INSTITUTE FOR MEDICAL RESEARCH AND OCCUPATIONAL HEALTH IMROH
L’Institute for Medical Research and Occupational Health (IMROH), connu localement sous l’acronyme IMI, est une institution publique de Zagreb : ce n’est pas un producteur d’électricité, mais un laboratoire-sentinelle de la Croatie sur la qualité de l’air, les contaminants et la radioprotection — ce qui explique son classement WattsMonde en « Autres…
À propos de INSTITUTE FOR MEDICAL RESEARCH AND OCCUPATIONAL HEALTH IMROH
1. Modèle économique
Statut : institut de recherche public placé sous la tutelle du ministère croate des sciences et de l’éducation, avec missions scientifiques, professionnelles, pédagogiques et éditoriales décrites dans son organisation officielle (site IMROH). Au 31 décembre 2023, l’institut compte 167 employés au total ; la rémunération est financée à 89 % par le budget de l’État, 6 % par des fonds propres IMROH et 5 % par la Fondation croate pour la science (rapport annuel 2023). Le modèle repose donc sur une dépendance forte au financement public national, complétée par des projets européens et bilatéraux (FEDER, Horizon Europe, mécanismes NextGenerationEU). Le projet d’infrastructure ReC-IMI (KK.01.1.1.02.0007, 2018–2023) illustre cette articulation : 30 871 627,94 € de soutien FEDER pour agrandir le campus (6 785,15 m² neufs, 2 067,41 m² rénovés) et équiper laboratoires et IT, avec clôture validée en 2023 (rapport annuel 2023). Parallèlement, le projet EnvironPollutHealth affiche un montant contractuel de 460 652,00 € sous NextGenerationEU (page projet EnvironPollutHealth).
2. Impact réel
L’impact climat-énergie de l’IMROH est indirect et réglementaire : il passe par la mesure des polluants (métaux, HAP, poussières), la radioécologie et les expertises qui nourrissent normes, autorisations et débats publics — domaines explicitement listés dans son rapport d’activité (rapport annuel 2023). Il ne publie pas, pour autant, un bilan carbone opérationnel ou un pourcentage d’énergies renouvelables « maison » exploitable ici : non communiqué dans les sources consultées. En revanche, son travail intersecte des filières discutées dans l’Union européenne — dont la biomasse « durable » au sens du commerce des quotas : dans les actes de la conférence CAPPA / protection de l’air (2025), un résumé décrit la centrale BE-TO Sisak comme installation soumise à l’EU ETS devant prouver la conformité de ses lots de biomasse au schéma SURE, avec la précision que, à défaut de critères de durabilité, la teneur en carbone de cette biomasse est traitée comme fossile aux fins d’achat de quotas (recueil d’abstracts CAPPA 2025). Ce n’est pas la « feuille de route PPE » française : c’est le cadre européen du renewable energy governance, où la recherche indépendante et les études de cas locales fixent le niveau de preuve.
3. Innovations / partenariats
Sur la ligne « santé environnementale », l’IMROH décline plusieurs volets 2024–2027 documentés sur ses sites de projet (polluants atmosphériques et HAP dans EnvironPollutHealth ; métaux et polluants dans HumEnHealth ; radiations ionisantes dans EBDIZ) (EnvironPollutHealth, HumEnHealth, EBDIZ). Côté union européenne, le consortium PHOENIX le présente comme partenaire chargé d’un volet de support réglementaire aux nano-pharmaceutiques dans Horizon Europe (partenaire PHOENIX). Dans le registre des grands partenariats radiation, le rapport 2023 cite PIANOFORTE avec un budget européen cofinancé annoncé à 46 millions € au titre du programme Euratom / Horizon Europe, l’institut assurant des fonctions dans la gouvernance du partenariat (rapport annuel 2023). Pour le décor « autres énergies » sans l’attribuer à tort à l’IMROH, la vague e-carburants côté recherche européenne peut être illustrée par des projets comme IsoPROPEL sur l’isopropanol (fiche projet CORDIS).
4. Greenwashing / zones grises
La première tension est structurelle et chiffrée : plus de 30 M€ de FEDER ont financé la métamorphose immobilière et instrumentale de l’institut jusqu’en 2023 (rapport annuel 2023) ; dans le même temps, 89 % des salaires relevaient encore du budget de l’État fin 2023 (rapport annuel 2023). Ce cocktail nourrit un risque de rigidité budgétaire lorsque les fenêtres NextGenerationEU / FEDER se referment, quitte à compenser par une course aux appels Horizon — avec sélection compétitive et reporting administratif massif. La seconde tension est scientifique-politique : la présence, dans un ouvrage de conférences IMROH de 2025, de communications sur la certification biomasse et les émissions de particules de BE-TO Sisak (recueil d’abstracts CAPPA 2025) place l’institut au cœur des controverses européennes sur la comptabilité carbone de la biomasse électricité-chaleur, sans que ces documents ne constituent une « condamnation » : ils documentent les garde-fous et les incitations EU ETS dont dépend la « couleur » carbone de la flamme.
5. Positionnement stratégique
Sur sa page institutionnelle, l’IMROH revendique explicitement le rang de « second plus grand institut de recherche » croate (page Institut) — un indicateur de masse critique nationale plus que de rayonnement marchand. La stratégie affichée dans son rapport 2023 combine excellence biomed‑environnement, normalisation internationale (ECHA, EFSA, réseaux radiation) et capital physique renouvelé après ReC-IMI (rapport annuel 2023). Dans un pays frontalier des Balkans et densément industrialisé sur la côte adriatique, la valeur ajoutée est claire : produire des données reproductibles sur les expositions là où l’économie énergétique reste fossile et thermique à forte composante EnR contestée.
Verdict WattsElse
L’IMROH n’est pas une « entreprise énergie » au sens comptable du terme : c’est une infrastructure de vérité environnementale et radiologique financée à la fois par Zagreb et par Bruxelles. Sa vulnérabilité n’est pas boursière ; elle est programmatique — et chaque euro européen déjà dépensé pour le bâtiment (rapport annuel 2023) laisse augurer une phase de consolidation scientifique sous pression de marges publiques.
Sources : imi.hr · imi.hr · projekti.imi.hr · zastitazraka.imi.hr · projekti.imi.hr · projekti.imi.hr · phoenix-oitb.eu · cordis.europa.eu
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