtuelle, le BIM et les applications web géospatiales, pas la production d’électricité.
Voir la ficheVermilion Energy
Producteur pétro-gazier d’envergure, Vermilion affiche aujourd’hui un profil de plus en plus tourné vers le gaz et les acquisitions en Amérique du Nord, tout en vendant en France un récit d’innovation bas carbone.
Voir la ficheFrance Renouvelables
France Renouvelables n’est pas un producteur d’électricité: c’est la tête de réseau d’une filière qui veut peser sur les règles du jeu, les appels d’offres et le récit national de l’électrification.
Voir la ficheState Energy Group Shanxi Shentou No.2 Power Plant Co Ltd
Le nom officiel évoque un géant d’État ; le métier, lui, est brutalement simple : brûler du charbon pour tenir le réseau.
Voir la ficheCubico
Le nom « Cubico » porte à confusion sur le web — il faut d’abord lever l’ambiguïté : ici, il s’agit de Cubico Sustainable Investments, producteur indépendant d’électricité renouvelable basé à Londres, sans lien avec un jeu vidéo ou un site suisse d’édition ludique qui portent le même vocable dans certains annuaires.
Voir la ficheKochi Refineries
L’héritage public de l’industrie lourde à Ambalamugal s’agrandit : extension à 18 millions de tonnes, polypropylène, biogaz et solaire flottant côtoient le grief des riverains et la vigilance de la justice environnementale.
Voir la fiche