Iberdrola Renovables de Aragón S.A.
La Iberdrola Renovables de Aragon S.A.
À propos de Iberdrola Renovables de Aragón S.A.
1. Modèle économique
Construite comme sociedad anónima immatriculée à Saragosse (constitution 2002, CIF A50950492, activité CNAE 3519 « autres productions électriques » selon répertoire d’entreprise), l’opératrice dépend financièrement de la chaîne de contrôle Iberdrola Renovables Energía SL, avec audit attribué à KPMG dans les informations sociétaires recensées par les agrégateurs et par le registre télématique CNMC qui nomme précisément l’entité en litige avec le distributeur réseau.
La part des revenus propres au bilan de cette SA échappe en pratique à la lecture gratuite : plusieurs annuaires commerciaux donnent fourchettes hétérogènes et jusqu’aux derniers dépôts repérés (souvent 2022‑2023) sans harmonisation nationale — situation où il vaut mieux parler « données partielles publiées » que d’un chiffre d’affaires arrêté hors achat de rapport payant.
En contrepartie la boucle valeur est lisible : promotion d’asset éolien + photovoltaïque, achats industriels régionaux, contribution fiscale locale et exposition au cycle des mécanismes d’aide nationale (« Next Generation » et déclinaisons stockage) qui structureront la marge des centaines de mégawatts en service ou en file d’attente administrative.
2. Impact réel
Sur le territoire, Iberdrola España recense 376 MW éoliens répartis sur onze parcs (répartition provinciale indiquée : Huesca 94 MW, Teruel 38 MW, Saragosse 246 MW) et 179 MW solaires en cinq centrales, dont la première photovoltaïque terrienne opérationnelle à Teruel (50 MW, mise en service 2021, investissement de l’ordre de 30 M€ selon le récit de presse local) — le tout exposé sur les fiches « métier » éolien et solaire d’Iberdrola España.
La charge utile climat se lit donc en décarbonation marginale du mix ibérique via EnR supplémentaires — la communication régionale chiffre un impact économique de 168 M€ en 2024 pour l’Aragon (effet multiplicateur et externalités comptables à décortiquer) selon El Economista, et >100 M€ de contribution fiscale aragonaise (+30 % vs 2023) selon Hoy Aragón.
Pour situer l’ambition continentale sans confondre les périmètres nationaux : la trajectoire « énergie‑climat » reste cadrée par objectifs UE de pénétration des EnR — on peut s’y référer via la boîte à outils analytique du scénario ADEME 2035‑2050 et les chiffres clés EnR du ministère français uniquement comme repère indirect de la pression concurrentielle sur les matériels et la finance vert.
3. Innovations / partenariats
Le stockage devient le volet « tech » à mettre en avant : fin 2025 la presse régionale estime 174 M€ d’aides publiques obtenus pour onze systèmes batteries + pompage‑turbinage sur le territoire espagnol, opération illustrant la course aux BESS pour lisser l’éolien et le solaire (El Periódico de Aragón).
Côté pipeline photovoltaïque, le BOA a homologué fin août 2024 le projet Peñaflor (113,42 MW à Alfajarín, Saragosse) selon l’édition officielle, tandis qu’Iberdrola annonce un creuset de « communautés solaires » (dizaines de projets, milliers de foyers visés) dans la même salve business relayée par El Economista.
Enfin le groupe publie un rapport de durabilité 2024 audité par KPMG (cadre CSRD) qui fixe notamment l’objectif « zéro perte nette » de biodiversité à 2030 — document consultable ici : rapport RSE 2024.
4. Greenwashing / zones grises
Subventions : un versement public de 174 M€ pour le stockage (chiffre et périmètre détaillés dans la presse aragonaise fin 2025, El Periódico de Aragón) redistribue le risque technologique vers le contribuable tout en alimentant le narratif « 100 % renouvelable » — tension classique entre légitimité climatique et dépendance aux mécanismes d’État.
Biodiversité : en janvier 2026 l’association Ansar annonce une escalade judiciaire visant le cluster éolien « Los Leones » (neuf parcs, 214 MW), au motif d’une colonie de vautours noirs réapparue après des décennies d’absence (El Periódico de Aragón) — ce qui teste en direct la promesse « zéro perte nette » brandie dans le rapport RSE 2024.
Réglementation : la presse indépendante évoque une vague possible de révocations pour projets EnR dépassant le délai légal de 34 mois entre déclaration d’utilité et autorisation préalable — signal de fragilité procédurale pour tout portefeuille aragonais, y compris celui d’Iberdrola (AraInfo).
5. Positionnement stratégique
La filiale se situe au carrefour d’une utility européenne qui a porté son bénéfice net à 5,612 Md€ en 2024 (+17 %) et injecté 17 Md€ d’investissements au niveau consolidation (communiqué Iberdrola) et d’une région où l’ancrage fournisseurs (33 M€ vers plus de 100 entreprises locales en 2024 selon Hoy Aragón) verrouille le capital politique face aux contestations.
Parallèlement le conflit d’accès réseau sur la FV Teruel—poste d’Azaila a donné lieu à la procédure INF/DE/314/23 devant la CNMC (clôturée en juin 2023 côté calendrier officiel) — un rappel que la valeur des actifs EnR se joue aussi au bornier.
Verdict WattsElse
Aragon offre à Iberdrola volume de parcs et de taxes, mais la même Aragon transforme désormais la biodiversité aviaire et la rigueur des délais administratifs en variables de risque juridique aussi sensibles que le vent lui‑même — la transition y est électrifiée, subventionnée et déjà plaidée.
Sources : cnmc.es · heraldo.es · iberdrolaespana.com · iberdrolaespana.com · eleconomista.es · hoyaragon.es · librairie.ademe.fr · statistiques.developpement-durable.gouv.fr · elperiodicodearagon.com · boa.aragon.es · iberdrola.com · elperiodicodearagon.com · arainfo.org · iberdrola.com
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
M-Energies Développement
D’un garage lorrain de 2009 à un groupe qui parle d’environ 90 millions d’euros de chiffre d’affaires cible en 2025 et d’un plan de consolidation sous fonds, M-Energies incarne la manière dont la “transition” du bâtiment se joue aujourd’hui : à coups d’acquisitions, de contrats d’entretien récurrents, et d’un mix encore très thermique.
Voir la ficheLarika AB
Une turbine à Laholm, un CA qui tient en six chiffres : Larika AB incarne la France (ici la Suède) des tout petits producteurs d’électricité renouvelable — là où la météo des prix et l’âge des machines décident plus vite que n’importe quelle communication « verte ».
Voir la ficheContract Power Holdings
Contract Power Holdings — le groupe australien souvent désigné Contract Power Group à Perth — est passé sous pavillon Pacific Energy en 2018, dans une opération de 90 millions de dollars australiens (85 M$ en cash et 5 M$ en actions selon la presse sectorielle).
Voir la ficheThyssenKrupp (Italy)
Le nom « ThyssenKrupp (Italy) » recoupe plusieurs réalités industrielles — acier électrique à Motta Visconti, composants chenillés chez Berco à Copparo — alors que les services pétrole et gaz du groupe sont portés globalement par Materials Services, Uhde et Steel Europe.
Voir la ficheXianghuan Chengfeng Power Co
Ce n’est pas un « géant de la transition » : Xianghuan Chengfeng Power Co apparaît surtout comme opérateur d’une cogénération au charbon de faible puissance, accrochée à l’économie minière du Shanxi.
Voir la ficheKongsberg Gruppen
Le géant norvégien de la tech « océan–espace–défense » vient d’enfanter une cotation séparée pour son pôle maritime, alors que le carnet de commandes explose et que les affaires russes, comme la prise dans Nammo, collent encore à la réputation.
Voir la ficheInfineum (United Kingdom)
Elle vend ce que les majors mettent dans le carburant et l’huile moteur, tout en brandissant batteries et photovoltaïque.
Voir la ficheMOTERE MOBILITY TECHNOLOGY RESEARCH NONPROFIT KORLATOLT FELELOSSEGU TARSASAG
Microstructure vénitienne au bord du lac Balaton qui parle européen : MoTeRe s’invite dans les salons de normalisation avant même d’avoir un métier financé par le marché.
Voir la ficheRubis Énergie
Rubis Énergie incarne le gros du mouvement de cash du groupe Rubis : carburants, gaz liquéfiés, bitume et négoce de détail sur des marchés où la croissance démographique et l’urbanisation tirent encore fort la demande.
Voir la ficheE-Distribuție Dobrogea
Elle s’appelait encore E-Distribuție Dobrogea jusqu’au virage marketing de fin 2023, puis Rețele Electrice Dobrogea, avant d’être absorbée, le 30 novembre 2024, dans Rețele Electrice România — l’opérateur de distribution du sud et de Bucarest sous pavillon grec du groupe PPC (communication de fusion, analyse de presse, historique du changement de nom).
Voir la ficheDaishowa-Marubeni International Ltd (Dmi) & West Fraser Mills Ltd (50/50)
La coentreprise Cariboo Pulp & Paper (JV 50/50 puis Mercer/héritage Daishowa-Marubeni International) et West Fraser incarne mieux une usine nord-américaine de pâte NBSK intégrée à un géant du bois qu’un pure player EnR européen.
Voir la ficheVindkraft Gotland AB
La fiche « entreprise » coince d’entrée : « Vindkraft Gotland AB » ne ressort pas, dans les sources ouvertes consultées, comme une société distincte nettement identifiée.
Voir la ficheEkon Endüstri
Le groupe affiche hydro et certifications environnementales ; la réalité du carnet, elle, sent le gaz et le charbon à très grande échelle.
Voir la ficheKazakhstan International "Oil & Gas" Exhibition
À Almaty, le KIOGE reste la principale vitrine régionale pour l’amont pétrogazier caspien ; en 2024, exposition et conférence ont porté tout autant la « décarbonation » que l’IA que la logique industrielle traditionnelle.
Voir la ficheKraftwerk Zukunft
Kraftwerk Zukunft n’est pas une société au registre : c’est le nom de projet du Zukunftskraftwerk (ZKW), la future centrale H2-ready que veut bâtir Kraftwerke Mainz-Wiesbaden (KMW) sur son site de Mainz (Allemagne).
Voir la ficheZaf Grup
** Puissance modeste au regard du parc turc, mais concentration géographique forte : Zaf Grup tire l’essentiel de son activité du vent et de la petite hydro en Anatolie méridionale, avec un projet d’extension à Çerçikaya qui redessine le profil de production.
Voir la ficheHästhalla Wind AB
** Sous les pâtures du Västra Götaland, quatre E82 veillent en silence sur la zone de prix SE3.
Voir la ficheAlight
** En quelques années, Alight s’est imposée comme l’une des machines à PPAs solaires les plus visibles de Suède : centaines de mégawatts sous contrôle, pipeline au gigawatt, accords avec de grands acheteurs d’électricité.
Voir la ficheIndian Refining Company
Née au tournant du XXe siècle dans le Middle West, l’Indian Refining Company a donné au monde la griffe Havoline — avant de disparaître dans le giron de Texaco.
Voir la ficheSolar Paces
SolarPACES incarne la partie « science et coopération » du solaire thermodynamique à concentration, alors que le marché lui impose une équation brutalement comparée au photovoltaïque.
Voir la ficheAker Solutions Stord
C’est ici, face au Sunnhordland, qu’Aker Solutions assemble des topsides qui pèsent lourd dans la balance climat : la fosse norvégienne tient encore, mais 2026 sonne l’heure d’un ajustement brutal après des années d’enfermement à pleine cadence.
Voir la ficheNui Coc Lake Hydropower JSC.
Petite centrale « fait-maison » au pied d’un réservoir national, la JSC hydro du lac Núi Cốc incarne une filière renouvelable…
Voir la ficheOMV Samsun Elektrik
Le nom évoque Vienne ou le golfe de Gascogne, mais cette centrale joue désormais le rôle d’articulation entre EnR intermittentes et prix du gaz à l’échelle nationale.
Voir la fiche