Inergia
Créée à Biarritz en pleine effervescence « transition », la micro-société Inergia Sud-Ouest a vécu moins de deux ans avant une liquidation judiciaire close pour insuffisance d’actif** en fin 2024.
À propos de Inergia
1. Modèle économique
La structure immatriculée SIREN 915 409 155 exerçait, selon les libellés repris dans les bases de procédures collectives, comme autres intermédiaires du commerce en produits divers — métier de facilitation d’affaires, loin d’un actif de réseau type transport ou distribution régulée. Le capital social était de 1 500,00 €, ce qui place l’entreprise dans la zone des coquilles à faible matelas financier, où les projets commerciaux peuvent se bruiner au premier aléa de trésorerie. La date de cessation des paiements est publiquement fixée au 31 mars 2024, suivie d’un jugement de liquidation judiciaire publié dans le suivi greffe (liquidateur : SELARL MJPA / Me Philippine Abbadie, Bayonne). En l’absence de comptes détaillés librement audibles ici au-delà des écrans agrégés, le cœur du modèle reste commission / mandat de representation commerciale plutôt que vente massive de volumes d’énergie.
2. Impact réel
Aucune production d’électricité, aucun parc, aucun bilan carbone consolidé ne sont attribuables publiquement à cette microstructure : son espace d’impact passe par les produits ou services qu’elle a pu promouvoir pour des tiers (GPL, conseil « transition », intermédiation immobilière selon certaines grilles sectorielles agrégées), pas par un actif EnR piloté en propre. Comparée aux objectifs sectoriels européens (PPE, trajectoires de réduction des GES) ou aux benchmarks ADEME sur la qualité des acteurs de marché, la contribution climatique nette est donc non mesurable au stade des éléments disponibles — et de toute façon neutralisée par la clôture de la procédure. Pour le lecteur, l’enjeu est surtout de ne pas confondre cette entité avec un producteur renouvelable : le prénom « Inergia » résonne comme une marque énergie ; le registre, lui, parle d’intermédiation.
3. Innovations / partenariats
Pas d’annonce de brevet, de levée de fonds, de contrat-cadre avec un opérateur de réseau ou de partenariat R&D identifiable dans les flux ouverts à la date de rédaction : la trajectoire documentée est judiciaire avant d’être technologique. Les seuls jalons publics lisibles sont comptables-procéduraux (publications greffe, radiation après clôture) plutôt qu’industriels.
4. Greenwashing / zones grises
Le premier risque n’est pas un slogan vert : c’est l’effet miroir du nom face à un capital de 1 500 € (rubypayeur) et une liquidation close pour insuffisance d’actif le 25 novembre 2024 au Tribunal de commerce de Bayonne (repreneurs) : la combinaison traduit une défaillance structurelle de bilan, pas un simple « pivot » RSE. Pour les contreparties, la question est de fond : mandat commercial sans socle financier suffisant = exposition crédit et promesses « transition » potentiellement décorrélées de la capacité à tenir dans la durée. Aucun élément public analysé ici ne permet d’attribuer à cette société un programme CSRD ou un rapport extra-financier : la transparence réglementaire large n’a tout simplement pas eu le temps de s’installer.
5. Positionnement stratégique
Sur le papier, Biarritz 2022 — adresse publiée avenue du Maréchal-Juin —, c’est le Sud-Ouest en branding énergétique ; dans les faits greffe, c’est une procédure express : création 2022, cessation des paiements mars 2024, clôture novembre 2024. Le positionnement sur un axe « réseaux & distribution » dans un annuaire-type apparaît donc au mieux métaphorique (mise en relation commerciale) au pire erroné si on l’entend au sens réseau électrique géré (cf. logique Enedis pour les particuliers, FAQ coopérative basque sur le rôle du distributeur — exemple pédagogique de séparation fournisseur / GRD, sans lien capitalistique avec Inergia Sud-Ouest). La quasi-totalité de la stratégie observable est désormais archivée côté praticiens des créances.
Verdict WattsElse
Inergia Sud-Ouest illustre le gap entre l’étiquette « énergie » et la finance d’exécution : 1 500 € de capital, puis le tribunal. Dans un marché où les noms sonnent vert, la due diligence commence au greffe, pas au storytelling.
Sources : repreneurs.com · rubypayeur.com · enargia.eus
Données clés
- Forme
- société à responsabilité
- Fondée
- 2022
- Siège
- Biarritz, Finland ↗
Identifiants publics
- Wikidata
- Q132025519
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Socompa de Verano SpA
Le désert du nord chilien continue d’absorber des centaines de millions de dollars en photovoltaïque couplé au stockage ; derrière l’écran juridique « Socompa », une société projet tire le wagon Verano Energy vers un COD annoncé pour 2026.
Voir la ficheBrasvind AB
Une micro-structure enregistrée à Tibro, des comptes 2024 en repli brutal et aucune vitrine web qui débite des « engagements vert » : Brasvind AB incarne l’inverse du développeur éolien médiatisé — et c’est précisément ce qui interroge le lecteur sérieux du secteur nordique.
Voir la ficheInnogy
Innogy, née d’une scission de RWE le 1er avril 2016, a été un opérateur vert à part entière, avant d’être dissoute dans l’échange d’actifs d’environ 43 Md€ entre E.ON et RWE (finalisé en 2020).
Voir la ficheABO Energy España S.A.U.
La société enregistrée à Valencia sous le nom ABO Energy España* (ex-ABO Wind España, NIF A97066914) incarne l’ambition ibérique du développeur allemand désormais baptisé ABO Energy — jusqu’à ce que la brutalité du marché photovoltaïque espagnol vienne mettre à mal tout le groupe.
Voir la ficheAnsalado Energia
« Ansalado Energia » n’apparaît pas sous cette graphie dans les registres industriels européens : il s’agit quasi sûrement d’Ansaldo Energia S.p.A.
Voir la ficheS4 Mobile Laboratories LLC
Une LLC d’Akron (Ohio), S4 Mobile Laboratories LLC, développe une sonde spectroscopique pensée comme alternative aux campagnes de carottages : mesurer vite, en profondeur, avec une empreinte de forage modeste pour nourrir agronomie régénérée et mécaniques de marché du carbone.
Voir la ficheBakony
Sous l’étiquette « Bakony », la production électrique ne renvoie pas au massif hongrois mais à Bakonyi Erőmű Zrt., la centrale d’Ajka (Hongrie), aujourd’hui dans le périmètre Veolia : gros bloc biomasse et chauffage urbain, sous le regard d’un voisinage qui a déjà traduit irritation et inquiétude en presse et procédures.
Voir la fichePerfesco
Spécialiste de l’ingénierie énergétique qui prétend sauver la planète en optimisant l’éclairage, avec un coup de pouce d’EDF pour la crédibilité.
Voir la ficheAltek Alarko Elektrİk Santrallari Tesİs İşletme Ve Tİcaret Anonİm Şİrketİ
Filiale de production du groupe Alarko, Altek incarne le paradoxe d’un opérateur rangé côté « EnR » dans les taxonomies marketing alors que l’essentiel de ses mégawatts sort encore d’une méga‑centrale au charbon importé.
Voir la ficheSPMR
Le pipeline Méditerranée–Rhône est l’un de ces ouvrages qu’on ne voit pas mais dont dépendent routes, aéroports et dépôts entre la Méditerranée, le couloir rhodanien et les accès genevois.
Voir la ficheGislövs Vind AB
Gislövs Vind AB incarne l’éolien suédois des premières générations : peu de puissance au compteur, des turbines d’une autre époque, et un territoire — Trelleborg — où la capacité recule plutôt qu’elle ne s’étend.
Voir la ficheISSP
Une bourse jakartaise cotée depuis 2013, une marque domestique synonyme de « gros calibre » dans l’acier soudré, et désormais un chantier-capital qui se lit en cliffhangers milliardaires à Gresik.
Voir la ficheEnertek (France)
Expert en installation électrique depuis 2014, pour éclairer vos projets... ou du moins tenter.
Voir la fichePetrocorp
Dès 1978, la Nouvelle-Zélande a parié sur le pétrole et le gaz d’État ; dix ans plus tard, le marché a tout racheté.
Voir la fichePV El Picurio
Le parc « El Picurio » est un visage discret du boom solaire chilien : pas le désert d’Atacama, mais Chimbarongo, terre de fruits et de paniers en mimbre.
Voir la ficheUgar Works ltd
Le groupe est avant tout un sucrier-distiller intégré : l’électricité « verte » est un sous-produit rentable de la canne, pas une startup climat.
Voir la ficheSouthern Union Company
Southern Union Company n’est plus une société lisible avec une trajectoire indépendante : depuis l’ère Obama, elle vit sous la marque Energy Transfer, parmi les empires pipelines nord‑américains les plus étendus.
Voir la ficheCREAF - CERCA
Le CREAF n’est ni un producteur d’électricité ni un opérateur d’infrastructures : c’est une usine à preuves sur les sols, la végétation et le climat, de plus en plus prise dans les stratégies européennes de données et de diplomatie énergétique.
Voir la ficheUNICA
À ne pas confondre avec une université italienne ou avec le réseau UNICA des capitales européennes : sous l’entrée WattMonde « Réseaux & Distribution », l’entreprise pivot est Unica Groep, prestataire de services techniques et d’ICT aux Pays-Bas, qui capitalise sans ambiguïté sur une demande brute de désengorgement réseaux et de performance énergétique des…
Voir la ficheRégion Nouvelle-Aquitaine
Première région française du solaire, la Nouvelle-Aquitaine a verrouillé dans ses comptes 2026 une enveloppe conséquente pour la transition — tout en sérrant la vis des investissements hors transports.
Voir la ficheUASB
Dans vos bases « entreprise », UASB peut renvoyer au code ICAO de l’aéroport d’Ekibastouz : impasse totale pour l’énergie.
Voir la ficheUNITED KINGDOM NATIONAL NUCLEAR LABORATORY LIMITED
Le Royaume-Uni a rebaptisé et re-cadré son laboratoire national : après des décennies de « NNL », c’est désormais United Kingdom National Nuclear Laboratory Limited qui porte ambition 24 GW civils d’ici 2050 et chantiers de legacy (décommissioning).
Voir la ficheCGS Plastique
Une PME drômoise de l’injection technique nourrit l’électricité, le rail et l’aéronautique — des filières où l’on paie la précision au gramme près.
Voir la fiche