GUP NAO "NARYAN-MARSK POWER PLANT"
Elle porte un nom anglais de registre international, mais son ADN est russe et ultra-local : producteur et distributeur pour la capitale du district autonome des Nénéts.
À propos de GUP NAO "NARYAN-MARSK POWER PLANT"
1. Modèle économique
Le ГУП НАО «Нарьян-Марская электростанция» — souvent étiquetée en anglais « Naryan-Mar power plant » — est une entreprise d’État dont le cœur de métier est la vente d’électricité et la gestion du réseau pour Narian-Mar et ses environs. Les recettes reposent sur un environnement tarifaire réglementé : les prix et niveaux de service sont calés sur les décisions des autorités du district, pas sur un marché libéral « façon europe continentale ». Sur la base des données agrégées accessibles en ligne, le chiffre d’affaires 2023 est cité à 651,66 millions de roubles avec une perte nette de 26,86 millions de roubles la même année — ce qui invite à voir l’activité comme structurellement déficitaire malgré une demande captive. L’effectif opérationnel affiché début 2024 est de 163 salariés, pour un périmètre réseau évoqué dans les bases « réputation » russes à plus de 330 km de lignes et 120 postes de transformation. En 2023, le bilan d’activité mentionne aussi 301 nouveaux raccordements représentant 4,54 MW — signe d’une ville qui grossit encore sur une ossature thermique au gaz.
2. Impact réel
La production annuelle 2023 est publiquement arrêtée à 102 123,8 MWh, nourrie par 57,66 millions de m³ de gaz naturel — un ordre de grandeur qui fixe l’empreinte carbone du système énergétique local du côté des combustibles fossiles. La fiche technique officielle décrit un parc de 37,05 MW dont 30 MW en turbines à gaz et 7,05 MW en diesel de secours, soit environ 81 % gaz / 19 % diesel au regard des puissances installées ; les renouvelables y sont explicitement à 0 %. Dans ce cadre, tout « alignement » avec les trajectoires européennes du type programmation pluriannuelle de l’énergie relève d’un contre-modèle : ce territoire arctique n’est pas soumis au même corpus réglementaire, et aucune synthèse française (ADEME, Connaissance des énergies) ne propose, à notre connaissance, une analyse dédiée à cette installation précise.
3. Innovations / partenariats
Les « innovations » visibles dans les sources ouvertes sont avant tout industrielles : selon la presse régionale, une reconstruction de la tranche GTES-12 est engagée alors que l’équipement dépasserait vingt ans d’âge, avec une chaudière centrale replanifiée pour 2025. Sur la deuxième phase travaux GTES-18, l’opérateur déclenche une expertise environnementale sur la chaîne gaz — une procédure dont les pièces et calendrier sont détaillés dans la note officielle (été–automne 2024 pour la consultation). Au-delà, aucun contrat international majeur ni roadmap « tech climat » publique n’apparaît dans les extraits consultés.
4. Greenwashing / zones grises
Le premier signal financier tranche avec tout storytelling « durable » : sur agrégats 2023, la même base T‑Business relie un CA élevé à une perte nette supérieure à 26 millions de roubles, ce qui tend à confirmer une dépendance chronique aux mécanismes tarifaires et transferts plutôt qu’à une valorisation marchande « verte ». L’exposition fossile n’est pas un sous-texte : la ventilation capacitaire officielle place la quasi-totalité de la puissance dans le gaz et le diesel, avec une intensité gazière mesurable à travers les 57,66 millions de m³ consommés en 2023. Enfin, la présence de dossiers dans les registres d’arbitrage russe — la fiche participant SudAct recense des procédures récentes devant des tribunaux d’Arkhangelsk ou de Saint-Pétersbourg — ajoute une couche de risque juridique dont les détails factuels devraient être relus dossier par dossier avant toute qualification.
5. Positionnement stratégique
À horizon 2024–2025, la stratégie visible consiste à remettre en état un parc vieillissant tout en sécurisant la boucle gaz → turboalternateurs → réseau, sans diversification énergétique affichée. Les autorités du district maintiennent une main forte sur les tarifs 2025, ce qui ancre le producteur dans une logique de service public polaire où la pression inflationniste sur les coûts se joue dans les couloirs administratifs autant que sur les marchés. Pour les observateurs européens du gaz et de l’électricité, le cas illustre comment une infrastructure critique peut rester captée dans les filières « Pétrole & gaz » au sens large — combustion primaire et chaîne d’approvisionnement — même lorsque la valeur ajoutée finale est l’électron.
Verdict WattsElse
Ce GUP n’est pas une « entreprise climat » en construction : c’est une digue thermique au gaz qui empêche le noir polaire de gagner la ville, au prix d’une trajectoire carbone figée et d’un résultat qui saigne sur les états réglementaires. La tension stratégique se résume ainsi : moderniser pour survivre au froid, sans changer le combustible qui définit le modèle.
Sources : nm-energy.ru · nm-energy.ru · ugrct.adm-nao.ru · tbank.ru · reputation.ru · ecologie.gouv.fr · ademe.fr · connaissancedesenergies.org · mk-nao.ru · nm-energy.ru · sudact.ru
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Oscilla Power
Oscilla Power incarne la détermination obstinée du secteur des énergies marines : valider des prototypes à la mer malgré des cycles de financement longs et des revenus encore embryonnaires.
Voir la ficheSonichar
Le complexe charbon-électricité d’Anou Araren incarne une centralité géopolitique rare : chauffer mines et villes tout en vieillissant sur la tranche régulière du réseau.
Voir la ficheWPD Windmanager
Le bras « exploitation » du groupe allemand wpd a passé le cap des 6 GW sous gestion opérationnelle (éolien et solaire), porté par une mécanique d’enchères à la « une » en Allemagne.
Voir la ficheBaobab Energías Renovables SpA
** « Baobab Energías Renovables SpA » sonne comme une coquille offshore de la transition : le nom est planté dans le sable des marques vertes, la preuve — comptes, permis, câbles — refuse pour l’instant de le suivre.
Voir la ficheMangalore Refinery and Petrochemicals Limited
C’est une fiche d’atout national indien, pas une start-up : la Mangalore Refinery and Petrochemicals Limited transforme le brut, alimente les carburants et pousse la pétrochimie sous l’ombre d’ONGC.
Voir la ficheAttijariwafa Bank
Attijariwafa Bank ne vend pas des kilowattheures, mais elle pèse déjà sur la transition énergétique par un levier décisif: l’allocation du capital.
Voir la ficheSiemens Energy
Scissionné de Siemens AG depuis la décennie 2020, Siemens Energy incarne l’équipementier « full spectrum » : turbines gaz et vapeur, réseaux et transformateurs, éolien via Siemens Gamesa, hydrogène et services.
Voir la ficheIDEX (groupe français d’énergies locales)
Le bon élève de la transition énergétique locale, entre promesses bas-carbone et réalité industrielle bien ancrée.
Voir la ficheFil & Fab
D’une association d’étudiants (2015) à une des tentatives les plus visibles de filière « filets de pêche → plastique recyclé » en France, Fil & Fab a porté haut l’économie circulaire côtière — jusqu’au verrou du cash-flow et d’un calendrier réglementaire et automobile qui ne s’est jamais aligné.
Voir la ficheCIRA
PME familiale d’instrumentation industrielle née en 1985 près de Marseille, CIRA vend du savoir-faire, pas du matériel : calibration, mise en service, supervision, réglage de boucles.
Voir la ficheCông ty CP Thủy điện Sông Bung
En 2025, la sous-filiale vietnamienne d’EVNGENCO2 fait exploser tableau de bord et comptes : surproduction, comptes en vertigineuse surperformance, et opérations de communication sur la biodiversité et le relogement.
Voir la ficheAkfen Yenilenebilir Enerji
Akfen Yenilenebilir Enerji incarne le « pur » renouvelable à la turque : un bouquet hydro–éolien–solaire gonflé à coups d’extensions hybrides sur sites existants et de tarifs d’achat indexés dollar.
Voir la fichePETROCI (Société nationale d'opérations pétrolières de Côte d'Ivoire)
PETROCI (Société nationale d’opérations pétrolières de Côte d’Ivoire, PETROCI Holding) vit un double mouvement : des comptes 2024 en forte embellie tirés par l’upstream et le géant Baleine, et une exposition macroéconomique du pays au prix du baril alors que l’économie reste structurellement importatrice de brut.
Voir la ficheTECHNICAL UNIVERSITY OF DENMARK DTU
La Technical University of Denmark (DTU) n’est pas une « startup EnR » : c’est une université technique située au Danemark, moteur historique de l’éolien et du Power-to-X, avec des comptes de recherche qui font pâlir des ministères.
Voir la ficheRattanindia Power ltd
RattanIndia Power Limited (RattanIndia Power Ltd, code de cotation RTNPOWER) est une génératrice indienne cotée dont l’activité lisible dans les dossiers officiels — centrale thermique ultra-supercritique à Amravati (Maharashtra), 1 350 MW (5 × 270 MW) et contrats d’achat d’électricité dominés par le distributeur étatique MSEDCL — correspond à votre critère…
Voir la ficheJio-BP
Reliance BP Mobility — la marque Jio-bp — incarne la collision entre deux mondes : la distribution de carburants qui explose en volumes, et le storytelling « mobilité durable » hérité du partenariat avec bp.
Voir la ficheStatkraft SCA Vind AB
D’abord une coentreprise « forêt × finance » sur la route d’énormes volumes d’électricité propre, Statkraft SCA Vind AB incarne aussi la version suédoise d’un paradoxe majeur du renouvelable : la bataille pour le climat se joue sur des terres où d’autres droits — pasteurs, municipalités, rentabilité — ne lâchent rien.
Voir la ficheOulun Seudun Sähkö
Membre d’un pays déjà zéro émissions en production électrique, Oulun Seudun Sähkö n’en affiche pas moins une trajectoire singulière : une structure coopérative qui combine réseau électrique, chaleur urbaine et fibre, tout en montant en puissance un pari solaire à trois chiffres de mégawatts.
Voir la ficheÉnergie Hydroélectrique Ouiatchouan (Société en Commandite)
La minicentrale de la rivière Ouiatchouan sert de carte de visite à un partenariat municipal, régional et autochtone rare au Québec — avec des revenus cumulés qui ont dépassé les tableaux des années 2010, au prix d’un débat public et environnemental qui n’a pas disparu.
Voir la ficheHeidelberg Materials UK
Filiale britannique de l’allemand Heidelberg Materials — anciennement Hanson UK, implantée à Maidenhead —, Heidelberg Materials UK commercialise ciment, granulats, béton prêt à l’emploi et enrobés sur un marché UK sous respirateur.
Voir la ficheGR Carza SpA
Une SPV quasi invisible sur le radar médiatique européen, GR Carza SpA incarne pourtant le nerf de la transition solaire chilienne : petit média générateur distribué avec prix stabilisé PMGD, désormais montrée du doigt comme distorsion du marché alors que Santiago peaufine les règles du jeu.
Voir la ficheKenolKobil
Le nom KenolKobil a quasiment disparu des pylônes : sous Rubis Energy Kenya**, le distributeur rêve de stations « plus vertes », mais le compteur de litres dit autre chose.
Voir la ficheJimmy TP
Une poignée de pelleteuses pour enfouir l’électricité, le gaz et la fibre entre Martigues et Salon-de-Provence : Jimmy TP incarne le maillon artisanal des chantiers de viabilisation — ceux sans lesquels ni borne ni gaz ni ligne télécom ne sortent de terre.
Voir la ficheVT Vind AB
VT Vind AB incarne le profil discret d’un producteur d’électricité éolienne suédois : chiffres publics rares hors registre d’entreprises, bilan 2024 qui montre une stabilisation du chiffre d’affaires et un redressement des marges et de la solvabilité.
Voir la fiche