Gunnarby Vindkraft AB
Gunnarby Vindkraft AB est une société suédoise « de projet » qui portait Wallenstam vers l’autosuffisance électrique renouvelable à partir des années 2010.
À propos de Gunnarby Vindkraft AB
1. Modèle économique
Gunnarby Vindkraft AB est une filiale dédiée au parc éolien terrestre de Gunnarby (Uddevalla, Västra Götaland), propriété décrite comme étant détenue à 100 % par Wallenstam Energi AB dans les bases sectorielles (Global Energy Monitor). Son métier est celui d’une société holding ou société de projet : détenir et faire exploiter des turbines pour le compte du groupe immobilier Wallenstam. Les flux commerciaux ne sont pas lisibles au niveau de cette entité isolée : selon les données sociétaires agrégées (Merinfo), le chiffre d’affaires publié pour l’année récente est de zéro couronne et l’effectif déclaré nul — schéma typique où la valeur et les risques sont portés au niveau du groupe ou de véhicules sœurs comme Wallenstam Vindkraft AB.
Le projet lui-même a été dimensionné à une capex annoncée de 350 millions SEK pour huit Siemens SWT-2.3-113 et une puissance installée de l’ordre de 18,4 à 18,54 MW (communiqué Wallenstam), entrée en service visée au premier trimestre 2013 selon ce même communiqué. Les revenus du kilowatt-heure vendu ou autoconsommé sont donc ceux du groupe Wallenstam plus que ceux affichés par Gunnarby sur les registres « atomiques ».
2. Impact réel
Sur le terrain, le parc joue comme une unité de production renouvelable classique : huit turbines éoliennes au sol pour une capacité agrégée d’environ 18,4 MW selon la fiche technique (The Wind Power), exploitées depuis une mise en ligne située dans les années 2010 (Global Energy Monitor). À l’échelle Wallenstam, le groupe revendique désormais 53 éoliennes en exploitation et une autosuffisance électrique renouvelable à hauteur de 100 % par rapport aux besoins de son parc immobilier — Gunnarby est une brique historique de cette narration « propriétaire-producteur », même si la ventilation précise « Gunnarby vs autres sites » n’est pas dans les extraits publics utilisés ici.
Pour un lecteur français, la lecture climat du site est indirecte : pas de tonne de CO₂ évité publiée dans les sources mobilisées pour Gunnarby précisément ; l’impact découle du remplacement marginal du mix nord-européen par du vent terrestre. Les trajectoires européennes (EnR, efficacité) dont discute la France dans le cadre du Plan pluriannuel de l’énergie restent utiles comme boussole qualitative — sans attribuer à Gunnarby des quotas français qui ne lui sont pas applicables.
3. Innovations / partenariats
Sur la fenêtre documentée (années 2012–2013), l’« innovation » est surtout industrielle et contractuelle : choix de turbines Siemens SWT-2.3-113 et montage d’un investissement dédié pour sécuriser la supply pour un promoteur immobilier (Wallenstam sur la ligne Gunnarby). Pas de signal récent — dans les flux consultés pour cette fiche — de levée de fonds autonome, de Power Purchase Agreement renommé ou de pivot « tech » au sens startup pour Gunnarby Vindkraft AB elle-même ; la stratégie reste celle d’un actif amorti dans une enveloppe groupe (parc éolien Wallenstam).
4. Greenwashing / zones grises
La première zone grise est structurelle et chiffrée : au niveau du véhicule éolien consolidé Wallenstam Vindkraft AB, les agrégats publics compilés par Allabolag font état pour 2024 d’un chiffre d’affaires d’environ 137 millions SEK mais d’un résultat après éléments financiers fortement négatif — de l’ordre de −605 millions SEK — ce qui signale une tension financière sur la branche électrique renouvelable du groupe sans permettre d’imputer ligne à ligne cette perte au seul Gunnarby.
Ensuite, la « fraîcheur verte » du storytelling autosuffisant heurte un mur régional : selon une analyse relayée par Green Power Sweden, environ 90 % des projets éoliens terrestres ont été stoppés par veto communal entre janvier et septembre 2025 — contexte où reproduire à l’identique une nouvelle Gunnarby dans la même commune devient politiquement improbable. La commune d’Uddevalla elle-même apparaît dans la presse locale comme partie à des positions hostiles ou obstructives à certaines implantations (Bohusläningen), ce qui nourrit un risque de décalage entre communication nationale « tout-en-R en Suède » et réalité hyperlocale du droit à dire non.
Enfin, la vacuité apparente des comptes publiés au nom de Gunnarby (Merinfo) invite à la prudence analytique pour tout lecteur externe : ce n’est pas forcément une irrégularité, mais ça rend opaque la chaîne prix/volume aux analystes qui raisonneraient uniquement au niveau SPV.
5. Positionnement stratégique
Pour Wallenstam, Gunnarby incarne une étape ancienne mais encore active du passage « propriétaire producteur » ; pour la Suède de 2025–2026, elle illustre surtout la valeur du stock existant face au quasi gel des nouvelles puissances terrestres sous veto communal (Green Power Sweden). La valorisation stratégique du site dépend désormais moins du badge renouvelable que de la résilience financière du holding éolien groupe (Allabolag) et du prix de marché de l’électricité nord-européen — variables absentes des bilans simplifiés de la SPV Gunnarby.
Verdict WattsElse
Gunnarby Vindkraft AB est une coquille juridique qui porte encore des pales vivantes au nord de Göteborg ; dans la Suède des années 2020, ce sont pourtant les veto communaux et les pertes au niveau holding qui dessinent la véritable géographie du risque — le vent souffle encore sur les turbines, pas nécessairement sur les nouveaux permis.
Sources : gem.wiki · merinfo.se · news.cision.com · thewindpower.net · news.cision.com · ecologie.gouv.fr · wallenstam.se · allabolag.se · news.cision.com · bohuslaningen.se
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Hachani Entreprise
** Sur le papier, c’est une valeur sure : ventilation, climatisation, filtration, désenfumage — tout ce qui fait tourner les bâtiments et les blocs techniques quand la température ou la qualité de l’air devient un enjeu de production ou de soins.
Voir la ficheUPM
Ce n’est ni un pétrolier ni un fantasme nordique : UPM est une machine à cash finlandaise qui transforme le bois en matériaux, en électricité et en carburants de substitution — au prix d’un débat frontal sur ses monocultures d’eucalyptus en Uruguay et sur la vérité des bilans carbone forestiers.
Voir la ficheSun'R
Producteur solaire qui veut illuminer l'avenir mais peine parfois à éviter les ombres portées.
Voir la ficheOméa Conseil
Cabinet encore jeune, Oméa avance vite, très vite: 20 millions d’euros de chiffre d’affaires visés en 2025, 200 collaborateurs, 90 clients actifs et une présence déjà revendiquée dans le nucléaire, l’industrie et les grands projets techniques site corporate.
Voir la ficheSiemens-Planiawerke AG für Kohlefabrikate
La dénomination Siemens-Planiawerke AG für Kohlefabrikate désigne aujourd’hui une racine industrielle allemande — fusion historique autour du « plan » du carbone — plus qu’une société cotée sous ce nom exact.
Voir la ficheNEU-JKF DELTA NEU
Dans l’industrie, la décarbonation ne passe pas toujours par un parc solaire sur le toit.
Voir la ficheTata Power Delhi Distribution
Une distribution électrique devenue vitrine nationale de la privatisation (« modèle Delhi »), Tata Power Delhi Distribution Limited (TPDDL) achève un exercice 2024-25 en forme tout en préparant l’inverse : un regroupement forcé sur la facture de milliards de roupies d’arriérés tarifaires jugés légitimes par les tribunaux.
Voir la ficheBahrain Petroleum Company
Le groupe public Bapco Energies (ex-Bahrain Petroleum Company) incarne l’équation brutale des pays du Golfe : moderniser une machine à marges fossiles tout en empruntant le vocabulaire de la « transition » — jusqu’au jour où une frappe sur Sitra rappelle que la sécurité d’approvisionnement se joue d’abord sous les bombes, pas dans les frameworks ESG.
Voir la ficheNivalan Kaukolämpö Oy
À Nivala, dans le nord de la Finlande, une régie municipale au bilan modeste mais stable pilote un réseau de chaleur très « bio » et très branché sur la récupération d’énergie — tout en gardant la tourbe comme soupape hivernale.
Voir la ficheTUZVO
Le sigle TUZVO désigne l’Université technique de Zvolen (Technická univerzita vo Zvolene), en Slovaquie : un acteur public de formation et de recherche en foresterie, bois et écologie, pas un opérateur énergétique coté.
Voir la ficheCONCULAR GMBH
Concular GmbH, le PropTech allemand du bâtiment circulaire, passe en 2026 du discours scale-up à un accord-cadre public jusqu’en 2032 sur l’ex-aéroport de Berlin-Tegel, vitrine de plusieurs centaines d’hectares de reconversion industrielle ; en coulisse, elle continue de digérer levées seed, DIN SPEC et critiques sur la granularité économique et RH.
Voir la ficheVSB - TU Ostrava
Campus tchèque en pleine mutation post-charbon, la VŠB–TU Ostrava (VSB-TUO) aligne infrastructures vertes, méga-subventions européennes et narration « smart & green ».
Voir la ficheIndian Petrochemicals Corporation Limited
Jadis fleuron public de la pétrochimie indienne, l’IPCL ne signe plus de résultats en son nom : depuis 2007, elle n’existe qu’historiquement comme socle agrégé dans le géant Oil-to-Chemicals de Reliance.
Voir la ficheUni-Mar Enerji
Uni-Mar Enerji, c’est d’abord une date : le 5 juin 2019, quand une des premières grandes centrales BOT (« build–operate–transfer ») gaz de Turquie bascule chez EÜAŞ.
Voir la ficheBaytex Energy
En refermant la page Eagle Ford, Baytex a traduit une décennie d’ouverture outre-frontière en bilan net et en programme exclusivement canadien.
Voir la ficheKyocera Chemical Corporation
Le rattachement « Kyocera Chemical Corporation » à la rubrique Énergies renouvelables mérite une mise au point nette : ce périmètre renvoie surtout aux matériaux organiques industriels du groupe Kyocera (résines époxy pour semi-conducteurs, pâtes de liaison, résines industrielles), pas à un pure-player éolien ou photovoltaïque.
Voir la ficheEnce
Ce n’est pas le village kosovar homonyme qui intéresse le secteur EnR, mais Ence Energía y Celulosa, géant ibérique de la bioéconomie où la filière électrique biomasse — Magnon — joue le rôle de bouclier contre la brutalité des cours mondiaux de pâte.
Voir la ficheNIGELEC
La Société nigérienne d’électricité (NIGELEC) est le pilier public de l’énergie au Niger : production, transport et desserte autour de Niamey et sur le territoire.
Voir la ficheAker
Dans l’urgence climatique, le nom « Aker » évoque un holding tout-terrain : pétrole, gaz, chantiers offshore, puis batteries, hydrogène ou CCS.
Voir la ficheDaegu City Gas
Le nom « Daegu City Gas » sonne comme un service public : en réalité, c’est aujourd’hui une filiale cotée qui monopolise le réseau, engrange un milliard d’euros de ventes annuelles au taux de change courant…
Voir la ficheGreeneco Enerji
Le jeu risqué d’un champion de la vapeur profonde : des centaines de mégawatts sur un même gisement, la promesse d’électricité pilotable, et au printemps 2024 une empreinte locale brutalement toxique.
Voir la ficheKonark Gujarat Private Limited
** Petite centrale au Kutch, gros contrat étatique sur vingt-cinq ans : Konark Gujarat PV incarne le photovoltaïque utilitaire « au fil de l’eau » dans l’État le plus solaire d’Inde.
Voir la fiche