Herrfors
Le siège à Jakobstad (Pietarsaari) ne trompe pas : Herrfors incarne l’énergéticien de réseau nordique, tiraillé entre une feuille de route très bas-carbone et un résultat d’exploitation qui a plongé avec les prix de gros.
À propos de Herrfors
1. Modèle économique
Oy Herrfors Ab pilote un conglomérat dont le cœur est municipal et régional : production et vente d’électricité et de chaleur, activités réseau, présence en Suède via le sous-groupe Härjeåns, comme le détaille la présentation du groupe. En 2024, le chiffre d’affaires consolidé s’établit à 227 millions d’euros (contre 257 M€ en 2023), avec un résultat d’exploitation de 16,2 M€ et plus de 250 salariés, selon le rapport financier 2024. Les revenus pâtissent d’un prix moyen de vente à 46 €/MWh, soit environ 10 € de moins qu’en 2023 — la double peine du producteur-vendeur exposé au marché spot. La manœuvre financière reste soutenue : 59,2 M€ d’investissements sur l’exercice et un ratio de solvabilité porté à 46,4 %, tandis que 3,0 M€ de dividendes retournent vers les municipalités actionnaires. La zone de distribution affiche par ailleurs une consommation d’électricité de 664 GWh en 2024 (structure du groupe).
2. Impact réel
Sur la production, Herrfors met en avant un mix « 91 % décarboné » en 2024 et un objectif de moins de 5 % d’électricité d’origine fossile fin 2025 (méthodes de production). L’éolien représente 42,7 % de la production totale d’électricité (énergie éolienne). Côté comptes carbone internes, le groupe indique des émissions de 46 kilotonnes de CO₂ en 2024, contre 178 kt en 2022 (responsabilité environnementale) — série à prendre comme déclaration d’entreprise, pas comme bilan cycle de vie certifié au sens CSRD. Pour un lecteur français, l’enjeu n’est pas tant un alignement « PPE » qu’un parcours nord-européen très intégré EnR + réseau, comparable par l’ambition — pas par la mécanique réglementaire — à ce que visent les trajectoires de décarbonation dans l’UE.
*(Note : l’URL « environmental-resibility » ci-dessus est wrong - it's responsibility on their site)*
Let me fix the URL - user had: https://www.herrfors.fi/en/sustainability/environmental-responsibility/
I made a typo "resibility" - must fix in final output.
3. Innovations / partenariats
Le calendrier 2024 est tangible : chaudière électrique à Ylivieska et stockage batteries à Oravais pour le marché de réserve de Fingrid, selon l’annonce d’investissement (novembre 2024). Sur le réseau, un plan de développement 2024-2033 inclut cartographies et consultation publique autour de la capacité disponible (plan Herrfors Nät-Verkko). En éolien en mer ou projets voisins, Herrfors s’appuie aussi sur des participations industrielles : la coentreprise Puhuri recense par exemple des parcs Keso (42 MW) et Kaukanen (48 MW). Côté client, le site corporate met en avant une satisfaction de 87 % dans l’enquête EPSI Rating 2025 (page d’accueil Herrfors) — indicateur de relation client, pas de transition climatique.
4. Greenwashing / zones grises
La promesse « vert » tient à des pourcentages de mix et à une courbe d’émissions ; la vulnérabilité économique, elle, est chiffrée noir sur blanc : le résultat d’exploitation recule d’environ 10,3 M€ en un an pour atteindre 16,2 M€ en 2024 après 26,5 M€ en 2023, soit une baisse d’environ 39 %, explicitement liée à la chute des prix de marché (rapport financier 2024). Ce n’est pas du greenwashing : c’est un risque de « discours bas-carbone, P&L exposé au cyclique » — quand la marge s’effondre, la marge de manœuvre pour investir rapide se discute en conseil d’administration. Autre zone grise structurelle : la filiale Katternö Kraft Oy Ab (ex-Perhonjoki Ltd, 1,96 % des actions de Pohjolan Voima) inscrit le groupe dans une chaîne capitalistique vers le nucléaire finlandais, puisque PVO détient 58,5 % de TVO, propriétaire de la centrale d’Olkiluoto (actionnaires PVO, structure des filiales PVO) : faible pourcentage au capital, mais exposition long terme aux coûts, risques et gouvernance d’un actif nucléaire. Enfin, l’affichage de « capacité libre » sur le réseau traduit une tension physique : brancher encore plus d’EnR en Ostrobotnie sanssaturation n’est plus un cliché de brochure (plan de réseau 2024-2033).
5. Positionnement stratégique
Herrfors joue la carte « services énergétiques locaux + flexibilité » — électrification de la chaleur, batteries, pilotage réseau — dans un pays déjà tiré par l’éolien et l’intégration marché nordique. Le filet de sécurité municipal (dividendes, ancrage politique) tamponne en partie la volatilité, mais ne supprime pas la dépendance aux prix ni la course aux actifs flexibles pour tenir les objectifs fossiles fin 2025 (méthodes de production). Aucune obligation ici de citer ADEME ou Ke : l’entreprise est documentée surtout par ses publications finlandaises, pas par une littérature RSE « à la française ».
Verdict WattsElse
Herrfors est à la fois vitrine nordique du réseau décarboné et cas d’école de sensibilité au prix spot : la transition accélère, la courbe CO₂ plonge sur le papier du groupe — mais la marge opérationnelle, elle, a déjà pris le même express à contre-sens.
Sources : herrfors.fi · herrfors.fi · herrfors.fi · herrfors.fi · herrfors.fi · herrfors.fi · herrfors.fi · puhuri.fi · herrfors.fi · pohjolanvoima.fi · pohjolanvoima.fi
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
GUP NAO "NARYAN-MARSK POWER PLANT"
Elle porte un nom anglais de registre international, mais son ADN est russe et ultra-local : producteur et distributeur pour la capitale du district autonome des Nénéts.
Voir la ficheMendip Power Group
Le Mendip Power Group, ce n’est ni une licorne de la tech ni un géant coté : c’est un réseau de propriétaires de moulins qui remettent l’eau au centre du récit énergétique du Somerset.
Voir la fichePetrobangla
Monopole public sur un gisement national en déclin, facture d’importation de GNL qui devient la ligne budgétaire centrale, et créances béantes sur le secteur électrique : l’histoire de Petrobangla tient plus du thriller macroéconomique que d’un « simple » office des hydrocarbures.
Voir la ficheRondo Energy
Rondo Energy ne vend pas un rêve de laboratoire: la société californienne vend de la chaleur industrielle continue, là où le gaz règne encore.
Voir la ficheInternational Energy Agency (IEA)
L’International Energy Agency n’est pas une entreprise au sens classique: pas d’actionnaires, pas de chiffre d’affaires marchand, pas de capex industriel à commenter.
Voir la ficheCVUT
L’« autre énergie », ici, ce n’est pas un barrel ou un contrat PPA : c’est la capacité d’ingénierie qui transforme la géothermie des régions minées, le photovoltaïque, les batteries et les carburants de la mobilité lourde en projets pilotables.
Voir la fichePacific Fusion
Promesse d'une énergie infinie grâce à la fusion nucléaire, à condition que la magie modulaire opère.
Voir la ficheEMPRESA DE ENERGIA DE BOYACA S.A. E.S.P.
Le distributeur régulé du plateau colombien traverse une mue industrielle — centrale solaire Helios, lignes kilométriques — tout en restant pris dans les ressorts tarifaires de la CREG et dans les délais de l’État sur les subventions.
Voir la ficheSTARTUP EUROPE REGIONS NETWORK
Une AISBL implantée avenue des Arts, un réseau de membres européens, des projets Horizon et Interreg où l’énergie — efficacité, EnR, réseaux intelligents — fait partie du catalogue : le Startup Europe Regions Network (SERN) incarne cette couche médiane souvent oubliée entre les institutions et les starters.
Voir la ficheNakayama Nagoya
Le calendrier est posé à la fin mars 2027 pour l’arrêt définitif d’une première tranche vieillissante, mais plus de la moitié de la capacité thermique locale restera accrochée au charbon derrière une part de biomasse plus confortable en image qu’en physiques locales.
Voir la ficheUFCG
** Ce n’est pas une entreprise énergétique au sens strict : l’UFCG, Universidade Federal de Campina Grande, est une université publique fédérale implantée au cœur de la Paraíba.
Voir la ficheNodin Kitagan LP
Nodin Kitagan LP n’est ni une start-up ni une « green tech » de vitrine : c’est la coquille juridique canadienne — en Ontario, district d’Algoma — derrière le parc Bow Lake (58,32 MW), devenu en septembre 2024 l’étendard financier de la Batchewana First Nation.
Voir la ficheHuaneng International Power Co Ltd Yuhuan Power Plant
La centrale de Yuhuan (Taizhou, province du Zhejiang, Chine), détenue et exploitée par Huaneng International Power dans le périmètre de China Huaneng Group, incarne la double vélocité du système électrique chinois : porter très haut le rendement des thermiques à charbon tout en alimentant la croissance des renouvelables côté holding.
Voir la ficheBIR
Le sigle demandé pour la fiche ne colle pas au code boursier de l’entreprise cotée : sous la Bourse de Toronto, Boralex voyage en BLX, pas « BIR ».
Voir la fichePOLYKEY
Polykey incarne cette trajectoire qu’aiment les dossiers techno-climat : une spin-off polymer né à l’université, qui passe des brevets de labo aux revêtements de pales et aux polymères utilisables dans le stockage d’énergie.
Voir la ficheSluneta FVE
Deux parcs près de Dubňany et Ratíškovice, une maison mère cotée à Prague et des flux de trésorerie qui font pâlir le secteur en Europe : Sluneta FVE illustre le solaire « historique » à tarifs garantis, porté par FiT et par une gouvernance entrepreneuriale — et coincé dans les remous budgétaires de Prague.
Voir la ficheEdenor
Concessionnaire nord du Grand Buenos Aires, Edenor incarne la friction brutale entre besoins de réseau et politique tarifaire dans une économie hyper-inflationniste.
Voir la ficheAkuo Energy
Akuo n’est plus une start-up pionnière des renouvelables: c’est désormais un producteur-développeur entré dans l’âge industriel, avec ses chiffres solides, ses montages financiers lourds et ses arbitrages moins romantiques.
Voir la ficheAresol
Le groupe que vous cherchez n’a rien à voir avec une molécule pharmaceutique : Aresol est un acteur espagnol des énergies renouvelables, ancré à Logroño (La Rioja), qui combine promotion de très grands parcs photovoltaïques, autoconsommation et une diversification récente vers la valorisation énergétique de déchets.
Voir la ficheBe Energy
Depuis Avignon, la PME revendique une implantation dans 52 pays et plus de 450 machines vendues — tout en affichant un chiffre d’affaires de l’ordre de 2,3 million d’euros en 2024 pour 17 salariés.
Voir la ficheCông ty CP Thủy điện Sông Bung
En 2025, la sous-filiale vietnamienne d’EVNGENCO2 fait exploser tableau de bord et comptes : surproduction, comptes en vertigineuse surperformance, et opérations de communication sur la biodiversité et le relogement.
Voir la ficheAER Bourgogne-Franche-Comté (Agence Economique)
L’Agence économique régionale de Bourgogne-Franche-Comté n’est ni un producteur d’énergie ni un opérateur de réseau : c’est le bras opérationnel du Conseil régional pour l’attractivité, l’innovation et la transition des entreprises.
Voir la ficheClaude Bernard University Lyon 1
** Elle forme des milliers de scientifiques, absorbe des hectares de chaufferies et de data centers, et porte une empreinte carbone qui ferait pâlir une PME industrielle.
Voir la ficheEnerfe Santa Fe Gas;Energías Renovables Sapem
Santa Fe Gas y Energías Renovables SAPEM — ENERFE — est l’opérateur provincial argentin du gaz et du programme d’EnR « Generfe », à ne pas confondre avec toute autre entité homonyme hors province de Santa Fe.
Voir la fiche